Perpignan. Fin de la grève au collège Camus (L’Indep)

Hier en fin de matinée, après avoir été reçus à l’inspection académique, les professeurs du collège Camus, en grève depuis lundi matin, ont annonce qu’ils avaient obtenu le maintien du demi-poste de conseiller principal d’éducation (CPE) dont le rectorat leur avait annoncé la suppression pour la rentrée prochaine. Les enseignants reprennent le travail ce mercredi matin.

« On a ce qu’on voulait ! » Ce mardi ma-tin, peu avant 11 heures, la délégation d’enseignants qui a été reçue à l’inspection académique est sortie des locaux perpignanais de cette dernière sous les applaudissements des grévistes.

Les représentants des personnels ont finalement obtenu le maintien à temps plein de leurs deux conseillers principaux d’éducation à la rentrée prochaine. « Le demi-poste de conseiller principal d’éducation dont le rectorat nous avait annoncé la suppression est finalement renouvelé pour un an et un quart de poste d’assistant d’éducation (un surveillant, NDLR) nous est attribué du 1er octobre 2026 au 19 février 2027 », détaille l’une des porte-paroles des professeurs du collège. Ces derniers demandaient également l’augmentation du temps de présence sur l’établissement d’une assistante sociale et d’une psychologue. Sur ce point, ils sont toujours dans l’attente d’une décision. Leur principale revendication ayant été satisfaite, les grévistes n’en ont pas moins décidé de reprendre le travail dès ce mercredi matin. « Cependant, pour l’heure, ce demi-poste de CPE, c’est juste pour un an. L’objectif est qu’il soit pérennisé. Nous resterons vigilants l’an prochain », souligne le collectif des enseignants.

À la sortie de l’audience, les représentants des syndicats Snes-FSU et SE-Unsa qui ont accompagné les personnels lors de l’entretien ont salué une « mobilisation exemplaire », qui a permis « de débloquer en très peu de temps une situation particulièrement inconfortable ». Des responsables du Snalc, de la CGT et de Sud étaient également venus témoigner leur soutien aux personnels mobilisés. Tout comme la vice-présidente du conseil départemental Françoise Fiter, qui siège au conseil d’administration du collège Camus.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 17 juin 2026)

Bourse du travail de Carcassonne. Leș leaders syndicaux nationaux écrivent au ministre de l’intérieur (L’Indep)

Les leaders nationaux de la CGT, de la FSU, de l’Unsa, de Solidaires, de la CFE-CGC, de la CFDT et de FO ont adressé un courrier aux ministres de l’Intérieur et du Travail, Laurent Nuñez et Jean-Pierre Farandou. Ils y expriment leurs inquiétudes face à la procédure du maire Christophe Barthès, visant à expulser les organisations syndicales de leurs locaux à Carcassonne, et leur demandent d’intervenir « pour garantir le respect des libertés syndicales ».

Après la manifestation intersyndicale de ce mercredi 13 mai, à Carcassonne, pour protester contre la volonté du maire RN Christophe Barthès d’exproprier la CGT de la Bourse du travail, rue Voltaire, une nouvelle expression de l’indignation suscitée par cette décision est venue d’acteurs majeurs de la démocratie sociale en France.

C’est en effet un courrier signé par sept leaders syndicaux nationaux, Sophie Binet (CGT), Caroline Chevé (FSU), Laurent Escure (Unsa), Julie Ferrua et Murielle Guilbet (Solidaires), François Hommeril (CFE-CGC), Marylise Léon (CFDT), Frédéric Souillot (FO), qui a été adressé au ministre de l’Intérieur et ministre du Travail, Laurent Nunez et Jean-Pierre Farandou. « À Carcassonne, le nouveau maire a engagé une procédure visant à expulser les organisations syndicales de leurs locaux. Cette décision constitue une attaque grave contre la liberté syndicale et contre nos organisations qui participent depuis des décennies à la vie démocratique et sociale de notre pays », commencent-ils.

