L’actu de la CGT (n° du 11 septembre 2026)

Appel à la grève le 29 septembre
Urgences sociales et environnementales : revendiquer et se mobiliser pour gagner.
Le 29 septembre : pour nos services publics et l’augmentation des salaires, grande journée de grève et de manifestations intersyndicales des pompiers, hospitaliers, enseignant·es et de toutes celles et ceux qui assurent des missions de services publics.
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Actualités

La CGT à la Fête de l’Huma : trois jours pour débattre et se syndiquer
Rendez-vous incontournable de la rentrée sociale, la Fête de l’Humanité se tiendra du 11 au 13 septembre au Plessis-Pâté (91). Pendant trois jours, la CGT sera au cœur des débats pour porter ses propositions, échanger avec les salarié·es et mettre en discussion les alternatives à construire face aux politiques d’austérité et à l’extrême droite.
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Henri Krasucki : résister, s’organiser, rassembler
À l’occasion de la parution du témoignage inédit d’Henri Krasucki, « Nous voulions vivre mais pas à n’importe quel prix : De Belleville à Auschwitz », Sophie Binet était l’invitée de France Culture aux côtés de l’historien Denis Peschanski.
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Appels aux marches du 26 septembre pour la paix et le climat
Appel intersyndical CGT – FSU – Solidaires aux marches pour la paix du 26 septembre et déclaration commune du Collectif national des Marches pour la Paix et du Collectif national des citoyens·nes pour le climat et la paix.
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1936-2026 : 90 ans de congés payés, et maintenant ?
En 2026, nous célébrons les 90 ans des congés payés et les 80 ans de la création des comités d’entreprise. Le 1er octobre, la CGT propose une journée de débats pour revenir sur cette histoire, mais surtout pour interroger les droits d’aujourd’hui et imaginer ceux de demain.
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Combien nous coûte l’inaction climatique ?
L’été 2026 le confirme : le dérèglement climatique n’est pas seulement une menace pour demain. Ses conséquences sont déjà là et la facture se chiffre en milliards d’euros. Jusqu’à quand continuerons-nous à réparer plutôt qu’à anticiper ?
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Communiqués de presse

Égalité salariale : projet de loi sur la directive transparence des rémunérations au conseil des ministres – fausse égalité et vrai cadeau au patronat
Jeudi 10 septembre, le projet de loi transposant la directive européenne sur la transparence salariale a été présenté en Conseil des ministres. Après des mois de concertations, un retard important de la transposition puisqu’elle aurait dû intervenir dès le mois de juin 2026, le projet de loi soumis est lacunaire…
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Risques professionnels : 1 331 morts, des arrêts en hausse, des maladies psychiques qui explosent !
L’Assurance Maladie vient de publier ses statistiques annuelles sur les accidents du travail et les maladies professionnelles. Les chiffres 2025 dressent un tableau préoccupant…
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Projet de Loi sur la modernisation de la sécurité civile : Le compte n’y est pas, la colère des pompiers et agent·es SDIS reste intacte !
Le 8 septembre, les organisations syndicales représentatives des agent·es des SDIS et des pompiers (Service Départemental d’Incendie et de Secours) ont été reçues par le ministre de l’Intérieur dans le cadre de la présentation du projet de Loi sur la modernisation de la sécurité civile.
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SOS Contractuel·les dans la fonction publique : ensemble pour vos droits
Vous êtes contractuel·le dans la fonction publique et vous avez une question sur vos droits ? Avec SOS Contractuel·les, la CGT vous permet d’être mis·e en contact avec des militantes et militants pour vous informer sur vos droits, vous accompagner dans vos démarches.
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Manifestons notre solidarité avec les cheminnots CGT du Train Jaune

Sur la ligne du Train Jaune, deux cheminots CGT se voient reprocher des manquements au Règlement intérieur.

L’un pour avoir laissé une personne de la presse pénétrer dans le poste de conduite d’une rame et ce afin de réaliser un reportage consistant à la promotion de ladite ligne.

L’autre pour avoir manqué à une règle de procédure de conduite.

