L’édito du webzine. Aides à la résistance cubaine

Donald Trump n’en finit pas de s’ériger en maitre du monde, il s’en prend à tout ceux qui ne partage pas ses idées rétrogrades.

Donald Trump accuse Cuba et l’ex-président Raúl Castro de « complot en vue d’assassiner des Américains », des allégations perçues comme déconnectées de la réalité, mais destinées à séduire l’électorat américain avant les élections de mi-mandat. Ces menaces visent également à détourner l’attention de son enlisement dans la guerre contre l’Iran, un conflit motivé par les immenses ressources énergétiques de ce pays. Cela masque aussi ses échecs diplomatiques, comme la tentative avortée de contrôle du Groenland ou son recul face à la Chine.

Avec la hausse des prix de l’essence et du crédit, une majorité d’Américains, souvent endettés, subissent une pression économique croissante, ce qui pousse Trump à chercher une image de « vainqueur ». Il durcit donc sa politique envers Cuba, un pays présenté comme un « État diabolique » depuis 56 ans, à l’exception de la parenthèse de normalisation sous Obama.

Trump intensifie les sanctions contre les réseaux d’approvisionnement énergétique cubains et les entreprises commerçant avec La Havane, plongeant l’île, déjà dépourvue de ressources, dans une précarité généralisée, y compris alimentaire. Il multiplie les déclarations provocatrices, affirmant par exemple : « Je pense que j’aurai l’honneur de prendre Cuba… Je peux faire tout ce que je veux avec elle », dans une posture autoritaire.

Soutenir Cuba

Cependant, il sous-estime la résistance cubaine : malgré la crise économique, l’opposition et une grande partie de la population restent attachées à son indépendance.

Face à cette situation, l’Union européenne et les gouvernements européens, y compris la France, adoptent une inertie diplomatique singulière, malgré des déclarations condamnant l’illégitimité du blocus. Les banques et les grandes entreprises européennes, craignant des représailles commerciales, hésitent ou refusent de collaborer avec Cuba.

À l’inverse, des mouvements de solidarité s’organisent : une flottille humanitaire a récemment atteint La Havane avec le soutien de Cuba Coopération France, de la CGT et du PCF. Par ailleurs, 650 représentants d’organisations issues de 33 pays se sont rendus sur l’île pour exprimer leur soutien. Dans les prochains jours, le Mouvement de la paix devrait lancer un « Appel pour la paix à Cuba et dans la Caraïbe », tandis qu’une résolution dénonçant le blocus et les menaces contre Cuba sera présentée à l’Assemblée nationale par le groupe Gauche Démocratique Républicaine (GDR), qui regroupe des députés communistes et ultramarins.

Les menaces américaines contre Cuba ouvrent un nouveau foyer de tension dans un monde où la loi de la force tend à l’emporter sur le droit international. Défendre l’intégrité de Cuba, c’est aussi défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, un principe qui devrait aussi concerner la France.

Dominique Gerbault

L’édito du Travailleur Catalan par Nicole Gaspon. La pieuvre

Le risque de la venue au pouvoir de l’extrême droite en 2027 est une préoccupation majeure des progressistes et démocrates de France. Le sujet est également au cœur des débats au sein du Parti communiste dans le cadre de la préparation de son 40e congrès. Il ne s’agit malheureusement pas d’une question théorique, des signes avant-coureurs ont tendance à se multiplier dans la dernière période.

Ainsi, une enquête de la fondation Jean Jaurès montre que 45% des électeurs déclarent une probabilité de 50 % à voter pour le RN lors des prochaines échéances électorales. Avec, parfois, cette remarque affligeante : « on ne les a pas essayés » !

Une remarque qui mérite réflexion, car dans les années 40, on les a essayés, de même beaucoup plus récemment dans nombre pays de par le monde dont en Europe. On les a essayés et on a vu.

Restons dans la France d’aujourd’hui où Bolloré, milliardaire d’extrême droite est en train de faire main basse sur tout ce qui fait la vie culturelle dans notre pays. Édition, audiovisuel, presse… rien ne peut échapper à la prédation bolloreienne. Qui dit possession dit droit de regard, l’épisode de la tribune « Zappez Bolloré » signée par 600 professionnels du cinéma fait froid dans le dos. Ces derniers sont désormais black listés, interdits de travail. On peut imaginer le même sort pour les auteurs en partance de chez Grasset, pour les journalistes indépendants… Dans le pays des droits de l’homme la liberté d’expression n’a plus cours. On se croirait revenu aux jours sombres du maccartysme.

Pour parachever cette inquiétante entreprise, certains s’ingénient à brouiller le message, la porosité droite extrême droite est une pièce dans le dispositif, comme le flirt RN MEDEF, comme ces chroniqueurs (dont récemment Luc Ferry ancien ministre de l’Éducation nationale) pour qui le RN n’arien à voir avec ses origines… Un parti fréquentable, en somme.

