Prades. Une rentrée sous le signe de l’inquiétude au lycée Renouvier (L’Indep)

Vœux, spécialités, les représentants élus des parents d’élèves ont été saisis par une douzaine de familles pointant des dysfonctionnements.

L’affectation des élèves en enseignements de spécialité pose souci en cette rentrée 2026. « Pour la majeure partie des affectations remises en cause, le quatrième vœu a été retenu par l’établissement au détriment des trois premiers, sans aucune in-formation, ni concertations préalables », dénoncent les élus locaux de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE). « Les élèves ont appris cette substitution le jour même de la rentrée. Par ailleurs, quelques familles se sont vues affecter des spécialités qui n’avaient fait l’objet d’aucun de leurs vœux ». Une surprise plutôt désagréable pour des élèves qui ont beaucoup de choix compliqués et souvent déterminants à faire dès leur année de seconde. Des choix qui réduisent déjà leurs possibilités pour de futures études.

Absence d’informations, de dialogue et concertation

« Par exemple, un élève de sensibilité plutôt littéraire et peu à l’aise dans les disciplines scientifiques, se retrouve projeté en enseignement de spécialité mathématique. Un autre qui avait construit son orientation autour de disciplines humanistes comme histoire de l’art, littérature et philosophie se retrouve avec des maths et de la chimie. Ce qui obère inévitablement son orientation en classe de terminale, voire dans l’enseignement supérieur ». Les élus « ne contestent pas la nécessité pour l’établissement de procéder à des ajustements, mais déplorent l’absence d’informations, de dialogue et de concertation préalable avec les familles ».

Saturation des effectifs pour certaines spécialités ? Les maths font-elles moins rêver que l’anglais monde contemporain ? « Peu importe, l’établissement a eu connaissance dès la mi-juin, de tous les vœux émis par les élèves de seconde. Il aurait pu anticiper, soit en contactant les familles, soit en affectant par exemple une part de sa dotation globale horaire au dédoublement de ces classes. Vous imaginez que certaines des familles concernées n’ont pas encore obtenu de rendez-vous avec la direction, deux semaines après la rentrée ». Contactée par nos soins à ce sujet la direction a expliqué ne pas comprendre. « Nous avons fait une réponse aux parents d’élèves qui devrait les rassurer au contraire ». L’objectif n’est visiblement pas atteint.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 16 septembre 2026)

Rentrée : FO alerte sur les effets concrets de la baisse des moyens (L’Indep)

La fédération FO de l’éducation livre un premier bilan des conditions de la rentrée en pays catalan. Elle pointe du doigt les conséquences de l’austérité budgétaire dans les écoles, collèges et lycées du département Et illustre son propos avec plusieurs exemples concrets.

Pas de miracle. Pour la fédération FO de l’éducation (Fnec-FO) : « Les conditions de la rentrée dans le département sont la déclinaison des conditions nationales ». Sur l’ensemble du territoire français, le ministère a supprimé pour cette année scolaire 4 000 postes d’enseignants (de la maternelle au lycée) en mettant en avant la baisse démographique. Dans les écoles du département, ces coupes franches se sont notamment traduites par 23 fermetures de classes pour 9 ouvertures, là où FO en réclamait 19.

« Dans les écoles, les conditions se dégradent pour les élèves comme pour les enseignants », dénonce le secrétaire départemental de la Fnec-FO, Tanguy Lorre. « Par ailleurs, une partie des remplaçants sont déjà placés sur un poste à l’année. Le risque étant qu’on ne puisse pas remplacer les enseignants absents dans les semaines qui viennent ».

Dans les collèges et lycées, plusieurs situations interrogent également le syndicaliste. « Dans le second degré, les dotations des établissements sont en diminution », resitue-t-il. « On ne respecte pas le nombre légal d’heures d’enseignement dans tous les collèges. Dans certaines classes du collège du Soler, ils ont notamment deux heures de latin au lieu de trois ».

