À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4119 – vendredi 5 juin2026)

L’édito de René Granmont. Stop à la fomie guerrière de Netanyahou
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Libérez Christophe Gleizes

Focus

Projet LGV. Le PCF explique ses choix et fait des propositions

Événement – La fête du Travailleur Catalan

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Département

Fête des luttes de la CGT 66. Solidarité et courage au centre de tout
Le débat
Une prise de parole sans ambiguïté
Les trois coups sont donnés
27 mai 1943. Un anniversaire historique : naissance du CNR
Manifestation de soutien. Le collectif Liberté Sahraoui•es dénonce la colonisation du Sahara occidental

Dossier – Il y a 90 ans dans les Pyrénées-Orientales

Un parti socialiste dominant
Une extrême droite active
Les communistes progressent
Le premier tour
Au lendemain du 1er tour
Un second tour qui consacre la victoire

Département

Perpignan. Accès aux maternités : le débat dans les P.-O.
Les cinc arques. Capitol 10(3)

Sport

Top 14. La dernière ligne droite

Culture

Où sortir ?
Évoluer pour mieux questionner l’histoire
Concert. Voix d’Afrique
Sirocco. Festival du lac
Jazz en Tech

France

Assemblée nationale. L’école et l’armée
Coup de gueule. Le bal des faux-culs continue

Monde

Bolivie. Une situation explosive
Cuba. À Cuba, la tension monte d’un cran

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Que la joie demeure !

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À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4118 – vendredi 29 mai 2026)

L’édito de Jacques Pumaréda. Le baillon
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Libérez Christophe Gleizes

Focus

Elsan-Médipôle. Ils et elles ont repris le travail mardi 26

Événement – Rien pour le pouvoir d’achat – Des milliards pour l’armement

Prix des carburants. Quelques mesurettes annoncées par le gouvernement
Fabien Roussel. Revalorisation immédiate de 5 % pour les salaires et les pensions
Une société ultra)militarisée…
Protection sociale. La santé sacrifiée
Les clés du coffre

Département

L’abricot du Roussillon
Maga dans les Pyrénées-Orientales
Les cinc arques. Capitol 10 (2)
Néfiach. Le marché festif fait son retour
Solidarité avec le peuple sahraoui

Dossier – Front populaire

Le Front populaire. Les forces en présence
SFIO. Section Française de l’Internationale Ouvrière
PCF. Parti Communiste Français
Les Radicaux. Parti républicain, radical, radical socialiste

Département

Congrès FGR. « La retraite doit être défendue, la place des retraites reconnue »
Indecosa CGT 66
Fiscalité. Promesse municipaale tenue !
Festival des Luttes 2026. Solidarité, culture et combats collectifs

Culture

Où sortir ?
Céret. Le festival « La Moisson » est annoncé
Acentmètreducentredumonde. Le âysage dans toutes ses dimensions
La nuit des musées
Concert. Morceau choisis de Phillip Glass

France

Histoire. Il y a 50 ans : l’eurocommunisme
Le cadnium. Un danger sanitaire sous-ésistimé en France

Monde

Cuba en grand danger. Trump impose un ultimatum aux eentreprises étrangères
Coup de gueule. Le bal des hypocrites

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Un printemps très automnal
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C’était une promesse du nouveau maire : la taxe foncière va baisser dans cette commune des Pyrénées-Orientales (Actu Perpignan)

La commune de Vernet-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales a décidé de baisser sa taxe foncière en 2026. Une bonne nouvelle pour les habitants propriétaires.

C’est assez rare pour être souligné : le montant d’un impôt va baisser dans une commune des Pyrénées-Orientales cette année. Niché au pied du Canigó, en Conflent, le très apprécié village de Vernet-les-Bains a pris la décision, lors du dernier conseil municipal, de diminuer la taxe foncière des propriétaires. Fraîchement installé, le nouveau maire Pierre Serra concrétise l’une de ses promesses de campagne. Les détails.

Une commune baisse la taxe foncière

« C’était l’un des engagements phares de la nouvelle municipalité : diminuer la pression fiscale. » Dans les Pyrénées-Orientales, Vernet-les-Bains se félicite d’un récent vote adopté en conseil municipal. Le village situé sur les hauteurs de Villefranche-de-Conflent a décidé de soulager un petit peu le portefeuille de ses 1 500 habitants. Ou du moins des propriétaires.