Avant de rappeler : « Messieurs les ministres, s’attaquer à une Bourse du travail n’est jamais anodin. Ces lieux sont issus de l’histoire du mouvement ouvrier et de la construction des solidarités populaires. Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales de 2013 sur les Bourses du travail et les maisons des syndicats chiffrait leur fréquentation à plus d’un million de personnes dans le cadre des permanences juridiques et sociales. Les affaiblir ou les faire disparaître revient à porter atteinte à la capacité des salariés à se défendre collectivement et à accéder concrètement à leurs droits. Cette décision est contraire à la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de 1948. »

Et d’afficher leur inquiétude : « Ce qui se joue à Carcassonne dépasse largement le cadre local. Si une municipalité peut, pour des raisons idéologiques, expulser des organisations syndicales d’un lieu qu’elles occupent parfois depuis près d’un siècle, alors c’est un précédent extrêmement dangereux qui est créé pour l’ensemble du pays. Nous vous demandons solennellement d’intervenir afin que soit garanti le respect des libertés syndicales et des principes républicains. Nous appelons également les services de l’État et la préfecture de l’Aude à prendre leurs responsabilités face à une décision qui remet directement en cause l’exercice normal de l’activité syndicale. Il ne s’agit pas seulement de défendre un bâtiment. Il s’agit de défendre un principe fondamental : dans une démocratie, les syndicats ne doivent jamais être réduits au silence par le pouvoir politique. »

Christophe Parra (L’Indépendant, le 15 mai 2026)

Les leaders syndicaux répondent au maire RN de Carcassonne (L’Indep)

Dans une tribune, les représentants nationaux des syndicats -CGT, CFDT, Solidaires, la FSU, l’Unsa ainsi que l’association la Ligue des droits de l’homme- demandent au maire Rassemblement national de Carcassonne, Christophe Barthès, « de renoncer au projet visant les organisations syndicales de l’Aude, de revoir sa position concernant l’hébergement et le subventionement de la Ligue des droits de l’homme ».

Lors du dernier conseil municipal, le 30 mars 2026, le maire Rassemblement national de Carcassonne, Christophe Barthès, a annoncé mettre fin de la mise à disposition de locaux pour les organisations syndicales en représailles à la participation la veille à une manifestation contre l’extrême droite organisée par un collectif de jeunes, Nous Carcassonne.

Dans une tribune adressée à l’édile du chef-lieu audois, les représentants nationaux des syndicats -CGT, CFDT, Solidaires, la FSU, l’Unsa ainsi que l’association la Ligue des droits de l’Homme- affirment que « cette décision, qui consiste à vouloir effacer le rôle du syndicalisme dans l’histoire du département et qui intervient après le retrait des subventions de la Ligue des droits de l’Homme et après avoir dénoncé un contrat dont bénéficiait la presse indépendante, est une attaque contre les organisations de la société civile et contre les travailleurs et les travailleuses ».

Et de confier : « En s’attaquant ainsi aux organisations syndicales, aux associations de défense des droits et des libertés, la mairie RN affiche clairement son ambition: exiger l’allégeance à ses idées au détriment de l’intérêt général, s’en prendre aux droits de toutes et tous et annihiler toute opposition. Le message, à un an des élections présidentielles, est tout aussi limpide : la mairie de Carcassonne sera le laboratoire de la politique antisociale de l’extrême droite, avec une doctrine claire : fort avec les faibles et faible avec les puissants. »

Les signataires de cette tribune, en l’occurrence Sophie Binet secrétaire générale de la CGT, Marylise Léon secrétaire générale de la CFDT, Caroline Chevé secrétaire nationale de la FSU, Murielle Guilbert et Julie Ferrua co-déléguées de Solidaires, Laurent Escure secrétaire général de l’Unsa et Nathalie Tehio présidente de la LDH, affirment « qu’affaiblir nos organisations, mettre en œuvre des stratégies pour les faire disparaitre ou tenter de museler leur expression, c’est une attaque directe contre les droits et les libertés, l’État de droit et les fondements de notre démocratie, que nous ne pouvons accepter ».

Avant de conclure : « Nos organisations, au niveau national, réaffirment leur total soutien aux organisations locales visées par la politique autoritaire du maire de Carcassonne. Nous demandons solennellement à Monsieur le maire, de renoncer au projet concernant les organisations syndicales de l’Aude, de revoir sa position concernant l’hébergement et le subventionnement de la Ligue des Droits de l Homme. »

Pour rappel, un premier rassemblement est organisé ce mercredi 13 mai 2026 devant la Bourse du travail à Carcassonne, a partir de 11 heures, en présence de l’ensemble des syndicats même ceux qui ne sont pas concernés par l’annonce du premier magistrat d’extrême droite.

