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Le 5 novembre, un appel à la grève pour le pouvoir d’achat (L’Indep)
Salariés des secteurs public et privé, jeunes et retraités sont appelés à faire grève et à manifester le 5 novembre en France pour réclamer des négociations salariales, une revalorisation des pensions de retraite et une augmentation des aides sociales.
Cet appel signé par la CFDT, la CGT, Force ouvrière (FO), l’Unsa et la FSU intervient alors que le pays est secoué depuis le 21 septembre par un mouvement de contestation des lycéens et des étudiants qui s’inscrit dans la durée. « Dans le respect de l’indépendance du mouvement lycéen, nos organisations partagent les revendications pour de meilleures conditions d’étude et davantage d’égalité », déclarent les syndicats dans un communiqué commun. « Les travailleurs et les travailleuses vivent un déclassement inédit. Carburant, produits alimentaires, loyers, gaz, électricité… tout augmente sauf les salaires et les pensions. Notre pays est au bord de la récession », déplorent les syndicats.
Ils estiment que le projet de budget pour 2027, qui prévoit 43 milliards d’euros de « mesures de redressement » des finances publiques, « aggrave la situation ». L’Assemblée nationale, où le gouvernement est minoritaire, examine à partir du 13 octobre le projet de loi de finances 2027.
L’Indépendant, le 6 octobre 2026
Étudiants, parents et syndicats au soutien des lycéens (L’Indep)
Ce mardi 6 octobre 2026, l’Union syndicale lycéenne (USL) et le mouvement étudiant Union progressiste appellent à manifester à partir de 9h30 au départ du campus principal de l’université de Perpignan. Après la CGT, la FSU et Solidaires, le syndicat FO et la Féderation des conseils de parents d’élèves (FCPE) apportent leur soutien à la mobilisation.
Les étudiants perpignanais sont dans les starting-blocks. Ce lundi, sur les coups de 17h, l’assemblée générale que le mouvement étudiant Union progressiste et l’Union syndicale lycéenne ont réunie à l’université pour préparer leur manifestation commune de ce mardi a rassemblé environ 70 personnes. À cette occasion, les organisateurs, qui tirent la sonnette d’alarme sur leurs conditions d’apprentissage et réclament des moyens pour l’enseignement public, ont notamment dévoilé le parcours prévu : avenue Paul-Alduy, rue du Pontet-de-Bages, avenue Pierre-Cambres, puis boulevards Briand, Anatole-France, Bourrat et Wilson, pour terminer au pied du Castillet.
En parallèle, les soutiens à l’initiative continuaient d’affluer. Vendredi der-nier, trois syndicats, la CGT, la FSU et Solidaires, avaient déjà annoncé qu’ils appelaient à la grève ce mardi 6 octobre afin de soutenir le mouvement des jeunes. Dans le courant du week-end, la fédération FO de l’Éducation (Pnec-FO) s’est rajoutée à la liste.
« Les revendications des lycéens sont également celles des personnels de l’Éducation nationale. Les lycéens veulent un avenir, des profs, des locaux corrects et adaptés aux conditions climatiques, des emplois du temps respectueux de leur santé, des manuels scolaires et des moyens pour l’école », estime la Fnec qui appelle elle aussi à se mettre en grève et a rejoindre le cortège qui partira ce mardi de la fac. Le secrétaire de l’union départementale FO, Jérôme Capdevielle, renchérit : « Nous restons en soutien. Nous ne sommes pas organisateurs de cette manifestation. Nous ne voulons pas de récupération du mouvement étudiant, mais nous serons là si besoin ».
La Fédération des conseils de parents d’élèves des Pyrénées-Orientales (FCPE 66) invite elle aussi ses membres à marcher avec les lycéens et étudiants ce mardi. « Nous appelons à manifester, mais aussi à encadrer la mobilisation, à être auprès des lycéens pour faire tampon, pour servir d’interlocuteurs entre les jeunes et les forces de l’ordre et faire en sorte que tout se passe dans la sérénité et le calme, résume le président de l’association, Rémy Landri. Les lycéens portent les revendications de l’ensemble de l’enseignement public. Il faut qu’ils trouvent une écoute ».
Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 6 octobre 2026)
Des centaines de lycéens dans la rue, hier
Les lycéens ne se démobilisent pas. Ce lundi, en milieu de matinée, les élèves grévistes des établissements perpignanais (Picasso, Maillol, Arago, Lurçat…) se sont, comme jeudi et vendredi derniers, rejoints vers 10 heures devant le lycée Arago pour ensuite partir en manifestation dans les rues de la ville.