« Malgré un contexte budgétaire qualifié de serré, le conseil a voté une baisse des taux pour l’exercice 2026 », officialise la mairie. Concrètement, le fameux taux du foncier bâti (fixé individuellement par chaque commune, ndlr) va passer de 45,06 % à 44 % à Vernet-les-Bains.

« Le maire, Pierre Serra, a justifié cette mesure par la nécessité de renforcer l’attractivité de la commune et de soulager les ménages, précisant que cette baisse compensera largement la hausse des bases décidée par l’État », détaille la commune, dans un communiqué.

Elle devrait augmenter partout ailleurs

En effet, pour rappel, si les municipalités ne changent pas leur taux de la foncière d’une année à l’autre, le montant de cet impôt local a tout de même tendance à augmenter. La faute à la hausse des bases locatives des biens, fixées à l’échelle nationale pour l’État. Et pour cette année 2026, les bases servant au calcul des impôts locaux comme la taxe foncière seraient revalorisées de + 0,8 %.

Concrètement donc, si les communes ne touchent pas à leur taux communal, la taxe foncière sera en légèrement augmentation cette année. C’est le cas notamment à Perpignan et dans de nombreuses villes des Pyrénées-Orientales, qui jouent la stabilité de leur imposition, mais qui subissent une inflation « classique ».

Du côté de Vernet-les-Bains en revanche, le maire a décidé de faire le chemin inverse, au profit des habitants. La baisse décidée à l’échelle communale étant plus importante que la hausse des bases locatives prévue, le montant final de la taxe foncière devrait bel et bien être inférieur par rapport à 2025.

Selon la taille du bien, et donc selon le montant de l’imposition des propriétaires vernetois, on parle de quelques dizaines voire une centaine d’euros d’économies sur l’année.

Émilien Vicens (Actu Perpignan, le 20 mai 2026)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4117 – vendredi 22 mai 2026)

L’édito de Nicole Gaspon. La pieuvre
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Focus

Cannes, le cinéma en résistance

Département

Elsan. Les communistes catalans aux côtés des salariés en grève
Dernière minute
La fête de la solidarité
Université. Sous les fourches caudines de l’État
Lycée Arago. L’USL Arago à l’avant garde !

Dossier – Front populaire

Double anniversaire. Il y a 90 ans
Le prélude. 6 février 1934 : le jour où tout a basculé
L’affaire Stavisky : le déclencheur
La journée du 6 février
Les ligues fascistes
Vers l’union des gauches
La France en 1936. Un pays aux fortes inégalités sociales
Une société traditionnelle patriarcale
La France un empire colonial
Les P.-O. en 1936. Le poids de la terre

Sport

Le P.O.T Rando’Club vous propose. Dimanche 24 mai 2026 – Sant Llorenç de la Muga
TOP14. Fier d’être Usapiste

Culture

Où sortir ?
Exposition. Les beaux jours
Théâtre. Les molières privés de la voix de la CGT
Le flamenco au top
Le Soler. Les fastes du tango

France

Politique anti-LGTB+. Des conséquences désastreuses

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Il faudra voter

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« Le travail n’est pas assez rémunéré » (L’Indep)

Ce week-end, les militants du Parti communiste se mobiliseront pour distribuer des tracts sur les marchés du département afin de sensibiliser le public à la cause des salariés de la clinique Médipôle en grève depuis 22 jours.

Pour la fédération départementale du Parti communiste français (PCF), la grève qui a duré 20 jours à la clinique Saint-Pierre de Perpignan et qui se poursuit dans son homologue cabestanyenque de Médipôle revêt une importance capitale. « Ce mouvement, dont le pouvoir d’achat est l’un des principaux motifs, pose la question de la répartition des richesses entre le capital et le travail, qui est à l’origine de la crise que traverse notre pays. Le travail n’est pas assez rémunéré », estime le porte-parole départemental du parti, Michel Coronas.

Selon le PCF, le groupe Elsan, à qui appartiennent Saint-Pierre et Médipôle, aurait largement les moyens de satisfaire les revendications des salariés cabestanyenes toujours en grève, qui réclament notamment une prime pérenne afin de maintenir leur pouvoir d’achat. « Elsan est le premier groupe de santé privé en France », rappelle Michel Coronas. « Dans les Pyrénées-Orientales, il présenterait, avant les prélèvements organises par la holding mère, un chiffre d’affaires cumulé compris entre 170 et 200 millions d’euros et des bénéfices qui atteindraient 7 à 18 millions d’euros par an. »

Par ailleurs, aux yeux du Parti communiste, il est nécessaire que les pouvoirs publics ouvrent une enquête à la suite des inquiétantes déclarations des grévistes concernant leurs conditions de travail (manque de matériel, etc.).

