Indésirable à Elne, le cinéaste René Vautier mis à l’honneur au Castillet

Le réalisateur René Vautier, dont le nom a été retiré d’un cinéma à Elne par le maire d’extrême droite Steve Fortel, sera célébré à Perpignan. Du 12 au 18 novembre, le cinéma Le Castillet mettra en avant ses œuvres lors de la « Semaine cinéma et liberté ». L’entrée sera gratuite et un débat entre maires est envisagé.

Indésirable à Elne, où le maire d’extrême droite Steve Fortel a décidé de débaptiser le cinéma qui porte son nom, le réalisateur français René Vautier, décédé en 2015, sera mis à l’honneur à Perpignan. Jacques Font, le propriétaire du cinéma Le Castillet, au centre-ville, a en effet décidé de mettre son œuvre en avant à l’occasion d’une Semaine cinéma et liberté, du 12 au 18 novembre prochain.

Ancien résistant communiste, cinéaste engagé, Vautier a privilégié les documentaires militants sur l’Afrique ou les luttes ouvrières aux œuvres de fiction, même s’il reçoit l’Ours d’argent au festival de Berlin en 1958 pour Les Anneaux d’or.

Mais c’est en Algérie, où il rejoint l’ALN (Armée de libération nationale) au sein de laquelle il filme la guerre du côté des combattants pour l’indépendance, qu’il réalise ses œuvres les plus fortes. En 1972, après la guerre, il signe « Avoir vingt
ans dans les Aurès »
, un des premiers et rares films faits en France sur la guerre d’Algérie. C’est ce parcours qui a été sanctionné par le maire d’Elne, Steve Fortel, estimant normal de retirer le nom de quelqu’un « qui a soutenu le FLN ».

Gilles Manceron, historien spécialiste de la période coloniale et rédacteur en chef du journal de la Ligue des droits de l’homme, a contacté Jacques Font pour organiser cet événement. « Une salle sera spécialement dédiée à son œuvre et diffusera tous ses films pendant la semaine. L’entrée sera d’ailleurs gratuite », explique Jacques Font qui travaille à un programme plus précis. Il envisage notamment d’organiser un débat entre les maires des trois villes de la plaine disposant d’un cinéma: Elne, donc, Argelès et Cabestany. Une démarche clairement politique.

Pierre Mathis (L’Indépendant, le 17 octobre 2026)

Appel citoyen à manifester le 17 octobre : à quoi s’attendre ? (L’Indep)

Dans le cadre de l’appel national à la mobilisation lancé pour ce samedi 17 octobre, plusieurs rendez-vous sont évoqués à Perpignan et dans ses environs. Le plus partagé concernait un rassemblement prévu ce samedi a 10h30 sur la place de la République. Mais le préfet a interdit cette manifestation hier. Dans la foulée, de nouveaux appels donnant rendez-vous à la même heure au pied du Castillet se sont mis à circuler.

L’appel initial à se mobiliser dans toute la France contre la hausse des prix des carburants ce samedi 17 octobre serait parti courant septembre d’un compte Tik tok anonyme. Depuis, le mouvement s’est élargi à d’autres revendications et a fait des émules aux quatre coins du pays. Et notamment dans les Pyrénées-Orientales, où un appel à se rassembler ce samedi, à 10h30, sur la place de la République a été largement diffusé sur les ré seaux sociaux. « Les revendications tournent autour de la vie chère, des retraites, des étudiants et des violences policières », résumait ce mercredi une « simple citoyenne » occupée à distribuer des tracts annonçant la mobilisation en centre-ville de Perpignan.

Coup de théâtre: ce vendredi, en fin d’après-midi, le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Régnault de la Mothe, a annoncé qu’il avait pris un arrété pour interdire toute manifestation ce samedi entre 7 heures et 14 heures sur la place de la République. Du coup, de nouveaux appels qui donnent rendez-vous le même jour à 10h30 au pied du Castillet se sont mis à circuler.

