Solution 30. En grève depuis deux jours, la rencontre avec leur PDG reportée (L’Indep)

Alors que les salariés de l’entreprise Solutions 30 Grand Sud Ouest, à Perpignan, ont poursuivi leur mouvement de grève ce mercredi 28 octobre, ces derniers espéraient pouvoir rencontrer Gianbeppi Fortis, PDG et cofondateur de Solutions 30. Un rendez-vous qui a été reporté.

Au deuxième jour de leur mouvement de grève, ce mercredi 28 octobre, les salariés de l’entreprise Solutions 30 Grand Sud Ouest, à Perpignan, étaient toujours mobilisés.

En effet, alors qu’un plan social doit avoir lieu dans les prochaines semaines, avec la perte « de 250 a 280 personnes sur 321 au niveau national » (pour la branche Solutions 30 Énergies, ndlr), les salariés espéraient pouvoir rencontrer Gianbeppi Fortis, le PDG et co-fondateur de Solutions 30, aux alentours de 16h30, avant d’être annoncé à 17h30, puis à 18h. Finalement, le rendez-vous a été reporté à ce jeudi 29 octobre, à 8h. « Il ne fait pas l’effort de venir sur nos horaires, alors qu’il est à Barcelone. Pendant ce temps, nous, on continue à l’enrichir », expliquait un salarié à L’Indépendant.

Une entreprise scindée en deux

Pour rappel, cette société a été fondée en 1974, par Jean-Pierre Navarro, ancien président de la CCI, décédé en juin 2025. Elle s’appelait alors Sotranasa et était spécialisée dans l’installation et la maintenance des réseaux de télécoms, de gaz et d’électricité. Elle a ensuite été reprise par Solutions 30, en 2018, un groupe basé au Luxembourg.

« Quand ils sont arrivés (Solutions 30, NDLR), ils ont scindé l’entreprise », expliquait un salarié de la société au premier jour de la grève, avant d’ajouter : « Ils ont mis d’un côté la téléphonie avec Solutions 30 GSO », qui a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Toulouse le 31 août 2026, « et d’un autre côté, Solutions 30 Énergies », qui a été placée en redressement judiciaire le 28 juillet 2026.

Les salariés dénonçaient également la continuité des prélèvements depuis juillet, avec « la mutuelle, nos congés -pour le bâtiment, on cotise à une caisse de congés- et les prestations Agirc Arrco », mais « on n’a plus de mutuelle, elle a été résiliée, les congés n’ont pas été payés et pareil pour les cotisations Agirc Arrco pour la retraite ».

Antoine Castellet (L’Indépendant, le 29 octobre 2026)

Hausse des salaires : les solutions des patrons et syndicats pour sortir de la crise (L’Indep)

La crise sociale cristallise toutes les tensions en cet automne. Parmi les plus importantes revendications des manifestants, qui se sont retrouvés dans la rue le 17 octobre, la hausse des salaires est sur toutes les lèvres, ou plutôt sur toutes les pancartes, des syndicats de travailleurs. Dans les P.-O., même le patron du Medef, le syndicat patronal, se positionne en faveur d’une augmentation générale de la rémunération. Mais quels sont leurs arguments ? L’Indépendant pose le débat, idées contre idées.

« J’ai réuni douze chefs d’entreprise autour d’une table à qui j’ai demandé quelle était leur priorité pour la fin de l’année. Vous savez ce qu’ils ont répondu ? Augmenter les salaires ». Ces mots, qui pourront en faire tomber de leur chaise certains, sont ceux de Julien Coulomb… le président du Medef dans les Pyrénées-Orientales.

En cette fin d’année, en plein cœur de la crise sociale, celui qui est aussi directeur de la clinique Saint-Pierre de Perpignan assure plaider pour l’augmentation des salaires. Une revendication aussi largement scandée lors de la mobilisation du 17 octobre, et bien avant. Car la question d’une hausse de la rémunération des travailleurs ne date pas d’hier, les syndicats s’étant emparés du sujet depuis des années. Mais, jusque-là, il était plutôt rare d’entendre des patrons partager cette position.

