À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4130 – vendredi 18 septembre 2026)

L’édito de Michel Marc. Maintenant, àa suffit et ça se voit
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Dossier – Fête de l’Huma

L’Huma ! L’humanité rassemblé. La Fête de l’Huma, la fête de l’espoir
Un Fabien Roussel offensif
La diversité, une force pour agir
Libres témoignages, spontanés, rapides des camarades et amis catalans, bâtisseurs de la fête et du stand des P.-O.

Département

Transports Rail en Région Occitanie. Un bilan positif et quelques perspectives
Référendum. On conserve le nom Pyrénées-Orientales
Cultures de Paix. Dix jours pour la paix dans le département
Train jaune. Deux conducteurs convoqués pour des sanctions
Conflent-Canigó. On se bouge pour la santé et on recrute !
Les gaziers et électriciens en grève ce lundi 15 septembre. Leur statut lourdement attaqué
Agriculture et crise. Deux exemples signifiants dans le Fenouillèdes
À Maury, à la cave coopérative

Sport

USAP. Cantem més fort

Culture

Jazzèbre. Musiques nomades
Où sortir ?
Mémorial de Rivesaltes. Visite théâtralisée et lancement de saison
Exposition. Quand l’homme rjoint sa part animale
Petit duos : la guitare mise en valeur

France

La France s’enfonce dans la pauvreté
Journée de grève et de mobilisation. Les fonctionnaires se rebiffent le mardi 29 septembre

Monde

Cuba à la Fête de l’Humanité. Une solidarité active, indéfectible à faire grandir
Israël. Netanyahou savait !

L’humeur de Jean-Marie Philibert

STOP aux atermoiements et au laisser faire

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Prades. Une rentrée sous le signe de l’inquiétude au lycée Renouvier (L’Indep)

Vœux, spécialités, les représentants élus des parents d’élèves ont été saisis par une douzaine de familles pointant des dysfonctionnements.

L’affectation des élèves en enseignements de spécialité pose souci en cette rentrée 2026. « Pour la majeure partie des affectations remises en cause, le quatrième vœu a été retenu par l’établissement au détriment des trois premiers, sans aucune in-formation, ni concertations préalables », dénoncent les élus locaux de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE). « Les élèves ont appris cette substitution le jour même de la rentrée. Par ailleurs, quelques familles se sont vues affecter des spécialités qui n’avaient fait l’objet d’aucun de leurs vœux ». Une surprise plutôt désagréable pour des élèves qui ont beaucoup de choix compliqués et souvent déterminants à faire dès leur année de seconde. Des choix qui réduisent déjà leurs possibilités pour de futures études.

Absence d’informations, de dialogue et concertation

« Par exemple, un élève de sensibilité plutôt littéraire et peu à l’aise dans les disciplines scientifiques, se retrouve projeté en enseignement de spécialité mathématique. Un autre qui avait construit son orientation autour de disciplines humanistes comme histoire de l’art, littérature et philosophie se retrouve avec des maths et de la chimie. Ce qui obère inévitablement son orientation en classe de terminale, voire dans l’enseignement supérieur ». Les élus « ne contestent pas la nécessité pour l’établissement de procéder à des ajustements, mais déplorent l’absence d’informations, de dialogue et de concertation préalable avec les familles ».

Saturation des effectifs pour certaines spécialités ? Les maths font-elles moins rêver que l’anglais monde contemporain ? « Peu importe, l’établissement a eu connaissance dès la mi-juin, de tous les vœux émis par les élèves de seconde. Il aurait pu anticiper, soit en contactant les familles, soit en affectant par exemple une part de sa dotation globale horaire au dédoublement de ces classes. Vous imaginez que certaines des familles concernées n’ont pas encore obtenu de rendez-vous avec la direction, deux semaines après la rentrée ». Contactée par nos soins à ce sujet la direction a expliqué ne pas comprendre. « Nous avons fait une réponse aux parents d’élèves qui devrait les rassurer au contraire ». L’objectif n’est visiblement pas atteint.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 16 septembre 2026)

Les salariés de l’énergie manifestent leur colère (L’Indep)

Hier, à Perpignan, entre 100 et 150 personnes se sont réunies en fin de matinée devant la préfecture dans le cadre du mouvement de grève national des salaries de l’énergie. Les menaces qui planent sur le tarif préférentiel accordé aux agents pour l’électricité et le gaz étaient au cœur de la contestation.

