L’actu de la CGT (n° du 3 juillet 2026)

Les violences sexistes et sexuelles ne sont pas une fatalité
Depuis plusieurs semaines, de nombreux rassemblements ont eu lieu suite au viol et au meurtre de Lyhanna. Dans ces rassemblements, sont dénoncés l’inaction publique et le manque de moyens et de cohérence dans la chaîne de lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants.
Samedi 4 juillet des mobilisations se tiendront partout en France, notamment une grande marche citoyenne à Paris.
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Actualités

Canicule : comment travaillez-vous pendant les fortes chaleurs ?
Comment les fortes chaleurs impactent-elles vos conditions de travail ? La CGT lance une enquête pour recueillir les témoignages des salarié·es et porter leurs revendications en matière de santé et de sécurité au travail.
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Canicule au travail : partout la CGT tire la sonnette d’alarme
Face à des épisodes de chaleur toujours plus fréquents, les organisations de la CGT se mobilisent dans les entreprises et les services publics pour faire respecter les droits des salarié·es et obtenir de nouvelles protections. Tour d’horizon des mobilisations en cours.
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Fortes chaleurs : quelle démarche syndicale ?
Les fortes chaleurs ne changent pas notre démarche syndicale : partir du travail réel, écouter les salarié·es, faire respecter leurs droits et construire des revendications. Retrouver ici les principaux leviers pour agir lors d’un épisode de canicule.
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Sophie Binet était l’invitée du 8.30 France info ce vendredi 3 juillet
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Canicule et travail : toutes les ressources de la CGT
Les épisodes de fortes chaleurs ne sont plus exceptionnels. Ils transforment durablement les conditions de travail et font émerger de nouveaux risques pour la santé des salarié·es. Pour y faire face, la CGT met à votre disposition un dossier complet : droits, analyses, témoignages, outils syndicaux, FAQ et propositions pour agir dans les entreprises et construire des réponses durables.
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2026 : ces « années en 6 » qui racontent une histoire de luttes
Il y a des dates qui marquent des tournants. Non pas parce qu’elles appartiennent au passé, mais parce qu’elles continuent d’éclairer les combats d’aujourd’hui. Du congrès de Tours en 1896 aux luttes contre les lois dites travail 2016, plusieurs « années en 6 » jalonnent l’histoire sociale et syndicale. Elles dessinent une trajectoire faite de conquêtes, de rapports de force… et de remises en cause.
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Communiqué de presse

Gel des allocations chômage : une nouvelle atteinte au pouvoir d’achat des demandeurs d’emploi après plusieurs années d’inflation
Le Conseil d’administration de l’Unédic, réuni ce mardi 30 juin, n’a pas pu décider de la revalorisation des allocations chômage au 1er juillet 2026 : les organisations patronales (MEDEF, CPME et U2P) s’y sont opposées au motif de la situation financière du régime.
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Bandeau 54e congrès
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Boydeil Bel n’ira pas dans la rue toute la journée quoiqu’il arrive

Le RESF, La CIMADE, Le MRAP, LFII, L’ASTI, La LDH a mené une action et obtenu des soutiens de plus de 20 organisations. Les organisations ont été reçus à l’ACAL par madame Lacour, directrice adjointe de LHSS salariée et 3 membres du Conseil d’administration bénévoles.

Ils ont obtenu que pour attendre un hébergement en CHRS, Boydeil Bel soit installé dans un hébergement du 115, et, s’il n’y pas d’hébergement 24h/24, ils ont l’assurance (orale devant les 6 personnes présentes, il aurait mieux valu que cet engagement soit écrit…) que Boydeil Bel sera maintenu dans son logement LHSS ( Lits Halte Soins Santé) c’est-à-dire que Boydeil Bel ne sera pas logé au 115 tout court.

Il évitera donc les violences éventuelles, ne devra pas quitter les lieux à 7 ou 8h le matin, ne restera pas dans la rue toute la journée, pourra manger et se laver correctement… il ne devra pas subir le stress de l’incertitude du soir : sera-t-il repris au 115 ce soir dans un lit ou bien sur une chaise ou bien encore ne sera-t-il pas du tout pris ?

Boydeil Bel est rassuré et remercie chaleureusement tou.te.s celles et ceux qui l’ont soutenu. Les organisations s’associent bien sûr à ses remerciements. Cependant ils restent très vigilants parce que l’hébergement proposé pose problème… et dans ce cas la lutte reprendra… de plus belle et vous aurez cette fois l’occasion de le soutenir efficacement.

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 3 juillet 2026)

Canicule : sortir les inégalités de l’ombre
Question d’actualité au Gouvernement
La France vient de subir un deuxième épisode de canicule en l’espace d’un mois. Certains nous en prédisent un troisième pour les jours à venir.
Cet épisode a été un puissant révélateur de la crise du logement et des inégalités en matière du logement. Car non, assurément non, tout le monde (…)
—> Lire l’intervention de Ian Brossat

Refonder notre modèle agricole plutôt que réparer ses échecs
Projet de loi d’urgence pour la protection et la souveraineté agricoles
Voici le quatrième texte sur l’agriculture en moins de deux ans. Malgré cette accumulation de lois, nous avons toujours un train de retard pour répondre aux inquiétudes du monde paysan et de la société tout entière.
Nous vivons une catastrophe agricole majeure. La violence, l’intensité et la (…)
—> Lire l’intervention Gérard Lahellec

Crise du logement : le gouvernement y répond par la précipitation et le mépris du Parlement
Depuis huit ans, les gouvernements successifs n’ont rien fait pour lutter contre la crise du logement, inédite depuis la sortie de la seconde guerre mondiale.
—> Lire l’intervention

36 milliards pour la fuite en avant
CMP sur la loi de programmation militaire
Le contexte devrait tous nous inviter à la lucidité. Notre pays a traversé, en moins de deux mois, deux canicules à l’intensité et la précocité historiques.
Personnes âgées, travailleurs exposés, personnes fragiles ont été touchés. Ce n’est pourtant pas une surprise : les scientifiques nous (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume

Outre-mer : changeons de paradigme
Commission d’enquête du groupe CRCE-K sur les inégalités systémiques en outre-mer
La commission d’enquête du Sénat sur les inégalités systémiques dans les outre-mer obtenue dans son droit de tirage par le groupe CRCE-K a adopté, le 30 juin 2026, le rapport présenté par la sénatrice de La Réunion Evelyne Corbière Naminzo (CRCE-K), sous la présidence de Viviane Malet (Les (…)
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Fast fashion : derrière les petits prix, les grands renoncements
Proposition de loi visant à réduire l’impact environnemental de l’industrie textile
Le parcours très long de cette proposition de loi est certes dû à la nécessaire articulation avec le droit européen, mais aussi au souci de ménager certains intérêts – pas forcément parmi les plus vertueux. La version finale du texte est amoindrie par rapport à ses objectifs initiaux.
Cette (…)
—> Lire l’intervention de Marie-Claude Varaillas

