Le billet d’Yvon Huet. Nouveau fascisme, définir le mal pour mieux le combattre

José Antonio Kast, président du Chili, s’attaque aux bourses étudiantes et met sur le tapis les étudiants les plus modestes du pays… Une de ces mesures phares de tous les régimes d’extrême droite qui commencent par étrangler les gens fragiles et précaires et laissent un boulevard de permission à ceux qui entrent dans le paradis de la spéculation… C’est ce que veut faire aussi la droite franquiste espagnole si elle reprend le pouvoir à Madrid. Partout le même refrain, sans pour autant, pour l’instant, aller plus loin dans la remise en cause des droits de la personne, sous réserve qu’elle reste dans son coin, dans le même état d’esprit qui régnait à l’époque de Franco en Espagne et Ben Ali en Tunisie…

Ce fascisme dit « mou » envahit tous les continents ou presque. Enfant naturel de la crise du capitalisme, il se range derrière l’exemple tonitruant des USA de Trump qui balaye en avant-poste et permet à la gouvernance terroriste d’Israel de continuer son génocide dans le silence médiatique des médias de la TNT vendus à l’extrême droite… Pour ne citer que cet exemple.

Dans la foulée, le CPI est mis hors-jeu, permettant ainsi, à terme, à n’importe quel aventurier de terroriser des peuples sans jamais avoir à en rendre compte. Le fait que la Russie emboite le pas à cause de la mise en fragilité de Poutine ne change rien à cette donnée et démontre encore une fois les limites grossières de sa politique nationaliste empreinte de nostalgie d’empire qui sert les intérêts de la finance internationale, ne serait-ce que par la compétition juteuse des productions d’armes qui envahissent la planète.

Je réaffirme que les campagnes actuelles menées contre l’extrême droite ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. C’est sur le terrain social et solidaire qu’il faut organiser la contre-offensive et non dans le déploiement argumentaire mental qui ne convainc que les convaincus d’avance, minoritaires dans le pays.

Ce n’est pas que l’affaire des communistes ou des autres à gauche. C’est une affaire citoyenne où nous devons savoir que ceux qui croient pouvoir s’en sortir avec le RN en France se trompent. S’adresser à eux au lieu de cliver fait avancer les choses. Jouer les matamores en martyr virtuel, cela ne sert à rien. En cela, je rejoins la campagne de Fabien Roussel qui a compris cela et a été insulté pour cela. C’est vraiment une question de fond qui mérite plus que des anathèmes inutiles à un moment où la France peut basculer dans la nuit des longs couteaux… à la Française ? et après ?

Je pose ces questions sans pour autant affirmer que j’ai forcément raison et je comprends bien que rien n’est simple en la matière. La patauge de la gauche face à l’échéance présidentielle participe aussi de cette difficulté à affronter le combat contre l’extrême droite là où ça fait mal, sur le terrain de la vraie vie.

Yvon Huet

Le Tonga, 100e État à soutenir le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN)

Au cœur de l’été, certains d’entre vous profitent encore de quelques jours de repos tandis que d’autres reprennent progressivement leurs activités. Nous espérons que cette période vous permet de retrouver dynamisme et énergie avant une rentrée qui s’annonce, une nouvelle fois, particulièrement dense pour notre campagne.

Ce mois de juillet nous a offert une bonne nouvelle qui mérite d’être soulignée.

Le 7 juillet, à l’occasion du 9e anniversaire de l’adoption du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), le Royaume des Tonga est devenu le 100e État des Nations unies à soutenir officiellement ce traité. Avec cette adhésion, le TIAN compte désormais 75 États parties et 25 États signataires. Une majorité des États de l’ONU a ainsi choisi de soutenir le premier traité interdisant de manière totale les armes nucléaires (possession, transfert, financement, emploi, dissuasion, …).

Cette étape est loin d’être symbolique. Les Tonga rejoignent un mouvement international qui ne cesse de se renforcer et qui affirme qu’aucune doctrine de sécurité ne peut justifier des armes capables d’anéantir des villes entières et de menacer durablement le vivant. Cette adhésion résonne d’autant plus fortement que le Pacifique demeure l’une des régions les plus marquées par les conséquences des explosions nucléaires menées entre 1946 et 1996. La France a sa part de responsabilité avec 193 tirs en Polynésie. Les États de cette région portent aujourd’hui une voix essentielle en faveur de leur abolition.

