« Lycée Picasso Perpignan : Fermeture de l’option EE en STI2D. Le Rectorat sacrifie l’égalité des chances et les métiers de demain pour 15 élèves ! »

Communiqué de presse l’intersyndical CGT Éduc’Action 66, FCPE 66, FSU 66, FO 66,Sud 66

Le lycée Pablo Picasso de Perpignan va perdre à la rentrée 2027 son option Énergies et Environnement (EE) de la filière STI2D. Le motif officiel : un départ à la retraite non remplacé !

Une décision incompréhensible

Alors que 15 élèves ont formulé une demande pour cette option, le Rectorat ne propose aucun enseignant ni aucune solution concrète. Pourtant 3 solutions sont envisageables : une affectation d’un enseignant en interne à Picasso, un enseignant de la zone de remplacement ou une affectation directement du rectorat.

Le Conseil d’Administration avait voté le maintien de la STI2D en terminale dans la Dotation Globale Horaire. Depuis, aucun échange, aucune concertation alors que le Conseil d’Administration aurait dû être consulté au préalable de cette décision, et ce, en contradiction des dispositions de l’article R421-23 du Code de l’Éducation.

En supprimant l’option EE, on supprime l’essence même de la voie technologique : projet concret, groupes réduits, manipulation d’outils professionnels, mixité sociale. On condamne des résultats en hausse de la filière professionnelle, et on désarme une filière qui forme aux métiers d’avenir qui recrutent.

Une rupture d’égalité des chances et des droits pour 15 élèves

Cette fermeture crée une inégalité d’accès à la formation pour les lycéens de l’option EE de la filière STI2D du lucée Picasso. Dans un département engagé dans la transition énergétique – solaire, éolien, rénovation – priver les jeunes d’une formation Energie & Environnement est incohérent avec les besoins des entreprises locales.

Fermer l’option EE à Picasso alors qu’elle existe ailleurs, c’est créer une inégalité territoriale. L’égalité des chances et des droits des élèves à choisir leur orientation n’est pas respectée.

Les signataires exigent le maintien immédiat

La FCPE 66 et les syndicats enseignants CGT Éducation 66, FO 66, FSU 66, SUD Éducation 66, demandent au Rectorat de Montpellier d’affecter un enseignant et de garantir l’ouverture de l’option EE à la rentrée au lycée Picasso.

« Les bactéries ont été détectées et traitées correctement, c’est rassurant », les curistes sont de retour dans cette station thermale après la fermeture suite à des légionelles (FR3 – Occitanie)

Le 21 avril dernier, l’établissement de Vernet-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales, avait été contraint d’interrompre ses soins après la découverte de légionelles dans son réseau hydraulique. La direction des thermes assure que toutes les mesures demandées par l’Agence Régionale de Santé Occitanie ont été mises en œuvre.

Un moment de détente mais aussi un soin thérapeutique pour ces curistes de retour dans les bassins des thermes de Vernet-les-Bains.

Après la découverte de légionelles dans les installations en avril dernier, plusieurs semaines de nettoyages, de désinfection et de contrôles sanitaires ont été nécessaires avant la reprise des soins et des cures.

« J’ai eu un peu d’inquiétude, mais je me suis assuré que le traitement de l’eau a été suivi correctement et qu’une fois que les bactéries ont été détectées, tout cela a été traité correctement. Donc, c’est rassurant » explique Gilles Simon, curiste.

Une perte touristique en mai

Une réouverture qui soulage les curistes, mais aussi la direction de l’établissement mobilisée pour programmer les traitements qui avaient été brutalement interrompus lors de la fermeture.

« Nous avons essayé de reporter, de changer les dates, de faire tout notre possible pour que les curistes pris en charge pour cette année puissent quand même faire leur cure. Il y a encore des gens qui sont en train de prendre leurs décisions pour voir comment ils peuvent s’organiser » détaille Liis Puig, directrice des Thermes de Vernet-les-Bains.

Car en Conflent, le thermalisme fait vivre de nombreux professionnels, hôteliers, restaurateurs et commerçants. Ils ont vu leurs activités ralentir pendant toute la période de fermeture, soit 7 semaines.

« Le tourisme, c’est juillet et août. Les Thermes c’est avril, mai, juin et septembre, octobre. Il nous a manqué un mois et demi » confesse Anne-Gaëlle de Col, boulangère à Vernet-les-Bains.

« Par rapport à l’an dernier, on a perdu entre 50 et 60 % de chiffre d’affaires sur le mois de mai » avoue un restaurateur.

À l’approche de l’été, toute la vallée compte désormais sur le retour des curistes pour relancer la saison.