Barnum installé sur le quai Sadi-Carnot, pétards SNCF, fumigènes… Les salariés de l’énergie (Enedis, GRDF, EDF, Société hydroélectrique du Midi…) n’ont pas fait les choses à moitié lors du rassemblement organisé ce mardi matin devant la préfecture de Perpignan. Entre 100 et 150 personnes étaient au rendez-vous. La CGT Mines-Énergie revendique un taux de grévistes de 15 % dans le secteur.

Tout est parti d’un récent rapport de la Cour des comptes qui pointe entre autres du doigt le coût du tarif préférentiel accordé depuis 1946 aux salariés de l’énergie pour l’électricité et le gaz. Un tarif que la Cour des comptes préconise de plafonner et de fiscaliser davantage. « Ils veulent le supprimer par étapes », soupçonne le secrétaire départemental de la CGT Mines-Énergie, Philippe Antico. « Nous sommes attaqués frontalement. Le « tarif agent », qui nous permet de ne payer que 10 % de la facture d’électricité, est l’une des composantes de notre salaire. Ce tarif vise à compenser le fait que les salaires sont plus faibles que pour les mêmes tâches dans le privé ».

Pour les travailleurs mobilisés, les menaces qui planent sur le tarif agent, dont bénéficient également les retraités du secteur, sont tout simplement incompréhensibles. « On paye déjà des impôts dessus », souligne le délégué syndical central de GRDF, Sébastien Raya. « On a une grille de salaire qui n’est pas folichonne. Son entrée est en dessous du Smic. Le tarif agent est l’un des éléments qui fait qu’on a en fin de compte quelque chose de correct ».

Le syndicaliste souligne également que les entreprises du secteur ont déjà du mal à recruter et que réduire le pouvoir d’achat des agents n’arrangerait pas la situation.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 16 septembre 2026)

Rentrée : FO alerte sur les effets concrets de la baisse des moyens (L’Indep)

La fédération FO de l’éducation livre un premier bilan des conditions de la rentrée en pays catalan. Elle pointe du doigt les conséquences de l’austérité budgétaire dans les écoles, collèges et lycées du département Et illustre son propos avec plusieurs exemples concrets.

Pas de miracle. Pour la fédération FO de l’éducation (Fnec-FO) : « Les conditions de la rentrée dans le département sont la déclinaison des conditions nationales ». Sur l’ensemble du territoire français, le ministère a supprimé pour cette année scolaire 4 000 postes d’enseignants (de la maternelle au lycée) en mettant en avant la baisse démographique. Dans les écoles du département, ces coupes franches se sont notamment traduites par 23 fermetures de classes pour 9 ouvertures, là où FO en réclamait 19.

« Dans les écoles, les conditions se dégradent pour les élèves comme pour les enseignants », dénonce le secrétaire départemental de la Fnec-FO, Tanguy Lorre. « Par ailleurs, une partie des remplaçants sont déjà placés sur un poste à l’année. Le risque étant qu’on ne puisse pas remplacer les enseignants absents dans les semaines qui viennent ».

Dans les collèges et lycées, plusieurs situations interrogent également le syndicaliste. « Dans le second degré, les dotations des établissements sont en diminution », resitue-t-il. « On ne respecte pas le nombre légal d’heures d’enseignement dans tous les collèges. Dans certaines classes du collège du Soler, ils ont notamment deux heures de latin au lieu de trois ».

Selon Tanguy Lorre, les lycées ne sont pas non plus épargnés par la tendance. « Au lycée Arago de Perpignan, ils ont par exemple imposé à un professeur d’espagnol de regrouper les premières et les terminales en spécialité, alors qu’il y a quand même une épreuve du bac ».