« Mais évidemment que le travail ne paie pas assez. On voit, aujourd’hui, trop peu d’écart entre un actif bas salaire et quelqu’un sans activité. Et, un salarié qui n’a pas les moyens de vivre correctement, il se sent forcément mal et il ne peut pas consommer », assure le patron du Medef.

Mais si les patrons et les syndicats partagent le diagnostic, leurs remèdes à la crise sont bien différents.

Pour le Medef, la TVA sociale

Pour véritablement réformer le sujet il faudrait, selon Julien Coulomb, « rapprocher le salaire net du salaire brut ». Le salaire net étant plus faible que le brut en raison des cotisations sociales et du prélèvement à la source. « Quel que soit le coût des charges de protection sociales, est-ce qu’il est toujours pertinent que les cotisations soient prises sur le salaire ? », questionne le patron catalan du Medef.

Son idée ? « Un prélèvement sur la consommation, du même type que la TVA ». Il explique : « Le patron paierait ainsi moins de charges, il pourrait donc augmenter le salaire net du salarié qui aurait davantage de pouvoir d’achat et ainsi davantage consommer. Cela nécessiterait, par exemple, d’augmenter les prix de certaines choses. Celui qui choisira d’acheter une Ferrari, dépensera beaucoup plus d’argent que pour une Renault, avec un écart encore plus important qu’aujourd’hui, car elle serait davantage taxée. Mais tout ceci resterait une question de choix du consommateur ».

Mais en attendant les éventuelles révolutions des cotisations sociales, ne serait-ce pas, aussi, aux patrons d’augmenter directement les salaires ? Pour le patron du Medef, la situation économique actuelle de beaucoup d’entreprises des Pyrénées-Orientales est « extrêmement tendue » ce qui les empêcherait d’avoir des marges de manœuvre.

Dans le département, selon les données de la Chambre de commerce et d’industrie, 95 % des entreprises sont des petites structures de moins de 10 salariés (TPE, indépendants, micro-entrepreneurs, entreprise individuelle sans aucun salarie).

À la CGT, cibler les grandes entreprises

L’augmentation des salaires est le grand combat de la CGT depuis des années. Mais le syndicat nuance son discours en fonction de la taille des entreprises. « Nous savons que les petites boites ont des fins de mois extrêmement compliquées, parfois encore plus dures que celles de certains travailleurs », confirme Julien Berthélémy, secrétaire général de la CGT des Pyrénées-Orientales. En revanche, sans surprise, il a les (très) grandes entreprises dans le viseur : « Des très grandes entreprises profitent d’exonérations fiscales, sans contrepartie. Les exonérations sont chiffrées, selon les calculs, entre 170 et 220 milliards d’euros, par an. C’est de l’aide publique à l’entreprise, sans aucune conditionnalité. Ne me dites pas qu’aujourd’hui Total ne peut pas augmenter les salaires de ses salariés ».

Selon lui, les grands patrons devraient donc mettre la main à la poche. Mais comment faire la distinction entre une grande entreprise et une petite société ? Sa solution serait de mettre en place une « différenciation de taxes en fonction de la taille des entreprises ».

Chez FO, revoir certaines primes, régler le problème d’inégalité salariale

Pour Jérôme Capdevielle, secrétaire général de Force ouvrière dans les Pyrénées-Orientales, la question des salaires est comme une pelote de laine dont un fil serait tiré et révélerait tous ses problèmes.

Comme son camarade de la CGT, le patron de FO milite pour un conditionnement des aides pour les entreprises en fonction de leur taille. Mais pas seulement. « Si on prend la prime d’activité, qui est octroyée aux bas salaires, c’est, finalement, la solidarité nationale qui contribue au pouvoir d’achat de ces travailleurs. Car elle est financée par l’impôt (la CSG). Mais ce n’est pas à l’impôt de financer cela, c’est bien aux entreprises. Il faut leur redonner des moyens d’augmenter les salaires ».