Nicolas Esturgie (FR3 – Occitanie, le 9 juin 2026)

Les salariés licenciés de l’entreprise Bucher Vaslin reçus en préfecture (L’Indep)

Après avoir tenté mercredi de bloquer le départ de leur production vers la maison mère de Chalonnes-sur-Loire, les salariés de Bucher Vaslin a Rivesaltes ont porté ce jeudi leurs revendications jusqu’à la préfecture des Pyrénées-Orientales.

Le combat continue pour les salariés de l’entreprise viticole Bucher Vaslin à Rivesaltes. Ce jeudi 21 mai, une délégation de quatre employés a été reçue en préfecture des Pyrénées-Orientales afin d’alerter sur les conséquences du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) annoncé début mars par la direction.

Pour rappel, ce plan prévoit la suppression de 32 postes sur les 36 que compte le site catalan, entraînant de fait sa fermeture. Mercredi, les salariés avaient tenté symboliquement de s’opposer au départ de leur production vers la maison mère située à Chalonnes-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire.

Ce jeudi, avant leur entretien avec Bruno Berthet, secrétaire général de la préfecture, les représentants des salariés ont détaillé leurs attentes. « Ce qu’on attend concrètement, c’est la reconnaissance que ce soit une fermeture de site. Et puis, on est dans deux bassins d’emploi différents et les termes du PSE ne correspondent pas non plus à notre bassin d’emploi », explique un salarié, estimant que les dispositifs proposés par la direction -congé de reclassement, primes de reconversion ou aides au déménagement- restent insuffisants. Notamment face à la faible présence d’industries dans les Pyrénées-Orientales.

« Le congé de reclassement proposé est de 12 mois, mais pas a taux plein. On voudrait au moins 18 mois à taux plein. Ici, on a un site industriel qui ferme. L’industrie n’est pas très représentée dans le Roussillon et certains collègues vont devoir suivre des reconversions longues », souffle un salarié.

Autre revendication, la recherche d’un repreneur pour le site de Rivesaltes. « On aimerait acter qu’on est bien dans le cadre d’une fermeture de site et que notre direction aurait dû trouver un repreneur », insiste un salarié, regrettant qu’aucune procédure de reprise ne soit aujourd’hui engagée.

À l’issue du rendez-vous, les représentants syndicaux se sont dits satisfaits de l’écoute obtenue en préfecture. « Ils ont cherché à comprendre où le bas blesse dans toute la procédure », raconte Gilles, salarié du site. Selon lui, les services de l’État ont assuré vouloir « faire tout leur possible dans le cadre de la loi » pour défendre les intérêts des employés.

Contactée, la direction de Bucher Vaslin n’a pas répondu à nos sollicitations.

Driss Chaït (L’Indépendant, le 22 mai 2026)

Ces salariés licenciés tentent de bloquer le départ de leur production (L’Indep)

Les salariés de l’entreprise Bucher Vaslin concernés par un plan de sauvegarde de l’emploi entraînant la suppression de 32 postes sur les 36 du site catalan ont tenté de s’opposer hier au départ de leur production vers la maison mère à Chalonnes-sur-Loire. Ils militent pour une reprise à Rivesaltes, Un message qu’ils porteront jusqu’au bureau du préfet des P.-O. ce jeudi.

La scène est désolante pour les employés de l’entreprise Bucher Vaslin. Les salariés de la société de matériel viticole, basé à Rivesaltes, ont assisté ce mercredi, impuissants, au départ de leur production sur le site de Chalonnes-sur-Loire.

Symboliquement, ils ont tenté de bloquer les camions à destination de la maison mère située en Maine-et-Loire, « Pourtant, la direction nous avait promis que nous n’aurions pas à assister à cela, qu’elle attendrait que nous soyons partis », confiait un salarié aussi triste qu’amer.

Une situation vécue comme un nouvel uppercut après le coup de massue déjà reçu le 4 mars dernier. Ce jour-là, la direction a présenté un plan de sauvegarde de l’emploi à ses salariés catalans. « Il entraîne la suppression de 32 emplois sur les 36 que compte le site de Rivesaltes » rappelaient les employés. Et entrainant, de facto, « la fermeture du site catalan ».