Un cas de figure plus ou moins similaire se serait présenté dans un autre lycée perpignanais, Pablo-Picasso : « Là, le prof d’espagnol a refusé d’associer les secondes, premières et terminales en classe euro (des sections où les élèves ont également un cours de discipline non-linguistique en espagnol, NDLR). Du coup, ils ont fermé la classe euro espagnol de seconde, ce qui leur a permis d’économiser deux heures de cours sur leur dotation globale. Il y avait des élèves inscrits, mais ils considéraient que ce n’était pas suffisant pour maintenir l’option ».

Concernant le remplacement dans le second degré, la Fnec-FO signale des disparités entre les secteurs. « Sur certaines zones, il y a plus de remplaçants titulaires qu’il n’en faut et sur d’autres il y a des manques », résume Tanguy Lorre. « À Picasso, cela faisait plusieurs mois que l’on savait qu’une professeur d’histoire-geo allait passer en mi-temps thérapeutique et en cette rentrée, elle n’était pas remplacée ».

Et ce ne sont là que quelques exemples parmi d’autres des conséquences du manque de moyens que dénoncent les syndicats d’enseignants.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 15 septembre 2026)

Collèges : jusqu’à 35 degrés dans certaines classes la semaine dernière (L’Indep)

Le syndicat d’enseignants Snes-FSU tire la sonnette d’alarme concernant la température dans les collèges qui a encore dépassé les 30 degrés dans plusieurs établissements la semaine passée. Un seuil au-delà duquel des risques pour la santé existent.

Jusqu’à 35 degrés dans certaines salles au collège de Rivesaltes, 34,5°C au collège Sévigné de Perpignan, autour de 32°C à Camus, Jean-Moulin ou Pagnol, ainsi qu’à Cabestany, Port-Vendres ou Saint-André… Selon les relevés récoltés par le syndicat d’enseignants du secondaire Snes-FSU, une semaine après la rentrée, la température reste suffocante dans de nombreuses classes de collèges des Pyrénées-Orientales. Sans compter des taux d’humidité dépassant parfois les 50 % qui accroissent encore la sensation de chaleur.

« Les conséquences du changement climatique sont bien plus fortes que ce à quoi s’attendaient les pouvoirs publics », alerte l’un des co-secrétaires départementaux du Snes, Ignacio Valenzuela. « Les périodes de fortes chaleurs s’allongent. Les conditions de travail et d’apprentissage sont plus que dégradées et mettent en danger la santé des enseignants et des élèves. Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), pour le travail de bureau, le risque existe des que la température de-passe les 30 degrés. »

Le fait que le ministère de l’Éducation annonce fin juin, en pleine canicule, un fonds de 50 millions d’euros dédié au diagnostic et à l’équipement du bâti scolaire pour en retrancher 40 millions d’euros en septembre n’est pas pour calmer l’ire du syndicat.

« C’est inacceptable », juge Ignacio Valenzuela. « On est conscients qu’adapter le bâti constitue un investissement important et que les collectivités ne peuvent pas tout financer toutes seules. Ce désengagement de l’État est scandaleux Nous ne demandons pas forcément la climatisation. L’adaptation du bâti scolaire peut aussi passer par l’installation d’ombrières ou la végétalisation. Ce qu’on veut, c’est une amélioration des ambiances thermiques et quand cela n’est pas possible, un aménagement des horaires. »

De son côté, la vice-présidente du conseil départemental en charge des collèges, Marie-Pierre Sadourny, assure que la collectivité est bien résolue à résoudre la problématique. Avec des dispositifs à cout, moyen et long termes « Le travail sur la végétalisation des cours est dores et déjà engagé. Nous avons aussi commencé à poser des filtres anti-UV ainsi que des brise-soleil sur les fenêtres et nous allons débloquer dès octobre 60 000 euros supplémentaires sur le budget 2026 pour que les établissements puissent acheter des équipements de rafraichissement et des brasseurs d’air », détaille l’élue concernant le court terme.