Pour Jérôme Capdevielle, l’inégalité salariale entre les femmes et les hommes serait aussi une piste. « En arrivant à cette égalité, notre système de retraite serait à l’équilibre car on aurait des cotisations sociales supplémentaires. L’augmentation des salaires, c’est remettre du carburant dans l’économie ».

Chez ces patrons et syndicats, la hausse des salaires devient, en tout cas, incontournable pour sortir de la crise.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 23 octobre 2026)

« Le Vallespir est en ordre de bataille » contre le déremboursement des cures (L’Indep)

« Sans le souffle du thermalisme, nous ne pouvons plus respirer ». Élus, professionnels, commerçants et simples citoyens se mobilisent en Vallespir contre la menace de déremboursement des cures thermales. Opération villes mortes, pétitions, appels aux députés et sénateurs arment « la résistance ». Plus 250 personnes étaient mobilisées ce lundi à Amélie-les-Bains.

« On jette des milliers d’emplois à la poubelle et on condamne des territoires ruraux ». Marie Costa hausse la voix. Face à la maire d’Amélie-les-Bains, plus de 250 personnes, inquiètes et mobilisées malgré la pluie, prennent l’Espace Méditerranée à témoin. « On nous impose une guerre d’usure, nous y répondrons ». Les maires et les élus du Vallespir ont entendu l’appel.

Tout comme les professionnels du thermalisme, des commerçants, des curistes et des habitants de la vallée. Personne n’oublie de signer la pétition « Non au déremboursement des cures thermales ». Elle a déjà réuni plus de 6 000 signatures en ce 19 octobre.

Pour tous, la menace se précise. Le Plan de financement de la sécurité sociale 2027 détourne le remboursement des cures thermales de la Sécu vers les mutuelles Conséquence inexorable, accusent acteurs et élus, un déremboursement pur et simple des cures.

Les mutuelles n’ayant aucune obligation de prise en charge.

Lanceuse d’alerte, Marie Costa pointe les dégâts. « 25 000 emplois en France, 1 500 directs et indirects non délocalisables dans le Vallespir, des commences, des loueurs, des services, des agriculteurs, des musées impactés… Des territoires ruraux à nouveau visés », précise la présidente de la fédération d’Occitanie du thermalisme.

Rideaux baisses, habitants à terre, drone pour filmer « le désastre »

La réplique s’organise. Une journée villes thermales mortes est programmée. Avec commerces et services rideaux baissés, habitants faisant les morts au sol et drone filmant « le désastre » pour médiatiser le combat. Reste à caler une date. « Très prochainement et partout en France. » Cinq communes -Amélie, Le Boulou, Prats, Vernet, Molitg- sont concernées dans les P.-O.

« Les thermes pèsent 32 000 curistes dans le département, 16 000 en 2026 à Amélie, 2 800 à La Preste, 3 800à Molitg… C’est 600 emplois directs dans le département », résume Nicolas Brouillet. Le cadre de la Chaine thermale du Soleil précise « l’économie de 200 millions d’euros annoncée ne pese que 0,1 % du budget de l’assurance maladie. Le coût d’une cure est aujourd’hui pris en charge à 65 % par la sécu, 35 % par les mutuelles. Une cure voies respiratoires, avec 5 soins par jour, coûte 450 euros par personne. Le thermalisme est le poumon de nos territoires. À Amélie, par exemple, 25 % des curistes viennent du nord et du grand est ».

« Les cures soignent, soulagent »

« Les cures soignent, soulagent, elles sont utiles et réduisent des pathologies, des traitements », milite Claude Ferrer. « En voulant faire 0,1 % d’économie, on va multiplier les autres dépenses », prévient le maire de Prats. « De plus notre offre est complémentaire en Vallespir, on ne se marche pas sur les pieds », soutient Patrick Francès. Le maire du Boulou ajoute « les cures re présentent 50 000 nuitées par an au Boulou. Il est important de montrer notre force et notre résolution ».

