Pour ce qui est des symboles, les exemples récents et théâtralisés du maire de Carcassonne et de la maire de Canohès nous éclairent sur leurs intentions idéologiques. Réaffirmer un nationalisme de pacotille supposé, qu’ils appellent « patriotisme », et accuser, au fond, l’Europe de tous nos maux sociaux et économiques. La crise du capitalisme n’y est pour rien. C’est l’Europe ! Le maire audois y ajoute, toujours dans le domaine symbolique, un arrêté « Trumpiste » d’interdiction de la mendicité, avec caméras et photographes et une grosse signature. L’intelligence et l’humanité n’ont pas été convoquées à la cérémonie. Du vent et des symboles, en quelques sorte.
Cela pourrait nous faire sourire lorsque l’on sait qu’il a été lui-même un grand bénéficiaire des primes de le PAC, plus de 200 000€ /an, et que son parti a piqué allègrement dans la caisse de l’Europe plus de quatre milliards d’euros.
Il y a aussi des actes. Passons vite sur l’ensemble des votes émis à l’Assemblée nationale, tous défavorables au peuple, aux salariés, aux femmes, aux services publics, au « vivre-ensemble ». Aucun de ces votes ne s’attaque aux inégalités et aux milliardaires. Dormez tranquille, messieurs les capitalistes. Évoquons, à propos de l’immigration, le « Nouveau règlement retour », adopté le 26 mars de cette année, au Parlement européen, par une majorité de droite et par l’ensemble de l’extrême droite et qui fera force de loi dès juin 2026. Il fallait les voir se congratuler après cette « énorme
victoire ! ». Et l’humanité recule encore. Les « Hubs de retour » sont créés, invitant les pays de la communauté européenne à tisser des partenariats d’expulsion avec d’autres pays et pour créer des centres de rétention, sans aucune précision concernant la durée et les conditions de détention. Y compris pour les demandeurs d’asile. La loi s’imposera à tous les pays. Le pouvoir de nuisance du RN est bien là. Le mauvais temps s’installe. À chacun d’agir.