Le positionnement de la Direction Régionale est de menacer ces deux cheminots de la sanction la plus élevée avant la révocation soit respectivement dix et douze jours de suspension de traitement assortis pour le dernier cas d’une menace de mutation, qui nous rappelle de fâcheux précédents sur cette même ligne.

La Direction Régionale a la main très lourde pour des fautes qui n’ont entrainé ni l’une, ni l’autre des conséquences pour la sécurité des passagers.

Dans le premier cas il n’est pas rare qu’à des fins promotionnelles des personnes soient présentes quelques instants dans la cabine de pilotage de la motrice.

Dans le second cas pour des faits similaires qui ont eu lieu il y a deux ans sur la même ligne aucune sanction n’a été prise si ce n’est un rappel à l’ordre formel.

La différence est que ces deux cheminots concernés sont des militants CGT et que dans le deuxième cas il s’agit du secrétaire de l’Union Départementale CGT des P.-O, notre camarade Julien Berthélémy.

Le niveau des sanctions envisagées est clairement discriminatoire.

Si la Direction Régionale de la SNCF persiste dans cette voie c’est une volonté de mener une politique de répression à l’encontre des acteurs de l’organisation syndicale, qui en relation avec la population et l’opinion publique a depuis des décennies mené les luttes qui ont permis de sauver le Train Jaune.

Un Conseil de discipline se tiendra le 17 septembre 2026 à Toulouse. Nous invitons tous les camarades disponibles à se joindre à l’initiative de l’UD CGT dont vous trouverez les modalités d’organisation ci-contre et dans l’agenda.

Michel Coronas
Pour le secrétariat Départemental du PCF 66

Ille-sur-Têt. Les jardins familiaux d’Ille restent fermés (L’Indep)

Le tribunal administratif de Montpellier a valide, jeudi 3 septembre, l’arrêté municipal interdisant l’accès aux jardins familiaux d’Ille-sur-Têt, endommagés par un incendie en juillet. Le collectif « Sauvons nos jardins » a contesté cette décision, soulignant l’impact sur les activités des habitants.
Le maire a proposé des parcelles alternatives.

C’est un nouveau coup de massue pour les habitants qui cultivaient les jardins familiaux d’Ille-sur-Têt. Le jeudi 3 septembre 2026, le tribunal administratif de Montpellier a statué en faveur de la municipalité, alors qu’un de ses arrêtés, en date du 11 août 2026, a été attaqué en référé devant la justice.

Ce document concernait une interdiction de se rendre dans les jardins familiaux de la commune, au lieu-dit le Tuire, « à toute personne non autorisée, jusqu’à nouvel ordre ». Il était également évoqué « un risque pour la sécurité des personnes en raison de son état de dégradation », mais aussi que « des personnes étrangères à la propriété concernée pénètrent sur les lieux, s’’exposant ainsi a des risques graves portant atteinte à la sécurité publique ».

Une décision qui intervenait alors qu’un feu venait de parcourir pris de 5 000 hectares, début juillet, en partant de Trévillach, avant de poursuivre sa route vers Ille-sur-Tet et les environs. Les jardins familiaux avaient en partie été dévorés par les flammes. Seules quelques parcelles situées au plus près de la déchetterie étaient à peu près intactes.

Un arrêté qui, dès le lendemain, a donc été attaqué devant la justice pour le faire suspendre.

Parmi les motifs évoqués par les requérants : la légalité de cette mesure et « le préjudice actuel et renouvelé, à raison de l’impossibilité d’entretenir les parcelles, de nourrir les animaux de basse-cour, de la perte des cultures, activités pratiquées sous le bénéfice d’autorisations d’occupation de longue date ».

Les jardins familiaux Henry Demay, la solution ?

Contacté par L’Indépendant, le collectif « Sauvons nos jardins » a réagi à la décision du tribunal administratif de Montpellier. Pour lui, cette décision est incompréhensible et il a assuré que « le juge n’avait pas toutes les cartes en main ».

Il est aussi revenu sur la proposition du maire, Alain Fabresse, qui expliquait que des parcelles étaient disponibles aux jardins familiaux Henry Demay (situés à proximité du camping municipal Le Colomer, NDIR). Le problème, « c’est que ces jardins n’accueillent pas les animaux », a ajouté le collectif. « Et ce n’est pas le maire qui peut décider qui peut venir. C’est l’association qui gère les attributions, et ça, le juge ne le savait pas non plus ».