Selon un salarié, une assemblée générale se serait tenue ce lundi a Rivesaltes en présence d’un membre de la direction de Bucher Vaslin. « On nous a présenté les termes du plan social qui a été signé le mercredi 13 mai par les délégués syndicaux de la société. Or, eux aussi sont basés à Chalonnes-sur-Loire, personne ne représentait les salariés catalans », précisait encore cet employé du site de Rivesaltes, « On nous a soumis un dossier qui ne correspond pas a la réalité de l’emploi dans le Roussillon. On nous parle d’un congé de reclassement de 12 mois, d’une prime de reconversion et d’une prime de formation, d’un bouquet de mesure d’aides pour les déménagements par exemple mais aussi d’une prime supra-légale. Les primes pour la re-conversion, très bien. Mais, dans le bassin d’Angers, on compte 25 000 industries. Combien en avons-nous dans les Pyrénées-Orientales ? Nous, nous ne retrouverons pas de travail dans l’industrie. Nous devrons suivre des reconversions lourdes et longues ».

Une reprise du site tant espérée

Plus largement, ces 32 salariés qui se retrouvent sur le carreau espéreraient surtout voir enclencher une procédure de reprise du site. « Nous n’avons pas beaucoup d’industries dans les Pyrénées-Orientales. Pourquoi ne pas se battre pour sauver celle-ci qui employait 36 personnes ? » Une question qu’ils vont soumettre ce jeudi au préfet des Pyrénées-Orientales. Pierre Regnault de la Mothe ayant été « très réceptif à (leur) demande », comme tenait à le souligner le salarié, doit les recevoir à 16h30, quai Sadi Carnot.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 21 mai 2026)

Contactée, la direction n’a pas répondu à nos sollicitations.

Rivesaltes. « Nous ne voulons pas mourir en silence » : 32 emplois en sursis (L’Indep)

Les salariés de l’entreprise Bucher Vaslin montent au créneau. Le fabricant de matériel viticole, basé à Rivesaltes, a présenté un plan de sauvegarde de l’emploi concluant au licenciement de 32 des 36 salariés du site. « On ne veut pas mourir en silence », alertent-ils, espérant un éventuel repreneur.

Un symptôme supplémentaire de la crise qui frappe la filière viticole. Bucher Vaslin, entreprise située à Rivesaltes, dont la maison mère est basée à Chalonnes-sur-Loire, a présenté un plan de sauvegarde de l’emploi, le 4 mars 2026, à ses salariés catalans. « Ce plan entraine la suppression de 32 emplois sur les 36 que compte le site de Rivesaltes », alarment ces salariés, exprimant « leur vive inquiétude ».

« Ce PSE signe l’arrêt définitif de la production sur le site catalan : un véritable coup de tonnerre pour les salariés du fabricant d’équipements vinicoles de renommée internationale, indirectement impacté par la crise traversée par le secteur viticole », précise un communiqué signé par 27 collaborateurs.

« L’activité devrait être transférée vers le site de Chalonnes-sur-Loire (qui emploie 238 personnes), et les salariés ont d’ores et déjà, et à leur plus grand désarroi, été contraints d’expédier une partie de leur stock et de leurs machines-outils vers l’usine châlonnaise », insistent-ils.

À Rivesaltes, Bucher Vaslin fabrique notamment des machines à trier le raisin, des tapis automatiques pour transporter le raisin. Anciennement Mercier Sanchez, fondé dans les années 1960 à Perpignan, le site avait été racheté en 2001 par Vaslin Bucher, avant de passer complètement sous la gouvernance de la multinationale suisse Bucher Industries en 2006, devenant Bucher Vaslin.

« L’annonce du PSE a été brutale. Artificiellement, la direction va maintenir l’emploi d’une poignée de salariés du bureau d’études, lesquels ne seront à l’évidence pas maintenus à terme sur le site de 12 000 m2, désormais largement surdimensionné. Nous ne voulons pas mourir en silence », ajoutent les salariés. « Peut-être qu’un repreneur peut être intéressé. »

Et d’ajouter : « Cette suppression d’emplois massive survient dans un contexte de croissance économique du groupe Bucher Industries, dont le chiffre d’affaires atteint 3,1 milliards d’euros en 2025 pour un bénéfice net de 251 millions d’euros. Sacrifieront-ils des emplois au bénéfice de la rentabilité ? »

Deux mois après l’annonce du PSE, les salariés s’inquiètent d’autant plus que « le bassin d’emplois n’est pas réjouissant ». Ils réclament : « Le respect des procédures légales imposées par la fermeture, de fait, de leur établissement ; l’ouverture de véritables négociations avec la direction, prenant notamment en compte la situation particulière du site de Rivesaltes et de son bassin d’emploi ; l’intervention des pouvoirs publics (commune de Rivesaltes, conseil départemental, région, préfecture, DREETS) afin de s’assurer du respect des droits des salariés et un plan d’accompagnement, de mobilité et de reclassement à la hauteur des enjeux sociaux ».

Après des années de sécheresse, une chute de la consommation, des caves coopératives majeures en souffrance (Arnaud de Villeneuve, GICB…), deux campagnes d’arrachage, ce conflit social est un nouveau coup dur pour la viticulture catalane.