S’ils ne sont pas organisateurs, certains syndicats soutiennent le mouvement. « Sur Perpignan, tout reste pour l’instant très flou, mais nous soutenons la mobilisation des jeunes et il y en aura samedi », explique par exemple le secrétaire départemental de la CGT, Julien Berthélémy. « Pour nous la priorité, c’est le 5 novembre, mais celles et ceux qui veulent aller manifester ce samedi au Castillet le peuvent. Personnellement, j’y serai, mais sans drapeau ni chasuble, à titre citoyen ».

« Avec l’inflation, on a pris une grosse claque »

Le président du mouvement étudiant Union progressiste, Gabriel, est dans le même état d’esprit : « On va aller voir comment ça se passe. On participe à la même dynamique. Quand on a vu le tract qui circulait, sur lequel il y avait beaucoup de drapeaux français, on a craint une récupération de la mobilisation, mais on va aller tâter le terrain. Certains camarades lycéens devraient être là aussi. »

L’animateur local de la France insoumise, Francis Daspe, scrute également le mouvement de près. « Pour l’heure, ça reste très gazeux et confus », juge-t-il lui aussi. « On va y aller et voir ce qui se dit. C’est comme pour les Gilets jaunes Au départ, on ne savait pas de quel côté ça tournerait. Mais a priori, les motifs de contestation (le pouvoir d’achat, le manque de démocratie, le partage des richesses…) sont bons ».

Du côté des Gilets jaunes « historiques » de Perpignan aussi, les mots d’ordre mis en avant semblent trouver un écho. « Pas mal de gens parlaient du rassemblement prévu place de la République, confirme l’un d’entre eux. D’autres actions sont également prévues tout au long de la journée, notamment autour des ronds points. Quand nous étions sortis, en 2018, le carburant était à 1,40 euro le litre. Là, il est à 2,30 euros. On a pris une grosse claque. Avec les salaires qui stagnent et l’inflation, on ne s’en sort plus. »

Hormis la manifestation prévue au pied du Castillet, les sites internet recensant les mobilisations annoncées dans l’Hexagone ce 17 octobre mentionnent également des rendez-vous place Arago (10 heures) et place Catalogne (14 heures), ou encore des actions aux péages autoroutiers de Perpignan Sud et Nord, ainsi qu’à celui du Boulou. La mise en place d’un « barrage filtrant » à 8 heures dans le secteur de la gare y est également évoquée. Reste à savoir si ces initiatives se concrétiseront.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 17 octobre 2026)

La préfecture interdit de manifester place de la République à Perpignan

Ce vendredi après-midi, la préfecture des Pyrénées-Orientales a annoncé avoir pris un arrêté interdisant les manifestations place de la République à Perpignan. « Afin de garantir la sécurité des personnes, la libre circulation et le bon déroulement du marché hebdomadaire, un arrêté préfectoral interdit les manifestations place de la République à Perpignan, samedi 17 octobre de 7 heures à 14 heures », écrit la préfecture, faisant suite à l’annonce sur les réseaux sociaux d’un rassemblement annoncé à 10h30 sur ce même lieu.

« Cette mesure est strictement limitée à cette place et à cette plage horaire. Elle n’emporte pas de conséquences pour le reste de la journée ni pour le reste du département. Le droit de manifester est une liberté fondamentale Son exercice doit toutefois respecter le cadre légal en vigueur », ajoute l’institution.

La préfecture des P.-O. rappelle les conséquences de non-application de la loi : « Les manifestations sur la voie publique sont soumises à une déclaration préalable dans les conditions prévues par la loi. Le non-respect de cette obligation est passible de 6 mois d’emprisonnement et de 7 500 € d’amende. Par ailleurs, la participation à une manifestation interdite par un arrêté régulier est passible d’une contravention de 4e classe, soit 750 € maximum. »

Laura Morales (L’Indépendant, le 17 octobre 2026)

« Il restera bloqué jusqu’à ce que la direction réponde » : les étudiants du campus Mailly à Perpignan entament une nouvelle journée de mobilisation (L’Indep)

Une vingtaine de personnes ont bloqué l’entrée du campus Mailly de l’Université de Perpignan ce vendredi 16 octobre 2026 dès 7 heures, empêchant l’accès aux étudiants et au personnel. Les manifestants réclament des infrastructures adéquates et des réformes nationales, menaçant de poursuivre le blocus jusqu’à obtenir une réponse de la direction.