Jean Sol et Lauriane Josende portent le fer au Sénat. Présente à Amélie, la députée Michèle Martinez à l’Assemblée. « On nous avait promis un moratoire sur ce dossier et là, d’un coup, le gouvernement pond ce déremboursement. On ne laissera pas faire ». Absent de la réunion, Olivier Reynal assure « le soutien et l’engagement du Département pour un combat qui dépasse les chapelles politiques ».

Également en première ligne, les commerçants alertent à leur tour. « Un curiste consomme sur place, c’est essentiel pour nos commerces et nos emplois », témoigne Nadia propriétaire d’une boutique de prêt-à-porter à Amélie. « Le thermalisme irrigue toute la vallée », insiste David Gener, un des repreneurs des Toiles du Soleil, hôtelier, restaurateur et commerçant à Prats. « On a ressenti une baisse de curistes cet été, c’est un impact de 25 à 30 % sur nos chiffres d’affaires en août, septembre et octobre, nos mois forts. On a besoin des cures, de cette clientèle extérieure. Le déremboursement serait une catastrophe pour toute notre économie du Vallespir ».

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 21 octobre 2026)

Mise en place d’un « Conseil territorial de la logistique »

À Monsieur Pierre Regnault de la Mothe
Préfet des Pyrénées-Orientales

Perpignan le 14 octobre 2026

Monsieur le préfet,

Nous apprenons par voie de presse la mise en place d’un « Conseil territorial de la logistique ».

Nous nous permettons de vous rappeler que notre association d’élus est à l’origine d’une proposition de ce type dès le printemps 2024. Nous nous étions alors adressés à votre prédécesseur, Monsieur Thierry Bonnier, pour affirmer notre conviction que la lutte contre le réchauffement climatique exigeait de reconquérir une part modale significative du fret au profit du ferroviaire.

Nous avions également proposé que soit examiné en urgence un plan de mise en circulation de trains du quotidien dans les trois vallées du département, afin de lutter contre l’asphyxie routière de l’agglomération perpignanaise et d’offrir aux habitants une véritable alternative, tant sur le plan environnemental que social. La crise énergétique et climatique que nous traversons conforte nos convictions et la pertinence de ces propositions.

En avril 2025, nous avions relancé le Préfet Thierry Bonnier, en nous étonnant qu’une réunion sur ce thème se soit tenue sans la présence de tous les acteurs concernés. Il nous avait été répondu qu’à l’issue de cette première étape la concertation serait effectivement élargie.

Or nous constatons que vous renouvelez l’annonce d’une démarche en étant accompagné du seul Président de la CCI. Sans mettre en cause l’engagement de ce dernier, il nous semble que la CCI, dont la mission première est de représenter les intérêts des entreprises, n’est pas nécessairement la mieux placée pour porter seule une réflexion qui suppose de transformer en profondeur, de manière ambitieuse et novatrice, les pratiques en matière de logistique.

Par ailleurs, l’annonce simultanée de la fermeture précipitée de l’ entreprise Tranfesa sur le site de Cerbère nous préoccupe : celle-ci devrait pouvoir continuer à jouer un rôle dans le développement du ferroviaire sur notre territoire.

Nous réitérons donc notre demande que l’ensemble des acteurs concernés, notamment les associations d’élus et les organisations syndicales de salariés, soient associés à l’étude en cours. À cette fin, nous vous demandons de bien vouloir nous communiquer l’intitulé du bureau d’études chargé de cette mission. L’argent public consacré à ce travail doit en effet permettre de recueillir, en amont, l’ensemble des avis et propositions.

Nous vous remercions de votre attention et vous confirmons que notre association est prête à contribuer à cette réflexion et à formuler des propositions. Elle est pleinement engagée à faire réellement progresser la lutte contre les injustices, environnementale et sociale.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le préfet, l’expression de notre haute considération.