Selon Tanguy Lorre, les lycées ne sont pas non plus épargnés par la tendance. « Au lycée Arago de Perpignan, ils ont par exemple imposé à un professeur d’espagnol de regrouper les premières et les terminales en spécialité, alors qu’il y a quand même une épreuve du bac ».

Un cas de figure plus ou moins similaire se serait présenté dans un autre lycée perpignanais, Pablo-Picasso : « Là, le prof d’espagnol a refusé d’associer les secondes, premières et terminales en classe euro (des sections où les élèves ont également un cours de discipline non-linguistique en espagnol, NDLR). Du coup, ils ont fermé la classe euro espagnol de seconde, ce qui leur a permis d’économiser deux heures de cours sur leur dotation globale. Il y avait des élèves inscrits, mais ils considéraient que ce n’était pas suffisant pour maintenir l’option ».

Concernant le remplacement dans le second degré, la Fnec-FO signale des disparités entre les secteurs. « Sur certaines zones, il y a plus de remplaçants titulaires qu’il n’en faut et sur d’autres il y a des manques », résume Tanguy Lorre. « À Picasso, cela faisait plusieurs mois que l’on savait qu’une professeur d’histoire-geo allait passer en mi-temps thérapeutique et en cette rentrée, elle n’était pas remplacée ».

Et ce ne sont là que quelques exemples parmi d’autres des conséquences du manque de moyens que dénoncent les syndicats d’enseignants.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 15 septembre 2026)

Collèges : jusqu’à 35 degrés dans certaines classes la semaine dernière (L’Indep)

Le syndicat d’enseignants Snes-FSU tire la sonnette d’alarme concernant la température dans les collèges qui a encore dépassé les 30 degrés dans plusieurs établissements la semaine passée. Un seuil au-delà duquel des risques pour la santé existent.

Jusqu’à 35 degrés dans certaines salles au collège de Rivesaltes, 34,5°C au collège Sévigné de Perpignan, autour de 32°C à Camus, Jean-Moulin ou Pagnol, ainsi qu’à Cabestany, Port-Vendres ou Saint-André… Selon les relevés récoltés par le syndicat d’enseignants du secondaire Snes-FSU, une semaine après la rentrée, la température reste suffocante dans de nombreuses classes de collèges des Pyrénées-Orientales. Sans compter des taux d’humidité dépassant parfois les 50 % qui accroissent encore la sensation de chaleur.

« Les conséquences du changement climatique sont bien plus fortes que ce à quoi s’attendaient les pouvoirs publics », alerte l’un des co-secrétaires départementaux du Snes, Ignacio Valenzuela. « Les périodes de fortes chaleurs s’allongent. Les conditions de travail et d’apprentissage sont plus que dégradées et mettent en danger la santé des enseignants et des élèves. Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), pour le travail de bureau, le risque existe des que la température de-passe les 30 degrés. »

Le fait que le ministère de l’Éducation annonce fin juin, en pleine canicule, un fonds de 50 millions d’euros dédié au diagnostic et à l’équipement du bâti scolaire pour en retrancher 40 millions d’euros en septembre n’est pas pour calmer l’ire du syndicat.

« C’est inacceptable », juge Ignacio Valenzuela. « On est conscients qu’adapter le bâti constitue un investissement important et que les collectivités ne peuvent pas tout financer toutes seules. Ce désengagement de l’État est scandaleux Nous ne demandons pas forcément la climatisation. L’adaptation du bâti scolaire peut aussi passer par l’installation d’ombrières ou la végétalisation. Ce qu’on veut, c’est une amélioration des ambiances thermiques et quand cela n’est pas possible, un aménagement des horaires. »

De son côté, la vice-présidente du conseil départemental en charge des collèges, Marie-Pierre Sadourny, assure que la collectivité est bien résolue à résoudre la problématique. Avec des dispositifs à cout, moyen et long termes « Le travail sur la végétalisation des cours est dores et déjà engagé. Nous avons aussi commencé à poser des filtres anti-UV ainsi que des brise-soleil sur les fenêtres et nous allons débloquer dès octobre 60 000 euros supplémentaires sur le budget 2026 pour que les établissements puissent acheter des équipements de rafraichissement et des brasseurs d’air », détaille l’élue concernant le court terme.