De son côté, Alain Fabresse a rappelé que sa décision était justifiée par sa volonté de protéger les habitants. « Pour certains, les jardins familiaux étaient de venus une extension de leur habitation. Ils faisaient des barbecues et il y avait aussi des bouteilles de gaz qui ont mis en danger les pompiers lors de l’incendie de Trévillach. Il y avait aussi des clôtures et des haies qui n’étaient pas entretenues », a-t-il ajouté.

Concernant les jardins familiaux Henry Demay, le premier magistrat a souligné qu’une vingtaine de parcelles étaient encore disponibles. « Elles appartiennent à la ville, mais la gestion a été déléguée à un collectif, avec un règlement, ce qui », toujours selon le maire, « n’était pas le cas pour ceux présents sur le lieu le Tuire. « Il n’y avait pas de commission pour l’attribution des jardins », a-t-il assuré.

Enfin, en réponse au collectif « Sauvons nos jardins », Alain Fabresse a annoncé qu’il aimerait libérer un espace pour les animaux dans les jardins familiaux Henry Demay et qu’une parcelle collective était déjà présente avec un barbecue pour les moments collectifs.

À noter que cette décision du tribunal administratif de Montpellier n intervenait que sur la forme et non sur le fond de l’affaire.

Antoine Castellet (L’Indépendant, le 10 septembre 2026)

L’édito du TC par René Granmont. La Fête pour faire face à la menace

Le résultat, même attendu, fait mal et dépasse même ce qui était prévu. Avec 44 %, le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne, l’AfD, a remporté haut la main les élections au parlement du Land de Saxe-Anhalt. En premier lieu, le choc tient au fait que c’est la première fois depuis la chute du Reich en 1945 qu’un parti s’inspirant ouvertement de l’idéologie nazie va probablement s’emparer du pouvoir dans un Land. En première analyse, il est clair que cette victoire de l’AFD est le fruit d’une réunification qui, après la chute du mur en 1989, n’a absolument pas profité à la plupart des habitants de l’ancienne RDA. Ces résultats tiennent à la fois au sentiment des citoyens de l’Est d’être les laissés pour compte, se cumulant à l’insatisfaction de l’ensemble des Allemands à l’égard des politiques antisociales menées tant par le SPD que par la CDU. Surtout, l’Afd a utilisé les deux armes complémentaires employées par les extrêmes droites et les néofascistes dans tous les pays, de l’Allemagne à la Hongrie, de la France aux Etats-Unis : la dénonciation de l’immigration et la démagogie identitaire, ces instruments de destruction massive des solidarités, de la conscience de classe, de la tolérance et de l’accueil, y compris en programmant des formes de retour à un passé fantasmé. Primaire, simpliste, bourré de contre-vérités, … mais efficace.

Un idéologue de la période nazie, Carl Schmitt, avait érigé en principe de la politique le fait de désigner un ennemi et s’il n’existait pas, de le fabriquer. C’est bien ce qu’a fait l’AfD avec l’immigration. Comme le fait en France Marine Le Pen avec sa proposition d’interdire le port du voile dans l’espace public. Proposition incendiaire, inconstitutionnelle, mais le meilleur moyen de ne rien dire des politiques antisociales et de division des peuples qu’appelle aujourd’hui le capital.

Certes, le Land de Saxe-Anhalt est un petit territoire au regard du monde, mais les figures de l’extrême droite ne s’y sont pas trompées qui, de la Maison Blanche à l’Italie et à la péninsule ibérique, ont salué partout dans le monde le succès de leurs partenaires allemands en Saxe-Anhalt. Les nouveaux fascistes se congratulent. Nous sommes en état d’alerte majeure.

