Nouvelles journées de mobilisations (L’Indep)

Ce samedi 31 octobre, une nouvelle journée de mobilisation est prévu partout en France. À Perpignan, le point de rendez-vous est à 10h30, Place de la Catalogne. Si certains syndicats soutiennent le mouvement, leur action reste centrée sur le jeudi 5 novembre prochain.

Pour le troisième samedi d’affilée, le syndicat Solidaires 66 et la CGT 66 ont appelé à « soutenir et participer massivement au rassemblement citoyen porté par les organisations étudiantes et lycéennes ». Une mobilisation est prévue à 10h30, Place de la Catalogne à Perpignan.

La municipalité de Perpignan anticipe alors une nouvelle fois. Comme la semaine dernière, le maire Louis Aliot a annoncé que « tous les moyens de la Municipalité restent alignés pour garantir la sécurité de nos commerçants et de nos concitoyens ». Pour cela, il a prévu de mobiliser des « colonnes d’intervention mobiles très rapides » composées des policiers municipaux, ainsi que les agents du service propreté « pour garantir un nettoyage immédiat ». Certains objets, « pouvant servir de projectile » comme les poubelles et les trottinettes seront quant à eux retirés.

Mais au-delà de cette manifestation, les organisations syndicales se sont concentrées sur une autre journée importante. Ce vendredi 30 octobre en plein cœur du trafic routier de Perpignan, l’intersyndicale a distribué des tracts aux automobilistes, espérant leur ralliement le 5 novembre prochain à 10h, place de Catalogne. Parmi eux, les antennes catalanes de la CFDT, la CFTC, la CGT, FO, FSU, Solidaires et UNSA.

Les mobilisations perdurent depuis plusieurs semaines en France, depuis celles des lycéens, jusqu’au ralliement des citoyens, avec toujours la même colère. Et les raisons restent sensiblement les mêmes, à savoir « l’augmentation des tarifs de l’énergie, du gaz ou encore du carburant ». Mais pour cette nouvelle journée, les organisations syndicales appellent également à franchir une nouvelle étape dans le monde du travail. « Plus que le nombre de manifestants, c’est le nombre de grévistes qui va compter sur cette journée de mobilisation », a averti Julien Berthélémy de la CGT66.

Dans les Pyrénées-Orientales, qui fait partie des départements les plus pauvres de France, « la caisse de résonance doit être encore plus forte qu’ailleurs », pensent les syndicats. Ici la tendance, c’est « 1 000 nouveaux bénéficiaires du RSA chaque année », a ajouté Jérôme Capdevielle, membre de FO66 et président de la CAF des Pyrénées-Orientales. « On a beaucoup de personnes dans le prisme du Smic, qui bénéficient de la solidarité nationale pour arriver à boucler les fins de mois. Il y a également les PSE qui s’accélèrent, et on craint que 2027 soit véritablement une année noire en France et encore un peu plus dans ce département ».

À cela s’ajoute le manque de dotations, dans la fonction publique comme dans l’éducation. « On est un des départements les plus sous-dotés. Ce que réclament les lycéens et les étudiants rejoint complètement ce que nous, on réclame depuis plus de 20 ans », a exprimé Géraldine Moralès, du SNES FSU66. Et cette conséquence du manque de moyens face à des besoins en augmentation, s’illustre par exemple avec les urgences de l’hôpital de Perpignan, complètement inondées, selon ce syndicat.

Jeudi 5 novembre les organisations syndicales porteront donc plusieurs revendications. Parmi elles, l’augmentation « des pensions des retraités », « du Smic et de toutes les aides sociales » ainsi que « des moyens des services publics ».

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 31 octobre 2026)

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