À noter également qu’une pétition a été mise en ligne par la CGT rassemblant plus de 9 700 signataires.

Léo Couffin (L’Indépendant, le 13 mai 2026)

1er-Mai : « Je suis aide-soignante et je gagne à peine le SMIC… » (L’Indep)

Ce vendredi, entre 1 200 et 1 500 manifestants ont défilé à Perpignan à l’appel de l’intersyndicale. Dans un contexte marqué par l’inflation et la guerre au Proche-Orient, syndicats, soignants et citoyens ont fait entendre leurs revendications.

« Les emplois et les salaires avant les profits », « baisse des prix, relèvement du pays », « salaires en baisse, soignants HS »… Les slogans étaient nombreux ce vendredi 1er mai place de Catalogne, point de départ traditionnel de la mobilisation perpignanaise. Des 10h30, militants, citoyens et syndicats -CGT 66, CFDT, FSU, Solidaires, UNSA- se sont rassemblés avant de battre le pavé jusqu’à la préfecture des Pyrénées-Orientales, quai Sadi-Carnot.

Des mesures d’urgence réclamées

Au micro, face à l’assemblée, Julien Berthélémy, secrétaire de la CGT 66, a dénoncé une situation sociale « inacceptable ». « Nos organisations sont solidaires des travailleurs en lutte. Il n’est pas acceptable que des entreprises versent des dividendes stratosphériques tout en fermant la porte aux négociations salariales », a-t-il lancé, évoquant également la « répression anti-syndicale » et les accidents du travail, « plus de trois morts par jour ». Les revendications sont claires. « Augmentation générale des salaires, indexation sur les prix, revalorisation des pensions et blocage des prix des carburants. Ce que nous voulons, ce sont des mesures d’urgence concrètes pour vivre dignement de notre travail », a-t-il insisté.

Dans la foule, de nombreux salariés du privé avaient fait le déplacement. Notamment des employés du chocolatier Cémoi ou encore des cliniques Saint-Pierre et Médipôle, en grève depuis plusieurs jours. Les soignants, venus nombreux, ont martelé leur colère. Hélène, officiant à Médipôle Saint-Roch, décrit une situation tendue. « On est en grève depuis huit jours. Les conditions se dégradent, il y a une surcharge de travail, des effectifs de plus en plus diminués, des emplois du temps aléatoires. Et en plus de ça, on perd des primes. Cette année, on n’a même pas eu de participation aux bénéfices. Aujourd’hui, on peut dire que c’est une double mobilisation pour nous. Pour nos droits et pour nos conditions de travail à la clinique. » Même constat du côté d’Aurélie, aide-soignante à la clinique Saint-Pierre : « On est en surcharge constante, avec des effectifs réduits et des salaires très bas. Moi, je gagne à peine le SMIC. Si on fait grève, c’est aussi pour mieux soigner nos patients ».

Au-delà des revendications locales, la défense du 1er mai chômé a aussi mobilisé, après une proposition de loi avortée sur le travail ce jour férié. Pour Agathe et Robert, deux retraités perpignanais, il est hors de question de revenir dessus : « C’est le jour ou jamais de défendre nos droits. Tout a été obtenu par la lutte. Rien n’est acquis. Il faut perpétuer cette journée. Les conquêtes sociales, comme en 1936, ont toujours été arrachées ».

Driss Chait (L’Indépendant, le 2 mai 2026)

Manque d’effectif, surpopulation… les surveillants bloquent la prison (L’Indep)

Ce lundi, les surveillants pénitentiaires de la prison de Perpignan ont débrayé pour dénoncer des conditions de travail devenues « insoutenables ».

La tension monte. Une nouvelle fois. les surveillants du centre pénitentiaire de Perpignan tirent la sonnette d’alarme. Ce lundi 27 avril, à l’appel de l’Ufap-Unsa Justice, ils étaient une centaine à débrayer pour dénoncer des conditions de travail devenues « insoutenables ». Pour réclamer des mesures urgentes face à la surpopulation carcérale et au manque de personnel, les fonctionnaires ont bloqué l’accès à l’établissement.