Cette dynamique contraste fortement avec la trajectoire suivie par la France. Depuis plusieurs mois, le président Macron poursuit son projet de renforcer à travers l’Europe son alliance nucléaire. Le récent ravitaillement en vol d’appareils des Forces aériennes stratégiques par des avions allemands et les exercices qui vont suivre en septembre ne sont pas de simples actes de coopération militaire : le seul objectif est de préparer la coordination et la planification de scénarios de mise en œuvre d’armes nucléaires ! C’est cette évolution que notre campagne continuera de dénoncer et de refuser dans les prochains mois et notamment dans le cadre de la campagne présidentielle.

À l’heure où certains cherchent encore à banaliser de nouveau les armes nucléaires, cette progression du TIAN rappelle une réalité souvent oubliée : le droit international continue de progresser. Chaque nouvelle signature, chaque ratification, chaque adhésion accroît la pression politique et diplomatique sur les neuf États dotés de l’arme nucléaire et sur leurs alliés.

La poursuite de cette dynamique sera au cœur de la première Conférence d’examen du TIAN, qui se tiendra du 30 novembre au 4 décembre 2026 au siège des Nations unies. ICAN France y participera avec ses organisations membres afin de poursuivre son travail de plaidoyer en faveur de l’universalisation et de la mise en œuvre du traité. En attendant cette échéance, le mois d’août sera, comme chaque année, marqué par les commémorations des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki.

Nous sommes également très heureux de vous annoncer l’ouverture d’un poste de chargé(e) de développement des campagnes au sein d’ICAN France. Cette création de poste marque une étape importante dans le développement et l’histoire de notre campagne. Elle n’aurait pas été possible sans la confiance et le soutien de nos adhérents, de nos donateurs, de nos organisations membres et de toutes celles et ceux qui nous accompagnent. Merci d’être à nos côtés pour faire grandir cette campagne.

Pour le Comité d’animation d’ICAN France

Communiqué de presse de la CGT. Franchises médicales : nouveau coup bas du gouvernement contre les malades en plein été

Une nouvelle fois, le gouvernement a fait connaitre en plein été et par voie de presse, son nouveau plan d’économie pour le budget 2027. Après avoir annoncé début juillet vouloir sabrer 3 milliards d’euros d’économie dans les dépenses publiques (2 milliards dans l’État et 1 milliard dans la Sécurité sociale) Sébastien Lecornu a détaillé dans Paris Match plusieurs pistes d’économies sur l’Assurance Maladie.

Lecornu reprend les vieilles recettes du budget Bayrou

Après la tentative de passage en force à l’automne 2025 sur le doublement des franchises et participations forfaitaires, le gouvernement retente le coup avec un nouveau train de mesures équivalente : doublement des plafonds des franchises médicales et des participations forfaitaires, baisse des parts remboursées sur certains médicaments…

Conséquence ? Moins de remboursements, plus de reste à charge pour les patient·es, et un renoncement aux soins accru pour les plus précaires.

La CGT le rappelle : ces mesures, présentées comme des outils de « responsabilisation », n’ont jamais eu pour effet de réduire la consommation médicale. Elles n’ont qu’une seule conséquence : faire payer davantage les malades, en particulier celles et ceux atteint•es de pathologies chroniques ou déjà les plus fragiles économiquement.

Un nouveau transfert vers les complémentaires, une fausse solution

Faire glisser une partie du financement de la Sécurité sociale vers les mutuelles n’est pas une économie : c’est un transfert, qui se traduira mécaniquement par une hausse des cotisations pour les salarié·es et les entreprises. C’est déjà ce qui s’est produit avec une augmentation en moyenne de 6% des cotisations des complémentaires santé en 2025, et de 8.2 % en 2024.

Un passage en force par décret durant l’été

La CGT dénonce, une nouvelle fois, la volonté du gouvernement de vouloir passer en force et en catiminie en ayant recours aux décrets.

La CGT dénonce avec force cette nouvelle attaque contre le principe fondamental de solidarité qui fonde notre Sécurité sociale depuis 1945. Elle appelle l’ensemble des salarié·es, assuré·es et citoyen·nes à refuser la logique comptable qui détruit l’accès aux soins pour toutes et tous.

A Montreuil le 23 juillet 2026

Le billet d’Yvon Huet. Vous avez dit anticapitaliste ?