En cette rentrée, Marie-Pierre Sadourny annonce également des mesures plus ambitieuses, mais à moins brève échéance : « Dès l’année prochaine, nous allons commencer à climatiser les restaurants scolaires, ainsi que les centres de documentation et d’information (CDI) ou les salles polyvalentes afin de faire des lieux refuges, où pourraient également se dérouler les épreuves du brevet. Dans les salles de classe les plus exposées, nous allons également coupler les ventilateurs de plafond à des dispositifs de circulation de l’air, qui permettront de faire baisser la température de 3 ou 4 degrés. »

Entre 2028 et 2030, l’ensemble des lieux de refuge devraient être mis en place et dix premiers établissements équipés de nouvelles centrales de traitement de l’air. Entre toutes les mesures prévues sur la période, l’investissement prévisionnel s’élève à 4,6 millions d’euros.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 septembre 2026)

35 a 40 millions d’euros nécessaires pour le « tout clim »

En plus des mesures à court et moyen termes, le conseil départemental travaille également sur une trajectoire de « tout clim » qui s’étalerait sur plusieurs années. Il a même déjà chiffré le coût d’une telle opération, qui comprendrait également des travaux d’isolation, d’extension de préaux et de végétalisation, à 35 ou 40 millions d’euros pour les 31 collèges publics des Pyrénées-Orientales. « Mais il faut encore que nous travaillions le budget et que nous abondions les lignes de trésorerie », précise Marie-Pierre Sadourny. « À ce stade, l’État pourrait apporter 10 000 euros par établissement. C’est sûr qu’il faudrait plus… Plus l’État nous accompagnera et plus nous pourrons mener à bien ce projet rapidement. »

À noter : le nouveau collège en cours de construction à Claira et celui en projet au Boulou seront équipés d’office de systèmes de brassage, de centrales de traitement de l’air et de zones refuges climatisées.

Vernet-les-Bains : les bus scolaires bondés inquiètent les parents (L’Indep)

Des enfants refoulés parce que leur bus est bondé, obligés d’attendre le second qui arrive, ou pas, une heure après. Des cours ratés et des parents en colère. Depuis la rentrée scolaire, c’est une quinzaine de collégiens vernétois qui ont été ainsi laissés sur le carreau.

« Mercredi dernier, mon fils de 11 ans faisait sa rentrée scolaire en 5e au collège Gustave-Violet de Prades. Tout fier, et tout content de retrouver ses copains, il a marché dix minutes depuis la maison pour rejoindre l’abribus et attendre son car scolaire de 7h20 qui le dépose devant le collège pradéen, en même temps qu’une quinzaine d’autres collégiens de Vernet-les-Bains et d’autres villages conflentois », détaille Mme Catafau, la maman. « Or le groupe de collégiens n’a pas pu monter dans ce bus qui était déjà bondé ! Le chauffeur n’a rien voulu entendre et leur a simplement demandé de patienter jusqu’au suivant… ».

Or à 7h35, point de second bus. Elle reprend : « Mon fils m’a appelé depuis son portable pour me dire qu’il n’y avait aucun autre bus en approche et qu’ils se retrouvaient tous à l’attendre. C’était surréaliste, d’autant que jusqu’à présent -et c’est une Vernétoise pure souche qui vous parle- il y a toujours eu deux autobus, chacun d’une cinquantaine de places, qui se suivaient. Aucun enfant n’était laissé sur le bord de la route avec tous les risques que cela comporte ». Finalement, ce second autobus déboulera à 7h50. Et les enfants arriveront en retard pour leur rentrée…