Au cœur de la mobilisation, une pression carcérale record. Un taux d’occupation qui frôle les 300 % avec des détenus contraints de dormir au sol, jusqu’à 7 par cellule. « Un stop écroue continuelle » déplore Pierre Grousset, le représentant local du syndicat, jugeant la situation « explosive et tendue ». Le syndicaliste pointe aussi et surtout un déficit d’effectifs et une multiplication des agressions contre les surveillants « On est quasiment à 300 % de taux d’occupation. Il ne reste plus une place. Aujourd’hui, la seule place disponible, c’est un matelas au sol. Les tensions entre détenus se multiplient. Tout comme les agressions envers le personnel », martèle-t-il.

Mais au-delà de la surpopulation, c’est également le manque criant d’effectifs qui cristallise la colère. A Perpignan, 39 postes sont actuellement vacants. Résultat : « Les agents enchaînent les heures supplémentaires, parfois jusqu’à 40 heures par mois, avec des compteurs qui explosent. On a des postes découverts en permanence. A certains endroits, on devrait être trois, on est deux : Ca nous met en danger ».

Pour Sabrina et Julien, surveillants depuis respectivement 16 et 18 ans, le constat est sans appel. « Les conditions se dégradent d’année en année. Rythmes de travail intenses, rappels sur les jours de repos, sentiment d’insécurité… On en vient même à douter de notre avenir dans le métier. »

Face à cette situation, les revendications sont claires. Davantage de personnel et un désengorgement rapide des établissements. « On veut un plan massif. Peu importe comment, mais il faut des agents. » Le mouvement pourrait se poursuivre. Aucune date de reprise n’est encore fixée.

Driss Chaït (L’Indépendant, le 28 avril 2026)

21 fermetures de classes pour ! ouvertures dans les écoles des P.-O. (L’Indep)

Après deux réunions de concertation avec les syndicats et six heures de négociations, la directrice des services départementaux de l’Éducation nationale, Anne-Laure Arino, a présenté, hier, son projet pour la rentrée 2026. Celui-ci prévoit sept ouvertures de classes et 21 fermetures, soit quatre de moins que la mouture initiale.

L’inspectrice d’académie, Anne-Laure Arino, remet d’emblée la situation dans son contexte : « Cette année, la baisse démographique est particulièrement importante.
En 10 ans, les écoles des Pyrénées-Orientales ont perdu 3 000 éleves et pour les dix années qui arrivent, les prévisions sont à encore – 5 000 élèves. Je ne souhaite pas être alarmiste, mais il faut qu’on soit lucide par rapport à cette baisse démographique. »

Hier, à l’issue d’une ultime réunion de concertation avec les syndicats, Anne-Laure Arino a présenté son projet de carte scolaire pour la rentrée 2026, qui prévoit « 21 fermetures de classes et 7 ouvertures » dans les écoles des Pyrénées-Orientales.

Comme lors de la première réunion organisée sur le sujet, les syndicats ont voté contre.
Toutefois, la concertation s’étant déroulée jusqu’au bout, l’inspectrice peut désormais valider malgré tout son projet. Celui-ci doit cependant encore être soumis, ce vendredi 17 avril, au Conseil départemental de l’Éducation nationale, où siègent également élus et parents d’élèves.

« Comme chaque année, je m’engage à ce qu’il n’y ait pas de fermetures de classes de dernière minute à la rentrée », souligne Anne-Laure Arino. « Par ailleurs, si nous avons des classes à 29-30 élèves en septembre, nous ouvrirons avec des moyens provisoires. » L’inspectrice précise également que malgré les 21 fermetures, le taux d’encadrement devrait s’améliorer à la rentrée 2026. Notamment du fait de la baisse de la démographie scolaire (- 853 élèves annoncés pour l’an prochain). « En 2025. le taux d’encadrement était de 21,45 élèves par classe. À la rentrée 2026, il devrait être de 21,12 élèves par classe », dévoile-t-elle.