« Nous pensons que l’Agence régionale de santé, qui est compétente pour veiller à la qualité des soins, doit se saisir du dossier et vérifier les informations qui circulent. Il faut qu’il y ait des investigations », martèle Michel Coronas.

Afin de faire valoir leur point de vue et de témoigner leur soutien aux grévistes, les militants communistes ont notamment édité un tract qu’ils distribueront tout au long du week-end sur les marchés.

Arnaud Andrieu (L’Indépendant, le 16 mai 2026)

Sollicité, le groupe Elsan n’a pas souhaité réagir pour l’instant

Un 8 mai 45 sous tension à Perpignan

Ce vendredi 8 mai 2026, notre Collectif « Pour une histoire franco algérienne non falsifiée » a organisé la commémoration de l’Autre 8 mai 45 en Algérie sous forme d’un dépôt de gerbe et de prises de parole en hommage aux victimes algériennes de la répression coloniale.

Ce rassemblement pacifique, déclaré et autorisé, ne présentait aucun trouble à l’ordre public.

Or, il a fait l’objet d’une irruption de la police nationale motivée par la présence d’un drapeau palestinien, avec menace de verbalisation en application d’un arrêté que les fonctionnaires de police ont été dans l’incapacité de produire.

Chercher à dicter, par la force, aux organisateurs d’une initiative associative, qui est autorisé (ou pas) à assister à une commémoration et à s’identifier par le biais d’un étendard, interroge le respect de la liberté d’expression dont le droit de manifestation est partie intégrante.

Nous tenons donc à porter à votre connaissance cet incident qui s’inscrit dans une certaine continuité de tentatives d’intimidation, à la veille de la tenue à Perpignan du « Printemps de la liberté d’expression » … de l’extrême droite (29-31 mai 2026).

Nous adressons par ailleurs un courrier de protestation au préfet (voir ci-dessous).

Collectif « Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée » : Association Nationale des Pieds-Noirs Progressistes et leurs Ami.e.s (ANPNPA) ; ASTI ; Fédération franco-algérienne ; LDH66 ; Mouvement de la Paix ; MRAP66 ; NPA66 ; PCF66 ; Pour la mémoire, contre l’oubli ; Survie

L’édito du Travailleur Catalan par Évelyne Bordet. Assez de mépris, assez de profits !

Une grève reconduite depuis trois semaines met en lumière une réalité que les communiqués peinent à masquer : des équipes épuisées, des salaires sous pression et des services désorganisés, pendant que les actionnaires continuent d’être servis. Face à la direction du groupe Elsan, la mobilisation s’amplifie et cherche désormais à élargir le rapport de force.

Loin d’un « coup de colère » isolé, le mouvement réunit soignants, brancardiers, personnels de ménage et de cuisine, administratifs, jusqu’à des médecins salariés. Quand autant de métiers convergent, ce n’est plus un « dysfonctionnement » : c’est un système qui craque.

Les grévistes dénoncent des dividendes en hausse, tandis que les salaires décrochent face à l’inflation et au SMIC. Ils rappellent aussi une participation aux bénéfices ramenée à zéro en 2025. Message limpide : la rentabilité est protégée, la reconnaissance du travail méprisée.

À l’arrière-plan, les mêmes symptômes : effectifs en baisse malgré la charge, précarité, formation rognée, dotations jugées insuffisantes en matériel et médicaments.

Face à cela, les revendications n’ont rien d’extravagant. Ce sont les conditions mêmes qui rendent possible un soin sûr, digne et humain. Juste la demande de soigner dignement et vivre de son travail.

Ce conflit s’inscrit dans un paysage plus large : un hôpital public affaibli et, en miroir, un privé qui gagne du terrain. Quand la santé est traitée comme un marché, patients et personnels finissent par payer la facture de la rentabilité.

Dans ce mouvement, la solidarité entre cliniques n’est pas un slogan : c’est une stratégie. Empêcher la direction d’amortir la grève, c’est empêcher le conflit d’être vidé de sa substance. C’est aussi refuser que chaque site se batte seul, jusqu’à l’épuisement.