J’entends ici et là le mot anticapitaliste raisonner comme le tambour des mobilisations, y compris dans mon journal l’Humanité… Cet adjectif induit une certaine défensive face à l’agression permanente des vrais riches de la planète qui veulent coloniser toutes les consciences de l’humanité. Souvent, il rend confuse la question de l’alternative, à quelque niveau que ce soit, dans un contexte où les repères ont sauté au profit du binaire toxique. Ce n’est pas seulement une question de vocabulaire mais de contenu. Se rassurer d’être « anticapitaliste » ne donne aucune garantie de réussite pour imaginer ce que pourrait être le monde débarrassé de ce système qui perdure depuis plus de deux siècles. Parce que les mots socialisme et communisme ont été enfermés dans une logique de l’échec au XXe siècle, on n’ose plus les citer, sauf à la marge de discussions entre soi. Il serait bon de revenir aux sources de tout cela en sortant des leçons de chose de ceux qui s’inventent sages pour évoquer ce qu’ils n’ont jamais connu et vécu.

À commencer par l’ineffable Michel Onfray, ce monsieur « je sais tout » de la chaîne d’extrême droite Cnews qui s’arroge le culot de voler les valeurs du Front Populaire au travers de sa revue cocorico qui enchante toute la nébuleuse fasciste en France et au-delà… Les communistes, mais pas seulement, ont l’occasion de redonner des couleurs à ces idéaux qui ont fait vibrer hier la Commune de Paris certes, mais aussi toutes ces luttes qui ont donné à la France un océan de conquêtes sociales que les nouveaux maîtres de la finance française et internationale sont en train d’envoyer à la déchetterie.

Reste à y associer naturellement la question de protection d’un environnement qui nous rappelle que l’être humain apprenti sorcier glouton a toutes les chances de périr de sa prétention à vouloir tout maîtriser de la nature qui, elle, ne connaît pas le binaire d’essence religieuse qui enferme l’humain dans des certitudes qui s’écroulent à chaque catastrophe naturelle comme un château de cartes.

C’est un sujet qui ne mérite aucune barrière idéologique. Il a souvent pris le dessus, notamment dans les nouvelles générations, sur le reste des questions de fond, notamment les sociales, pour des raisons tout à fait logiques. L’important est de les relier et d’y apporter la richesse de l’esprit scientifique au service de l’humain, ce que font mes camarades de la revue communiste Progressistes, mais pas seulement.

C’est toujours quand l’incendie fait rage, donc trop tard, qu’on se pose la question du choix de société dans laquelle on peut vivre sans risquer l’insécurité de vie… Il faudra qu’elle se pose en grand à la rentrée. On peut utiliser certes l’ambiance « présidentielle » pour s’y coller, sachant que les premiers incendiaires de notre société ont été depuis quelques décennies les présidents eux-mêmes… Changer cet état de société serait salutaire pour cette alternative réellement humaine que nous recherchons. Une démarche communiste qui ne s’embarrasse pas d’utiliser un autre mot que celui d’anticapitaliste, le socialisme, par exemple, qui fut si bien incarné hier par un certain Jean Jaurès… et demande à retrouver une vraie jeunesse.

Yvon Huet

Communiqué du Mouvement de la Paix. Solidarité avec les victimes des incendies et avec tous ceux et celles qui luttent contre ces incendies

La France doit investir pour une sécurité humaine : sanitaire, sociale et écologique et non pour une économie de la guerre. Moins de Rafales plus de Canadair !

Le Mouvement de la paix exprime sa solidarité avec toutes les personnes, toutes les familles, qui sont victimes des terribles incendies qui ravagent notre pays, qui subit de plein fouet les conséquences de la crise et du réchauffement climatique.

Malgré les moyens dégagés par l’État et les collectivités locales, malgré le courage des pompiers et de tous les autres corps de métier impliqués dans la défense des forêts et la lutte contre les incendies, malgré l’engagement et la solidarité de nombreux bénévoles, et malgré la solidarité internationale, notre pays vit un drame terrible, qui frappe durement de nombreuses familles, cause la mort et détruit des villes, des villages, la forêt, des maisons, des entreprises.