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 6 mai 2026)

Jointe, la direction de Bucher Vaslin n’avait pas encore répondu à nos sollicitations ce mardi soir.

Prades. Soudaqui : la monnaie alternative qui essaie de survivre (L’Indep)

« Depuis deux ans, notre monnaie locale est en souffrance. Par manque de bénévoles, nous ne pouvons plus assurer le fonctionnement normal du Soudaqui, le suivi des adhésions, la prospection de nouveaux adhérents. Nous en sommes arrivés au point où nous nous demandons si nous devons persister à faire vivre une monnaie moribonde où si nous devons la mettre en sommeil. L’autre solution c’est de faire appel aux personnes prêtes à s’engager avec nous, ne serait-ce que sur une ou deux missions. Aussi, nous vous appelons à l’aide », explique Alain Vives pour le collectif Monnaie locale complémentaire et citoyenne des Pyrénées-Orientales (MLCCPO). Une réunion est prévue samedi 11 avril à 20h à l’Alchimie, 3 rue des Hospices. Des bénévoles sont-ils prêts à S’engager pour cette monnaie, fer de lance de l’économie locale et circulaire ?

Le Soudaqui ne perd pas sa valeur

Si tel n’est pas le cas, une assemblée générale extraordinaire prévue le samedi 18 avril à 15h à l’Alchimie pourrait décider d’une suspension de la monnaie. « Nous ne voulons pas dissoudre l’association. L’espoir que quelqu’un la reprenne est encore présent ». Le collectif basé à Perpignan a compté jusqu’à 160 prestataires (magasins) et plus de 300 utilisateurs. Un projet participatif autofinancé qui aurait aimé rejoindre son cousin l’Eusko. Une monnaie solidaire basque qui a dépassé les 4 millions en circulation en 2025. Ce genre d’initiative s’était multiplié dans les années 2000 et avait obtenu une reconnaissance légale en juillet 2014 (article 16 de la loi Hamon portant sur l’économie sociale et solidaire). Mais, ce qui marche à l’ouest des Pyrénées ne fonctionne pas toujours à l’est. Pour les détenteurs de coupons Soudaqui, pas d’inquiétude ! Ils gardent leur valeur grâce au fonds de garantie. « Si jamais nous allions vers une suspension, les utilisateurs auraient jusqu’à la fin de l’année pour les dépenser (ou se les faire rembourser) ».

Philippe Comas (L’Indépendant, le 10 avril 2026)

Vernet-les-Bains. Les thermes ont rouvert leurs portes, perspectives et renouveau (L’Indep)

31 mars 2026. C’est un événement important pour le village : la réouverture annuelle des thermes a eu lieu dimanche dernier.

C’est important car cet établissement et tout ce qui gravite autour. Il constitue un des poumons de la commune. C’est tellement vrai que Pierre Serra le maire et une partie de ses adjoints et équipe se sont déplacés pour rencontrer Liis Puig la directrice des thermes.

Cette entreprise du groupe Valvital est un pourvoyeur d’embauche quasi exclusivement locale et un pôle attractif pour le tourisme et la vie de la commune. « Encore faut-il », explique avec force et irritation la directrice, « que la population comprenne bien qu’il n’y a aucun changement dans les remboursements des cures. Si un temps avant l’adoption du budget de la sécurité sociale, des économies sur les remboursements avaient été évoquées avec force couverture médiatique, l’abandon de cette perspective très impopulaire n’a pas eu l’écho mérité. Le mal a été fait, seules les mauvaises nouvelles se vendent bien ! ». Et de continuer « c’est une grande chance pour les Vernetois et Conflentois que de pouvoir bénéficier des bienfaits scientifiquement reconnus de cette eau thermale qui sort, (et c’est rare) à une température entre 50 et 67 degrés. D’ailleurs nous proposons différentes formules, accessibles à tous, depuis la journée jusqu’à la cure complète de 18 jours. Et des thématiques nouvelles et innovantes comme les mini-cures du sportif, bien-être, lâcher prise ou tonicité dos ».

Et toujours les traditionnelles cures pour les voies respiratoires et la rhumatologie. « Le lien était distendu avec la population locale et la municipalité, nous souhaitons le réactiver et non seulement pour le poumon économique que sont les thermes mais aussi pour en faire un centre d’activité et de participation à la vie locale ».

Interrogé sur le sens de sa visite, Pierre Serra, le maire, confirme totalement les propos de Liis Puig et affirme « sa volonté de recréer des liens forts afin de redynamiser les activités économiques qui gravitent autour des thermes ».

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 2 avril 2026)