Vœux, spécialités, les représentants élus des parents d’élèves ont été saisis par une douzaine de familles pointant des dysfonctionnements.
L’affectation des élèves en enseignements de spécialité pose souci en cette rentrée 2026. « Pour la majeure partie des affectations remises en cause, le quatrième vœu a été retenu par l’établissement au détriment des trois premiers, sans aucune in-formation, ni concertations préalables », dénoncent les élus locaux de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE). « Les élèves ont appris cette substitution le jour même de la rentrée. Par ailleurs, quelques familles se sont vues affecter des spécialités qui n’avaient fait l’objet d’aucun de leurs vœux ». Une surprise plutôt désagréable pour des élèves qui ont beaucoup de choix compliqués et souvent déterminants à faire dès leur année de seconde. Des choix qui réduisent déjà leurs possibilités pour de futures études.
Absence d’informations, de dialogue et concertation
« Par exemple, un élève de sensibilité plutôt littéraire et peu à l’aise dans les disciplines scientifiques, se retrouve projeté en enseignement de spécialité mathématique. Un autre qui avait construit son orientation autour de disciplines humanistes comme histoire de l’art, littérature et philosophie se retrouve avec des maths et de la chimie. Ce qui obère inévitablement son orientation en classe de terminale, voire dans l’enseignement supérieur ». Les élus « ne contestent pas la nécessité pour l’établissement de procéder à des ajustements, mais déplorent l’absence d’informations, de dialogue et de concertation préalable avec les familles ».
Saturation des effectifs pour certaines spécialités ? Les maths font-elles moins rêver que l’anglais monde contemporain ? « Peu importe, l’établissement a eu connaissance dès la mi-juin, de tous les vœux émis par les élèves de seconde. Il aurait pu anticiper, soit en contactant les familles, soit en affectant par exemple une part de sa dotation globale horaire au dédoublement de ces classes. Vous imaginez que certaines des familles concernées n’ont pas encore obtenu de rendez-vous avec la direction, deux semaines après la rentrée ». Contactée par nos soins à ce sujet la direction a expliqué ne pas comprendre. « Nous avons fait une réponse aux parents d’élèves qui devrait les rassurer au contraire ». L’objectif n’est visiblement pas atteint.
Philippe Comas (L’Indépendant, le 16 septembre 2026)









