Prades. Une rentrée sous le signe de l’inquiétude au lycée Renouvier (L’Indep)

Vœux, spécialités, les représentants élus des parents d’élèves ont été saisis par une douzaine de familles pointant des dysfonctionnements.

L’affectation des élèves en enseignements de spécialité pose souci en cette rentrée 2026. « Pour la majeure partie des affectations remises en cause, le quatrième vœu a été retenu par l’établissement au détriment des trois premiers, sans aucune in-formation, ni concertations préalables », dénoncent les élus locaux de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE). « Les élèves ont appris cette substitution le jour même de la rentrée. Par ailleurs, quelques familles se sont vues affecter des spécialités qui n’avaient fait l’objet d’aucun de leurs vœux ». Une surprise plutôt désagréable pour des élèves qui ont beaucoup de choix compliqués et souvent déterminants à faire dès leur année de seconde. Des choix qui réduisent déjà leurs possibilités pour de futures études.

Absence d’informations, de dialogue et concertation

« Par exemple, un élève de sensibilité plutôt littéraire et peu à l’aise dans les disciplines scientifiques, se retrouve projeté en enseignement de spécialité mathématique. Un autre qui avait construit son orientation autour de disciplines humanistes comme histoire de l’art, littérature et philosophie se retrouve avec des maths et de la chimie. Ce qui obère inévitablement son orientation en classe de terminale, voire dans l’enseignement supérieur ». Les élus « ne contestent pas la nécessité pour l’établissement de procéder à des ajustements, mais déplorent l’absence d’informations, de dialogue et de concertation préalable avec les familles ».

Saturation des effectifs pour certaines spécialités ? Les maths font-elles moins rêver que l’anglais monde contemporain ? « Peu importe, l’établissement a eu connaissance dès la mi-juin, de tous les vœux émis par les élèves de seconde. Il aurait pu anticiper, soit en contactant les familles, soit en affectant par exemple une part de sa dotation globale horaire au dédoublement de ces classes. Vous imaginez que certaines des familles concernées n’ont pas encore obtenu de rendez-vous avec la direction, deux semaines après la rentrée ». Contactée par nos soins à ce sujet la direction a expliqué ne pas comprendre. « Nous avons fait une réponse aux parents d’élèves qui devrait les rassurer au contraire ». L’objectif n’est visiblement pas atteint.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 16 septembre 2026)

Rentrée : FO alerte sur les effets concrets de la baisse des moyens (L’Indep)

La fédération FO de l’éducation livre un premier bilan des conditions de la rentrée en pays catalan. Elle pointe du doigt les conséquences de l’austérité budgétaire dans les écoles, collèges et lycées du département Et illustre son propos avec plusieurs exemples concrets.

Pas de miracle. Pour la fédération FO de l’éducation (Fnec-FO) : « Les conditions de la rentrée dans le département sont la déclinaison des conditions nationales ». Sur l’ensemble du territoire français, le ministère a supprimé pour cette année scolaire 4 000 postes d’enseignants (de la maternelle au lycée) en mettant en avant la baisse démographique. Dans les écoles du département, ces coupes franches se sont notamment traduites par 23 fermetures de classes pour 9 ouvertures, là où FO en réclamait 19.

« Dans les écoles, les conditions se dégradent pour les élèves comme pour les enseignants », dénonce le secrétaire départemental de la Fnec-FO, Tanguy Lorre. « Par ailleurs, une partie des remplaçants sont déjà placés sur un poste à l’année. Le risque étant qu’on ne puisse pas remplacer les enseignants absents dans les semaines qui viennent ».

Dans les collèges et lycées, plusieurs situations interrogent également le syndicaliste. « Dans le second degré, les dotations des établissements sont en diminution », resitue-t-il. « On ne respecte pas le nombre légal d’heures d’enseignement dans tous les collèges. Dans certaines classes du collège du Soler, ils ont notamment deux heures de latin au lieu de trois ».

