« Nous pensons à Lyhanna et à tous les enfants victimes » (L’Indep)

Un hommage à la jeune Lyhanna a rassemblé près de 500 personnes devant le tribunal de Perpignan, ce lundi. Sous une fine pluie, associations et citoyens ont réclamé une protection réelle des enfants et l’examen urgent d’une loi intégrale.

L’ambiance qui régnait devant le tribunal de Perpignan était pesante, mais semblait nécessaire pour tout le monde. Ce lundi 8 mai, à 19 heures, environ 500 personnes se sont rassemblées en hommage à Lyhanna, collégienne de 11 ans, retrouvée morte le 4 juin dernier à Puycasquier, dans le Gers. Un appel national relayé par les associations Femmes solidaires 66 et les Chouettes anonymes, soutenues par le Collectif droit des femmes 66.

La pluie a commencé à tomber lors de l’arrivée des manifestants, majoritairement des femmes, accompagnées de quelques hommes et enfants. Charlotte, 36 ans, brandissait une pancarte avec ce mot d’ordre « Justice pour nos enfants ». L’histoire de Lyhanna a fortement résonné dans le cœur de cette jeune maman. « Je ne peux pas imaginer ce que ça peut faire à des parents. Des vies sont brisées par les violences sexuelles et il y en a assez que ça soit traité comme de simples dysfonctionnements », a-t-elle témoigné. Mathilde, 47 ans, avait du mal a retenir son émotion. « C’est beaucoup de tristesse. Mais avant tout, l’idée, c’est d’avoir une réflexion collective sur ce qui tait que des petites filles doivent avoir peur des papas des copines, ou que des femmes ont peur d’aller faire un footing dans la rue ».

Réunis devant le palais de justice, les membres des différentes associations ont pris la parole. « Nous pensons à Lyhanna et, à travers elle, à tous les enfants victimes de violences sexuelles. Nous sommes également réunis parce que nous refusons que la protection des enfants reste une promesse électorale alors qu’elle devrait être une priorité », a scandé Aurélie Martin, de Femmes solidaires 66, encouragée par des applaudissements. Cette dernière a également exprimé « l’examen immédiat » de la loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants, portée par plus de 150 associations et organisations. Monique Hernandez, du Collectif droit des femmes 86, a quant à elle commencé par pointer du doigt l’interdiction de la mobilisation à Paris, avant de s’attaquer aux représentants politiques. « Darmanin s’excuse, mais il aurait pu démissionner, il en est déjà à sa 56e circulaire de l’année. Nous sommes aussi unis contre cette politique de l’émotion et du fait divers ».

Après une minute de silence, le rassemblement s’est ensuite déplacé de quelques mètres, devant le tribunal des affaires familiales de Perpignan.

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 9 juin 2026)

Aide sociale à l’enfance : des jeunes placés livrent leurs témoignages (L’Indep)

Hier, plusieurs jeunes places en foyers ou en structures ont pris la parole dans le cadre des Assises de la protection de l’enfance, qui se sont tenues au centre culturel de Cabestany sous l’égide du conseil départemental. L’autonomisation et l’insertion des jeunes qui sortent du dispositif (entre 18 et 21 ans) étaient au cœur des échanges.

Travailleurs sociaux, familles d’accueil, responsables de maisons d’enfants à caractère social, de foyers ou de structures partenaires… Ce jeudi 4 juin 2026, autour de 250 personnes ont participé aux Assises de la protection de l’enfance organisées par le conseil départemental, maître d’œuvre en la matière. L’autonomisation des jeunes placés et la préparation de leur sortie du dispositif, qui s’effectue entre 18 et 21 ans, étaient cette année au cœur des débats.

« C’est un sujet très important », estime la vice-présidente du Département déléguée à l’enfance et à la famille, Madeleine Garcia-Vidal. « Nous ne voulons pas de sorties sèches de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Si à 18 ans, on les laisse sortir du dispositif comme ça, ils sont perdus. Très peu sont autonomes. C’est pourquoi nous les accompagnons souvent jusqu’à 21 ans avec un contrat jeune majeur, pour les aider à s’insérer, à trouver un emploi et un logement. »

Également présents lors des Assises, les porte-parole des jeunes pris en charge, qui siègent au sein de l’Observatoire départemental de la protection de l’enfance, n’ont pas manqué de faire remonter leurs doléances.