Les mobilisations continuent chez les étudiants. Au campus Mailly de l’université de Perpignan ce vendredi 16 octobre dès 7 heures, une vingtaine de personnes ont bloqué l’entrée. Aucun étudiant, professeur ou membre du personnel n’a pu entrer.

Leurs revendications sont toujours les mêmes. Il y a une semaine jour pour jour, ils avaient déjà constitué une chaîne humaine devant l’entrée de l’établissement pour se faire entendre. « Nous n’avons pas de parking à proximité, l’accès à l’université est compliqué pour certains, nous n’avons pas de restaurant universitaire comme au campus du Moulin à Vent, et nous avons un problème de passerelle entre les filières, qui a été rompu de façon délibérée. Certains étudiants se retrouvent bloqués notamment pour passer du droit aux sciences économiques », a précisé Riad Bouafia, étudiant à l’antenne du centre-ville de Perpignan. À cela s’ajoutent des revendications nationales, telles que les « places en master », le « gel des APL » et « une réforme de Parcoursup ».

Selon les manifestants, « le campus restera bloqué jusqu’à ce que la direction réponde à nos revendications et que les représentants du campus soient reçus par la direction ».

Pas pénalisés malgré leur absence en cours

La semaine dernière, une assemblée générale a eu lieu à l’université au Moulin-à-Vent avec l’Union progressiste, l’Union syndicale lycéenne, les étudiants et lycéens membres de la société civile. À l’issue de leur réunion, ils s’étaient « mis d’accord sur des moyens d’action qui respectent la sécurité de tous ; dont notamment la continuité des blocus, le dialogue avec les personnels et les étudiants, ou encore des pôles d’organisation pour permettre une action plus efficace et moins éreintante ». Parmi leurs revendications, ils ont demandé « la banalisation des emplois du temps, c’est-à-dire la possibilité de ne pas être pénalisé en cas d’absence en cours, malgré la présence obligatoire en conditions normales ».

Frédérique Berlic (L’Indépendant, le 16 octobre 2026)

Mouvement des lycéens : à Font-Romeu, les élèves du lycée Pierre-de-Coubertin continuent la mobilisation (L’Indep)

Ce jeudi matin, le collège-lycée Pierre-de-Coubertin était concerné par une mobilisation lycéenne, à l’instar de 1027 établissements en France. À 10h, une quarantaine de lycéens s’est rassemblée devant l’établissement afin de rejoindre, en cortège, le Calvaire de Font-Romeu.

Le choix du lieu d’arrivée revêtait-il une dimension symbolique pour les élèves du lycée de Font-Romeu ? « Par le nom un peu, mais c’est surtout un endroit, de par son panorama qui offre de la visibilité », ont répondu les élèves qui ont besoin d’être entendus. Si la mobilisation était nettement moins importante que mardi dernier, les jeunes n’en étaient pas moins déterminés à faire entendre leurs revendications, tout en dressant un constat lucide de leurs difficultés. Victoria élève de terminale prend la parole : « ce qui nous impacte le plus, c’est Parcoursup. Tous les jours, on est stressés. On sait que chaque note compte puisque nous sommes hiérarchisés par classe et on a des angoisses constantes. Ici, nous avons la chance d’avoir un lycée adapté à la météo, mais dans d’autres établissements, c’est catastrophique. Ce qui nous touche le plus, c’est le manque de professeurs. L’année dernière j’avais une prof de techno, anglais et enseignement scientifique et aucune des trois matières n’était sa spécialité ! »

Léan, élève de 1re et Thomas, élève de terminale reprochent « la lourdeur des emplois du temps. On veut aussi l’abrogation de Parcoursup qui est très mal organisé, trop de personnes n’ont pas ce qu’elles souhaitent. On est également là pour faire entendre nos voix, par solidarité avec les autres lycées. »