En cette rentrée, Marie-Pierre Sadourny annonce également des mesures plus ambitieuses, mais à moins brève échéance : « Dès l’année prochaine, nous allons commencer à climatiser les restaurants scolaires, ainsi que les centres de documentation et d’information (CDI) ou les salles polyvalentes afin de faire des lieux refuges, où pourraient également se dérouler les épreuves du brevet. Dans les salles de classe les plus exposées, nous allons également coupler les ventilateurs de plafond à des dispositifs de circulation de l’air, qui permettront de faire baisser la température de 3 ou 4 degrés. »

Entre 2028 et 2030, l’ensemble des lieux de refuge devraient être mis en place et dix premiers établissements équipés de nouvelles centrales de traitement de l’air. Entre toutes les mesures prévues sur la période, l’investissement prévisionnel s’élève à 4,6 millions d’euros.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 septembre 2026)

35 a 40 millions d’euros nécessaires pour le « tout clim »

En plus des mesures à court et moyen termes, le conseil départemental travaille également sur une trajectoire de « tout clim » qui s’étalerait sur plusieurs années. Il a même déjà chiffré le coût d’une telle opération, qui comprendrait également des travaux d’isolation, d’extension de préaux et de végétalisation, à 35 ou 40 millions d’euros pour les 31 collèges publics des Pyrénées-Orientales. « Mais il faut encore que nous travaillions le budget et que nous abondions les lignes de trésorerie », précise Marie-Pierre Sadourny. « À ce stade, l’État pourrait apporter 10 000 euros par établissement. C’est sûr qu’il faudrait plus… Plus l’État nous accompagnera et plus nous pourrons mener à bien ce projet rapidement. »

À noter : le nouveau collège en cours de construction à Claira et celui en projet au Boulou seront équipés d’office de systèmes de brassage, de centrales de traitement de l’air et de zones refuges climatisées.

Manifestons notre solidarité avec les cheminnots CGT du Train Jaune

Sur la ligne du Train Jaune, deux cheminots CGT se voient reprocher des manquements au Règlement intérieur.

L’un pour avoir laissé une personne de la presse pénétrer dans le poste de conduite d’une rame et ce afin de réaliser un reportage consistant à la promotion de ladite ligne.

L’autre pour avoir manqué à une règle de procédure de conduite.

Le positionnement de la Direction Régionale est de menacer ces deux cheminots de la sanction la plus élevée avant la révocation soit respectivement dix et douze jours de suspension de traitement assortis pour le dernier cas d’une menace de mutation, qui nous rappelle de fâcheux précédents sur cette même ligne.

La Direction Régionale a la main très lourde pour des fautes qui n’ont entrainé ni l’une, ni l’autre des conséquences pour la sécurité des passagers.

Dans le premier cas il n’est pas rare qu’à des fins promotionnelles des personnes soient présentes quelques instants dans la cabine de pilotage de la motrice.

Dans le second cas pour des faits similaires qui ont eu lieu il y a deux ans sur la même ligne aucune sanction n’a été prise si ce n’est un rappel à l’ordre formel.

La différence est que ces deux cheminots concernés sont des militants CGT et que dans le deuxième cas il s’agit du secrétaire de l’Union Départementale CGT des P.-O, notre camarade Julien Berthélémy.

Le niveau des sanctions envisagées est clairement discriminatoire.

Si la Direction Régionale de la SNCF persiste dans cette voie c’est une volonté de mener une politique de répression à l’encontre des acteurs de l’organisation syndicale, qui en relation avec la population et l’opinion publique a depuis des décennies mené les luttes qui ont permis de sauver le Train Jaune.

Un Conseil de discipline se tiendra le 17 septembre 2026 à Toulouse. Nous invitons tous les camarades disponibles à se joindre à l’initiative de l’UD CGT dont vous trouverez les modalités d’organisation ci-contre et dans l’agenda.

Michel Coronas
Pour le secrétariat Départemental du PCF 66

Ille-sur-Têt. Les jardins familiaux d’Ille restent fermés (L’Indep)

Le tribunal administratif de Montpellier a valide, jeudi 3 septembre, l’arrêté municipal interdisant l’accès aux jardins familiaux d’Ille-sur-Têt, endommagés par un incendie en juillet. Le collectif « Sauvons nos jardins » a contesté cette décision, soulignant l’impact sur les activités des habitants.
Le maire a proposé des parcelles alternatives.