L’ARS et les pouvoirs publics ne peuvent rester spectateurs : les impliquer, c’est exiger qu’ils assument une responsabilité politique, car si l’État organise la pénurie côté public, puis regarde les groupes privés restructurer le paysage à marche forcée, il se rend complice d’un système où la santé se négocie au prix fort et où le soignant devient une variable d’ajustement.

Ce conflit n’est pas qu’une négociation salariale : il pose une question de société. Accepte-t-on des lieux de soin pilotés comme des espaces de profit, ou impose-t-on que la santé reste un droit, organisé autour des besoins ?

Reprendre la main sur les lieux de soin, mettre soignants et patients au centre n’est pas une utopie : c’est la condition essentielle pour que le soin reste un soin.

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4116 – vendredi 15 mai 2026)

L’édito d’Évelyne Bordet. Assez de mépris, assez de profits !
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Information lecteur

Focus

Rapport Alloncle. Ce rapport qui veut détruire l’audiovisuel public

L’événement – Elsan

Soignants en résistance
Des propositions pour un vrai système de santé
Gros sur la patate. Au 15e jour, à Saint-Pierre, trois salariés témoignent
Clinique Saint-Pierre. Je fis grève pour la première fois de ma vie
Patients-soignants : même combat !
PCF 66. Soutien total aux grévistes d’Elsan

Département

Économie circulaire. Laisse pas tomber le béton !
Syndicalisme. Pour une société égalitaire, démocratique et solidaire
Thuir. En mémoire de l’esclavage et de son abolition
Alénya. L’étonnant Festival des horizons solidaires, une première édition réussie
D’un continent à l’autre, la même humanité
L’autre 8 mai 1945. Un crime d’État occulté
Coup de gueule. Le préfet et les drapeaux

Culture

Visa. En défense d’une éthique
Où sortir ?
Cinéma « Vivaldi et moi ». Filmer la musique
Expo. Bernard Nicolau au Palais des rois de Majorque
Confrontation 61. Questionner le temps
Rencontre avec Cyprien Ponson
Un compagnonnage qui perdure

France

40e Congrès du PCF. Quatre visions pour un même combat

  • Un communisme de conquêtes. « Un socialisme aux couleurs de la France »
  • Stratégie communiste. « Ne pas se résigner à la division de la gauche »
  • Communistes à l’offensive. « L’heure n’est pas à témoigner mais à agir »
  • Résister et construire une nouvelle page du communisme. « Pour un socialisme autogestionnaire et internationaliste »

Sport

Clermont vs USAP. Que vienne vite l’acces match
Rugby féminin, les six nations. Le bonheur dans le pré !

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Discours de Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains, lors de la cérémonie du 8 mai

Mesdames et messieurs les représentants des associations d’anciens combattants et du souvenir,
Mesdames et messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames et messieurs les agents du SDIS, de la gendarmerie et de la PR,
Mesdames et messiers les agents des services municipaux,
Mesdames et messieurs les enseignants, les représentants de nos associations locales,
Mesdames et messieurs les élus du conseil municipal,
Mesdames, messieurs,
Chers amis, Chers enfants,

Nous commémorons aujourd’hui le 81ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 contre le nazisme, qui marque la fin de la seconde guerre mondiale. C’est une date gravée dans notre mémoire collective. C’est la victoire de celles et ceux qui depuis des années ont combattu pied à pied le nazisme mais aussi le fascisme en Italie, le franquisme en Espagne, et les régimes de collaboration et de soumission comme celui de Vichy.

Ce jour est un jour de souvenir. Mais il est aussi celui de l’engagement, de la transmission, et de l’espoir que nous portons ensemble pour les générations futures.

Transmettre aux jeunes générations est, pour nous, un devoir. Un devoir qui prend corps tout au long de l’année dans notre commune. À ce titre, je tiens à saluer les enseignants et les associations engagées qui s’efforcent à faire vivre la mémoire de l’histoire de notre Pays et de ceux qui la font, comme ceux qui s’engagèrent, tout près d’ici dans le maquis Henri Barbusse, pour défendre notre liberté.

Il y a 81 ans, l’Europe sortait de l’enfer. 60 millions de morts, des familles déchirées, des villes réduites en cendres. Derrière ces chiffres, il y a des noms, des visages, des destins. Des soldats tombés au combat, des civils massacrés, des déportés disparus dans la nuit des camps.