Autant d’éléments qui nécessitent qu’on s’y intéresse pour les démonter et mettre en place des pare feu. Particulièrement en cette année 2026, année anniversaire du Front populaire riche d’enseignements pour aujourd’hui.

L’édito du webzine. Cuba en grand danger

Trump donne un mois aux entreprises étrangères pour quitter Cuba et parier sur un génocide.

L’administration Trump a fait un nouveau pas dans sa politique de guerre économique contre Cuba, en imposant un ultimatum aux entreprises étrangères qui entretiennent des relations commerciales avec l’île. Par l’intermédiaire de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), le gouvernement américain a fixé le 5 juin comme date limite pour que de nombreuses entreprises ferment leurs opérations liées à des secteurs stratégiques de l’économie cubaine.

La décision constitue une nouvelle agression contre la souveraineté de Cuba et une violation du droit international, en cherchant à imposer des sanctions unilatérales aux entreprises et aux citoyens des pays tiers pour le maintien de relations économiques légitimes avec l’île.

L’offensive de Washington cherche à frapper en particulier des secteurs clés tels que le tourisme, les mines, l’énergie et les services financiers, à l’heure où Cuba est confrontée à de graves difficultés économiques résultant précisément de l’intensification du blocus américain, en plus des effets cumulatifs de la pandémie et de la crise internationale.

Ce nouveau rebondissement du blocus confirme la volonté de l’administration Trump d’approfondir la politique de pression maximale contre Cuba, ignorant le rejet quasi unanime de la communauté internationale. Année après année, l’Assemblée générale des Nations Unies condamne le blocus américain et exige sa levée immédiate, considérant qu’il constitue une mesure coercitive unilatérale qui cause de graves dommages humanitaires et économiques à la population cubaine.

Loin de promouvoir la « démocratie » ou les « droits de l’homme », les sanctions américaines visent à causer de plus grandes pénuries matérielles, à rendre difficile l’accès aux carburants, à la nourriture, aux médicaments et au financement international, et à générer une déstabilisation interne par la punition économique collective contre tout un peuple.

Si le peuple américain connaissait la réalité…

Des membres du Congrès américain dénoncent l’impact du blocus sur Cuba. Si le peuple américain connaissait toute l’étendue de ce qui se passe sur le terrain à Cuba, il exigerait la fin du blocus immédiatement, ont-ils publié dans le New York Times.

Les deux membres de la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, Pramila Jayapal et Jonathan L. Jackson, ont publié dans le New York Times leurs réflexions sur une visite de cinq jours sur l’île, où ils ont noté l’impact des larges mesures coercitives unilatérales des États-Unis dans différents secteurs de la société, en particulier dans la santé publique.

Ils, ont fait valoir qu’« entre 2018 et 2025, à mesure que les sanctions américaines devenaient plus punitives, le taux de mortalité infantile autrefois impressionnant de Cuba s’est envolé de 148 %. ». Ils ont décrit leur visite d’un hôpital maternel à La Havane, où le blocus américain rend l’importation de pièces de rechange pour des équipements tels que « des incubateurs cassés presque impossibles », et ont souligné que le temps passé à Cuba leur permettait de mieux comprendre les impacts humanitaires du siège énergétique américain sur l’île, maintenus pendant des mois.

«  Nous sommes revenus de notre voyage avec la certitude que, si le peuple américain connaissait toute l’étendue de ce qui se passe sur le terrain à Cuba, il exigerait la fin du blocus immédiatement, il se limitait » déclarèrent-il a la presse.

Ils ont également expliqué que lors de la visite, qui s’est tenue en avril dernier, ils ont réussi à parler avec un large éventail de citoyens cubains et qu’il y avait consensus: le blocus américain doit cesser, il y a un rejet d’une éventuelle invasion militaire par les États-Unis.

Dans d’autres circonstances, Cuba serait un partenaire commercial naturel pour les États-Unis.

Le système de santé cubain –qui depuis des décennies est un modèle mondial de santé publique– a généré des progrès significatifs qui pourraient également bénéficier aux Américains, notamment des traitements prometteurs contre la maladie d’Alzheimer et le cancer du poumon, ont ajouté les représentants.

Jayapal et Jackson ont préconisé le retour au stade du rapprochement et de la recomposition des relations entre Washington et La Havane, qui a été réalisé sur le mandat du démocrate Barack Obama (2009-2017).

Dominique Gerbault

L’édito du Travailleur Catalan par Évelyne Bordet. Assez de mépris, assez de profits !

Une grève reconduite depuis trois semaines met en lumière une réalité que les communiqués peinent à masquer : des équipes épuisées, des salaires sous pression et des services désorganisés, pendant que les actionnaires continuent d’être servis. Face à la direction du groupe Elsan, la mobilisation s’amplifie et cherche désormais à élargir le rapport de force.