« Quand on arrive dans une maison d’enfants à caractère social, on nous explique les règles, mais on nous explique rarement ce qui va se passer après », pointe par exemple du doigt Nathan(*), 17 ans, actuellement en service civique dans une association culturelle. « Je pense qu’il faudrait plus informer les jeunes sur leurs droits et leurs devoirs. A 18 ans, certains décident de partir et se retrouvent à la rue deux mois plus tard. Ils ne savent visiblement pas qu’ils peuvent revenir vers l’ASE dans ce genre de situation. »

Lucas, 15 ans, débutera en septembre un apprentissage en menuiserie. Mais la sortie de l’ASE l’inquiète déjà « En structure, les professionnels font beaucoup de choses à notre place et veulent parfois trop nous protéger. Certains d’entre nous se sentent prêts pour le départ, d’autres pas. Tout dépend des jeunes, de leur situation et de leurs éducateurs. »

De son côté, Océane, 16 ans, a déjà en partie franchi le pas. Elle vit en semi-autonomie dans un studio. « Je gère mon budget, mes courses, mes rendez-vous de santé et mes papiers administratifs, mais il y a un éducateur dans l’immeuble qui peut m’aider si besoin », résume la jeune fille, qui vise une carrière de procureure de la République.

Junior, 18 ans, vient pour sa part de se faire repérer par l’équipe de France de boxe anglaise après avoir terminé sur la première marche du podium lors d’un championnat international. Mais pour l’instant, la situation est gelée car le sportif originaire du Cameroun est toujours en attente d’un titre de séjour. « La sortie de l’ASE, c’est compliqué. Et ça l’est encore plus pour les mineurs non accompagnés. Tu passes du statut d’enfant protégé à celui d’adulte sans papiers… Et sans papiers, tu ne peux pas travailler, tu n’as pas de revenus », déplore Junior, qui est également titulaire d’un CAP cuisine. « Même des jeunes qui ont eu un parcours exemplaire jusque-la peuvent se retrouver sans domicile fixe, puis sous le coup d’une obligation de quitter le territoire. Il faudrait qu’à la sortie de l’ASE, on ait un accompagnement pour la demande de titre de séjour. »

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 5 juin 2026)

(*) Les prénoms des jeunes mineurs ont été modifies

Enfance catalane : « Les éducateurs de rue sont à bout de souffle » (L’Indep)

La CGT pointe du doigt des problématiques d’organisation et de management qui compromettraient la mission des douze éducateurs qu’embauche l’association L’Enfance catalane pour intervenir auprès des jeunes des quartiers de Perpignan.

« Démissions, turn-over, management toxique, organisation de travail non adaptée aux missions… » Selon la déléguée syndicale CGT de L’Enfance catalane, Leila Dutailly, les douze éducateurs de rue du service prévention de l’association, qui interviennent auprès des 11-25 ans dans plusieurs quartiers perpignanais (Saint-Mathieu, Saint-Jacques, Champs-de-Mars, Vernet) sont tout simplement « a bout de souffle ».

Plusieurs salariés concernés confirment. « Depuis janvier 2024, une quinzaine d’éducateurs sont passés dans le service puis repartis », confie l’un deux. Par ailleurs, après une enquête interne qui a abouti à un licenciement, la direction a décidé en septembre dernier de revoir l’organisation du service en mettant en place un nouveau règlement.

« Pas adapté à ce qu’on fait sur le terrain »

« Ce nouveau règlement n’est pas adapté à ce qu’on fait sur le terrain », déplore la délégation d’éducateurs qui tire la sonnette d’alarme avec le soutien de la CGT. « Ils nous demandent par exemple de faire un emploi du temps sur 15 jours, alors que notre métier est par nature rempli d’imprévus. Le nouveau règlement précise aussi qu’une posture professionnelle exclut toute familiarité excessive. Si on checke avec un jeune, on peut nous le reprocher, alors qu’on est dans leur quartier et qu’on doit s’adapter à leurs codes. »

La délégation dénonce aussi une logique comptable incompatible avec le métier : « L’an dernier, on a accompagné 190 jeunes alors que notre appel à projet parle de 320 minimum. On nous dit que 190 jeunes, ce n’est pas assez, alors qu’en matière de prévention, on vise la qualité plutôt que la quantité. On nous demande aussi de faire beaucoup d’administratif. Au détriment du travail de terrain. On s’intéresse tellement aux chiffres qu’on en oublie les bases. »

Forte de ce constat, la CGT réclame « que l’employeur respecte ses obligations en matière de prévention des risques psychosociaux ». Et demande en parallèle au conseil départemental, qui finance l’association, de réagir.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 10 février 2026)

La CGT dénonce « un manque de moyens en matière d’action sociale »

Selon la CGT 66, « les missions sociales gérées par le Département sont en crise, liées à des choix budgétaires qui réduisent les dépenses courantes ». Des revendications réitérées ce 16 décembre à l’occasion de la journée portes ouvertes de la Maison sociale de proximité.