Les autres interventions

Affaires sociales : Deux ans d’attente pour les victimes de l’amiante : pourquoi un tel retard ?
Santé et protection sociale – Question écrite au Gouvernement – par Michelle Gréaume – 3 juil. 2026

Les courriers officiels : Les conditions de réussite scolaire de tous les enfants doivent être réunies
Éducation et recherche – Projet de fermeture d’une classe à l’école primaire Chevance, située sur la commune d’Isles-lès-Villenoy en Seine-et-Marne – par Marianne Margaté – 2 juil. 2026

Présidentielle 2027 : « Si nous sommes candidats, nous devons aller jusqu’au bout », estime Fabien Roussel (L’Humanité)

C’est l’heure des choix décisifs pour le PCF. Les communistes ont rendez-vous à Lille (Nord), du 3 au 5 juillet, pour le 40e congrès national du Parti, où seront fixées les grandes orientations stratégiques et idéologiques pour les trois prochaines années. Le secrétaire national, Fabien Roussel, reçoit l’Humanité en amont du congrès, pour répondre aux questions brûlantes qui agitent la gauche et ont animé les débats dans les sections et les fédérations départementales du PCF.

La France a connu et va connaître de graves épisodes caniculaires. La planète brûle, le capitalisme la mène à l’abîme. Comment le PCF peut-il être à la hauteur de ce moment crucial ?

Il y a urgence à changer immédiatement de politique à court et long terme. Les communistes ont travaillé à un plan climat pour la France, qui fixe une trajectoire et un objectif de neutralité carbone d’ici à 2050. Il apporte des réponses pour atténuer le réchauffement climatique, et pour s’adapter, et limiter les effets des grandes chaleurs l’été et des grands froids l’hiver. Nous sommes la seule force politique à avoir fait ce travail et je mets au défi d’autres forces de planifier aussi précisément les moyens à mettre en œuvre dans l’agriculture, les transports, le logement, l’industrie, les services publics.

Quels sont les grands axes de ce plan ?

C’est d’abord une réforme en profondeur de nos modes de production, de consommation et de déplacement. 50 % de nos émissions de gaz à effet de serre proviennent des importations. Il faut s’attaquer à cela, avoir une production relocalisée, socialement et écologiquement utile. Cela suppose une nouvelle industrialisation, qui s’appuie sur le mix énergétique, le renouvelable et le nucléaire, dans le cadre d’un pôle public de l’énergie. Enfin, nous portons des mesures d’urgence : rénovation des logements et des bâtiments publics, achat de clims, installation de volets, baisse du prix de l’électricité et du train. Le gouvernement prétend que le pays n’en a pas les moyens. C’est faux.

On entend souvent la droite dire que la transition écologique se fera sur le dos des pauvres. Qui financera ce plan du PCF ?

Nous voulons sauver le climat et nous voulons les Jours heureux pour tout le monde. Notre plan propose de vivre mieux avec de meilleurs salaires, des véhicules automobiles électriques accessibles, des factures d’électricité beaucoup moins chères et des logements rénovés.

Ce sont tous ces leviers-là qu’il faut utiliser. Où trouver l’argent ? On touche là le cœur du système capitaliste. Il faut en finir avec les dividendes et le coût du capital. Nous voulons produire plus de richesses socialement et écologiquement utiles pour pouvoir les réorienter et répondre aux besoins. Lutter pour le climat, c’est un combat de classe.

Que suppose le concept de « socialisme aux couleurs de la France », que vous défendez dans le congrès du PCF ?

Quel nom donne-t-on à la société que nous voulons construire pour sortir du capitalisme ? Dans ce socialisme du XXIe siècle que nous voulons bâtir, la question de la paix est centrale, face à l’impérialisme. La production et l’appropriation publique et sociale des moyens de production sont aussi fondamentales, comme le pouvoir des salariés sur les choix de leur entreprise.

Enfin, nous mettons au cœur de notre projet de société le rôle des services publics et l’émancipation culturelle. Voilà pourquoi nous voulons revisiter ce concept de socialisme, pour le mettre aux couleurs de notre époque et d’une France qui manifeste son attachement à l’égalité.

Dans les enquêtes d’opinion, les Français plébiscitent les services publics mais pas la gauche qui les défend…

Plus nous serons de voix à défendre l’utilité de nos services publics, leur financement, le rôle essentiel qu’ils jouent, plus les Français seront convaincus que la gauche porte une alternative d’espoir et de changement. Notre originalité en tant que communistes, c’est que nous mettons aussi l’accent sur la création de nouveaux services publics. On parle de l’énergie, des transports qui sont en train d’être démantelés, du logement, de la petite enfance, du médicament…

La question du consentement à l’impôt, très abîmé par dix ans de discours macronistes anti-fiscalité, est-elle un chantier que le PCF compte investir ?

Bien sûr. Mais avant de parler d’impôts, parlons salaires. Le salaire implique le pouvoir de vivre dignement et aussi le financement de la protection sociale avec le salaire brut et les cotisations. Je préfère qu’il y ait beaucoup plus de Français qui payent des impôts parce qu’ils ont un bon salaire. Ensuite nous appelons à davantage de tranches d’imposition pour un impôt plus juste. Que les classes moyennes paient moins et que les riches payent plus.

La gauche peut-elle gagner en 2027 ?

Je veux contribuer à ce que la gauche soit suffisamment forte pour l’emporter. La vraie question est celle du rapport de force entre la gauche, la droite et l’extrême droite. L’enjeu est d’aller conquérir ou reconquérir l’électorat qui nous manque aujourd’hui pour pouvoir l’emporter : les déçus, la France qui bosse ou est privée d’emploi. Et qu’on arrive à regagner pour la gauche celui ou celle qui a pu voter pour d’autres forces politiques, parfois à l’extrême droite. C’est ça qui m’obsède continuellement.

À court terme, quel électorat le PCF priorise-t-il ?

Majoritairement, ce sont aujourd’hui les abstentionnistes qui manquent à la gauche, pour qu’elle passe de 30 à 50 %. Nous n’allons pas nous battre contre les autres forces de la gauche pour aller chercher ses électeurs. Notre priorité, c’est le monde du travail, les salariés.

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C’est pour cela que je veux autant parler de progrès social, de salaire et de paix car la guerre pénalise les travailleurs. Ensuite, il faut que nous soyons beaucoup plus percutants pour défendre une République féministe, le principe d’égalité, combattre le racisme, l’antisémitisme, protéger la jeunesse.