Selon Tanguy Lorre, les lycées ne sont pas non plus épargnés par la tendance. « Au lycée Arago de Perpignan, ils ont par exemple imposé à un professeur d’espagnol de regrouper les premières et les terminales en spécialité, alors qu’il y a quand même une épreuve du bac ».

Un cas de figure plus ou moins similaire se serait présenté dans un autre lycée perpignanais, Pablo-Picasso : « Là, le prof d’espagnol a refusé d’associer les secondes, premières et terminales en classe euro (des sections où les élèves ont également un cours de discipline non-linguistique en espagnol, NDLR). Du coup, ils ont fermé la classe euro espagnol de seconde, ce qui leur a permis d’économiser deux heures de cours sur leur dotation globale. Il y avait des élèves inscrits, mais ils considéraient que ce n’était pas suffisant pour maintenir l’option ».

Concernant le remplacement dans le second degré, la Fnec-FO signale des disparités entre les secteurs. « Sur certaines zones, il y a plus de remplaçants titulaires qu’il n’en faut et sur d’autres il y a des manques », résume Tanguy Lorre. « À Picasso, cela faisait plusieurs mois que l’on savait qu’une professeur d’histoire-geo allait passer en mi-temps thérapeutique et en cette rentrée, elle n’était pas remplacée ».

Et ce ne sont là que quelques exemples parmi d’autres des conséquences du manque de moyens que dénoncent les syndicats d’enseignants.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 15 septembre 2026)

Collèges : jusqu’à 35 degrés dans certaines classes la semaine dernière (L’Indep)

Le syndicat d’enseignants Snes-FSU tire la sonnette d’alarme concernant la température dans les collèges qui a encore dépassé les 30 degrés dans plusieurs établissements la semaine passée. Un seuil au-delà duquel des risques pour la santé existent.

Jusqu’à 35 degrés dans certaines salles au collège de Rivesaltes, 34,5°C au collège Sévigné de Perpignan, autour de 32°C à Camus, Jean-Moulin ou Pagnol, ainsi qu’à Cabestany, Port-Vendres ou Saint-André… Selon les relevés récoltés par le syndicat d’enseignants du secondaire Snes-FSU, une semaine après la rentrée, la température reste suffocante dans de nombreuses classes de collèges des Pyrénées-Orientales. Sans compter des taux d’humidité dépassant parfois les 50 % qui accroissent encore la sensation de chaleur.

« Les conséquences du changement climatique sont bien plus fortes que ce à quoi s’attendaient les pouvoirs publics », alerte l’un des co-secrétaires départementaux du Snes, Ignacio Valenzuela. « Les périodes de fortes chaleurs s’allongent. Les conditions de travail et d’apprentissage sont plus que dégradées et mettent en danger la santé des enseignants et des élèves. Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), pour le travail de bureau, le risque existe des que la température de-passe les 30 degrés. »

Le fait que le ministère de l’Éducation annonce fin juin, en pleine canicule, un fonds de 50 millions d’euros dédié au diagnostic et à l’équipement du bâti scolaire pour en retrancher 40 millions d’euros en septembre n’est pas pour calmer l’ire du syndicat.

« C’est inacceptable », juge Ignacio Valenzuela. « On est conscients qu’adapter le bâti constitue un investissement important et que les collectivités ne peuvent pas tout financer toutes seules. Ce désengagement de l’État est scandaleux Nous ne demandons pas forcément la climatisation. L’adaptation du bâti scolaire peut aussi passer par l’installation d’ombrières ou la végétalisation. Ce qu’on veut, c’est une amélioration des ambiances thermiques et quand cela n’est pas possible, un aménagement des horaires. »

De son côté, la vice-présidente du conseil départemental en charge des collèges, Marie-Pierre Sadourny, assure que la collectivité est bien résolue à résoudre la problématique. Avec des dispositifs à cout, moyen et long termes « Le travail sur la végétalisation des cours est dores et déjà engagé. Nous avons aussi commencé à poser des filtres anti-UV ainsi que des brise-soleil sur les fenêtres et nous allons débloquer dès octobre 60 000 euros supplémentaires sur le budget 2026 pour que les établissements puissent acheter des équipements de rafraichissement et des brasseurs d’air », détaille l’élue concernant le court terme.