Jean-André Magdalou
Maire d’Alénya
Président de la Coopérative des Elus communistes, républicains et citoyens

Près de 80 communes placées en état de crise (L’Indep)

Les restrictions liées à l’eau ont évolué dans les Pyrénées-Orientales. Le préfet a placé de nouveaux secteurs en alerte de crise. Voici les communes concernées.

Les mesures de restrictions provisoires des usages de l’eau liées à l’état de la ressource superficielle et des nappes souterraines ont évolué ce mercredi. Et pas dans le bon sens.

De nouveaux secteurs ont été placés en niveau de crise depuis le dernier arrêté publié le 11 septembre 2026. À cette date, seule la zone Aspres-Réart apparaissait en niveau maximal. Désormais, la situation devient plus préoccupante. Entre le 11 et le 30 septembre, la situation de la ressource en eau s’est encore dégradée, avec plusieurs passages en alerte et, surtout, le basculement du Tech-Albères et de la vallée de la Castellane en niveau de crise.

Suite à cet arrêté du 30 septembre, la situation change pour l’Agly aval qui passe de vigilance à alerte, le Tech-Albères passe de l’alerte renforcée à la crise, Sègre-Carol passe de vigilance à alerte, les nappes du Têt aval passent de « aucune restriction » à vigilance. Aude amont passe de vigilance à alerte, dans la vallée de la Castellane, le niveau passe d’alerte renforcée à crise. Aucune zone ne bénéficie, dans ce nouvel arrêté, d’une baisse de ni-veau.

Les restrictions portent sur l’arrosage, le lavage et le nettoyage des voitures, le remplissage des bassins, piscines, plans d’eau et réservoirs et l’irrigation agricole, horticulture et pépinières professionnelles.

Les communes concernées par cet état de crise sont désormais :

Tech : L’Albère, Amélie-les-Bains-Palalda, Arles-sur-Tech, Argelès-sur-Mer, Banyuls-dels-Aspres, Banyuls-sur-Mer, Le Boulou, Brouilla, Cerbère, Céret, Les Cluses, Collioure, Corsavy, Coustouges, Elne, Lamanère, Laroque-des-Albères, Latour-Bas-Elne, Maureillas-las-Illas, Montfer-rer, Montbolo, Montesquieu-des-Al-bères, Ortaffa, Palau-del-Vidre, Le Perthus. Port-Vendres, Prats-de-Mollo-la-Preste, Reynès, Saint-André, Saint-Cyprien, Saint-Génis-des-Fontaines, Saint-Jean-Lasseille, Saint-Jean-Pla-de-Corts, Saint-Laurent-de-Cerdans, Saint-Marsal, Serralongue, Sorède, Taillet, Taulis, Le Tech, Tresserre, Villelongue-dels-Monts. Vivès.

Vallée de la Castellane : Mosset, Molitg-les-Bains, Campôme, Catllar.

Aspres Réart : Banyuls-dels-Aspres, Bages, Brouilla, Cabestany, Caixas, Calmeilles, Canohès, Castelnou, Fourques, Llauro, Llupia, Montauriol, Montescot, Oms, Ortaffa, Passa, Pollestres, Ponteilla, Sainte-Co-lombe-de-la-Commanderie, Sa-leilles, Saint-Jean-Lasseille, Terrats, Théza, Tordères, Tresserre, Trouillas, Villemolaque, Villeneuve-de-la-Raho, Vivès.

Laura Morales (L’Indépendant, le 1er octobre 2026)

Des militants communistes aux péages (L’Indep)

Dernièrement, aux trois postes de péage de l’autoroute (Perpignan Nord et Sud, Le Boulou) des Pyrénées-Orientales, des militants communistes ont distribué 6 000 tracts aux usagers sortants ou entrants sur l’A9. L’objectif était de « souhaiter la bienvenue aux vacanciers tout en dénonçant le racket pétrolier et autoroutier. » Les militants souhaitaient aussi « présenter la situation économique et sociale peu enviable du département et dénoncer les profiteurs de guerre qui amassent des fortunes quand l’argent public manque pour lutter contre les incendies, protéger les femmes et les enfants des violences, donner les moyens à la justice, aux hôpitaux aux écoles les moyens de travailler au service des populations ».