Jordan Bardella assume une ligne pro-patronat. Est-ce une aubaine pour convaincre les électeurs du RN qui, jusqu’ici, croyaient au vernis social de l’extrême droite ?

Dans beaucoup de villes où le RN avait fait 50 % aux élections législatives de 2024, il a fortement baissé aux municipales. Nous l’avons vécu à Saint-Amand-les-Eaux. Vincent Bouget a réussi à le faire reculer à Nîmes. On sait faire, on a des expériences concrètes. Je fais totalement la différence entre le militant du RN et son électeur. L’électorat est de plus en plus volatil. Beaucoup sont perdus, y compris dans le monde du travail et ouvrier. Il faut aller leur parler. Montrer l’arnaque sociale du RN fera partie de la campagne. Mais plutôt que de parler du RN, je préfère que l’on consacre notre énergie à parler de notre projet et à convaincre.

Comment le PCF compte-t-il lutter contre le racisme qui nourrit le vote RN ?

Partout sont fabriqués des ennemis, des boucs émissaires pour diviser les peuples. Les citoyennes et citoyens de religion ou de culture musulmane subissent des discours et des actes racistes intolérables, l’antisémitisme progresse également. Nous avons des propositions fortes pour une condamnation plus ferme des actes racistes. Il faut mettre à jour la loi Gayssot. Mais il faut aussi mettre le doigt là où ça fait mal par des sanctions, une peine d’inéligibilité et en même temps renforcer l’éducation à l’égalité.

Il y a, dans l’électorat de gauche, une forte aspiration à l’unité et une peur que la gauche rate à nouveau la marche du second tour. Ne craignez-vous pas que, dans un contexte de multiplication des candidats, une dynamique de vote utile profite à un seul au détriment des autres, dont celui du PCF ?

D’abord, je ne laisserai pas dire que, si la gauche est divisée, c’est de la faute des communistes. Entre LFI et le PS, ce sont des bordées d’insultes quotidiennes. Moi-même j’ai été insulté. On devrait pouvoir travailler chacun à son projet sans injures, c’est la condition du rassemblement. On peut toujours appeler à l’union, il n’y aura pas de candidature unique. C’est un fait. L’essentiel n’est pas là.

Pour gagner, la gauche doit être plus forte dans son projet et son adresse au monde du travail et c’est à cela que nous voulons travailler. Par ailleurs, j’aimerais bien qu’on vote pour ses idées à l’élection présidentielle. Entre la tactique du vote utile du premier tour et le vote barrage du second, quand est-ce qu’on choisit un candidat pour son programme ?

On en vient à la question de la structure même du scrutin présidentiel…

L’élection présidentielle doit être contestée. Le PCF la dénonce, depuis toujours. Le mode de scrutin est anachronique, dépassé, mortel pour la démocratie. Maintenant, nous ne pratiquons pas la chaise vide. Je préfère être présent dans la campagne pour porter une nouvelle République, de nouvelles institutions, que d’être absent et de déléguer à d’autres le soin de parler pour nous.

Le risque d’une victoire de l’extrême droite reste néanmoins réel…

Si l’extrême droite augmente, ce n’est quand même pas de la faute du PCF, qui la combat depuis toujours. Au contraire, l’absence du PCF à la présidentielle renforcerait l’abstention, priverait le débat public d’idées essentielles pour combattre l’extrême droite et gagner des avancées.

Cela ne créerait aucune dynamique. Ce qui m’inquiète, moi, c’est ceux qui pensent que l’union sans ambition pour le pays est la solution à tous les problèmes. Quand des gens m’interpellent sur l’union de la gauche, je leur demande ce qu’ils veulent. « Derrière Jean-Luc Mélenchon ? » On me répond : « Ah non, surtout pas lui ! » Et si je dis : « Glucksmann, alors ? », j’entends : « Ah non ! » Travaillons à renforcer la gauche et à la rendre majoritaire dans le pays.

Concernant le congrès, que retenez-vous du travail d’amendements accompli dans les sections et les fédérations départementales ?

Il y a eu plus de 5 000 amendements déposés. Je suis content que nous ne nous soyons pas focalisés sur la présidentielle, mais que nous ayons travaillé à la reconstruction d’une organisation communiste, à notre projet de société, la question du socialisme… Cela représente six mois de débats très riches. On va voter trois fois. Nous sommes une vraie force démocratique, par rapport à d’autres.

Parmi les amendements votés dans plusieurs fédérations et qui seront débattus au congrès, il y a l’option d’une clause de revoyure concernant la candidature à la présidentielle. Le PCF pourrait choisir de se retirer en cours de campagne, en fonction des dynamiques à gauche. Qu’en pensez-vous ?

Je respecte ceux qui proposent cela. Mais si les communistes décident que présenter un candidat est important pour mener la bataille politique et idéologique, alors nous devons aller jusqu’au bout, et sans tarder. On ne peut pas avoir la main qui tremble.

Ni avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête. En tout cas, pour ma part, je ne me vois pas être candidat à la présidentielle et remettre en cause ma candidature en cours de campagne. Si un autre candidat au sein du PCF veut présenter sa candidature en disant qu’il est prêt à la retirer, il est libre de le faire.

Les débats en amont du congrès ont montré des inquiétudes sur la baisse des adhésions au PCF – 5 000 adhérents en moins depuis 2023, 12 000 en moins depuis 2018. Comment enrayer cette perte de militants ?

Si je regarde la courbe de pertes des adhérents, je constate qu’elle ralentit. J’ai fixé au dernier congrès l’objectif de réaliser 10 000 adhésions. Nous avons atteint cet objectif à 78 %, en enregistrant de nombreuses adhésions pendant le mouvement pour les retraites, la campagne sur les services publics et l’industrie et pendant la présidentielle 2022. Il y a aujourd’hui 15 fédérations qui ont progressé ou ont maintenu leur nombre d’adhérents.

Je préfère me concentrer sur ceux qui réussissent que de parler, comme d’autres me le proposent, de ce qui n’a pas marché. Oui, c’est un combat, mais c’est possible d’inverser la courbe, et je travaillerai avec ceux qui ont réussi à le faire, pour se fixer l’objectif dans trois ans de ne pas avoir perdu un adhérent.

Sur la question de l’implantation, l’un des objectifs fixés au dernier congrès était la création de cellules dans les entreprises. Quel bilan en tirez-vous ?

Il y a eu des créations de cellules qui n’auraient pas existé si nous n’avions pas fixé cet objectif mais beaucoup de chemin reste à parcourir. Je le redis : nous ne sommes pas un super syndicat. Partout où les communistes s’organisent, c’est pour porter une alternative au capitalisme. Donc trois communistes dans une entreprise, c’est déjà une organisation.