En cette rentrée, Marie-Pierre Sadourny annonce également des mesures plus ambitieuses, mais à moins brève échéance : « Dès l’année prochaine, nous allons commencer à climatiser les restaurants scolaires, ainsi que les centres de documentation et d’information (CDI) ou les salles polyvalentes afin de faire des lieux refuges, où pourraient également se dérouler les épreuves du brevet. Dans les salles de classe les plus exposées, nous allons également coupler les ventilateurs de plafond à des dispositifs de circulation de l’air, qui permettront de faire baisser la température de 3 ou 4 degrés. »

Entre 2028 et 2030, l’ensemble des lieux de refuge devraient être mis en place et dix premiers établissements équipés de nouvelles centrales de traitement de l’air. Entre toutes les mesures prévues sur la période, l’investissement prévisionnel s’élève à 4,6 millions d’euros.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 septembre 2026)

35 a 40 millions d’euros nécessaires pour le « tout clim »

En plus des mesures à court et moyen termes, le conseil départemental travaille également sur une trajectoire de « tout clim » qui s’étalerait sur plusieurs années. Il a même déjà chiffré le coût d’une telle opération, qui comprendrait également des travaux d’isolation, d’extension de préaux et de végétalisation, à 35 ou 40 millions d’euros pour les 31 collèges publics des Pyrénées-Orientales. « Mais il faut encore que nous travaillions le budget et que nous abondions les lignes de trésorerie », précise Marie-Pierre Sadourny. « À ce stade, l’État pourrait apporter 10 000 euros par établissement. C’est sûr qu’il faudrait plus… Plus l’État nous accompagnera et plus nous pourrons mener à bien ce projet rapidement. »

À noter : le nouveau collège en cours de construction à Claira et celui en projet au Boulou seront équipés d’office de systèmes de brassage, de centrales de traitement de l’air et de zones refuges climatisées.

Révoqué, le secrétaire général de la CGT Activités postales entend bien contre-attaquer (L’Indep)

La décision, prise à la suite du conseil de discipline convoqué le 30 juin dernier au siège parisien de La Poste, est tombée fin août. Le secrétaire général de la CGT Activités postales des Pyrénées-Orientales, Alexandre Pignon, a écopé de la sanction la plus sévère: la révocation, équivalent du licenciement pour les fonctionnaires. Mais il compte bien utiliser les moyens de recours a sa disposition.

Série noire pour les représentants syndicaux des postiers du pays catalan. Début 2026, le ministère du Travail avait validé le licenciement du secrétaire départemental adjoint de Sud Poste. Et en cette rentrée, le secrétaire général de la CGT Activités postales vient d’apprendre que le conseil de discipline, qui s’était réuni le 30 juin dernier pour statuer sur son dossier, avait opté pour la révocation, équivalent du licenciement pour les salariés bénéficiant du statut de fonctionnaire.

Cependant, s’il a dû quitter son poste de secrétaire du Comité social et économique régional de La Poste, Alexandre Pignon garde ses fonctions au sein du syndicat. Et reste plus que jamais combatif. « Nous allons saisir le tribunal administratif pour demander la suspension de cette sanction, qui est disproportionnée », annonce-t-il. « Nous avons de nouveaux éléments à fournir au tribunal. Je compte également porter plainte pour faux témoignages contre des cadres de La Poste ».

Deux autres syndicalistes convoqués

Selon le responsable syndical, les actes que la direction lui reprocherait seraient en lien avec l’organisation, le 20 février dernier, d’un « carnaval revendicatif » à Thuir, où officiait le secrétaire départemental adjoint de Sud Poste, qui venait d’être licencié. Lors de cet événement, les manifestants auraient notamment parodié certains cadres de La Poste.