Des enseignants solidaires de leurs élèves

Si les lycéens étaient moins nombreux que lors du précédent rassemblement, ils étaient davantage accompagnés par leurs enseignants. Clément Metreau, professeur d’histoire-géographie, explique les raisons de son engagement : « je suis solidaire des élèves qui sont en détresse et n’ont pas été assez écoutés. Le contexte international n’est pas facile, au niveau économique. J’ai l’impression qu’ils ne se voient pas trop d’avenir. Quand les élèves vous posent la question sur une 3e guerre mondiale, s’ils vont trouver un emploi, ça me travaille. »

Un constat partagé par Petra Donnellan, professeure d’anglais : « c’est important de les soutenir, ça fait partie de mon rôle d’enseignante. Les élèves sont tout le temps stressés, pour le contrôle continu, chaque note compte, il ne faut aucun raté. En tant que prof principale, j’essaie de les orienter car nous n’avons plus de conseillère d’orientation. Les élèves se sentent perdus et ont du mal à se projeter. »

Ce nouvel acte de mobilisation s’est déroulé dans une ambiance relativement légère, sans pour autant atténuer la portée des revendications. Derrière ce rassemblement, les lycéens dénoncent la pression scolaire, les difficultés d’orientation et le manque de perspectives. Autant de préoccupations qui traduisent un mal-être et une incertitude grandissants chez les jeunes.

Frédérique Berlic (L’Indépendant, le 16 octobre 2026)

Les menaces sur le site ferroviaire de Cerbère et ses 37 emplois se précisent, les syndicats ne lâchent pas l’affaire (L’Indep)

Les syndicats français et espagnols se sont réunis ce jeudi 15 octobre à Cerbère pour réclamer le maintien du site de fret ferroviaire frontalier. L’actuel gestionnaire du chantier envisage de licencier ses 37 salariés locaux dans le cadre d’un plan social qui vient d’être signé, mais que la direction du travail doit encore valider.

La menace se précise. Selon les délégués syndicaux de DB Cargo Iberia Axle Change, ce mardi 13 octobre 2026, les négociations autour du plan social que l’entreprise a lancé sur son site ferroviaire de Cerbère ont abouti à une signature. Il appartient désormais à la direction du travail de valider ou non le projet. Celui-ci prévoit le licenciement des 37 salariés qui procèdent au changement d’essieux des trains de marchandises transitant entre la France et l’Espagne. Une opération rendue obligatoire par la différence d’espacement des rails entre les réseaux des deux pays.

C’est dans ce contexte que le Conseil syndical transfrontalier (Csir) Pyrénées-Méditerranée, qui regroupe huit syndicats français et espagnols, a organisé ce jeudi 15 octobre à Cerbère un rassemblement de soutien suivi d’une réunion destinée à présenter les enjeux du dossier. Alors qu’en parallèle, cinq entreprises auraient répondu à l’appel à manifestation d’intérêt que la SNCF a lancé pour tenter de trouver un repreneur à l’espace industriel. Nul ne peut cependant dire pour l’instant si ces sociétés iront jusqu’au bout, ni en quoi consiste exactement leur projet.

« Bien que DB Cargo Iberia, à qui appartient le site de Transfesa, soit une entreprise de droit privé, on considère qu’elle assure un service public », souligne le responsable transports du Csir, Pierre Place, de la CGT. « Si la fermeture du site était actée, ce serait inacceptable. L’Espagne a annoncé au mois d’août à la Commission européenne qu’elle garderait 70 % de son réseau à l’écartement ibérique. La seule solution, c’est de passer par les équipements de Transfesa. Par ailleurs, le système de levage peut également servir à faire de la maintenance. »

À l’instar de Pierre Place, Jean-François Virama et Pierre Grousset, de l’Unsa, craignent l’impact de la fermeture du site ferroviaire sur l’autoroute A9/AP7 et le village de Cerbère. « Il y a déjà 14 000 camions par jour qui passent au Perthus. Au-delà de l’aspect humain, si le fret s’arrête sur cette ligne, l’autoroute va être saturée, alertent-ils. Et derrière les emplois supprimés, il y a des familles. La fermeture de Transfesa impacterait l’école, la vie sociale et les commerces de Cerbère. »

De leur côté, les délégués syndicaux de DB Cargo Iberia Axle Change, Antoine Calero (FO), et Sébastien Auzou (CFTC), font grise mine. « Ici, c’est un cimetière de wagons, déplorent-ils. Le site devrait fermer entre le 31 octobre et le 31 décembre. Tout le monde va être licencié. Le trafic a d’ores et déjà été détourné sur Hendaye. Nous sommes en train de dépolluer le site. »

Concernant l’appel à manifestation d’intérêt, les syndicalistes soulignent que « même si une société était retenue, elle ne serait pas obligée de reprendre le personnel ».