C’est déjà trois communistes qui peuvent s’organiser, tracter et réfléchir sur l’outil de production. Pareil dans un village. Et c’est essentiel : la mise en mouvement des travailleurs et travailleuses autour d’objectifs élevés de transformation sociale est indispensable à de nouvelles conquêtes.

Aurélien Soucheyre et Cyprien Caddeo (L’Humanité, le 3 juillet 2026)

Igor Zamichiei. « L’élection présidentielle est un moment de lutte de classe » (La Marsellaise)

Coordinateur de l’exécutif national du PCF, Igor Zamichiei présente les perspectives du 40e congrès du PCF, face aux enjeux électoraux de l’année à venir.

La Marseillaise : Le 40e congrès du PCF s’ouvre ce vendredi à Lille. Avec quel état d’esprit l’abordez-vousj’ai relu et prolexisé, tu peux le prendre ?

Igor Zamichiei : C’est un congrès très important : dans la nouvelle étape de la crise du capitalisme, il ambitionne de redonner une perspective au pays et à la gauche. C’est le sens du texte que nous avons adopté, « Un communisme de conquête », qui vise à ouvrir un chemin politique pour la conquête de nouveaux pouvoirs par le monde du travail.

La Marseillaise : Parmi les concepts clés au cœur du débat, il y a l’idée de défendre un socialisme aux couleurs de la France. Pourquoi cette idée fait-elle son retour ?

Igor Zamichiei : On assume de reparler du socialisme, non comme une formule nostalgique, mais vraiment comme un processus de transformation sociale pour l’émancipation humaine, en prise avec les réalités du XXIe siècle. Le socialisme que l’on porte dans ce texte, c’est le pouvoir des travailleurs et des travailleuses sur l’économie, sur le travail, sur l’argent et sur l’avenir du pays, pour la réponse aux besoins, à l’écologie, à la nécessité de la paix. Pour cela, nous mettons en avant plusieurs piliers : la planification démocratique, l’appropriation sociale et publique des moyens de production, l’émancipation culturelle.

La Marseillaise : Les militants ont fait le choix de la base commune qui défend la légitimité d’une candidature communiste. Pourquoi choisir ce chemin ?

Igor Zamichiei : Nous abordons 2027 avec beaucoup de gravité. Pour battre l’extrême droite, renforcer la gauche et gagner des avancées pour la classe travailleuse. Ces élections, présidentielle et législatives, ne sont pas une parenthèse institutionnelle, c’est un moment de lutte de classe. C’est une des raisons de la candidature communiste. Nous voulons mettre à disposition du pays une candidature qui met au centre du débat les salaires, l’emploi, une nouvelle politique industrielle, sociale et écologique, la paix. Et une candidature qui serve aussi à préparer les législatives parce que l’enjeu c’est aussi de faire élire le plus grand nombre possible de députés de gauche, et parmi eux de députés communistes, qui seront utiles pour le monde du travail.

La Marseillaise : Certains s’inquiètent d’une division de la gauche face à l’extrême droite…

Igor Zamichiei : Notre réponse à l’extrême droite, c’est de reconstruire l’unité du monde du travail. Il faut unir celles et ceux que l’on cherche à diviser, sinon nous ne renforcerons pas la gauche qui aujourd’hui plafonne à 30% des intentions de vote. C’est tout le sens de la candidature communiste, on fera reculer l’extrême droite en répondant à la colère qui s’exprime dans le pays.

La Marseillaise : Fabien Roussel avait dénoncé les ingérences de la France insoumise dans le débat des communistes. Le message a été entendu ?

Igor Zamichiei : Notre boussole est simple : rassemblement, oui, effacement, non. Et le rassemblement doit toujours partir du réel, pas de discussions de sommet. Malheureusement, on constate que LFI a joué la division aux municipales et ne conçoit le rassemblement pour la présidentielle que derrière Jean-Luc Mélenchon. Nous continuerons à tendre la main à toutes et tous pour combattre l’extrême droite et pour gagner des avancées.

Propos recueillis par Yves Souben (La Marseillaise, le 3 juillet 2026)

Elke Kahr. « La gauche doit réapprendre à s’adresser aux gens » (La Marseillaise)

Elke Kahr vient d’être réélue maire communiste de Graz, deuxième ville d’Autriche et capitale de la Styrie qui compte plus de 300 000 habitants. Pour « La Marseillaise », elle livre sa réaction et partage ses réflexions pour reconstruire en Europe une gauche populaire et victorieuse.

La Marseillaise : Quelle est votre réaction après votre réélection à la tête de la ville de Graz ?

Elke Kahr : Je suis à la fois soulagée et heureuse de constater un soutien aussi net à la ligne que nous avons adoptée en 2021. Je n’agis pas seule, je fais partie d’un collectif qui œuvre avec constance et dynamisme pour les habitants de Graz depuis des décennies, s’attirant ainsi une grande confiance.

La Marseillaise : À quoi attribuez-vous ce succès ?

Elke Kahr : Mon parti, le Parti communiste autrichien (KPÖ), ne cherche pas à séduire les gens avec des promesses d’un monde meilleur pour un avenir lointain ; nous visons plutôt à obtenir des améliorations concrètes pour les travailleurs. Nous avons remporté de nombreux succès à cet égard, qu’ils soient grands ou petits. Il est réjouissant de voir qu’autant d’habitants de notre ville le reconnaissent.

La Marseillaise : Sur quels thèmes avez-vous mené campagne ?

Elke Kahr : Notre programme se résume facilement. Nous défendons ce dont chacun a besoin au quotidien : des logements abordables, des écoles, des services de soins et de santé, l’accès à l’eau, à l’énergie et au chauffage, les transports en commun, les espaces verts et les parcs, ainsi que des lieux dédiés au sport, aux loisirs et à la détente. Nous voulons maintenir tous ces services dans le domaine public et garantir qu’ils soient accessibles à tous, sans barrières financières. L’intérêt général doit primer : c’est ce que nous avons clairement affirmé, alors que les partis conservateurs et libéraux ne cessaient de prôner la hausse des loyers et la privatisation du logement.

La Marseillaise : Comment vous êtes-vous adressée au monde du travail ?