Le maire et le principal ont contacté la compagnie

Une autre habitante de Vernet-les-Bains, Mme Romanos, témoigne à son tour. « Mon garçon fait partie des gamins refoulés par le chauffeur du premier bus. Ça a duré de mardi à aujourd’hui (vendredi 4 septembre). J’ai appelé à plusieurs reprises le maire de notre commune, ainsi que la Vie scolaire du collège pour avoir des explications. J’ai su que l’un et l’autre, très mécontents, avaient contacté aussitôt la compagnie de transports scolaires. Des parents ont pu venir récupérer leurs enfants à l’abribus pour les accompagner en voiture jusqu’à Prades, mais encore fallait-il être disponible. Ce qui n’est pas le cas pour tout le monde ». Ce vendredi matin, le second bus (le premier étant immuablement complet) s’est garé devant l’établissement pradéen avec une heure de retard. « Nos enfants ont été déposés à 9 h devant leur collège et ont donc raté leurs premiers cours de la journée. Sympa pour entamer l’année ! », ne décolère pas Mme Catafan. Il semblerait toutefois que les tensions se soient décrispées depuis. La compagnie de transports scolaires a informé par SMS les familles concernées, de « l’ouverture dès lundi 7 septembre d’une nouvelle ligne de bus scolaire pour les collégiens vernétois de Gustave-Violet ».

Valérie Pons (L’Indépendant, le 5 septembre 2026)

Claira. Maternelle : une ouverture de classe sans Atsem (L’Indep)

L’ouverture d’une septième classe à l’école Les Cariolettes permet de faire baisser les effectifs. Une avancée saluée par les parents, qui regrettent toutefois qu’aucun Atsem supplémentaire ne soit prévu pour accompagner cette nouvelle organisation.

C’est une rentrée particulière qui débute à l’école maternelle Les Clarioulettes de Claira Une septième classe a finalement ouvert pour l’année scolaire 2026-2027. Une décision qui doit permettre d’alléger les effectifs passant de 28 à 24 élèves par classe. Mais cette réorganisation soulève une autre question l’école compte six Atsem (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles) pour sept classes, et aucun recrutement supplémentaire n’est prévu pour cette année scolaire.

Rester vigilants

Une réunion s’est tenue, hier. jeudi 3 septembre au sein de l’école, en présence des représentants des parents d’élèves, du maire Marc Petit et de l’inspecteur de l’Éducation nationale, Eric Saque. Selon les éléments communiqués, « les six Atsem en poste devront intervenir dans les différentes classes en fonction des besoins ». Si les représentants des parents d’élèves se félicitent de la baisse des effectifs dans les classes, ils regrettent. « néanmoins » l’absence d’un personnel supplémentaire qu’ils jugent « importante auprès des jeunes enfants étant donné que la classe ajoutée mélangera petits et grands ». D’où cette mobilisation.

Du côté de la mairie, l’édile rappelle que « le budget communal 2026 avait été voté en mars, avant que l’ouverture de la classe ne soit décidée en juin ». Marc Petit souligne que « selon le code général des collectivités territoriales, chaque classe maternelle doit bénéficier des services d’un Atsem, sans que la loi n’impose toutefois la présence d’un agent à temps plein dans chaque classe ». Ce dernier faisait savoir que la situation pourra « être réexaminée à l’avenir », notamment si la septième classe, ouverte à titre provisoire pour un an, est « maintenue ». Mais à ce jour, l’organisation devra donc se faire avec les moyens actuellement disponibles. « Nos enfants sont notre priorité », pellent les parents d’élèves, qui entendent rester vigilants. « Notre mobilisation continuera», assurent-ils En conclusion, l’inspecteur Éric Saque a souligné l’apport de celle septième classe, qui constitue selon lui « un moyen supplémentaire consacré à l’éducation et c’est ce qui est essentiel ».