Cette fois, ils se sont dirigés vers le lycée Maillol en traversant le centre-ville puis le pont Joffre dans le calme. Le cortège était composé de plusieurs centaines de personnes. Une fois arrivés à Maillol, aux environs de midi, les élèves se sont rassemblés devant l’établissement, où plusieurs fumigènes colorés ont été allumés.
Selon nos informations, la police aurait procédé ce lundi à une dizaine d’interpellations et placé six personnes en garde à vue pour des faits commis en marge du mouvement, essentiellement dans le secteur du lycée Maillol. Le cortège en route vers le lycée Maillol.
A. A. (L’Indépendant, le 6 octobre 2026)
Plus de 1 500 manifestants pour les services publics, les lycéens en force (L’Indep)
Hier, huit syndicats appelaient à battre le pavé dans toute la France afin de réclamer plus de moyens pour les services publics. A Perpignan, entre 1 500 et 2 000 personnes ont manifesté en fin de matinée. Surprise du jour : un groupe de plus d’une centaine de lycéens a rallié le cortège au dernier moment.
La mobilisation est passée entre les gouttes. Malgré la pluie intermittente qui est tombée ce mardi matin sur Perpignan, ils étaient entre 1 500 et 2 000 à participer à la manifestation. Son principal mot d’ordre : défendre les services publics alors qu’une nouvelle vague de mesures d’économies à même de les mettre à mal se profile avec le projet de budget 2027. Les fonctionnaires (enseignants, agents territoriaux ou hospitaliers…) étaient sans surprise nombreux dans le cortège. Quelques salariés du privé, des retraités et des militants politiques de gauche étaient également présents. Mais ce sont bien les lycéens qui ont constitué la grande surprise du jour, en arrivant par dizaines sur la place de Catalogne juste avant le départ du cortège.
« Nous sommes là pour soutenir nos profs et réclamer des moyens pour l’éducation », explique le référent fédéral de l’Union syndicale lycéenne, Alban, 16 ans, scolarisé en terminale à Lurçat. « Les lycées suffoquent. On a eu un mois de septembre très chaud. On se retrouve à travailler dans des conditions inacceptables. Nous avons besoin de ventilateurs dans les salles et de plus d’infirmières ». Liliane, 14 ans, confirme. « On a aussi besoin de plus d’enseignants », rajoute-t-elle. « Dans une classe de première, ils n’auraient ni prof de maths ni de prof de français depuis la rentrée alors qu’il y a le bac ».
Quelques policiers faisaient aussi partie des manifestants. « Quand la police et les pompiers sont dans la rue, c’est que ça ne va plus », proclame le secrétaire départemental du syndicat UNITE, Ludovic Romanach, qui réclame « une augmentation des salaires, des effectifs supplémentaires et des moyens pour défendre la population ». Le syndicaliste pointe notamment du doigt « des ordinateurs et un pare de véhicules vieillissants ».
Les fonctionnaires territoriaux, qui travaillent dans les communes et autres collectivités, étaient également au rendez-vous. Eux aussi demandent des moyens supplémentaires et des revalorisations de salaires, alors qu’un nouveau gel du point d’indice qui sert à calculer leurs rémunérations est envisagé pour 2027. Sans compter la forte baisse de pouvoir d’achat qu’ont subi les fonctionnaires sur les 15 dernières années.
Cependant, pour le secrétaire du syndicat CGT du conseil départemental, Jean-François Laffon, le combat pour défendre le service public va bien au-delà et concerne l’ensemble de la population. « Le service public, c’est le socle de l’économie de notre pays », résume-t-il. « Dans un territoire sans services publics, sans écoles, sans hôpitaux, sans entretien des routes, les entreprises ne s’installeraient pas. »
En fin de compte, les responsables des huit syndicats à l’initiative de la manifestation semblent plutôt contents de l’affluence. « On se satisfait de cette forte mobilisation des fonctionnaires, mais aussi de la jeunesse, qui a répondu présent avec une bonne mesure des enjeux », déclare par exemple le secrétaire départemental de FO, Jérôme Capdevielle. « La colère, elle est là », renchérit celui de la CGT, Julien Berthélémy. « Nous allons pousser pour qu’une nouvelle journée de mobilisation soit programmée avant la fin de l’année. »
Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 30 septembre 2026)
Collège de Pia : « Pas de surveillants ce mardi »
Ce mardi, le mouvement de grève semble avoir bien pris parmi la dizaine d’assistants d’éducation (les AED, également dénommés « surveillants ») du collège de Pia, qui accueille plus de 800 élèves. « Depuis ce matin, il n’y a pas un seul surveillant dans l’établissement », alertait en milieu de journée la représentante syndicale Snes-FSU de l’établissement, Aurélia Simon. « Cela pose à mon sens un problème de sécurité. Pourtant, l’inspection n’a pas demandé la fermeture du collège. »
L’Indépendant, le 30 septembre 2026
Rentrée : FO alerte sur les effets concrets de la baisse des moyens (L’Indep)
La fédération FO de l’éducation livre un premier bilan des conditions de la rentrée en pays catalan. Elle pointe du doigt les conséquences de l’austérité budgétaire dans les écoles, collèges et lycées du département Et illustre son propos avec plusieurs exemples concrets.