Par ailleurs, au-delà des ouvertures et des fermetures de classes, le projet de carte scolaire prévoit aussi la création de 9 pôles d’accompagnement à la scolarité (PAS), qui vont gérer des la rentrée prochaine l’accompagnement des élèves en situation de handicap sur la majeure partie du département.

Installés dans des collèges, ces PAS regrouperont chacun un enseignant, un personnel médico-social et un accompagnant d’élèves en situation de handicap (ABSH). « Ce sera la porte d’entrée pour les familles. C’est là qu’elles pourront aller pour construire la scolarité de leur enfant », résume Anne-Laure Arino. Autre mesure annoncée : un dispositif d’autorégulation pour les enfants autistes sera mis en place en septembre à l’école Coubertin de Perpignan. Sur le modèle de celui qui existe déjà au collège Camus.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 16 avril 2026)

« Nous ne pouvions pas voter ce projet »

S’ils ont voté contre le projet de l’inspection, les syndicats ne nient pas la baisse de la démographie scolaire. « Mais nous pensons que c’était une occasion de faire en sorte que les effectifs dans les classes du département baissent pour que les enfants aient de meilleures conditions d’apprentissage et les enseignants de meilleures conditions de travail », explique Jean-François Nogues, du SNUipp-FSU. Eloïse Chenus, du SE-Unsa, est sur la même ligne. « Par ailleurs, le déploiement des PAS est financé par des moyens départementaux, alors que c’est une commande ministérielle. Il aurait dû y avoir une enveloppe à part », rajoute-t-elle. « L’inspection maintient les fermetures dans des écoles où la situation est très dégradée. Et en parallèle, des établissements à plus de 27 élèves par classe n’ont pas d’ouvertures. Nous ne pouvions pas voter pour ce projet », renchérit le responsable de la Fnec-FO, Tanguy Lorre. Laurent Miffre, du Snalc, est quant à lui dubitatif quant aux ouvertures de dernière minute que la directrice académique se dit prête à faire si les effectifs sont plus élevés que prévu dans certaines écoles. « Si ça se résume à déshabiller Pierre pour habiller Paul, ce serait toujours gérer la pénurie », estime-t-il.

Grève à l’usine Cémoi de Perpignan : les salariés ont voté la reprise du travail (L’Indep)

Les salariés de l’usine de chocolat Cémoi de Perpignan s’étaient mis en grève le mardi 7 avril 2026 pour obtenir de meilleures rémunérations. Hier, après presque une semaine de lutte et deux rencontres infructueuses avec la direction, ils ont décidé de mettre fin au mouvement.

La grève est finie du côté de l’usine de chocolat Cémoi de Perpignan. Ce lundi 13 avril, entre 12 heures et 14 heures, les salariés ont voté pour la reprise du travail. Ils ont ainsi mis fin à un mouvement « inédit » au sein de l’entreprise depuis plus de 30 ans. Soutenu par l’intersyndicale Sud-FO-CGT de l’usine et la section Unsa des salariés du siège, ce mouvement, enclenché le 7 avril, aura duré six jours pleins.

Cependant, pour les salariés qui se sont impliqués dans la mobilisation, cette reprise laisse un arrière-goût amer. Et pour cause : les deux rencontres avec la direction qui ont eu lieu en fin de semaine dernière n’ont pas permis de trouver d’accord.

« Les salariés vont rentrer, mais ils restent mécontents », souligne le responsable de la section syndicale Sud Industrie de l’usine, David Di Fraja. « C’est dommage que la direction n’ait pas fait un geste envers nous pour apaiser la situation. Les élus resteront vigilants pour qu’il n’y ait pas de représailles. »

Pour rappel, l’intersyndicale demandait une augmentation générale des salaires de l’ordre de 1,7 % (là où la direction n’avait concédé que 1,3 % lors des récentes négociations annuelles obligatoires) ainsi qu’une prime en complément. Pour appuyer ces revendications, elle mettait en avant l’impact de l’inflation sur le pouvoir d’achat et les résultats « exceptionnels » de l’entreprise en 2025 (« 192 millions d’euros de bénéfices avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement, soit 35 % de plus qu’en 2024 »).

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 avril 2026)

Sollicitée, la direction de Cémoi n’a pas donné suite.