Depuis des années, les ONG écologistes, les mouvements environnementalistes, les syndicats et aussi des élus et des institutions comme la cour des comptes, les organisations des pompiers et les personnels hospitaliers qui sont aux premières loges lors de ces catastrophes et bien d’autres corps professionnels et des scientifiques à travers le Giec ont souligné la nécessité d’investir massivement en faveur de la sécurité écologique de notre pays.

Dans ce contexte le Mouvement de la paix souligne en permanence que les choix du gouvernement actuel n’étaient pas les bons choix car ils privilégient la mise en œuvre d’une économie de la guerre au détriment de tous les investissements utiles pour une sécurité humaine à la fois sanitaire, sociale et écologique.

C’est d’ailleurs cette sécurité humaine que les Nations Unies appellent à mettre en œuvre, en invitant tous les États à mettre les moyens politiques et financiers pour construire cette sécurité humaine sur la base d’une culture et d’une économie de paix, s’accompagnant d’une diminution drastique des moyens pour la guerre.

Les choix du gouvernement actuel sont terribles et condamnables car il avait toutes les informations nécessaires sur l’urgence d’investir massivement dans la sécurité écologique, contre le réchauffement climatique et contre le danger de terribles incendies comme la France en a déjà connu au cours des dernière années

Or en une trentaine d’années les effectifs de l’ONF, l’Office national des forêts, a été divisé par 2, passant de 16.000 salariés à 8.000 actuellement. Une question écrite publiée par l’Assemblée nationale en 2023 soulignait que cette baisse des effectifs réduisait de manière considérable les capacités de surveillance des forêts, mais aussi de protection des écosystèmes et de lutte contre les incendies. Les efforts n’ont pas été faits alors que tout le monde savait combien l’entretien des forêts est une chose importante pour la prévention des incendies et aussi pour la sécurité écologique planétaire.

Le sous équipement en avions canadair est notoire malgré les revendications des pompiers. Il faut retenir à cet égard que le coût d’un canadair c’est environ 50 millions d’euros, alors que le coût d’un Rafale, cet avion susceptible de porter l’arme nucléaire (avec tous ses équipements,) c’est de l’ordre de 250 millions d’euros. La France possède 170 rafales et la loi de programmation militaire prévoit d’atteindre rapidement le chiffre de 225 avions Rafales. MAIS !!!La France ne dispose actuellement que de 12 canadairs seulement au sein de la sécurité civile basés à Nîmes, 2 autres doivent être livrés en avril et novembre 2028, et 2 autres viennent d’être commandés. La flotte devrait donc atteindre 16 Canadair d’ici 2032. Vous avez tous et toutes compris ou est l’erreur. Aidez-nous à faire faire avancer les bons choix rejoignez le Mouvement de la paix contact : national@mvtpaix.org

Le Mouvement de la paix le 26 juillet 2026

L’édito du webzine. Le tourisme français à l’épreuve du climat

Le ministre du Tourisme, Serge Papin, vient de se féliciter d’une saison estivale « au beau fixe », malgré les crises internationales et les canicules répétées. « Les clignotants sont au vert sur tous les registres, géographiques et clientèles, du camping au palace », a-t-il déclaré à l’AFP. Pourtant, les professionnels du secteur dressent un constat moins reluisant.

Avec 102 millions de visiteurs internationaux en 2025 (contre 100 millions en 2024), la France a battu des records de recettes, atteignant 77,5 milliards d’euros. L’objectif ? 100 milliards en 2030. Mais cette ambition se heurte à une réalité climatique de plus en plus pressante. Les prévisions de Météo-France pour 2030 annoncent une multiplication des journées de fortes chaleurs et des nuits tropicales, un scénario bien éloigné des +2°C visés par l’Accord de Paris. La France a même défini en 2023 une Trajectoire de réchauffement de référence préparant le pays à un réchauffement de +4°C d’ici 2100.

L’Occitanie sera la région la plus touchée. Selon une note de l’Agence d’Attractivité et de Développement d’Occitanie, 55 % des professionnels du tourisme y ont constaté une activité « dégradée » en juin 2026, contre 45 % de satisfaits. Une canicule historique et précoce (du 17 au 30 juin), avec des températures jusqu’à +8°C au-dessus des normales et 8 nuits tropicales consécutives à Toulouse a entraîné annulations de séjours, baisse de fréquentation et fermetures partielles d’établissements mal équipés.