Pas de miracle. Pour la fédération FO de l’éducation (Fnec-FO) : « Les conditions de la rentrée dans le département sont la déclinaison des conditions nationales ». Sur l’ensemble du territoire français, le ministère a supprimé pour cette année scolaire 4 000 postes d’enseignants (de la maternelle au lycée) en mettant en avant la baisse démographique. Dans les écoles du département, ces coupes franches se sont notamment traduites par 23 fermetures de classes pour 9 ouvertures, là où FO en réclamait 19.
« Dans les écoles, les conditions se dégradent pour les élèves comme pour les enseignants », dénonce le secrétaire départemental de la Fnec-FO, Tanguy Lorre. « Par ailleurs, une partie des remplaçants sont déjà placés sur un poste à l’année. Le risque étant qu’on ne puisse pas remplacer les enseignants absents dans les semaines qui viennent ».
Dans les collèges et lycées, plusieurs situations interrogent également le syndicaliste. « Dans le second degré, les dotations des établissements sont en diminution », resitue-t-il. « On ne respecte pas le nombre légal d’heures d’enseignement dans tous les collèges. Dans certaines classes du collège du Soler, ils ont notamment deux heures de latin au lieu de trois ».
Selon Tanguy Lorre, les lycées ne sont pas non plus épargnés par la tendance. « Au lycée Arago de Perpignan, ils ont par exemple imposé à un professeur d’espagnol de regrouper les premières et les terminales en spécialité, alors qu’il y a quand même une épreuve du bac ».
Un cas de figure plus ou moins similaire se serait présenté dans un autre lycée perpignanais, Pablo-Picasso : « Là, le prof d’espagnol a refusé d’associer les secondes, premières et terminales en classe euro (des sections où les élèves ont également un cours de discipline non-linguistique en espagnol, NDLR). Du coup, ils ont fermé la classe euro espagnol de seconde, ce qui leur a permis d’économiser deux heures de cours sur leur dotation globale. Il y avait des élèves inscrits, mais ils considéraient que ce n’était pas suffisant pour maintenir l’option ».
Concernant le remplacement dans le second degré, la Fnec-FO signale des disparités entre les secteurs. « Sur certaines zones, il y a plus de remplaçants titulaires qu’il n’en faut et sur d’autres il y a des manques », résume Tanguy Lorre. « À Picasso, cela faisait plusieurs mois que l’on savait qu’une professeur d’histoire-geo allait passer en mi-temps thérapeutique et en cette rentrée, elle n’était pas remplacée ».
Et ce ne sont là que quelques exemples parmi d’autres des conséquences du manque de moyens que dénoncent les syndicats d’enseignants.
Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 15 septembre 2026)
Perpignan. Grogne au lycée Picasso contre la suppression d’une spécialité (L’Indep)
« Énergie et environnement », une spécialité qui parle au présent mais pas au futur pour la direction du lycée Picasso à Perpignan. Des membres du conseil d’administration et les parents d’élèves ont manifesté contre la suppression d’une spécialité.
Chaque année, au lycée Picasso, les élèves de terminale en STI2D doivent choisir une spécialité. Parmi les quatre proposées, il y a celle intitulée « Énergie et environnement ». Mais à la rentrée des classes 2026-2027, elle n’existera plus. Une suppression « en interne », selon les professeurs de l’établissement, qui a également suscité la colère des parents d’élèves du lycée perpignanais. Tous se sont retrouvés à la sortie des classes ce jeudi 2 juillet pour manifester contre l’initiative.