Pour mémoire, depuis le mouvement contre la réforme des retraites, plusieurs autres sanctions disciplinaires (blâmes, mises à pied…) ont été prononcées à l’encontre de postiers syndicalistes. L’un des autres responsables départementaux de la CGT vient d’ailleurs de partir pour deux mois de suspension sans salaire. Alors qu’une troisième est convoquée en conseil de discipline le 18 septembre prochain. À priori le même jour que le secrétaire départemental de Sud Poste. Et vraisemblablement eux aussi pour des sujets en lien avec le carnaval revendicatif de Thuir.

A. A. (L’Indépendant, le 9 septembre 2026)

La direction régionale de La Poste ne souhaite pas faire de commentaires sur la décision rendue. Elle tient cependant à rappeler « son attachement au respect du dialogue social et des règles relatives au droit syndical ». Elle assure par ailleurs que la décision du conseil de discipline du 30 juin « se fonde sur des faits sans lien avec l’activité syndicale de M. Pignon ».

SNCF. Le secrétaire départemental de la CGT menacé de « mutation disciplinaire » (L’Indep)

Ce mardi 8 septembre, la CGT appelait les cheminots de l’ex-région Languedoc-Roussillon à faire grève. Le syndicat dénonce, entre autres, une situation de sous-effectif et une augmentation du nombre de sanctions disciplinaires. Dans les Pyrénées-Orientales, deux conducteurs du Train jaune, dont le secrétaire général de l’union départementale de la CGT, Julien Berthélémy, sont dans le collimateur de la direction.

Jour de colère ce mardi 8 septembre pour les cheminots de l’ex-région Languedoc-Roussillon. Après un été particulièrement chaud, notamment marqué par « une hausse du nombre d’agressions », les salariés de la SNCF se sont mobilisés pour réclamer des embauches, une amélioration des conditions de travail et « un arrêt du management par la sanction ». En pays catalan, plusieurs lignes ont été impactées, dont notamment celle reliant Perpignan à Port-Bou, celle entre Perpignan et Villefranche et celle du Train jaune.

Il faut dire que cette dernière est aux premières loges concernant les sanctions et menaces de sanctions que dénonce la CGT. Deux conducteurs du Train jaune sont convoqués en conseil de discipline le 17 septembre prochain. Et l’un d’entre eux n’est autre que le secrétaire général de l’union départementale de la CGT des Pyrénées-Orientales, Julien Berthélémy. Ce dernier, à qui la direction reprocherait de ne pas avoir attendu l’autorisation du chef de ligne pour repartir, encourait selon le syndicat « un dernier avertissement avant licenciement, 12 jours de mise à pied et une mutation disciplinaire ». Quant à son collègue, qui aurait fait monter un journaliste en cabine sans autorisation, la sanction proposée prévoirait « un dernier avertissement avant licenciement et 10 jours de mise à pied ».

Selon le secrétaire de la CGT Cheminots de l’ex-région Languedoc-Roussillon, Eric Bringuier, ces deux convocations interviennent dans un contexte d’augmentation du nombre de sanctions à l’encontre des personnels de la SNCF. « Nous avons deux conducteurs concernés sur le Train jaune, mais également des mécaniciens ou des contrôleurs un peu partout dans la région », détaille-t-il. « Des qu’un cheminot sort la tête, la boîte fonctionne à la sanction, ce qui n’était pas le cas avant. Nos militants sont de plus en plus touchés. Certains agents ont peut-être commis une faute. Cela peut arriver. Ce que nous pointons du doigt, c’est le caractère disproportionné des sanctions proposées ».

Cependant, le mouvement de grève de ce mardi ne se cantonnait pas à ce thème. Eric Bringuier dénonce également une situation de sous-effectif mise en lumière par les problématiques rencontrées cet été : « Toute la saison, nous avons eu des problèmes d’effectifs. Tout le monde a souffert de la chaleur. Les voyageurs étaient excédés, notamment en raison de climatisations qui ne fonctionnaient pas, de toilettes qui étaient fermées ou de trains supprimés. Le nombre d’agressions envers les contrôleurs a doublé. On ne peut pas continuer comme ça ». Selon Éric Bringuier, cet été, des trains jugés « sensibles » où l’on met d’habitude deux contrôleurs, seraient partis « avec un seul, voire aucun contrôleur ».