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 16 octobre 2026)

Mise en place d’un « Conseil territorial de la logistique »

À Monsieur Pierre Regnault de la Mothe
Préfet des Pyrénées-Orientales

Perpignan le 14 octobre 2026

Monsieur le préfet,

Nous apprenons par voie de presse la mise en place d’un « Conseil territorial de la logistique ».

Nous nous permettons de vous rappeler que notre association d’élus est à l’origine d’une proposition de ce type dès le printemps 2024. Nous nous étions alors adressés à votre prédécesseur, Monsieur Thierry Bonnier, pour affirmer notre conviction que la lutte contre le réchauffement climatique exigeait de reconquérir une part modale significative du fret au profit du ferroviaire.

Nous avions également proposé que soit examiné en urgence un plan de mise en circulation de trains du quotidien dans les trois vallées du département, afin de lutter contre l’asphyxie routière de l’agglomération perpignanaise et d’offrir aux habitants une véritable alternative, tant sur le plan environnemental que social. La crise énergétique et climatique que nous traversons conforte nos convictions et la pertinence de ces propositions.

En avril 2025, nous avions relancé le Préfet Thierry Bonnier, en nous étonnant qu’une réunion sur ce thème se soit tenue sans la présence de tous les acteurs concernés. Il nous avait été répondu qu’à l’issue de cette première étape la concertation serait effectivement élargie.

Or nous constatons que vous renouvelez l’annonce d’une démarche en étant accompagné du seul Président de la CCI. Sans mettre en cause l’engagement de ce dernier, il nous semble que la CCI, dont la mission première est de représenter les intérêts des entreprises, n’est pas nécessairement la mieux placée pour porter seule une réflexion qui suppose de transformer en profondeur, de manière ambitieuse et novatrice, les pratiques en matière de logistique.

Par ailleurs, l’annonce simultanée de la fermeture précipitée de l’ entreprise Tranfesa sur le site de Cerbère nous préoccupe : celle-ci devrait pouvoir continuer à jouer un rôle dans le développement du ferroviaire sur notre territoire.

Nous réitérons donc notre demande que l’ensemble des acteurs concernés, notamment les associations d’élus et les organisations syndicales de salariés, soient associés à l’étude en cours. À cette fin, nous vous demandons de bien vouloir nous communiquer l’intitulé du bureau d’études chargé de cette mission. L’argent public consacré à ce travail doit en effet permettre de recueillir, en amont, l’ensemble des avis et propositions.

Nous vous remercions de votre attention et vous confirmons que notre association est prête à contribuer à cette réflexion et à formuler des propositions. Elle est pleinement engagée à faire réellement progresser la lutte contre les injustices, environnementale et sociale.

Dans l’attente de votre réponse, nous vous prions d’agréer, Monsieur le préfet, l’expression de notre haute considération.

Jean-André Magdalou
Maire d’Alénya
Président de la Coopérative des Elus communistes, républicains et citoyens

Étude de faisabilité pour la modernisation de l’embranchement ferroviaire du port de Port-Vendres

À Madame Hermeline Malherbe
Présidente du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales

Perpignan le 14 octobre 2026

Madame la Présidente,

Vous avez récemment présenté à la presse des résultats prometteurs concernant le développement de l’activité portuaire à Port Vendres.

Nous nous en réjouissons d’autant plus que depuis plus de 25 ans le PCF 66 et ses élus au Conseil départemental ont soutenu et promu l’idée de ce troisième quai.

Il semble tenir ses promesses mais en contrepartie se pose avec acuité la stratégie logistique déployée pour absorber l’accroissement des tonnages débarqués.