Elke Kahr : Je suis une militante active de la vie politique locale depuis 1993 : d’abord comme conseillère municipale, puis comme présidente du groupe communiste au sein du conseil municipal et depuis 2021, en tant que maire. Au fil de ces décennies, je ne me suis jamais retranchée dans des bureaux ou au siège de mon parti. Les habitants de ma ville savent comment me joindre. Il est essentiel que nous, en tant que parti comme à titre individuel, gardions toujours nos portes ouvertes à quiconque a besoin de soutien ou souhaite proposer des solutions. Aucun problème n’est insignifiant : le monde du travail regorge de difficultés, et pourtant, peu de gens interviennent réellement pour aider lorsque la situation se corse. Il est crucial d’avoir un bon réseau et de savoir où trouver des solutions à des problèmes précis, plutôt que de simplement faire tourner les gens en rond. Les citoyens apprécient vraiment cette approche. Cela n’est possible que si l’on s’intéresse sincèrement aux autres.

La Marseillaise : Quelle sera votre première mesure de ce nouveau mandat ?

Elke Kahr : La situation économique à laquelle sont confrontées les villes et les collectivités de toute l’Autriche est loin d’être idéale. Les crises multiples de notre époque et les conséquences des politiques néolibérales se font sentir. C’est pourquoi, durant la campagne électorale, nous avons évité de faire des annonces grandiloquentes ou de présenter des « visions » -comme les médias dominants ne cessaient de l’exiger- pour privilégier une approche axée entièrement sur la sécurisation et l’amélioration des infrastructures de la ville. Graz est une ville qui fonctionne bien, et pourtant, beaucoup d’habitants y rencontrent des difficultés. Notre engagement consiste donc à tout mettre en œuvre pour que la ville continue de bien servir ses résidents et pour préserver au mieux la cohésion sociale. Nous avons mis en place de nombreux dispositifs à cette fin et nous comptons encore les améliorer. L’abonnement annuel aux transports en commun de Graz, proposé à 60 euros aux personnes sans revenus ou à faibles revenus, en est un exemple.

La Marseillaise : Quel message adressez-vous aux forces progressistes confrontées dans toute l’Europe à la montée de l’extrême droite ?

Elke Kahr : L’extrême droite prétend défendre les gens ordinaires -les travailleurs, qu’ils soient cols-bleus ou cols blancs- et représenter leurs intérêts. En réalité, ces partis méprisent la classe ouvrière et le monde du travail dans son ensemble. Ils misent sur l’exclusion et la division, sur le racisme et une rhétorique incendiaire. Pourtant, ils répondent aux peurs et aux préoccupations qui touchent véritablement la majorité de la majorité. La gauche a tendance à se focaliser sur des détails abstraits et utilise souvent un langage que la plupart des gens ne comprennent pas. Les forces progressistes doivent réapprendre à s’adresser aux gens et à prendre leurs préoccupations au sérieux, même lorsque celles-ci ne cadrent pas avec leur propre vision du monde. C’est la seule façon de convaincre la population. Nous devons nous battre pour chaque individu et nous attaquer à chaque petit problème du quotidien si nous voulons parvenir à nouveau à rassembler pour obtenir des changements majeurs.

Propos recueillis par Léo Purguette (La Marseillaise, le 2 juillet 2026)

Bio express
1961 naissance à Graz deuxième ville d’Autriche et capitale de la Styrie
1964 adoptée à l’âge de trois ans par les époux Kahr, un serrurier et une vendeuse
1979 employée de banque
1983 adhésion au Parti communiste autrichien (KPÖ)
1993 élue conseillère municipale de Graz
2003 élue vice-présidente fédérale du KPÖ.
2021 élue maire de Graz
2023 élue meilleure maire du monde par la City Mayors Foundation, « pour son dévouement et son altruisme au service de sa ville et de ses citoyens »
2026 réélue maire de Graz

Cabestany. Le chantier de 21 logements sociaux officiellement lancé (L’Indep)

La résidence Côté sud illustre l’engagement des collectivités et du bailleur Trois moulins habitat dans un contexte de crise durable du logement social et une demande toujours plus forte.

La résidence Côté sud, située aux 13 et 16 rue Blanche-Lefevre à Cabestany, a fait l’objet de la pose de sa première pierre en présence des élus et des partenaires institutionnels ayant contribué à la réalisation de ce programme de 21 logements sociaux. Une opération qui répond à une demande toujours plus forte dans les Pyrénées-Orientales.

Présent sur la commune depuis dix-huit ans, Trois moulins habitat poursuit un partenariat de longue date avec Cabestany. Son directeur général, Gilles Sambussy, a salué « un projet bien intégré », assurant la transition entre habitat collectif et pavillonnaire. Mais il a surtout alerté sur les difficultés rencontrées par les bailleurs sociaux. « Le cout de la construction a progressé de 39 % en Occitanie alors que nos ressources diminuent. Notre modèle est aujourd’hui en équilibre précaire », a-t-il averti, tout en remerciant les collectivités qui continuent de soutenir financièrement ces opérations.

Pour la maire, Edith Pugnet, cette inauguration constitue une réponse concrète à une situation devenue préoccupante. En 2025, les Pyrénées-Orientales comptaient 22 500 demandeurs de logements sociaux, dont plus de 800 à Cabestany. « Construire, mais pas seulement au détriment du beau, ni sans tenir compte de l’environnement et des habitants : c’est tout l’enjeu », a-t-elle rappelé, réaffirmant son attachement à une mixité associant logements sociaux, intermédiaires et accession à la propriété.

Le conseiller départemental Rémi Lacapère a rappelé le rôle majeur du Département, premier financeur de cette résidence avec une aide de 141 000 euros.

Olivier Mas, représentant la Communauté urbaine Perpignan Méditerranée métropole, a souligné pour sa part la garantie d’emprunt de 2,2 millions d’euros apportée conjointement par l’agglomération et la commune, preuve d’un engagement partage en faveur du logement.

Représentant la Région, Julien Baraillé a insisté sur la dimension sociale de ces programmes. « Le logement est le premier facteur d’insertion. Comment trouver un emploi, suivre une formation ou construire un projet de vie sans stabilité résidentielle ? », a-t-il interrogé. Rappelant que près de 70 % des habitants des P.-O. sont éligibles au logement social, il a également défendu une approche privilégiant la qualité de vie : « Oui au logement de qualité, mais il faut aussi penser à la manière dont les habitants vivront ensemble. Les problèmes de voisinage et l’insécurité peuvent souvent être évités lorsqu’ils sont anticipés des la conception des quartiers ».

Avec ses 21 logements, la résidence Côté sud symbolise une ambition partagée: offrir des logements accessibles, durables et intégrés, malgré un contexte économique qui rend chaque nouvelle opération plus difficile à réaliser.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 2 juillet 2026)

Signez l’Appel pour la paix à Cuba et dans les Caraïbes, contre le blocus et pour le respect du droit international

La situation à Cuba est alarmante, malgré la résilience remarquable du peuple cubain.
À l’initiative du Mouvement de la Paix, plus de 200 citoyennes et citoyens, rassemblés dans une grande diversité d’engagements et de sensibilités, vous appellent à soutenir cet appel.