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 9 septembre 2026)

Contactée, la direction de la SNCF n’a pas souhaité réagir.

Dix ans après les états généraux du rail, le train jaune exemple de réussite (L’Indep)

Dix ans après la tenue d’États généraux du Rail et de l’intermodalité, la Région Occitanie tire le bilan de sa politique des transports et en rend compte aux habitants jusqu’à la fin de l’année.

C’est bien sûr le vice-président de Région aux transports, Jean-Luc Gibelin, qui assure la tournée citoyenne. En gare de Perpignan ce 4 septembre 2026 (précisément à la Maison de la Région qui y a ses locaux), l’élu est venu « rendre compte » des engagements politiques pris après la grande consultation de 2016. Onze chantiers avaient alors émergé des préoccupations citoyennes. Parmi eux, la « sauvegarde des lignes ferroviaires » jugées prioritaires par les habitants, dont celle du Train jaune dans les Pyrénées-Orientales.

La Région a injecté 100 millions d’euros pour sauver le Train jaune

« La Région a mis 50 millions d’euros dans la rénovation du matériel et 50 millions dans l’infrastructure », récapitule Jean-Luc Gibelin dont le budget, celui des Transports donc, première compétence régionale, frôle le milliard.

Le « canari » a été considéré comme sauvé en 2019 dans le cadre d’un Plan Rail (389 millions engagés sur l’ensemble du réseau dont 273 financés par la Région) qui a aussi permis la réouverture de la ligne Montréjeau-Luchon et la reprise du trafic sur la rive droite du Rhône.

« On a aussi inventé une tarification Train jaune pour qu’il soit un train du quotidien », ajoute l’élu. « Il y a par exemple une vraie complémentarité entre Villefranche-de-Conflent et le plateau cerdan grâce au lien entre trains et autocars. On a aussi réorganisé la gare routière de Perpignan en la mettant en lien avec la gare SNCF ».

Dans l’Aude, l’échec de la ligne Limoux-Quillan

L’Aude a notamment bénéficié d’une « structuration du réseau routier et de sa complémentarité avec les transports scolaires qui sont devenus gratuits. On transporte 165 000 enfants chaque jour en Occitanie grâce à 5 000 véhicules ». En revanche, le département est toujours privé de liaison ferroviaire entre Limoux et Quillan. Ce que Jean-Luc Gibelin appelle des « réouvertures qui ne vont pas assez vite » (c’est aussi le cas de Rodez-Séverac et Alès-Bessèges). « L’État n’a pas activé les crédits promis, déjà pour les études, environ 56 millions d’euros », explique-t-il. « Et, surtout, ne s’est pas manifesté pour financer l’infrastructure et sans cela, on ne peut rouvrir la ligne ». La Région tente toutefois d’inciter l’État à revoir sa position en proposant une option moins onéreuse, du matériel plus léger, actuellement testée entre Carcassonne et Limoux et cofinancé avec la SNCF. Limoux-Quillan est fermée depuis 2017.

Enfin, concernant la grande vitesse, le vice-président insiste sur la ligne à venir Montpellier-Perpignan : « En 2016, la LNMP (Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan) n’était pas prévue, pas financée et n’avait pas de calendrier ». Sa réalisation a en effet été entérinée par Jean Castex, alors Premier ministre, après des années de combats d’élus locaux dont Carole Delga.

Plus généralement en région, Jean-Luc Gibelin pointe le succès des billets de TER à 1 euro, « 910 000 rien qu’entre le 14 juillet et le 15 aout », la circulation de trains innovants utilisant l’hydrogène, des batteries lithium ou hybride, un Plan Vélo comprenant un cluster de 80 entreprises (dont Caminade installée à Ille-sur-Têt dans les Pyrénées-Orientales), des vélos en libre service dans les lycées ou en location longue durée dans les gares ou encore des rosalies « Oui Cycle » déployées dans certains territoires ruraux.