Loin d’un « coup de colère » isolé, le mouvement réunit soignants, brancardiers, personnels de ménage et de cuisine, administratifs, jusqu’à des médecins salariés. Quand autant de métiers convergent, ce n’est plus un « dysfonctionnement » : c’est un système qui craque.

Les grévistes dénoncent des dividendes en hausse, tandis que les salaires décrochent face à l’inflation et au SMIC. Ils rappellent aussi une participation aux bénéfices ramenée à zéro en 2025. Message limpide : la rentabilité est protégée, la reconnaissance du travail méprisée.

À l’arrière-plan, les mêmes symptômes : effectifs en baisse malgré la charge, précarité, formation rognée, dotations jugées insuffisantes en matériel et médicaments.

Face à cela, les revendications n’ont rien d’extravagant. Ce sont les conditions mêmes qui rendent possible un soin sûr, digne et humain. Juste la demande de soigner dignement et vivre de son travail.

Ce conflit s’inscrit dans un paysage plus large : un hôpital public affaibli et, en miroir, un privé qui gagne du terrain. Quand la santé est traitée comme un marché, patients et personnels finissent par payer la facture de la rentabilité.

Dans ce mouvement, la solidarité entre cliniques n’est pas un slogan : c’est une stratégie. Empêcher la direction d’amortir la grève, c’est empêcher le conflit d’être vidé de sa substance. C’est aussi refuser que chaque site se batte seul, jusqu’à l’épuisement.

L’ARS et les pouvoirs publics ne peuvent rester spectateurs : les impliquer, c’est exiger qu’ils assument une responsabilité politique, car si l’État organise la pénurie côté public, puis regarde les groupes privés restructurer le paysage à marche forcée, il se rend complice d’un système où la santé se négocie au prix fort et où le soignant devient une variable d’ajustement.

Ce conflit n’est pas qu’une négociation salariale : il pose une question de société. Accepte-t-on des lieux de soin pilotés comme des espaces de profit, ou impose-t-on que la santé reste un droit, organisé autour des besoins ?

Reprendre la main sur les lieux de soin, mettre soignants et patients au centre n’est pas une utopie : c’est la condition essentielle pour que le soin reste un soin.

L’édito du webzine. Le pari risqué de Jean-Luc Mélenchon pour 2027

En avril 2022, Jean-Luc Mélenchon avait annoncé qu’il ne serait pas candidat à la présidentielle de 2027 après trois échecs successifs. Pourtant, le 3 mai 2026, il déclare sa candidature malgré des sondages défavorables. Même qualifié au second tour, il plafonnerait à moins de 35 % face à un candidat RN.

En 2022, Mélenchon avait dépassé les pronostics profitant d’un vote contestataire contre Macron et d’un report des voix de gauche pour faire barrage au RN. Il s’imagine incontournable dans une gauche divisée qu’il contribue à fragmenter. Il espère un ralliement anti-RN au second tour, incluant une partie des macronistes.

Mais 2027 n’est plus 2022, le contexte a changé, l’enjeu n’est plus seulement de battre Macron ou de faire barrage au RN, mais de répondre à une anxiété économique et sociale croissante, qui profite au RN.

2027 n’est plus 2022

Le RN est en position de force, il a le soutien des élites économiques. Il est perçu comme un rempart pour la « paix civile ». Le RN bénéficie d’un traitement médiatique favorable et les sempiternelles dérapages de Mélenchon sont amplifiés. Résultat : 54 % des Français veulent empêcher Mélenchon d’accéder au second tour contre 37 % pour Bardella.

Mélenchon refuse toute union de la gauche préférant miser sur un ralliement forcé des autres partis. Si son électorat, notamment urbain, se renforce, c’est au détriment des autres composantes de gauche. L’assise totale de la gauche stagne à 30 % des intentions de vote.

L’ancien trotskiste semble oublier les avertissements de son mentor, Léon Trotski. Dans une lettre aux communistes allemands avant les élections générales de 1933, il mettait en garde contre le refus d’alliance avec les sociaux-démocrates : « C’est vrai, vous progressez… mais le parti national-socialiste (celui de Hitler) progresse plus vite que vous. » On connaît la suite…

Dominique Gerbault

L’édito du Travailleur Catalan par René Granmont. Garde à vous ! Une deusse, une deusse…

Avec le retour du service militaire, on avait bien senti qu’Emmanuel Macron se rêvait en général cinq étoiles. D’autant plus que le chef d’état-major des armées avait déclaré qu’il fallait « accepter de perdre des enfants ». Et dernièrement la ministre des Armées, Catherine Vautrin, l’avait martialement confirmé : « nous devons aller plus vite et frapper plus fort ». Au début de la semaine, à l’Assemblée nationale, les discussions autour de l’actualisation de la loi de programmation militaire ont été révélatrices de la volonté présidentielle d’habituer notre pays à l’idée que la guerre, avec son cortège de morts et de réduction de la démocratie, était inéluctable. Et qu’en conséquence nous devions accepter d’y aller… la fleur au fusil.