Celui-ci ne peut se traduire par la seule augmentation du trafic routier qui serait susceptible de doubler.

Nous réitérons la proposition que nous vous avons faites par courrier conjoint avec le Président la Coopérative 66 des élus CRC en date du 26 novembre 2025 (lettre restée sans réponse) afin que soit engagée une étude de faisabilité pour la modernisation de l’embranchement ferroviaire qui dessert le Port et ainsi pouvoir transporter par le rail la plus grande partie possible des marchandises débarquées.

La collectivité annonçant une enveloppe de 48 Millions d’Euro d’investissement supplémentaire concernant les installations portuaires, cette étude pourrait être aisément financé.

Cela permettrait de faire pression sur l’État et la SNCF afin qu’ils programment le financement des travaux nécessaires.

L’opportunité de cette étude est, de plus, renforcée par l’annonce faite par le préfet du lancement d’un Conseil territorial de la logistique dans notre département et d’un rapport abordant la notion d’un schéma logistique définissant des priorités d’investissement.

L’exposition particulièrement forte de nos territoires aux conséquences du réchauffement climatique doit faire de la lutte contre celui-ci une priorité.

Le report sur le rail du transport de marchandises serait d’un apport important pour faire reculer les émissions de gaz à effet de serre dont est responsable ce secteur d’activité.

Je vous prie d’agréer, Madame la Présidente l’expression de nos sincères salutations.

Pour le secrétariat départemental du PCF 66
Michel Coronas
Porte-parole du PCF

« On se moque de nous » : dépassés par l’inflation, les retraités font entendre leur colère à Perpignan (L’Indep)

Ce mercredi, en fin de matinée, près d’une centaine de retraites en colère ont défilé dans les rues de Perpignan. Pour réclamer une augmentation des retraites complémentaires du privé à même de rattraper l’inflation, tout en protestant contre le projet de budget 2027.

Ils étaient autour de 80 retraités à défiler ce mercredi matin en centre-ville de Perpignan. Première étape : le siège local du Mouvement des entreprises de France (Medef). Les manifestants entendaient ainsi mettre la pression sur le patronat alors qu’a Paris les négociations autour de l’augmentation des retraites complémentaires du privé (Agirc-Arrco) battaient leur plein. « Nous dénonçons le gel du point d’indice pour 2026 et demandons un rattrapage au niveau de l’inflation », résumait en fin de matinée le secrétaire départemental de la CGT Retraités, Eugène Rios. « L’Agirc-Arrco a une réserve financière de 91 milliards d’euros. Il n’y a pas de raison de ne pas augmenter les retraites complémentaires du privé. » Surtout avec la hausse des prix de l’énergie, de la nourriture et du carburant qui touche les retraités au même titre que le reste de la population.

Après s’être rejoints devant le Medef, les manifestants se sont rendus devant la préfecture pour mettre l’accent sur la seconde revendication du jour : la dénonciation du projet de budget 2027. « Un budget de régression sociale », qui prévoit notamment de « désindexer de l’inflation les pensions de base à partir de 1 200 euros brut, alors que c’est encore en dessous du seuil de pauvreté ».

Ce mercredi, quelques lycéens et étudiants en lutte s’étaient également associés au cortège. « Nous sommes là pour soutenir nos papis et nos mamies. Pour tout ce qu’ils ont accompli, ils méritent de vivre dignement », a estimé au micro Luna, la secrétaire générale du mouvement étudiant Union progressiste.

Épilogue de la mobilisation : en fin de journée, les négociations menées au siège parisien de l’Agirc-Arrco ont débouché sur une augmentation des retraites complémentaires du privé à hauteur de 1,4 % au 1er novembre 2026. Insuffisant aux yeux d’Eugène Rios. « L’inflation est à plus de 2 %. Ils se moquent de nous ! », juge-t-il. Avant d’annoncer qu’une délégation de retraités catalans sera bien présente à Paris pour participer à la manifestation prévue le 19 novembre.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 15 octobre 2026)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4134 – vendredi 16 octobre 2026)

L’édito de René Granmont. La lutte continue…
Matinée de réflexion sur le Travailleur Catalan et repas solidaire