Matthieu Escudé, l’un des responsables du syndicat CGT du conseil départemental, enfonce le clou : « Si nous sommes présents aujourd’hui (mardi 16 décembre), face à l’entrée de la MSP Perpignan Sud qui organise sa journée portes ouvertes, c’est pour rappeler, dans notre département, le manque criant de moyens matériels, humains -seulement 50 agents exercent en PMI (Protection Maternelle et Infantile) alors qu’ils sont 110 chez nos voisins audois-, et financiers. Alors que le conseil departemental médiatise ses choix en matière d’action sociale, les professionnels qui sont eux en première ligne, font un constat bien différent ».

Et d’entrer dans le vif du sujet : « Nous dénonçons des choix budgétaires anciens et revendiqués, qui ne sont plus d’actualité et qui réduisent sans cesse les dépenses courantes ». Arguant, « dans les P.-O., 6e département le plus pauvre de France, les besoins sont nombreux. Et ce sont les usagers du service social qui subissent les conséquences de ces choix ». Toujours selon le porte-parole ce mardi de la CGT 66, PMI, Protection de l’Enfance, accompagnement des personnes âgées dépendantes, familles en situation de précarité, personnes en insertion socioprofessionnelle, « toutes ces missions sont à ce jour en crise ».

Prenant la balle au bond, une autre syndicaliste témoigne « dans le département, 235 assistants familiaux prennent en charge près de 600 enfants, souvent placés après des situations de maltraitance. C’est une belle mission et un engagement total, mais c’est aussi un métier de chaque instant et pour lequel il faut assurer financièrement les besoins de ces enfants. La raison pour laquelle les assistants familiaux demandent au Département la revalorisation à 20 euros par enfant de l’indemnité journalière aujourd’hui fixée à 15 euros ».

Valérie Pons (L’Indépendant, le 17 décembre 2025)

« Le Département poursuit son action »

Approché à son tour par l’indépendant, voici la réponse du Département aux revendications de la CGT 66: « La Protection Maternelle et Infantile constitue un service public essentiel pour les familles. Les professionnels médico-sociaux y accompagnent en priorité les publics les plus fragiles, même si ce service reste ouvert à tous. Chaque jour, nos équipes aident les jeunes parents et veillent à la santé comme au bien-être des enfants, et ce, de la grossesse jusqu’aux premières années de vie. Mais l’augmentation de la précarité a accentué les difficultés rencontrées par les professionnels de la PMI dans leurs missions d’accompagnement. C’est pourquoi, dans un contexte national marqué par la hausse de la pauvreté et la dégradation de plusieurs indicateurs sanitaires, le Département poursuit son action en matière de prévention. Nous soutenons pleinement nos équipes de terrain et œuvrons pour développer l’accès aux soins, aux conseils et à l’accompagnement pour toutes et tous, malgré des baisses significatives de budgets alloués par l’État ».

La jeunesse communiste dans le Vallespir

Ce samedi 29 novembre, deux jeunes de la JC sont venus sur le marché de Céret pour accompagner les communistes de la section Vallespir du PCF lors de la vente du numéro exceptionnelle du Travailleur Catalan consacré à l’économie des Pyrénées-Orientales.

Ils ont également fait signer avec les militants du Mouvement de la Paix la pétition pour la Paix et l’interdiction des armes nucléaires.

On les voit ici en pleine conversation avec Jacques Majester, le secrétaire de la section Vallespir du PCF.

Des examens gynécologiques offerts aux étudiantes de l’université (L’Indep)

Les élus du conseil départemental des départemental ont adopté le renouvellement de ce dispositif mis en place depuis un an mais encore peu connu, permettant aux étudiantes de l’université de Perpignan d’obtenir des soins gynécologiques.