Ce weekend, des centaines de milliers de citoyennes et citoyens vont participer à la Fête de l’Humanité. La résistance face à la marée brune sera au centre des rencontres et débats dans tous les espaces de cette grande fête car aujourd’hui, comme il y a quatre-vingt-dix ans en 1936, l’urgence demeure : lier antifascisme de masse et lutte pour l’égalité. Battre l’extrême droite, c’est lui opposer un projet de société transformateur. Et nul doute que les participants à la Fête repartiront dans leur ville, leur quartier, leur village avec pléthore d’arguments sur l’écologie, le climat, le progrès social, l’industrie, les inégalités, le patriarcat et, bien sûr, le travail.

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4129 – vendredi 11 septembre 2026)

L’édito de René Granmont. La Fête pour faire face à la menace
Annonces
Décès. José nous a quittés

Focus

Cultures de Paix. Dix jours pour faire vivre la paix
Les luttes pour la Paix et le climat sont intimement liées
Quand l’art devient un cri pour la paix

Dossier

Petite histoire du Club Méd…
L’histoire du Club Méd de La Palmyre
La question des garantie
La loi du silence
Une impossible concentration populaire
L’implantation d’un Club Méd au Barcarès
Quand l’argent public fait les bénéfices du privé…
Le tourisme, unique moteur de l’attractivité des P.-O. ?
L’emploi : quelle réalité ?

Département

Harcèlement au travail. Neuf salariés sanctionnés depuis 2023 dans les P.-O. !
Perpignan. Barande sur la sellette
Éducation. Rentrée dans les collèges et lycées
Distribution de fournitures scolaires pour les enfants de sans papiers
Inédit. Quand l’Intelligence Artificielle rencontre l »éco-production
Les lundis c’est manif…

Sport

USAP. -Être ou ne pas être
Rugby à XIII. U,e dernière à domicile manquée
Le P.O.T. Rando’ Club vous propose. Dimanche 13 septembre 2026 – Le Pla d’En Dallen

Culture

Visa pour l’image. Engagement et empathie
Illettrisme
Théâtre des Aspres. Une saison sous le signe de l’humain
Où sortir ?

France

Audiovisuel public. Résistance des salariés
Roussel 2027. Soufflons nous-même notre forge !

Monde

Mercosur. L’Europe piégée par la viande brésilienne

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Chaud ! Trop chaud !

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Révoqué, le secrétaire général de la CGT Activités postales entend bien contre-attaquer (L’Indep)

La décision, prise à la suite du conseil de discipline convoqué le 30 juin dernier au siège parisien de La Poste, est tombée fin août. Le secrétaire général de la CGT Activités postales des Pyrénées-Orientales, Alexandre Pignon, a écopé de la sanction la plus sévère: la révocation, équivalent du licenciement pour les fonctionnaires. Mais il compte bien utiliser les moyens de recours a sa disposition.

Série noire pour les représentants syndicaux des postiers du pays catalan. Début 2026, le ministère du Travail avait validé le licenciement du secrétaire départemental adjoint de Sud Poste. Et en cette rentrée, le secrétaire général de la CGT Activités postales vient d’apprendre que le conseil de discipline, qui s’était réuni le 30 juin dernier pour statuer sur son dossier, avait opté pour la révocation, équivalent du licenciement pour les salariés bénéficiant du statut de fonctionnaire.

Cependant, s’il a dû quitter son poste de secrétaire du Comité social et économique régional de La Poste, Alexandre Pignon garde ses fonctions au sein du syndicat. Et reste plus que jamais combatif. « Nous allons saisir le tribunal administratif pour demander la suspension de cette sanction, qui est disproportionnée », annonce-t-il. « Nous avons de nouveaux éléments à fournir au tribunal. Je compte également porter plainte pour faux témoignages contre des cadres de La Poste ».

Deux autres syndicalistes convoqués

Selon le responsable syndical, les actes que la direction lui reprocherait seraient en lien avec l’organisation, le 20 février dernier, d’un « carnaval revendicatif » à Thuir, où officiait le secrétaire départemental adjoint de Sud Poste, qui venait d’être licencié. Lors de cet événement, les manifestants auraient notamment parodié certains cadres de La Poste.