Tanguy Lorre, responsable syndical de Force ouvrière et membre du conseil d’administration du lycée Picasso, dénonce un « net manque de considération ». Selon lui, les raisons sont « évidemment économiques ». Il explique : « Il n’y a aucun cout pour maintenir la spécialité mais la fermer leur rapportera ». Dès qu’il a appris la nouvelle par les parents d’élèves, le conseil d’administration a demandé à être reçu par l’établissement. Une réponse qui aurait été balayée d’un revers de main par le proviseur du lycée : « Deux heures avant la rencontre, nous avons reçu un message d’annulation nous indiquant que nos priorités n’étaient pas les leurs ».
Une décision qui aurait été prise « en interne »
« C’est une décision qui a été prise en interne, sans avertir personne. Elle ne respecte ni les élèves ni le conseil d’administration. Ce n’est pas du tout réglementaire », affirme Tanguy Lome, professeur à Picasso depuis 22 ans. Désireux de changer le cours des événements, le quinquagénaire s’est joint à plusieurs autres professeurs pour proposer des « solutions à la situation ». « Nous avions trouvé un professeur pour enseigner la spécialité. Ils ont préféré l’utiliser pour d’autres formations », évoque le professeur en filière technologique.
Mais les parents d’élèves et les professeurs craignent aussi, à terme, pour le reste de la filière. « Il y a des BTS spécialisés environnement, et ce sera un prétexte pour les fermer aussi », anticipe le syndicaliste de Force ouvrière.
Contacté, le rectorat indiquait, auprès de L’Indépendant, que « la directrice académique des services de l’Éducation nationale des Pyrénées-Orientales et les services académiques ont pleinement conscience de l’importance de la spécialité Énergie et environnement pour le territoire et réaffirment leur souhait de maintenir cette formation au sein du lycée Picasso de Perpignan dont la carte des formations offertes vise à son identification forte en qualité de lycée formateur dans ce domaine sur le territoire ».
Tina Penaranda (L’Indépendant, le 12 juillet 2026)
Contactée, la direction du lycée n’a pas répondu à nos sollicitations.
« Lycée Picasso Perpignan : Fermeture de l’option EE en STI2D. Le Rectorat sacrifie l’égalité des chances et les métiers de demain pour 15 élèves ! »
Communiqué de presse l’intersyndical CGT Éduc’Action 66, FCPE 66, FSU 66, FO 66,Sud 66
Le lycée Pablo Picasso de Perpignan va perdre à la rentrée 2027 son option Énergies et Environnement (EE) de la filière STI2D. Le motif officiel : un départ à la retraite non remplacé !
Une décision incompréhensible
Alors que 15 élèves ont formulé une demande pour cette option, le Rectorat ne propose aucun enseignant ni aucune solution concrète. Pourtant 3 solutions sont envisageables : une affectation d’un enseignant en interne à Picasso, un enseignant de la zone de remplacement ou une affectation directement du rectorat.
Le Conseil d’Administration avait voté le maintien de la STI2D en terminale dans la Dotation Globale Horaire. Depuis, aucun échange, aucune concertation alors que le Conseil d’Administration aurait dû être consulté au préalable de cette décision, et ce, en contradiction des dispositions de l’article R421-23 du Code de l’Éducation.
En supprimant l’option EE, on supprime l’essence même de la voie technologique : projet concret, groupes réduits, manipulation d’outils professionnels, mixité sociale. On condamne des résultats en hausse de la filière professionnelle, et on désarme une filière qui forme aux métiers d’avenir qui recrutent.
Une rupture d’égalité des chances et des droits pour 15 élèves
Cette fermeture crée une inégalité d’accès à la formation pour les lycéens de l’option EE de la filière STI2D du lucée Picasso. Dans un département engagé dans la transition énergétique – solaire, éolien, rénovation – priver les jeunes d’une formation Energie & Environnement est incohérent avec les besoins des entreprises locales.
Fermer l’option EE à Picasso alors qu’elle existe ailleurs, c’est créer une inégalité territoriale. L’égalité des chances et des droits des élèves à choisir leur orientation n’est pas respectée.
Les signataires exigent le maintien immédiat
La FCPE 66 et les syndicats enseignants CGT Éducation 66, FO 66, FSU 66, SUD Éducation 66, demandent au Rectorat de Montpellier d’affecter un enseignant et de garantir l’ouverture de l’option EE à la rentrée au lycée Picasso.