Face à la barbarie, des femmes et des hommes ont choisi de refuser la résignation et se sont soulevés. Ils étaient instituteurs, ouvriers, paysans, intellectuels. Parmi eux, Marc Bloch historien juif qui doit faire son entrée au Panthéon le mois prochain, mais aussi Lucie Aubrac femme engagée, ou Julien Panchot résistant communiste exécuté par les allemands nazis au site dit de la1 Pinouse à Valmanya, et tant d’autres, connus ou anonymes. Tous ont formé la Résistance, unis par un même idéal : celui d’une France libre, solidaire et fidèle à ses principes.

Le Conseil National de la Résistance, sous l’impulsion de Jean Moulin, a incarné cette espérance.

Leur programme, Les Jours heureux, était bien plus qu’un manifeste. C’était la promesse d’une société où la dignité humaine primerait sur les égoïsmes et les haines. Une société où la Sécurité sociale, l’école pour tous et le droit au travail ne seraient pas des privilèges, mais des droits.

Aujourd’hui, alors que les derniers témoins de cette époque nous quittent, notre responsabilité est immense. La mémoire est une flamme fragile que nous devons entretenir. Oui ! nous devons l’entretenir, puisque cette flamme est menacée : menacée par ceux qui, délibérément ou par ignorance, propagent la haine, la division et les fausses nouvelles.

Car souvenons nous : la guerre de 1939-1945 n’a pas surgi par hasard.

Elle a été rendue possible par l’effritement des démocraties, la montée des replis nationalistes, mais aussi par des complicités plus discrètes. Dans les années 30, alors que la République vacillait sous la pression des groupes factieux, certains cercles de la finance et de l’industrie ont regardé avec indulgence l’essor des régimes autoritaires en Europe. À leurs yeux, les conquêtes sociales portées par les mouvements populaires représentaient une menace plus importante et immédiate que ces régimes eux-mêmes. En se rendant complices de ceux qui se réclamaient de l’ordre, ils ont permis la mise en place d’un modèle de société excluant et injuste, en pensant servir prioritairement leur propre intérêt, et qui a conduit à une des catastrophes humaines majeure du XXème siècle.

De ces accointances et de ces calculs cyniques, nous devons nous souvenir ; car ce sont les signes d’une histoire qui bégaye.

À l’heure où les discours de haine, les replis identitaires et les positionnements simplistes prospèrent sur les réseaux sociaux comme sur certaines chaînes d’information en continu, il est essentiel de rappeler que l’ouverture aux autres et au monde n’est pas un renoncement à ce que nous sommes. Elle constitue au contraire une force, une richesse et l’une des conditions du vivre-ensemble.

Alors soyons vigilants et critiques. Ne laissons ni les algorithmes ni les puissances d’influence décider à notre place de notre destin. Ne laissons pas la peur dicter nos choix.

En ce 8 mai 2026, rendons hommage à celles et ceux qui ont défendu les valeurs affichées au frontons de nos mairies : liberté égalité et fraternité :

  • Aux soldats de le France et des nations alliées, venus de loin pour libérer les territoires occupés.
  • Aux résistants dont beaucoup ont payé de leur vie leur amour de la liberté.
  • Aux déportés, dont le martyre demeure un avertissement.
  • Aux civils, victimes innocentes d’une folie collective.

Leur sacrifice nous oblige à être dignes de leur héritage.

Clamons haut et fort notre ambition de paix pour tous les peuples. Et rappelons-nous que la paix n’est jamais un cadeau du ciel. Elle est un héritage à défendre, une promesse à tenir et un combat à mener contre l’ignorance et l’obscurantisme sous toutes leurs formes.

Œuvrons ensemble pour que notre commune, notre pays, notre continent demeurent des phares de paix, de tolérance et de fraternité.

Ne détournons jamais les yeux devant l’injustice ou la désinformation. Ne laissons jamais la haine l’emporter sur la raison.

Continuons, ensemble, à transmettre aux jeunes générations les valeurs qui font de nous une nation unie et solidaire, une nation dont nous sommes fiers.

Le 8 mai 1945 marquait la fin d’une guerre. Mais ce n’était pas la fin de l’Histoire.

L’Histoire, aujourd’hui encore, c’est nous qui l’écrivons par nos actes et par nos engagements.

Je vous remercie.