C’est un nouveau coup de massue pour les habitants qui cultivaient les jardins familiaux d’Ille-sur-Têt. Le jeudi 3 septembre 2026, le tribunal administratif de Montpellier a statué en faveur de la municipalité, alors qu’un de ses arrêtés, en date du 11 août 2026, a été attaqué en référé devant la justice.

Ce document concernait une interdiction de se rendre dans les jardins familiaux de la commune, au lieu-dit le Tuire, « à toute personne non autorisée, jusqu’à nouvel ordre ». Il était également évoqué « un risque pour la sécurité des personnes en raison de son état de dégradation », mais aussi que « des personnes étrangères à la propriété concernée pénètrent sur les lieux, s’’exposant ainsi a des risques graves portant atteinte à la sécurité publique ».

Une décision qui intervenait alors qu’un feu venait de parcourir pris de 5 000 hectares, début juillet, en partant de Trévillach, avant de poursuivre sa route vers Ille-sur-Tet et les environs. Les jardins familiaux avaient en partie été dévorés par les flammes. Seules quelques parcelles situées au plus près de la déchetterie étaient à peu près intactes.

Un arrêté qui, dès le lendemain, a donc été attaqué devant la justice pour le faire suspendre.

Parmi les motifs évoqués par les requérants : la légalité de cette mesure et « le préjudice actuel et renouvelé, à raison de l’impossibilité d’entretenir les parcelles, de nourrir les animaux de basse-cour, de la perte des cultures, activités pratiquées sous le bénéfice d’autorisations d’occupation de longue date ».

Les jardins familiaux Henry Demay, la solution ?

Contacté par L’Indépendant, le collectif « Sauvons nos jardins » a réagi à la décision du tribunal administratif de Montpellier. Pour lui, cette décision est incompréhensible et il a assuré que « le juge n’avait pas toutes les cartes en main ».

Il est aussi revenu sur la proposition du maire, Alain Fabresse, qui expliquait que des parcelles étaient disponibles aux jardins familiaux Henry Demay (situés à proximité du camping municipal Le Colomer, NDIR). Le problème, « c’est que ces jardins n’accueillent pas les animaux », a ajouté le collectif. « Et ce n’est pas le maire qui peut décider qui peut venir. C’est l’association qui gère les attributions, et ça, le juge ne le savait pas non plus ».

De son côté, Alain Fabresse a rappelé que sa décision était justifiée par sa volonté de protéger les habitants. « Pour certains, les jardins familiaux étaient de venus une extension de leur habitation. Ils faisaient des barbecues et il y avait aussi des bouteilles de gaz qui ont mis en danger les pompiers lors de l’incendie de Trévillach. Il y avait aussi des clôtures et des haies qui n’étaient pas entretenues », a-t-il ajouté.

Concernant les jardins familiaux Henry Demay, le premier magistrat a souligné qu’une vingtaine de parcelles étaient encore disponibles. « Elles appartiennent à la ville, mais la gestion a été déléguée à un collectif, avec un règlement, ce qui », toujours selon le maire, « n’était pas le cas pour ceux présents sur le lieu le Tuire. « Il n’y avait pas de commission pour l’attribution des jardins », a-t-il assuré.

Enfin, en réponse au collectif « Sauvons nos jardins », Alain Fabresse a annoncé qu’il aimerait libérer un espace pour les animaux dans les jardins familiaux Henry Demay et qu’une parcelle collective était déjà présente avec un barbecue pour les moments collectifs.

À noter que cette décision du tribunal administratif de Montpellier n intervenait que sur la forme et non sur le fond de l’affaire.

Antoine Castellet (L’Indépendant, le 10 septembre 2026)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4129 – vendredi 11 septembre 2026)

L’édito de René Granmont. La Fête pour faire face à la menace
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Décès. José nous a quittés

Focus

Cultures de Paix. Dix jours pour faire vivre la paix
Les luttes pour la Paix et le climat sont intimement liées
Quand l’art devient un cri pour la paix

Dossier

Petite histoire du Club Méd…
L’histoire du Club Méd de La Palmyre
La question des garantie
La loi du silence
Une impossible concentration populaire
L’implantation d’un Club Méd au Barcarès
Quand l’argent public fait les bénéfices du privé…
Le tourisme, unique moteur de l’attractivité des P.-O. ?
L’emploi : quelle réalité ?