Parlementaires (députées, députés, sénatrices et sénateurs), membres du Parlement européen, maires, élues et élus locaux, responsables et militantes ou militants associatifs, syndicalistes, responsables politiques, personnalités culturelles, artistes, universitaires, chercheuses et chercheurs : toutes et tous sont unis par une même exigence.

Cette exigence est simple et essentielle : la paix dans les Caraïbes, la levée du blocus contre Cuba par les États-Unis, et le respect du droit international.

Le Mouvement de la Paix – Paris le 1er juillet 2026

Le texte de l’appel

Nous, soussignés, exprimons notre grave préoccupation face à l’intensification des menaces du gouvernement des États-Unis contre Cuba, laissant entendre que l’île pourrait être la prochaine cible d’une agression militaire. Une telle situation fait peser de graves risques sur la paix à Cuba et dans la région.

Sous le prétexte que Cuba représenterait une « menace extraordinaire » pour sa sécurité nationale, le gouvernement des États-Unis a par ailleurs renforcé le blocus économique, commercial et financier à des niveaux sans précédent. Cette politique se traduit notamment par l’imposition d’un blocus pétrolier et par le durcissement des mesures extraterritoriales visant à empêcher toute possibilité de commerce ou même de réception d’aide, en particulier à travers les décrets exécutifs du 29 janvier et du 1er mai 2026.

Pourtant, les faits parlent d’eux-mêmes : Cuba, petit pays de 9 millions d’habitants, ne constitue aucune menace pour la plus grande puissance économique et militaire du monde. Il n’existe donc aucune justification à une telle punition collective imposée au peuple cubain, qui subit chaque jour une détérioration marquée de ses conditions de vie.

Au-delà des sensibilités politiques de chacun, il s’agit aujourd’hui de défendre les principes fondamentaux de la Charte des Nations unies ainsi que du droit international et humanitaire : le respect de la souveraineté nationale des États, la résolution pacifique et politique des différends, le refus du recours ou de la menace du recours à la force dans les relations internationales, l’interdiction de la coercition collective, la prise en compte des conséquences humanitaires des mesures coercitives et la liberté des échanges commerciaux.

Cette escalade agressive touche non seulement Cuba, mais aussi l’ensemble des peuples des Caraïbes et de l’Amérique latine, qui ont le droit de vivre en paix, de coopérer librement et de construire leur avenir dans le respect mutuel et la solidarité, à travers le développement d’une culture de paix telle que définie par l’ONU et l’UNESCO.

Les acteurs gouvernementaux, institutionnels et de la société civile, aux niveaux européen et international, doivent agir, faire entendre leurs voix et appeler à :

  • La fin du blocus économique, commercial et financier contre Cuba
  • L’arrêt des menaces d’intervention militaire des États-Unis contre Cuba
  • Le respect de la souveraineté de Cuba et de tous les États des Caraïbes
  • Le respect du droit international et de la Charte des Nations unies.