Lola Gilbert (L’Indépendant, le 4 septembre 2026)

Cabestany. Continuité et sérénité pour les 780 écoliers (L’Indep)

Alors que des travaux ont été réalisés dans les établissements, la rentrée s’est bien passée. Mardi 1er septembre, comme de coutume à l’occasion de la rentrée scolaire, Édith Pugnet, maire de Cabestany, accompagnée d’adjoints et de directeurs de services, est allée à la rencontre des enseignants et des parents d’élèves dans les trois écoles maternelles et les trois écoles élémentaires de la commune.

Une ambiance sereine régnait dans les établissements. De l’avis des parents d’élèves comme des enseignants, « aucun problème particulier n’a été relevé » pour cette rentrée. Au total, 780 élèves ont retrouvé le chemin de l’école: 266 en maternelle et 514 en élémentaire.

Côté maternelle, l’école La Fontaine, dirigée par Christine Surjus, accueille 125 enfants, dont 80 en classe bilingue et 45 en classe monolingue. À Charlie-Chaplin, sous la direction de Béatrice Ardigo-Auguet, ils sont 92, tandis que l’école Ludovic-Massé, dirigée par Olivia Cartapatti, compte 49 élèves. Dans les écoles élémentaires: Jacques-Prévert, dirigée par Géraldine Lefebvre-Dupont, accueille 219 élèves, dont 117 en bilingue et 102 en monolingue. Georges-Button, sous la direction de Caroline Léone, compte 180 élèves.

Des travaux

Enfin, l’école Ludovic-Massé, dirigée par Camille Got, accueille 115 élèves, auxquels s’ajoutent 12 élèves en classe IME. Cette rentrée s’effectue également dans des établissements largement rénovés. Les écoles Prévert, Buffon et Chaplin affichent notamment un visage entièrement renouvelé et à La Fontaine, les élèves ont découvert une nouvelle pergola dans la cour.

Cette plus ancienne école de la ville fera prochainement l’objet d’une réflexion sur sa réfection. Celle-ci s’appuiera sur des préconisations techniques, mais aussi sur une étude plus globale de l’aménagement du cœur de ville. Une rentrée placée sous le signe de la sérénité et de la continuité, dans des écoles qui poursuivent leur transformation pour offrir aux enfants un cadre toujours plus adapté à leurs apprentissages.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 4 septembre 2026)

Rentrée sur fond de grève à Saint-Exupéry (L’Indep)

En cette rentrée, les professeurs du collège Saint-Exupéry de Perpignan ont repris leur combat. Pour mémoire, en février 2026, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, avait annoncé qu’il comptait octroyer des moyens supplémentaires à une vingtaine de collèges de France, dont Saint-Exupéry.

Et pour cause : les établissements en question ne sont pas classés en Réseau d’éducation prioritaire (REP) alors qu’ils présentent tous les indicateurs sociaux pour l’être. Une situation que le ministre avait d’ailleurs jugée « aberrante ».

Forts de cette reconnaissance, les professeurs de Saint-Exupéry avaient déjà stoppé le travail pendant deux jours en juin dernier pour réclamer, entre autres, l’octroi d’un troisième poste de conseiller principal d’éducation (CPE). Ils se sont remis en grève ce jeudi 3 septembre dans la continuité de ce mouvement.

« Nous n’avons toujours pas de 3e poste de CPE, la limitation des effectifs par classe que nous avions obtenue en juin est menacée et il nous manque plus de 80 heures d’accompagnement d’élèves en situation de handicap », liste la déléguée syndicale Snes-FSU de Saint-Exupéry, Muriel Sabatier.

Ce jeudi, en fin de journée, les professeurs ont décidé de reconduire leur mouvement. Dans l’attente d’une audience à l’Inspection académique. Sollicitée, cette dernière précise qu’une CPE a été implantée à Saint-Exupéry « pour effectuer un audit de la situation en matière de vie scolaire ». Une démarche qui devrait selon elle permettre d’aborder la question des moyens, mais aussi de l’organisation.