Pour mémoire, depuis le mouvement contre la réforme des retraites, plusieurs autres sanctions disciplinaires (blâmes, mises à pied…) ont été prononcées à l’encontre de postiers syndicalistes. L’un des autres responsables départementaux de la CGT vient d’ailleurs de partir pour deux mois de suspension sans salaire. Alors qu’une troisième est convoquée en conseil de discipline le 18 septembre prochain. À priori le même jour que le secrétaire départemental de Sud Poste. Et vraisemblablement eux aussi pour des sujets en lien avec le carnaval revendicatif de Thuir.

A. A. (L’Indépendant, le 9 septembre 2026)

La direction régionale de La Poste ne souhaite pas faire de commentaires sur la décision rendue. Elle tient cependant à rappeler « son attachement au respect du dialogue social et des règles relatives au droit syndical ». Elle assure par ailleurs que la décision du conseil de discipline du 30 juin « se fonde sur des faits sans lien avec l’activité syndicale de M. Pignon ».

SNCF. Le secrétaire départemental de la CGT menacé de « mutation disciplinaire » (L’Indep)

Ce mardi 8 septembre, la CGT appelait les cheminots de l’ex-région Languedoc-Roussillon à faire grève. Le syndicat dénonce, entre autres, une situation de sous-effectif et une augmentation du nombre de sanctions disciplinaires. Dans les Pyrénées-Orientales, deux conducteurs du Train jaune, dont le secrétaire général de l’union départementale de la CGT, Julien Berthélémy, sont dans le collimateur de la direction.

Jour de colère ce mardi 8 septembre pour les cheminots de l’ex-région Languedoc-Roussillon. Après un été particulièrement chaud, notamment marqué par « une hausse du nombre d’agressions », les salariés de la SNCF se sont mobilisés pour réclamer des embauches, une amélioration des conditions de travail et « un arrêt du management par la sanction ». En pays catalan, plusieurs lignes ont été impactées, dont notamment celle reliant Perpignan à Port-Bou, celle entre Perpignan et Villefranche et celle du Train jaune.

Il faut dire que cette dernière est aux premières loges concernant les sanctions et menaces de sanctions que dénonce la CGT. Deux conducteurs du Train jaune sont convoqués en conseil de discipline le 17 septembre prochain. Et l’un d’entre eux n’est autre que le secrétaire général de l’union départementale de la CGT des Pyrénées-Orientales, Julien Berthélémy. Ce dernier, à qui la direction reprocherait de ne pas avoir attendu l’autorisation du chef de ligne pour repartir, encourait selon le syndicat « un dernier avertissement avant licenciement, 12 jours de mise à pied et une mutation disciplinaire ». Quant à son collègue, qui aurait fait monter un journaliste en cabine sans autorisation, la sanction proposée prévoirait « un dernier avertissement avant licenciement et 10 jours de mise à pied ».

Selon le secrétaire de la CGT Cheminots de l’ex-région Languedoc-Roussillon, Eric Bringuier, ces deux convocations interviennent dans un contexte d’augmentation du nombre de sanctions à l’encontre des personnels de la SNCF. « Nous avons deux conducteurs concernés sur le Train jaune, mais également des mécaniciens ou des contrôleurs un peu partout dans la région », détaille-t-il. « Des qu’un cheminot sort la tête, la boîte fonctionne à la sanction, ce qui n’était pas le cas avant. Nos militants sont de plus en plus touchés. Certains agents ont peut-être commis une faute. Cela peut arriver. Ce que nous pointons du doigt, c’est le caractère disproportionné des sanctions proposées ».

Cependant, le mouvement de grève de ce mardi ne se cantonnait pas à ce thème. Eric Bringuier dénonce également une situation de sous-effectif mise en lumière par les problématiques rencontrées cet été : « Toute la saison, nous avons eu des problèmes d’effectifs. Tout le monde a souffert de la chaleur. Les voyageurs étaient excédés, notamment en raison de climatisations qui ne fonctionnaient pas, de toilettes qui étaient fermées ou de trains supprimés. Le nombre d’agressions envers les contrôleurs a doublé. On ne peut pas continuer comme ça ». Selon Éric Bringuier, cet été, des trains jugés « sensibles » où l’on met d’habitude deux contrôleurs, seraient partis « avec un seul, voire aucun contrôleur ».

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 9 septembre 2026)

Contactée, la direction de la SNCF n’a pas souhaité réagir.