Améliorer l’accès aux soins gynécologiques pour les étudiantes de l’université de Perpignan, c’est tout le sens de la délibération votée ce jeudi par les élus du conseil départemental des Pyrénées-Orientales. Les conseillers départementaux ont adopté le renouvellement d’une offre de soins qui permet aux étudiantes de la faculté de rencontrer un médecin et une sage-femme grâce à des permanences, directement depuis le campus du Moulin à Vent. Un examen gynécologique peut y être assuré ainsi qu’une proposition de contraception personnalisée. Mis en place depuis un an mais encore peu connu, ce dispositif a permis à cinquante patientes d’obtenir des soins gynécologiques en 2025. À noter que ce service de santé assure également des actions de dépistage et vaccination.

Les élus ont adopté le renouvellement de ce service pour une durée d’un an qui pourrait encore être reconduit.

Durant cette même session, les conseillers départementaux ont voté une motion visant à soutenir les éleveurs des Pyrénées-Orientales dont les bêtes ont été touchées par la dermatose nodulaire. Plus de 400 vaches, veaux et taureaux ont été abattus sur les terres catalanes, malgré un déploiement de la couverture vaccinale. Les élus du Département se sont engagés à accompagner ces éleveurs et « activer tous les leviers pour apporter son soutien financier en complément des dispositifs de l’État et de la Région ». Mais, pour l’heure, la collectivité n’a pas déterminé le montant de l’enveloppe de ces aides.

Les conseillers départementaux ont aussi appuyé les requêtes formulées par la Chambre d’Agriculture. À savoir, la prise en charge par la solidarité nationale de la vaccination de tous les bovins avant l’estive 2026. Mais aussi le financement des pertes d’exploitation et le remplacement des cheptels tués, privilégier l’abattement sélectif et mener une étude approfondie sur les vecteurs de l’épidémie et déployer un dispositif de surveillance.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 28 novembre 2025)

« La laïcité, ce n’est pas une lutte contre les croyances » (L’Indep)

La laïcité est à l’honneur dans les Pyrénées-Orientales a l’occasion des 120 ans de la loi de 1905. Des animations variées, dont une journée de sensibilisation pour 450 enfants, sont prévues pour renforcer la sensibilisation à ce principe fondamental.

À l’occasion des 120 ans de la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905, le comité Laïcité République 66 et le Grand Orient de France s’unissent. Pour commémorer cette date importante, diverses animations sont prévues à partir du 27 novembre prochain, en partenariat avec le conseil départemental et le conseil régional.
Lors d’une conférence de presse, donnée ce mardi 25 novembre à Perpignan par Pascal Farines, membre du Grand Orient de France et Élie Puigmal, président du comité Laïcité République des Pyrénées-Orientales, les bases et définitions de ce mot ont été rappelées. « Ce n’est pas une lutte contre les croyances. C’est une garantie pour que chacun puisse croire, ne pas croire, changer de religion et vivre ensemble sans pression ni privilège religieux. Ce mot ne doit pas être adjectivé », développent-ils. Ajoutant que les Pyrénées-Orientales sont l’un des départements où les mobilisations sont les plus importantes.

Sensibiliser la jeunesse

Durant plusieurs jours, des actions seront menées dans le département. Par exemple ce 27 novembre, avec une journée de sensibilisation au Palais des Rois de Majorque pour 450 enfants. « On s’est aperçu qu’en particulier chez les jeunes, il y a un déficit de connaissance de la laïcité », souligne Pascal Farines. Le comité Laïcité République a ainsi créé un diaporama « pour les amener à cheminer, à réfléchir et à débattre ».

Des projections au cinéma sont également prévues. En particulier, le film « Le procès de Viviane Amsalem », le samedi 29 novembre au Clap Ciné de Canet-en-Roussillon. « C’est l’histoire d’une femme israélienne qui ne peut pas divorcer. Il montre l’inconvénient du poids de la religion dans la société », indique Pascal Farines.

Un autre, au Castillet à Perpignan le 4 décembre et au Puigmal à Osséja le 5 décembre : « Laïcité, Liberté, Égalité, Fraternité », le premier film sur l’histoire de la laïcité, animé par le réalisateur Georges Bringuier.

Une exposition composée de 17 panneaux explicatifs sera mise en place au Hall Guy Malé au siège du département à Perpignan du 9 au 12 décembre. Et les événements seront clôturés par une conférence publique avec débat, le 17 décembre à l’espace Christian Bourquin à Perpignan.