Frédérique Michalak (L’Indépendant, le 5 septembre 2026)

Vernet-les-Bains : les bus scolaires bondés inquiètent les parents (L’Indep)

Des enfants refoulés parce que leur bus est bondé, obligés d’attendre le second qui arrive, ou pas, une heure après. Des cours ratés et des parents en colère. Depuis la rentrée scolaire, c’est une quinzaine de collégiens vernétois qui ont été ainsi laissés sur le carreau.

« Mercredi dernier, mon fils de 11 ans faisait sa rentrée scolaire en 5e au collège Gustave-Violet de Prades. Tout fier, et tout content de retrouver ses copains, il a marché dix minutes depuis la maison pour rejoindre l’abribus et attendre son car scolaire de 7h20 qui le dépose devant le collège pradéen, en même temps qu’une quinzaine d’autres collégiens de Vernet-les-Bains et d’autres villages conflentois », détaille Mme Catafau, la maman. « Or le groupe de collégiens n’a pas pu monter dans ce bus qui était déjà bondé ! Le chauffeur n’a rien voulu entendre et leur a simplement demandé de patienter jusqu’au suivant… ».

Or à 7h35, point de second bus. Elle reprend : « Mon fils m’a appelé depuis son portable pour me dire qu’il n’y avait aucun autre bus en approche et qu’ils se retrouvaient tous à l’attendre. C’était surréaliste, d’autant que jusqu’à présent -et c’est une Vernétoise pure souche qui vous parle- il y a toujours eu deux autobus, chacun d’une cinquantaine de places, qui se suivaient. Aucun enfant n’était laissé sur le bord de la route avec tous les risques que cela comporte ». Finalement, ce second autobus déboulera à 7h50. Et les enfants arriveront en retard pour leur rentrée…

Le maire et le principal ont contacté la compagnie

Une autre habitante de Vernet-les-Bains, Mme Romanos, témoigne à son tour. « Mon garçon fait partie des gamins refoulés par le chauffeur du premier bus. Ça a duré de mardi à aujourd’hui (vendredi 4 septembre). J’ai appelé à plusieurs reprises le maire de notre commune, ainsi que la Vie scolaire du collège pour avoir des explications. J’ai su que l’un et l’autre, très mécontents, avaient contacté aussitôt la compagnie de transports scolaires. Des parents ont pu venir récupérer leurs enfants à l’abribus pour les accompagner en voiture jusqu’à Prades, mais encore fallait-il être disponible. Ce qui n’est pas le cas pour tout le monde ». Ce vendredi matin, le second bus (le premier étant immuablement complet) s’est garé devant l’établissement pradéen avec une heure de retard. « Nos enfants ont été déposés à 9 h devant leur collège et ont donc raté leurs premiers cours de la journée. Sympa pour entamer l’année ! », ne décolère pas Mme Catafan. Il semblerait toutefois que les tensions se soient décrispées depuis. La compagnie de transports scolaires a informé par SMS les familles concernées, de « l’ouverture dès lundi 7 septembre d’une nouvelle ligne de bus scolaire pour les collégiens vernétois de Gustave-Violet ».

Valérie Pons (L’Indépendant, le 5 septembre 2026)

Claira. Maternelle : une ouverture de classe sans Atsem (L’Indep)

L’ouverture d’une septième classe à l’école Les Cariolettes permet de faire baisser les effectifs. Une avancée saluée par les parents, qui regrettent toutefois qu’aucun Atsem supplémentaire ne soit prévu pour accompagner cette nouvelle organisation.

C’est une rentrée particulière qui débute à l’école maternelle Les Clarioulettes de Claira Une septième classe a finalement ouvert pour l’année scolaire 2026-2027. Une décision qui doit permettre d’alléger les effectifs passant de 28 à 24 élèves par classe. Mais cette réorganisation soulève une autre question l’école compte six Atsem (Agent territorial spécialisé des écoles maternelles) pour sept classes, et aucun recrutement supplémentaire n’est prévu pour cette année scolaire.