L’Indépendant, le 13 août 2026

Communiqué de presse du PCF 66. Distribution de tracts aux péages d’autoroute

Samedi matin, 1er août de 10h à 12h aux trois postes de péage de l’Autoroute (Perpignan Nord et Sud, Le Boulou) des Pyrénées-Orientales, les militants communistes ont distribué 6 000 tracts aux usagers sortants ou entrants sur l’A9.

Souhaitant la bienvenue aux vacanciers, l’objet de la publication était de dénoncer le racket pétrolier et autoroutier, présenter la situation économique et sociale peu enviable du département, ainsi que de dénoncer les Profiteurs de guerre qui amassent des fortunes quand l’argent public manque pour lutter contre les incendies, protéger les femmes et les enfants des violences, donner les moyens à la justice, aux hôpitaux aux écoles les moyens de travailler au service des populations.

La fédération du PCF 66

« 46 millions d’euros d’argent public mobilisés », le Parti communiste ouvre le débat autour du Club Med (L’Indép)

Alors que l’ensemble des décideurs locaux se sont positionnés en faveur du projet d’implantation du Club Med au Barcarès, des voix discordantes commencent à se faire entendre dans le département.
Hostile à la mobilisation d’argent public annoncée dans le cadre du programme, le Parti communiste appelle notamment à l’ouverture d’un débat public sur le sujet.

Une amplification de la dynamique touristique et près de 1 000 emplois directs ou indirects annoncés pour un investissement d’au moins 160 millions d’euros… L’ensemble des décideurs locaux semblent enthousiastes quant au projet d’implantation du Club Med au Barcarès. Le 22 juillet dernier, la Région, le Département, la communauté urbaine de Perpignan et la Banque des territoires faisaient partie des signataires du protocole d’intention conclu avec l’entreprise.

Cependant, certaines formations politiques sont plus circonspectes quant à l’arrivée de la multinationale, propriété du conglomérat chinois Fosun. C’est notamment le cas de la fédération départementale du Parti communiste, qui appelle de ses vœux un débat public sur le projet. « Nous ne voyons pas d’inconvénient à ce qu’un grand groupe s’installe chez nous pourvu qu’il respecte les règles concernant la ressource en eau, l’environnement et le Code du travail », souligne le porte-parole de la fédération, Michel Coronas. « Par contre, nous nous interrogeons sur le fait que l’argent public finance plus du quart de l’opération (46 millions d’euros sur 160 à 180 millions), alors que le Club Med est capable de la réaliser avec ses propres moyens. Pour nous, cela illustre la manière dont les financements publics sont captés par le privé. »

Agissons et Oui au pays catalan également critiques

Le millier d’emplois (450 directs et 500 indirects) annoncé ? « 46 000 euros par emploi, c’est quand même cher payé », estime Michel Coronas Le ruissellement économique et touristique envisagé ? « Cet établissement serait un resort. Or, le concept du ressort est de faire en sorte que les gens restent à l’intérieur pour dépenser leur argent », réplique le porte-parole.

Le mouvement citoyen Agissons invite lui aussi à « une autre lecture » du projet. Au-delà de l’argent public mobilisé, le mouvement juge qu’il s’inscrit « dans un modèle (celui du tourisme saisonnier, NDLR) qui depuis plus de quarante ans, n’a jamais permis de réduire durablement un chômage structurellement supérieur à 10 % ».

Le parti Oui au pays catalan considère également que « derrière les effets d’annonce se cache un modèle d’un autre temps ». Selon lui : « Les 450 emplois annoncés ne doivent pas faire illusion. Beaucoup seront saisonniers ou précaires. »

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 30 juillet 2026)