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 26 novembre 2025)

Les familles d’accueil des Pyrénées-Orientales dénoncent un manque de moyens qui pèse sur la prise en charge des enfants (Ici Roussillon)

Le 20 novembre, c’est la journée mondiale pour les droits de l’enfant. Dans les Pyrénées-Orientales, les assistants familiaux, ceux et celles qui accueillent les enfants placés, sont en colère. Céline Villagrasa, déléguée CGT et assistante familiale, réclame de meilleures conditions de travail.

C’est une colère qui gronde depuis deux ans chez les assistants familiaux des Pyrénées-Orientales. Ces familles qui accueillent des enfants placés, aux parcours de
Céline Villagrasa en accueille trois dans son domicile de Vernet-les-Bains. Elle est déléguée CGT pour les assistants familiaux du département. La semaine dernière, elle a rencontré Hermeline Malherbe, la présidente du Conseil départemental. Et le rendez-vous ne s’est pas très bien passé selon elle : « Sur la table des négociations, on ‘na pratiquement rien obtenu. Nous, ce qu’on demande, c’est l’augmentation de l’indemnité journalière – elle est actuellement de 15 euros par enfant par jour – au niveau de la moyenne nationale qui est de 20 euros par enfant et par jour. »

La présidente du Département s’est défendue en assurant que le désengagement de l’État contraignait la collectivité à des économies. « Nous avons conscience que l’État se désengage financièrement. Le problème, c’est qu’à un moment donné les élus ont une responsabilité politique, ça ne peut pas retomber sur les enfants » pour Céline Villagrasa.

Les assistants familiaux demandent aussi un week-end par mois de congés, durant lequel les enfants pourraient être accueillis dans des familles-relais.

Alice Fabre (Ici Roussillon, le 20 novembre 2025)

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Communiqué de Presse du syndicat CGT du Conseil Départemental 66

80 ans après la création du service de la PMI, où en est-on dans notre département ?

À la suite des grandes ordonnances de 1945, instaurant notamment le système de protection de l’enfance actuel, que naissait le service de Protection Maternelle et Infantile.

Son objectif ? Réduire la mortalité périnatale qui atteint alors des niveaux records, réduire les inégalités et permettre l’accès aux soins à tous. Et ça marche! A titre d’exemple, en près de 20 ans, la mortalité infantile baisse de trois quarts.

Mais 80 ans après la création de ce service qui deviendra mission obligatoire des Conseils Départementaux, où en est-on ?

Dans le département des Pyrénées-Orientales, les constat sont édifiants :

  • Les consultations infantiles sont réduites à leur strict minimum,
  • Les bilans de santé en écoles (dépistage des troubles sensoriels et du développement) sont réalisés de façon inégale sur le territoire et leur nombre est en nette diminution d’année en année,
  • Les crèches ne sont plus évaluées par des professionnels de la petite enfance,
  • Entre mai 2024 et mars 2025, aucun carnet de santé n’a été distribué aux nouveaux-nés entravant la traçabilité et le continuité des soins,
  • Les professionnels de santé peinent à avoir du matériel médical adapté à disposition,
  • etc…

Depuis plusieurs mois déjà, les agents de la PMI, qu’ils soient médecins, Infirmières Puéricultrices, Éducatrices de Jeunes Enfants ou Sages-Femmes se mobilisent afin de dénoncer ces différents manquements en la matière.

Si au cours des rencontres, un calendrier de modernisation du services a été évoqué, a ce jour RIEN n’est mis en place par le Conseil Départemental, RIEN n’est proposé dans le schéma de modernisation des services, la PMI n’est même pas citée.

Alors, même que le Conseil Départemental n’a pas jugé nécessaire de fêter les 80 ans de ce service les agent.es ont décidé de le faire autour d’une exposition photo réalisée par leurs soins.

Le syndicat CGT et les agents de la PMI vous invitent donc au vernissage de l’Exposition intitulée :

80 ANS !
La PMI de 1945 à 2025
Le Mercredi 19 Novembre 2025 à 10h30
À la maison des syndicats située rue de la Garrigole à Perpignan.

Une Conférence de Presse traitant de l’état actuel de le PMI dans les Pyrénées-Orientales sera donnée à cette occasion.