Département

Harcèlement au travail. Neuf salariés sanctionnés depuis 2023 dans les P.-O. !
Perpignan. Barande sur la sellette
Éducation. Rentrée dans les collèges et lycées
Distribution de fournitures scolaires pour les enfants de sans papiers
Inédit. Quand l’Intelligence Artificielle rencontre l »éco-production
Les lundis c’est manif…

Sport

USAP. -Être ou ne pas être
Rugby à XIII. U,e dernière à domicile manquée
Le P.O.T. Rando’ Club vous propose. Dimanche 13 septembre 2026 – Le Pla d’En Dallen

Culture

Visa pour l’image. Engagement et empathie
Illettrisme
Théâtre des Aspres. Une saison sous le signe de l’humain
Où sortir ?

France

Audiovisuel public. Résistance des salariés
Roussel 2027. Soufflons nous-même notre forge !

Monde

Mercosur. L’Europe piégée par la viande brésilienne

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Chaud ! Trop chaud !

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Révoqué, le secrétaire général de la CGT Activités postales entend bien contre-attaquer (L’Indep)

La décision, prise à la suite du conseil de discipline convoqué le 30 juin dernier au siège parisien de La Poste, est tombée fin août. Le secrétaire général de la CGT Activités postales des Pyrénées-Orientales, Alexandre Pignon, a écopé de la sanction la plus sévère: la révocation, équivalent du licenciement pour les fonctionnaires. Mais il compte bien utiliser les moyens de recours a sa disposition.

Série noire pour les représentants syndicaux des postiers du pays catalan. Début 2026, le ministère du Travail avait validé le licenciement du secrétaire départemental adjoint de Sud Poste. Et en cette rentrée, le secrétaire général de la CGT Activités postales vient d’apprendre que le conseil de discipline, qui s’était réuni le 30 juin dernier pour statuer sur son dossier, avait opté pour la révocation, équivalent du licenciement pour les salariés bénéficiant du statut de fonctionnaire.

Cependant, s’il a dû quitter son poste de secrétaire du Comité social et économique régional de La Poste, Alexandre Pignon garde ses fonctions au sein du syndicat. Et reste plus que jamais combatif. « Nous allons saisir le tribunal administratif pour demander la suspension de cette sanction, qui est disproportionnée », annonce-t-il. « Nous avons de nouveaux éléments à fournir au tribunal. Je compte également porter plainte pour faux témoignages contre des cadres de La Poste ».

Deux autres syndicalistes convoqués

Selon le responsable syndical, les actes que la direction lui reprocherait seraient en lien avec l’organisation, le 20 février dernier, d’un « carnaval revendicatif » à Thuir, où officiait le secrétaire départemental adjoint de Sud Poste, qui venait d’être licencié. Lors de cet événement, les manifestants auraient notamment parodié certains cadres de La Poste.

Pour mémoire, depuis le mouvement contre la réforme des retraites, plusieurs autres sanctions disciplinaires (blâmes, mises à pied…) ont été prononcées à l’encontre de postiers syndicalistes. L’un des autres responsables départementaux de la CGT vient d’ailleurs de partir pour deux mois de suspension sans salaire. Alors qu’une troisième est convoquée en conseil de discipline le 18 septembre prochain. À priori le même jour que le secrétaire départemental de Sud Poste. Et vraisemblablement eux aussi pour des sujets en lien avec le carnaval revendicatif de Thuir.

A. A. (L’Indépendant, le 9 septembre 2026)

La direction régionale de La Poste ne souhaite pas faire de commentaires sur la décision rendue. Elle tient cependant à rappeler « son attachement au respect du dialogue social et des règles relatives au droit syndical ». Elle assure par ailleurs que la décision du conseil de discipline du 30 juin « se fonde sur des faits sans lien avec l’activité syndicale de M. Pignon ».