A. A. (L’Indépendant, le 4 septembre 2026)

Collèges : « Au moins 50 classes où il manque un enseignant » (L’Indep)

Le syndicat de professeurs en collège et lycée Snes-FSU a présenté ce jeudi 3 septembre un premier bilan de la rentrée dans les établissements secondaires des P.-O. Il fait notamment état d’effectifs plus élevés que prévu dans certains collèges et déplore un manque structurel d’enseignants.

Les rentrées se suivent et se ressemblent un peu trop au goût du syndicat de professeurs du secondaire Snes-FSU. Pour ce qui est des effectifs tout d’abord, le Snes note que, dans plusieurs collèges, le nombre d’élèves accueillis est supérieur à ce qui était annoncé. « Le meilleur exemple, c’est Toulouges, où ils ont des classes de sixième à plus de 31 élèves », détaille l’un des co-secrétaires départementaux du Snes, Guillaume Palanchon, qui cite également les collèges de Saint-Estève, Cabestany et Canet-en-Roussillon.

« Par ailleurs, il n’y a pas un professeur devant chaque classe », ajoutent les deux autres porte-parole du syndicat en pays catalan, Marc Moliner et Ignacio Valenzuela. « Dans les collèges du département, il ya au moins une cinquantaine de classes auxquelles il manque un enseignant ». Les deux syndicalistes précisent que la grande majorité de ces situations ne sont pas liées à des absences de professeurs imprévues, mais à des situations qui auraient pu être anticipées (postes vacants, congés maternité…). Le secrétaire départemental du syndicat FSU de l’éducation physique, Pierre Leveil, acquiesce : « Pour ma part, je recense 36 classes sans professeur d’éducation physique et sportive de la 6e à la terminale ».

Déséquilibre entre lycées

Du côté des lycées, les représentants des enseignants pointent du doigt un déséquilibre flagrant entre certains établissements du point de vue des effectifs. « Il y a un gros problème sur Perpignan », juge Marc Moliner. « Le lycée Arago a 19 classes de seconde en cette rentrée, soit une de plus que l’an dernier, et elles sont toutes pleines à craquer (35 ou 36 élèves). Tandis qu’à Jean-Lurçat, il n’y a que dix secondes et seulement 30 élèves par classe. On réclame un rééquilibrage ».

Un phénomène peu ou prou similaire est à l’ouvre dans les collèges. « C’est quand même curieux qu’il y ait des bahuts qui se retrouvent avec des effectifs qui explosent dans la périphérie de Perpignan et d’autres établissements en ville où il n’y a pas ce problème », fait mine des étonner Ignacio Valenzuela. « Ce n’est pas qu’une question de choix d’orientation Il ya un problème de carte scolaire, mais aussi certainement de dérogations ».

Cependant, pour le Snes, la question des moyens reste la mère des batailles. « Nous sommes le département le plus pauvre de l’académie, mais aussi le moins bien doté. Pour atteindre la moyenne académique en termes d’heures par élève, il faudrait une trentaine de postes d’enseignants supplémentaires dans les collèges et une vingtaine dans les lycées. Nous réclamons un plan d’urgence », martèle Marc Moliner. Or, selon l’organisation, l’an dernier, les Pyrénées-Orientales ont au contraire perdu quatorze postes d’enseignants dans le secondaire.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 4 septembre 2026)

Concernant les classes auxquelles il manque un enseignant l’inspection académique indique que « des effectifs ont été déployés sur la plupart des situations recensées par le Snes » et que « les services de l’Éducation nationale sont en phase de résolution des derniers cas découverts à la rentrée ». L’administration attribue les variations d’effectifs à des flux d’élèves pendant l’été.