Rester vigilants

Une réunion s’est tenue, hier. jeudi 3 septembre au sein de l’école, en présence des représentants des parents d’élèves, du maire Marc Petit et de l’inspecteur de l’Éducation nationale, Eric Saque. Selon les éléments communiqués, « les six Atsem en poste devront intervenir dans les différentes classes en fonction des besoins ». Si les représentants des parents d’élèves se félicitent de la baisse des effectifs dans les classes, ils regrettent. « néanmoins » l’absence d’un personnel supplémentaire qu’ils jugent « importante auprès des jeunes enfants étant donné que la classe ajoutée mélangera petits et grands ». D’où cette mobilisation.

Du côté de la mairie, l’édile rappelle que « le budget communal 2026 avait été voté en mars, avant que l’ouverture de la classe ne soit décidée en juin ». Marc Petit souligne que « selon le code général des collectivités territoriales, chaque classe maternelle doit bénéficier des services d’un Atsem, sans que la loi n’impose toutefois la présence d’un agent à temps plein dans chaque classe ». Ce dernier faisait savoir que la situation pourra « être réexaminée à l’avenir », notamment si la septième classe, ouverte à titre provisoire pour un an, est « maintenue ». Mais à ce jour, l’organisation devra donc se faire avec les moyens actuellement disponibles. « Nos enfants sont notre priorité », pellent les parents d’élèves, qui entendent rester vigilants. « Notre mobilisation continuera», assurent-ils En conclusion, l’inspecteur Éric Saque a souligné l’apport de celle septième classe, qui constitue selon lui « un moyen supplémentaire consacré à l’éducation et c’est ce qui est essentiel ».

Lola Gilbert (L’Indépendant, le 4 septembre 2026)

Cabestany. Continuité et sérénité pour les 780 écoliers (L’Indep)

Alors que des travaux ont été réalisés dans les établissements, la rentrée s’est bien passée. Mardi 1er septembre, comme de coutume à l’occasion de la rentrée scolaire, Édith Pugnet, maire de Cabestany, accompagnée d’adjoints et de directeurs de services, est allée à la rencontre des enseignants et des parents d’élèves dans les trois écoles maternelles et les trois écoles élémentaires de la commune.

Une ambiance sereine régnait dans les établissements. De l’avis des parents d’élèves comme des enseignants, « aucun problème particulier n’a été relevé » pour cette rentrée. Au total, 780 élèves ont retrouvé le chemin de l’école: 266 en maternelle et 514 en élémentaire.

Côté maternelle, l’école La Fontaine, dirigée par Christine Surjus, accueille 125 enfants, dont 80 en classe bilingue et 45 en classe monolingue. À Charlie-Chaplin, sous la direction de Béatrice Ardigo-Auguet, ils sont 92, tandis que l’école Ludovic-Massé, dirigée par Olivia Cartapatti, compte 49 élèves. Dans les écoles élémentaires: Jacques-Prévert, dirigée par Géraldine Lefebvre-Dupont, accueille 219 élèves, dont 117 en bilingue et 102 en monolingue. Georges-Button, sous la direction de Caroline Léone, compte 180 élèves.

Des travaux

Enfin, l’école Ludovic-Massé, dirigée par Camille Got, accueille 115 élèves, auxquels s’ajoutent 12 élèves en classe IME. Cette rentrée s’effectue également dans des établissements largement rénovés. Les écoles Prévert, Buffon et Chaplin affichent notamment un visage entièrement renouvelé et à La Fontaine, les élèves ont découvert une nouvelle pergola dans la cour.

Cette plus ancienne école de la ville fera prochainement l’objet d’une réflexion sur sa réfection. Celle-ci s’appuiera sur des préconisations techniques, mais aussi sur une étude plus globale de l’aménagement du cœur de ville. Une rentrée placée sous le signe de la sérénité et de la continuité, dans des écoles qui poursuivent leur transformation pour offrir aux enfants un cadre toujours plus adapté à leurs apprentissages.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 4 septembre 2026)