—> Signez et faites l’appel en ligne

Premiers signataires (classement alphabétique par nom) :
Guy Abgrall, Comédien, Théâtre Réseau Art for Peace
Nadège Abomangoli, Députée, vice-présidente de l´Assemblée nationale
Michel Adam, Sociologue, Réseau Convivialiste
Niels Anderson, Éditeur et auteur anticolonialiste
Jean-Noël Aqua, Conseiller de Paris
Rodrigo Arenas, Député à l’Assemblée nationale
Kali Argyriadis, Anthropologue, Chargé de recherche hors classe, Institut de recherche pour le développement
Ricardo Arias, Agence de presse internationale Pressenza
Alain Aurégan, Artiste plasticien, Réseau art for Peace
Gwenaëlle Austin, Conseillère de Paris
Sergio Avalos, Union pour la Reconstruction Communiste
Jérémy Bacchi, Sénateur
Bertrand Badie, Professeur émérite des universités à Sciences Po Paris.
Charlotte Balavoine, Coordinatrice de la campagne de solidarité avec Cuba PCF
Jacques Baudrier, Adjoint au maire de Paris
Jean-Pierre Bel, Ancien président du Sénat
Pierre Bell-Lloch, Maire de Vitry-sur-Seine
Linda Benadjaoud, Projet “Jeunes, citoyens et solidaires” du Mouvement de la paix.
Édouard Bénard, Député à l’Assemblée nationale
Augustin Berque, Géographe et orientaliste
Sophie Binet, Secrétaire générale de la Confédération Générale du Travail (CGT)
Geoffrey Bodenhausen, Professeur émérite, École Normale Supérieure
François Bonnarel, Informaticien de l’astronomie, ingénieur de recherche CNRS
Bastien Bonnargent, Secrétaire général du Mouvement de Jeunes Communistes de France (MJCF)
Pascal Bonneau, Co-secrétaire national du Mouvement de la Paix
Saïd Bouamama, Sociologue
Charly Bouhana, Président de l’association Cuba Sí France
Vincent Boulet, Responsable du secteur international du PCF
Myriam Bouregba, Militante pour l’interculturalité
Catherine Bourgine, Conseillère municipale de Bouër (Sarthe)
Soumya Bourouaha, Députée à l’Assemblée nationale
Ian Brossat, Sénateur
Julien Brugerolles, Député à l’Assemblée nationale
Pierre-Yves Cadalen, Député à l’Assemblée nationale
Alain Caillé, Sociologue, professeur d’université, directeur de la revue du MAUSS
Hernando Calvo Ospina, Journaliste et écrivain
Marie Carlens, Assemblée des Citoyens du Monde
Jacques Casamarta, Animateur du mouvement Per a pace-Pour la paix (Corse)
Jean-Victor Castor, Député, président du groupe d’Amitié France-Cuba à l’Assemblée nationale
Berenger Cernon, Député à l’Assemblée nationale
Leila Chaibi, Députée au Parlement européen
André Chassaigne, Membre honoraire du Parlement
Christian Chasseau, Secrétaire national du Mouvement National de Lutte pour l’Environnement
Bruno Chaudret, Directeur de recherche émérite CNRS
Sofia Cherigui, Conseillère municipale au Havre
Caroline Chevé, Secrétaire générale de la Fédération syndicale unitaire (FSU)
Sophia Chikirou, Députée à l’Assemblée nationale
Yves Chilliard, Militant, Association France Palestine Solidarité (AFPS 63)
Daniel Claeysen, Membre du Conseil national du Mouvement de la Paix
Denis Clerc, Créateur de la revue Alternatives Économiques
Fabien Cohen, Secrétaire général de France Amérique Latine (FAL)
Fabrice Coudour, Secrétaire général de la Fédération nationale des mines et de l’énergie (FNME-CGT)
Daniel Cueff, Vice-président du Conseil régional de Bretagne (Bretagne Écologie)
Fatima Cuny, Co-responsable de la commission Paix et Désarmement Europe Écologie Les Verts
Sébastien Dandurand, Secrétaire général de l’UD CGT Val-de-Marne
Vincent De Gaulejac, Professeur émérite de sociologie, Réseau Convivialiste
Michelle Decaster, Présidente de l’Association française de solidarité avec les peuples d’Afrique (AFASPA)
Jean-Claude Devèze, Membre du Pacte Civique, de Démocratie & Spiritualité, de l’Internationale convivialiste et de l’Archipel des confluences
Haydeline Díaz, Coordinadora de Cubanos Residentes en Francia, lauréate de la Médaille du Sénat français
Rémi Didier, Président de l’association La Havane-Le Havre (LH2)
Paule Djiane-Lecaille, Union pour la Reconstruction Communiste
Jean-Pierre Djukic, Directeur de recherche CNRS, président de l´Association pour la Coopération Académique France-Cuba
François Doliguez, Chargé de programme à l’Institut de Recherche et d’Application des Méthodes de Développement
Janine Doussot, Conseil national du Mouvement de la Paix, co-présidente du comité de Paix de Montmélian (Savoie)
Sylvie Dreyfus-Alphandery, Co-présidente de l’association Les Cahiers pour Décider et Agir
Dea Drndarska, Co-secrétaire nationale du Mouvement de la Paix
Peio Dufau, Député à l´Assemblée nationale
Shura Dumanic, Autrice, éditrice, militante féministe et pacifiste
Jean-Marc Dunet, Agence de presse internationale Pressenza
Daniel Durand, Chercheur en relations internationales, ancien secrétaire national du Mouvement de la Paix
Daniel Durand, Solidarité Mondiale contre la Faim et Association pour la Promotion de la Solidarité (ASPROS)
Paul Estrade, Professeur émérite Université Paris 8, fondateur et ancien président de France-Cuba
André Fadda, Responsable pour les relations avec l’Amérique Latine, Union pour la Reconstruction Communiste
Olivier Favereau, Professeur émérite de Sciences Économiques, Université Paris-Nanterre
Anne Feray, Co-présidente du Mouvement contre le Racisme et l’Amitié entre les Peuples
Anne-Marie Fixot, Professeure émérite, Université de Caen
Pierre Flament, Membre de l’Action Catholique Ouvrière (ACO)
Vincent Flament, Secrétaire national à l’International du PRCF
Fabrice Flipo, Philosophe, professeur à l’Institut Mines-Télécom, spécialiste de l’écologie politique
Emma Fourreau, Députée au Parlement européen
Marc Garcet, Congrès des Peuples et Institut des Études Mondialistes
Gérard Garnier, Prêtre catholique à Rennes
Fabien Gay, Directeur du journal L’Humanité et Sénateur
Robert Gelli, Magistrat, ancien procureur général de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, ancien directeur des services judiciaires de la principauté de Monaco
Joseph Gerson, Responsable de Campaign for Peace, Disarmament, and Common Security (CPDCS)
Jacques T. Godbout, Sociologue, professeur émérite à l’Institut National de Recherche Scientifique du Québec, membre du conseil de direction de la Revue du MAUSS
Roland Gori, Psychanalyste et universitaire
Jean-Michel Grammond, Président de l’association Montpellier Cuba Solidarité
Alex Granville, Parti Communiste martiniquais pour l’Indépendance et le Socialisme
Michelle Gréaume, Sénatrice
Claudine Gueguen, Mouvement Espérantiste
Denis Guenneau, Animateur de l’Archipel de l’Écologie et des Solidarités
Gérard Halie, Bureau national du Mouvement de la Paix
Khaled Hamida, Médecin radiologue
Jane Havard, Médecin, Association des médecins français pour la prévention de la guerre nucléaire
Dick Howard, Sociologue et journaliste, professeur émérite à la Stony Brook University de New York, membre de la rédaction de la revue Esprit
Pol Huellou, Artiste musicien, Réseau Art for Peace
Marc Humbert, Professeur émérite en économie, Université de Rennes 1, président de l’Association des Convivialistes
Ahmet İnsel, Économiste, ancien enseignant à l´université Paris 1
Emeline K/Bidi, Députée à l’Assemblée nationale
Marietta Karamanli, Députée à l’Assemblée nationale
Fadi Kassem, Secrétaire général du Pôle de Renaissance Communiste en France
Habib Kazdaghli, Universitaire et historien
Stéphanie Kerbarh, Ancienne députée, secrétaire du Cercle Severiano de Heredia
Lorena Klein, Chimiste, Ingénieur de Recherche CNRS
Karina Knight Spencer, Stop Fuelling War (Cessez d’alimenter la guerre)
Gerard Lahellec, Sénateur
Didier Lalande, Président de l’association Cuba Linda
Nadine Lalande, Association Cuba Linda