Les professionnels pointent aussi d’autres facteurs : la flambée des prix du carburant et la baisse du pouvoir d’achat. « Les réservations avaient bien démarré, mais tout s’est effondré après le conflit au Moyen-Orient et la hausse des carburants », témoigne un gérant de gîte rural..

Un avenir incertain

Pire, ces perturbations ne sont qu’un avant-goût. Une étude de l’Insee Occitanie (novembre 2024) révèle que 72 % des lits touristiques de la région seront exposés à plus de 35 journées à +30°C ou 50 nuits tropicales par an d’ici 2050. Aujourd’hui, seulement 2 % du territoire régional subissait des fortes chaleurs fréquentes (1976-2005). En 2030, ce sera 12 %, puis 50 % en 2050. Les touristes se tournent déjà vers des destinations plus fraîches, comme le littoral atlantique.

Face à ce constat, l’urgence est double : réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter pour préserver un secteur qui génère jusqu’à 180 000 emplois en été. Sans action, le pilier économique qu’est le tourisme en Occitanie pourrait s’effriter, emporté par les vagues de chaleur.

La question n’est plus de savoir si le climat impactera le tourisme, mais comment y faire face. Entre records économiques et réalités climatiques, la France devra innover pour concilier attractivité et durabilité. Un défi de taille, alors que les canicules, autrefois exceptionnelles, deviennent la norme.

Dominique Gerbault

Train jaune ou Train rouge ? (L’Indép)

Le duel du jour de la rubrique de l’été de L’Indépendant oppose deux locomotives emblématiques du territoire. Plutôt choisir le Train rouge du Pays cathare, ou le mythique Train jaune aussi surnommé le Canari ? Entre vignobles et sommets pyrénéens, ces deux lignes racontent chacune à leur manière l’histoire d’un territoire.

Dès le quai, le débat et les passagers prennent place. D’un côté, le Train rouge traverse le Fenouillèdes entre Rivesaltes et Axat, à cheval entre les Pyrénées Orientales et l’Aude. De l’autre, le Train jaune revendique fièrement son ancrage montagnard en reliant Villefranche-de-Conflent à Latour-de Carol, au cœur du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes.

Le Train rouge, une excursion vers nos voisins

Les partisans du Train rouge mettent en avant son gout pour la surprise. Le voyage offre un condensé de paysages: vignobles réputés du Roussillon, falaises des Corbières ou encore la silhouette du château de Quéribus. Aux alentours d’Axat, tunnels, viaducs et jeux de cache-cache avec les eaux vives de l’Aude complètent le décor.

Train uniquement touristique, le Train rouge cultive aussi un certain sens de la fête. Train théâtre, train d’Halloween, train du Père Noël: difficile de lui reprocher un manque d’imagination. Roulant aujourd’hui au biocarburant, il mise également sur des innovations plus respectueuses de l’environnement.

Le Train jaune, ou l’indétrônable Canari

Face à lui, le Train jaune joue la carte du monument régional. Né au début du XXe siècle, ce projet porté par Emmanuel Brousse, d’ailleurs journaliste à L’Indépendant et élu local, devait sortir la Cerdagne de son isolement. Aujourd’hui encore, le « Tren Groc » (en catalan) serpente à 30km/h entre Villefranche-de-Content et La-tour-de-Carol. Une allure qui pourrait faire sourire les plus pressés, mais qui laisse tout le loisir d’admirer les superbes paysages pyrénéens.

Plus haut chemin de fer de France, il fonctionne grâce à un système électrique et est inscrit depuis 2002 au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le Train jaune assure d’ailleurs plusieurs rotations quotidiennes tout au long de l’année, quelles que soient les conditions climatiques. Il a même son comité de défense vigilant sur la poursuite de cette mission de services publics et refusant qu’il ne devienne qu’un train touristique.

Alors qu’importe la couleur du train, les rails invitent à découvrir deux voyages atypiques à travers le département, et un peu plus, et rappellent simplement la variété du territoire.

Lou-Ann Algay (L’Indépendant, le 26 juillet 2026)

Section Aspres-Têt du PCF. Solidarité envers les jeunes communistes

Comme chaque année, la section Aspres-Têt du PCF mène une action de solidarité envers les jeunes camarades du Mouvement de la Jeunesse Communiste des Pyrénées-Orientales (MJCF66), dans le cadre de la fête de l’Humanité.

5 vignettes leur ont été remises cette semaine, de la part de l’ensemble des Camarades de la Section.