Focus

Mobilisations. Un mouvement qui s’élargit
Interview

Événement

La pauvreté en France
Secours catholique. Une aide financière, un accompagnement
Secours catholique. Caritas France
Une jeunesse plongée dans la précarité
La banque alimentaire
Dans les Pyrénées-Orientales
Alénya. Au palmier solidaire
Secours populaire français. La solidarité en action
UNCAS. Le cri d’alarme des centres communaux d’action sociale
Restos du cœur. Plus de 160 000 repas servis !
PCF 66. Mettre le capital à la diète

Département

Incendie 2026. Un débriefing accablant
Coup de gueule. Hypocrisie
Fonction publique. La CGT 66 en ordre de marche
Une manifestation sereine mais déterminée
Raphaël Gluskman vainqueur de la primaire de la gauche social-démocrate

Sport

Top 14. Le sac de gemecs vannetais endort l’USAP

Culture

Où sortir ?
Hommage. Michèle Audin, une surdouée
Alénya. Le phénomène OSAR
Exposition. Tichadou et son Bestiaire
Ciné. Justin le Juste
Amis d’Alain Marinaro. Parfum de Russie
Mémorial. Une mémoire vivante

France

Santé. Pesticides à vie ?

Monde

Espagne. Le coup de poker de Pedro Sànchez

Histoire

Idées. Et les Lumières, à nouveau, furent… avec Léa Ypi

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Mouvement des lycéens : « On en a assez des promesses non-tenues » (L’Indep)

Ce mardi 13 octobre, la mobilisation lycéenne s’est poursuivie, en France, mais aussi à Perpignan, où plusieurs centaines de personnes ont battu le pavé pour continuer à exprimer leurs revendications et dénoncer leur situation.

Ils étaient environ 800 à être descendus dans les mes perpignanaises, ce mardi 13 octobre. C’est bien moins que lors des précédents rendez-vous, mais les lycéens ont su, malgré tout, se faire entendre. Il était aux alentours de 10h40 lorsque ces derniers sont arrivés sur la place de la Victoire, au pied du Castillet, pour rejoindre les syndicats déjà présents sur les lieux.

Ce n’est que quelques minutes plus tard que le cortège, une fois rassemblé, s’est mis en marche en direction du Quai Jean de Lattre de Tassigny pour rejoindre le boulevard des Pyrénées. Les manifestants sont ensuite passés devant la place de Catalogne pour accéder au boulevard Georges Clemenceau et se rendre à nouveau au Castillet lors d’une marche où aucun débordement ne semble avoir été constaté.

Vers 12h30, une délégation composée de l’Union syndicale lycéenne (USL), du mouvement étudiant Union progressiste ainsi que de syndicats enseignants, a quant à elle été reçue par le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de La Mothe.

Des dénonciations

Mais avant cela, les manifestants ont organisé une prise de parole devant la préfecture. Si ces derniers ont une nouvelle fois fait part de leurs revendications, comme le manque de professeurs ou encore la suppression de Parcoursup, ils en ont également profité pour dénoncer leur situation.

Pour l’Union syndicale lycéenne du lycée Pablo Picasso, « on en a assez des réunions, des convocations et des promesses non-tenues, car rien ne change ». Tandis que pour le lycée Arago on dénonçait « l’administration de notre établissement qui cherche à nous faire taire. »

Durant ces prises de parole, les forces de l’ordre ont également été ciblées, que ce soit en raison des nombreuses arrestations qui ont eu lieu en France ou des violences dont elles font l’objet d’accusations. Un point que les lycéens ont également souhaité faire remonter au préfet.

« On veut évoquer les violences policières, mais aussi la pression que subissent des élèves de la part de leur établissement, avec la levée des absences liées au mouvement et nos revendications », a résumé Louise de l’USL pour le lycée Jean Lurçat. « Aucune sanction ne doit être portée aux lycéens qui sont présents durant les manifestations Il ne faut pas que cela leur porte préjudice, notamment avec Parcoursup », a réclamé Éloïse Chenus, de l’Unsa.

Antoine Castellet (L’Indépendant, le 14 octobre 2026)