Vernet-les-Bains. Une rentrée sans problème (L’Indep)

Mardi 1er septembre, ce sont 93 élèves qui ont été répartis dans les 4 classes de Mmes Pimentel, la directrice, Poirier, Azzopardi et Gesta. Pierre Serra, le maire, accompagné de Françoise Gendre, 2° adjointe, a rappelé aux plus jeunes comme aux parents la chance de pouvoir accéder à la culture et à l’éducation alors que tant dans le monde en sont privés. Mais ce n’est pas l’affaire que des seuls enseignants. Les parents, les équipes encadrantes et aidantes, les bénévoles, les élus et politiques ont le devoir de travailler ensemble pour construire l’avenir des enfants. Il s’engage à être présent, à l’écoute et actif. « Si seul on
va plus vite, ensemble on va plus loin »
rappelle-t-il. Patrick Marcel, 2° vice-président de la communauté de communes en charge de l’enfance-jeunesse a assuré que les travaux qui restent à faire le seront dans un bref délai, (portail, mur de soutènement, cantine). C’est donc sans gros problème et sans pleurs cette année dans la cour que tout ce petit monde, plus impatient qu’inquiet, a pris la direction du secret et de l’intimité des classes sous l’œil toujours un peu nostalgique des grands qui se souvenaient.

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 2 septembre 2026)

Cabestany. La FCPE fait baisser le coût des fournitures (L’Indep)

À quelques jours de la rentrée, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) des Pyrénées-Orientales a lancé pour la première fois une bourse aux fournitures scolaires à l’échelle du département. Le principe est de mutualiser les commandes de plusieurs établissements afin de négocier des tarifs plus avantageux pour les familles.

« C’est une demande que les parents d’élèves formulaient depuis quelques années », explique Rémy Landri, président de la FCPE 66. Face à l’augmentation régulière du prix des fournitures, l’association a voulu apporter une réponse concrète. « On s’est dit qu’il fallait que l’on s’empare de ce problème. La hausse du coût du papier, de l’énergie et du trans port, notamment depuis la crise sanitaire et la guerre en Ukraine, a contribué à alourdir la facture ». Quatre bénévoles de la fédération dont Marc Zarcone, trésorier, et un salarié pour le marketing, se sont attelés à la tâche.

Le dispositif permet aux familles de réaliser 30 à 35 % d’économie par rapport aux achats effectués dans le commerce, tout en conservant du matériel de qualité.

Une adhésion a la FCPE de 10 euros est toutefois nécessaire, la fédération n’étant pas autorisée par la loi à exercer une activité commerciale. Pour cette première année test, les propositions ont été adressées à l’ensemble des établissements du département. Dix collèges et une école primaire ont finalement participé, en transmettant leurs listes de fournitures. Au total, 80 familles ont répondu favorablement.

Cabestany, 28 kits ont été commandés et distribués vendredi 23 août devant le collège Pau-Casals Une opération appréciée par les parents, à l’image de cette mère de six enfants venue récupérer les fournitures de ses deux collégiens. Sébastien Braco, conseiller municipal aux Affaires scolaires et périscolaires, s’est chargé de la distribution des colis aux parents d’élèves. « Les colis vont être distribués également dans chaque établissement participant », explique-t-il.

La FCPE entend désormais pérenniser et améliorer le dispositif. « Il nous faut trouver un fournisseur local », indique Rémy Landri, qui souhaite également multiplier les périodes de distribution et réduire les coûts de transport. « Pour les écoles primaires, l’objectif sera notamment d’anticiper davantage, afin que les parents disposent des fournitures des le début du mois de juillet ».

Car l’enjeu dépasse le seul contenu des cartables. Dans un département où de nombreuses familles rencontrent des difficultés financières, l’allocation de rentrée scolaire ne suffit pas toujours à couvrir l’ensemble des dépenses: vêtements, cantine, transport ou encore activités sportives s ajoutent à la facture. Avec cette première expérience, la FCPE 66 entend transformer une demande récente des parents en un dispositif durable, solidaire et accessible au plus grand nombre.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 1er septembre 2026)