Qu’on en juge. Une rallonge de 36 milliards d’euros va s’ajouter aux 413 milliards prévus pour les armées d’ici 2030. Soit 449 milliards, alors qu’on nous serine nuit et jours que nous devons faire des économies sur les services publics, sur la santé, sur l’école, sur le logement, sur l’écologie… Tout cela au nom de l’urgence stratégique, une pseudo urgence qui installe une économie de guerre sans guerre déclarée.

Et bien sûr, qui dit état de guerre dit dispositif juridique adapté à cet état de guerre latent. D’où la volonté gouvernementale de créer un dispositif d’« état d’alerte de sécurité nationale », un régime déclenché en cas de « menace grave et actuelle » –notons le flou artistique qui entoure cette menace– permettant par simple décret d’accroître la possibilité de réquisitions dans l’industrie de l’armement comme sur l’ensemble de la chaîne logistique civile et sanitaire, en autorisant « des dérogations temporaires à des normes de niveau réglementaire ». En un mot, un régime d’exception…, cette exception qui, chez les macronistes, devient très vite une règle.

En fait, il s’agit, en la militarisant à outrance, de transformer la société : d’un côté, un peuple dont on exige cohésion et total sens du sacrifice, de l’autre des riches toujours plus riches dont on refuse de toucher au portefeuille et que l’on va encore plus enrichir avec les profits de guerre.

Si le monde est instable et si la France doit pouvoir se défendre, doit-on pour autant se résigner à accepter une loi de programmation militaire qui entérine un énorme transfert de richesses doublé d’une mise en pièce de la liberté ? Doit-on accepter cette terrifiante perspective qui tombera dans les mains de ceux qui, demain, nous gouvernerons ?

L’édito du webzine. Situation alarmante pour la liberté de la presse

Reporters sans frontières (RSF) alerte. En 2026, la liberté de la presse a atteint son niveau le plus bas depuis 25 ans.

Pour la première fois, plus de la moitié des pays (94) sont classés en situation « difficile » ou « très grave », contre seulement 13,7 % en 2002, date de ce classement annuel. Moins de 1 % de la population mondiale vit dans un pays où la liberté de la presse est« bonne », elle était de 20 % en 2002. Seuls sept pays d’Europe du Nord, dont la Norvège, font partie de cette catégorie. La France même si elle est encore en « situation plutôt bonne » en se classant 25e, elle se dégrade petit à petit, elle a commencé 11e en 2002. Les États-Unis, en « situation problématique », chutent à la 64e place, notamment en raison des attaques systématiques de Donald Trump contre la presse et de la détention ou expulsion de journalistes comme Mario Guevaralot qui dénonçait les arrestations de migrants aux États-Unis, ou la réduction drastique des financements de l’audiovisuel extérieur américain.

« Les attaques contre les journalistes se transforment. Il y a toujours des journalistes assassinés, toujours des journalistes en prison, mais les pressions sont aussi économiques, politiques », souligne Anne Bocandé, directrice éditoriale de RSF.

Les conflits armés et les régimes autoritaires sont les causes de la dégradation. La répression s’intensifie dans des pays comme le Salvador (143e, -105 places depuis 2014), la Géorgie (135e, -75 places depuis 2020), ou le Niger (120e, -37 places en 2026), où les juntes militaires et les groupes armés restreignent la liberté de la presse.

On assiste même à des répressions extrêmes allant jusqu’à des exécutions comme en Arabie saoudite (176e) où a été exécuté le journaliste Turki al-Jasser en 2025, une première mondiale. La Russie, l’Iran, la Chine et l’Érythrée (180e) ferment le classement.

Nouvelles formes de pression

Les lois sur la sécurité nationale, le terrorisme ou le secret défense limitent de plus en plus le travail des journalistes, même dans les démocraties. La Russie est citée comme exemple extrême, mais le phénomène touche aussi l’Europe.

Nous assistons même à la mise en place de procédures-bâillons. Poursuites en justice pour diffamation ou diffusion de fausses nouvelles, visant à intimider les médias. Exemple : la condamnation de José Rubén Zamora au Guatemala pour ses enquêtes sur la corruption. RSF alerte aussi sur cette tendance qui se met en place en France.

La liberté de la presse recule partout, sous l’effet combiné des conflits, des régimes autoritaires, des lois restrictives et des pressions économiques ou judiciaires. « Les lois criminalisent de plus en plus les journalistes, alors qu’elles devraient les protéger », conclut la directrice éditoriale de RSF.

Dominique Gerbault