François-Michel Lambert, Ancien député, président du Cercle Severiano de Heredia
Salim Lamrani, Maître de conférences en civilisation hispano-américaine, Université de La Réunion
Gilda Landini-Guibert, Co-présidente du PRCF
Arnaud Le Gall, Député à l´Assemblée nationale
Gilliane Le Gallic, Journaliste/réalisatrice, présidente d’Alofa Tuvalu, Réseau Action Climat
Patrick Le Hyaric député européen de 2009 à 2019
Renéé Le Mignot, Présidente honoraire du Mouvement contre le Racisme et l’Amitié entre les Peuples
Olivier le Roy, président de l´association Résistance et Solidarité
Fabrice Leclerc, Président de l’association France Cuba
Michèle Leclerc-Olive, Chargée de recherche honoraire CNRS en Sociologie
Jacques Lecomte, Président d’honneur de l’Association Française de Psychologie Positive, universitaire en Sciences de l’Éducation
Jean-Paul Lecoq, Député à l’Assemblée nationale, secrétaire de la commission des Affaires étrangères
Murielle Lepvraud, Députée à l’Assemblée nationale
Jean-Bernard Leullier, Retraité ERDF
Max Louis-Thérèse, Président de l’association d’Amitié Martinique-Cuba
Denis Louviot, Animateur de l’Archipel de l’Écologie et des Solidarités
Hélène Luc, Ancienne sénatrice
Frédéric Maillot, Député à l’Assemblée nationale
Gilles Maréchal, Directeur d’Agridemain
Marianne Margaté, Sénatrice
Véronique Martin, Syndicaliste, membre du bureau de l´UCR CGT
Anakaterina Martínez, Coordinadora de Cubanos Residentes en Francia, lauréate de la Médaille du Sénat français
Gustave Massiah, Économiste, co-créateur du Centre de Recherche et d’Information pour le Développement, vice-président d’ATTAC France, membre du Conseil international du Forum social mondial
David Mauret Muguercia, Président de l’association France Amérique Latine Solidarité (FALS)
Carmen Mayans, productrice et promotrice artistique et culturelle, lauréate de la Médaille du Sénat français
Smina Mebtouche, Secrétaire Générale du Syndicat CGT FTDNEEA
Jean-Luc Mélenchon, dirigeant de La France Insoumise
Akli Mellouli, Sénateur
Marie Mesmeur, Députée à l’Assemblée nationale
Odile Meynadier, militante associative et culturelle-musiques du monde (34)
Loïc Michel, Militant syndical agricole Pacé35
François Michiels, Allié aux objecteurs de conscience
Paul Molac, Député à l’Assemblée nationale
Camille Mongin, Secrétaire nationale de l’Union des Étudiants Communistes (UEC)
Pierre-Olivier Monteil, Docteur en philosophie, chercheur associé au Fonds Ricoeur
Babette Montier, Responsable des relations internationales MJCF
Luigi Mosca, Docteur en physique des particules, comité d’Orsay du Mouvement de la Paix, militant pour l’abolition des armes nucléaires
Marcellin Nadeau, Député à l’Assemblée nationale
Nathalie Nail, Députée suppléante, Conseillère Municipale au Havre
Roland Nivet, Co-Secrétaire national et porte-parole national du Mouvement de la Paix, membre à titre consultatif de la commission ECOSOC des Nations Unies
Julien Nombo-Poaty, Coordinateur national de Pionniers de France
Katia Odartchenko, Artiste plasticienne
Bruno Odent, Journaliste au journal L’Humanité
Younous Omarjee, Vice-président du Parlement européen
Juste Ouamba, Président d’OZANO Clubs des Amis de Cuba
Nathalie Oziol, Députée à l’Assemblée nationale
Denis Öztorun, maire de Bonneuil-sur-Marne, Vice-président de Grand Paris Sud Est Avenir, Vice-président de l’Association des Maires de France
Christine Pagnoulle, Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne Liège, Comité pour l’Abolition des Dettes Illégitimes
Laure Pascarel, Directrice des Éditions UTOPIA
Manuel Pascual, Président de l’association Cuba Coopération France
Martial Passi, Secrétariat national du Mouvement de la Paix
Gérard Perreau-Bezouille, Administrateur et ancien président de la Fédération Française des Clubs Omnisports (FFCO)
Bernard Perret, Ingénieur, socio-économiste, membre du comité de rédaction de la revue Esprit
Jacques Perrin, Économiste, directeur de recherche honoraire au CNRS, Mouvement Convivialiste
Yves Perrin-Toinin, Vice-président de AMFPN-France, Membre de IPPNW, organisation Prix Nobel de la Paix 1985
Pascal Petit, Économiste, Directeur de recherche émérite au CNRS
Stéphane Peu, Député, président du groupe Gauche Démocrate et Républicaine à l’Assemblée nationale
Roland Pfefferkorn, Professeur émérite de sociologie, Université de Strasbourg
Dorothée Piermont, Ancienne députée au Parlement européen
Philippe Pierre-Charles, Porte-parole du Collectif d’organisations Lyannaj pour Cuba de Martinique
Christian Pierrel, Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF)
Marie-Pierre Pineau, Association Cuba Linda
Laeticia Planche, Co-secrétaire nationale du Mouvement de la Paix
Martine Plisson, Formatrice à l’Association UNIPAZ France
Raphael Porteilla, Professeur de sciences politiques, Université de Bourgogne
Reina Portuondo, musicienne, Coordinadora de Cubanos Residentes en Francia, lauréate de la Médaille du Sénat français
Raphaëlle Primet, Co-présidente du groupe Communiste du Conseil de Paris
Roxane Prudhomme, Secrétaire générale de l’Association France Cuba
Jean-Pierre Renaudat, Membre du secrétariat l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC)
Rahim Rezigat, Association de Promotion des cultures et du Voyage
Davy Rimane, Député à l’Assemblée nationale
Fabien Roussel, Secrétaire national du Parti Communiste Français
David Rousselle, Secrétaire général du Syndicat des imprimeries de presse et de communication (SIPC-CGT)
Alain Rouy, Co-président d’Enseignants pour la Paix et vice-président de l’International Peace Bureau
Richard Sadok, Président de l’association Un Jour La Paix
Nathalie Sage Pranchère, Chargée de recherche CNRS
Nicolas Sansu, Député à l’Assemblée nationale
François Sauterey, Co-président du MRAP
Anthony Smith, Député au Parlement européen
Robert Spizzichino, Urbaniste
Patrick Staat, Secrétaire général de l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC)
Annick Suzor-Weiner, Professeure d’université émérite, Pugwash France (Pugwash ONG, Prix Nobel de la Paix 1995)
Aurélien Taché, Député à l’Assemblée nationale
Charling Tao, Directrice de recherches émérite au CPPM/IN2P3/CNRS
Nathalie Tehio, Présidente de la Ligue des droits de l’Homme
Benoît Teste, Représentant de la FSU à la Fédération européenne des services publics (EPSU)
Jean Thanassekos, Sociologue politique
Bruno Théret, Directeur de recherche émérite au CNRS, chercheur associé à l’Institut de Recherche Interdisciplinaire en Sciences Sociales IRISSO (Paris-Dauphine)
Reine Thore, Présidente du comité de Saint-Malo du Mouvement de la Paix
Michel Thouzeau, Enseignants pour la paix et co-animateur du Collectif national des marches pour la paix
Adrien Tiberi, Secrétaire fédéral du Parti Communiste Français, Paris
Emmanuel Tjibaou, Député à l’Assemblée nationale
Olivier Turquet, Agence de presse internationale Pressenza
Henri Vacher, Président du Centre d’Analyse des Mouvements Populaires
Frédéric Vandenberghe, Professeur de Sociologie, Université Fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ)
Frédéric Vanpoulle, Artisan de Paix et d’écologie
Marie-Claude Varaillas, Sénatrice
Antoine Vigot, Secteur international de la FSU
Jean-Louis Virat, Grands Parents pour le Climat
Stéphane Viry, Député à l’Assemblée nationale
Roger Winterhalter, Maison de la Citoyenneté Mondiale (Mulhouse)
Francis Wurtz, Député honoraire du Parlement européen, ancien président du groupe GUE/NGL au Parlement européen
Fatima Zedira, Ingénieure agronome, féministe et pacifiste, militante associative pour les droits des personnes migrantes et/ou réfugiées
Dr. Zoé, Médecin, présidente de La Brèche