Communiqué de presse du Mouvement des Jeunesses communistes du 66 en solidarité avec le mouvement lycéen

Plus de 1000 lycéennes et lycéens ont organisé des blocus dans leurs établissements, suivi d’une grande manifestation en plein centre-ville de Perpignan.

Leurs revendications étaient claires : plus de moyens pour l’enseignement public, plus de professeurs, de meilleures conditions pour s’instruire et obtenir un avenir.

Évidemment les Jeunes Communistes soutiennent pleinement ces mobilisations, contrairement à ceux qui pensent que des lycéens qui veulent étudier mieux sont un danger pour la société et « devraient se taire ».

Ils seront à leur côté par conviction et solidarité.

Perpignan, le 1er octobre 2026

Le billet d’Yvon Huet. Dans la passion du vivant, il y a aussi le PCF…

Je partage cette exigence de cette lettre(*) de camarades de Haute Garonne avec ce souci que le PCF ne finisse pas, à sa manière, comme le PCI d’hier en Italie qui, ne l’oublions pas, est gouverné aujourd’hui, et ce n’est pas un hasard, par une fan de Mussolini.
Trouver la solution pour redonner des couleurs au PCF ne passe pas par son effacement dans une nébuleuse qui le fera oublier définitivement pour finir en musée, pour reprendre une expression souvent reprise d’Anne Saint-Clair qui s’adressait autrefois à Georges Marchais.

Que le PCF reste marginalisé dans les institutions politique ou qu’il disparaisse au nom de l’« union » dans une démarche qui ressemble à celle des communistes qui ont rejoint LFI aujourd’hui comme le PS hier, on sera, de toutes façons, dépassé par une perspective brune qui nous mettra à pied d’égalité avec nos camarades italiens, allemands ou espagnols. Il faut donc le reconstruire, ce parti, et c’est plus dur que de remettre à neuf Notre Dame de Paris…
Mais cela peut être beaucoup plus utile et nécessaire pour les générations à venir.
Je ne sais pas si on y arrivera. Je serai parti d’ici là mais, au moins, j’aurai la conscience d’avoir été jusqu’au bout du chemin que je me suis fixé depuis ma tendre jeunesse.

Pour préparer l’avenir, le PCF a besoin de se redéployer sur trois principes :

  • 1. – le courage politique en n’hésitant à prendre des risques, tant sur le plan électoral que dans l’expression de terrain ;
  • 2. – la fraternité de combat dans le respect des différences et des nuances d’analyse de ses membres ;
  • 3. – le travail collectif intellectuel intergénérationnel fondé sur une démarche de formation permanente allant de l’intégration des nouveaux, ayant tout à apprendre certes mais beaucoup à faire découvrir, à la mise à jour des anciens qui doivent transmettre sans pour autant étouffer tout ce qui émerge de l’évolution du réel.

Sur ces trois points l’état des lieux semble très contrasté, faute souvent de renouvellement, voire de déchirements qui ont lassé, mais la maison respire encore, quoi qu’en disent ses détracteurs haineux de tous bords. Raison de plus pour s’y atteler patiemment, quelles que soient les impatiences qui, souvent, aboutissent à l’implosion des désespérances.
Alors oui, n’hésitons pas à apporter la contradiction et l’espoir avec la candidature de Fabien Roussel, qu’on « l’aime » ou pas, dans cette foutue période où nous n’avons pas fini d’entendre les sirènes de la démagogie et du fascisme nouvelle formule siffler.

Yvon Huet

(*) ADRESSE À FABIEN GAY ET SOFIA BOUTRIH
À Toulouse le 24 Septembre 2026
Conseil départemental du Parti communiste français de la Haute-Garonne
Fédération de Haute Garonne
1 allée Marc Saint-Saëns
31 100 TOULOUSE
contact@pcf31.fr
05 61 31 61 31
À l’attention de :
Fabien Gay, directeur de l’Humanité
Sofia Boutrih, directrice de la Fête de l’Humanité
Copie à Stéphane Bonnéry, coordinateur du CEN
Cher Fabien, chère Sofia,
Nous tenons tout d’abord à saluer la réussite de la Fête de l’Humanité et le travail accompli par les équipes qui en assurent l’organisation. La richesse de sa programmation et son rayonnement en font un rendez-vous majeur du débat politique, social et culturel.
La fédération de Haute-Garonne contribue depuis de nombreuses années à cette réussite à travers l’animation de plusieurs espaces, la mobilisation de nombreux bénévoles, l’engagement dans le Village du livre, la participation au dispositif de sécurité ainsi que le soutien apporté au développement des ressources de la Fête. Cet investissement traduit l’attachement profond des communistes haut-garonnais à la Fête et à l’Humanité.
Néanmoins nous souhaitons attirer votre attention sur la place accordée au Parti communiste français dans l’image et le récit de la Fête.
Nous sommes profondément attachés à l’ouverture de la Fête aux forces progressistes, au mouvement social et à l’ensemble de la gauche. Cette ouverture constitue l’une de ses richesses. Pour autant, elle ne saurait conduire à minorer la contribution déterminante des milliers de militantes et militants communistes qui la rendent possible chaque année.
La force de cet engagement, tant dans la communication de la Fête que dans sa couverture médiatique, mérite selon nous d’être davantage affirmée. Reconnaître pleinement cette réalité est non seulement légitime, mais également nécessaire pour valoriser celles et ceux qui font vivre cet événement.
Comment le journal et les communistes peuvent-ils vivre ensemble quand ces derniers décident d’une candidature à la présidentielle lors d’un congrès en juillet, et que quelques semaines après, ils apprennent dans l’Humanité que le thème de la Fête sera l’union de la gauche, et non un temps fort de la campagne de Fabien Roussel ?
Des comportements qui n’ont pas leur place à la Fête
Nous avons été heurtés et avons mal vécu plusieurs situations observées durant cette édition de la Fête. Au-delà des divergences politiques légitimes, nous avons constaté des comportements qui ne nous paraissent pas conformes à l’esprit de respect mutuel qui devrait prévaloir entre organisations de gauche.
Ainsi, des militants de La France insoumise ont publiquement pris à partie Fabien Roussel lors du meeting de Jean-Luc Mélenchon. Nous avons également observé des agressions verbales à l’encontre de militants socialistes devant leur stand, et d’autres partenaires de gauche écologistes ou autres. Tout cela diffusé abondement sur les réseaux sociaux. Mais également des attitudes méprisantes et parfois insultantes envers des militants communistes mobilisés pour promouvoir le grand meeting de Fabien Roussel.
Ces comportements n’ont, à notre connaissance, fait l’objet d’aucune condamnation claire des responsables de la France Insoumise mais non plus de la part de la direction de la fête et du journal, ce que nous regrettons.
Nous nous interrogeons également sur certains choix d’organisation et de programmation. La carte blanche accordée à Jean-Luc Mélenchon à l’Agora a donné le sentiment d’un traitement particulièrement privilégié et déplacé au moment du lancement de la campagne du candidat communiste.
Enfin, les conditions matérielles du meeting de Jean-Luc Mélenchon dans son stand et son impact sur d’autres initiatives programmées simultanément n’ont pas garanti un accueil respectueux de toutes les organisations.
● Qui a autorisé le survol du site par un drone ?
● Qui a validé une sonorisation dont la puissance a couvert l’ensemble des espaces voisins, y compris le débat animé par Sophie Binet à l’Espace social ?
Ces différents éléments ont nourri chez nos militants et militantes un sentiment de déséquilibre dans le traitement des sensibilités politiques, d’autant plus que c’est le Parti communiste français qui, fidèle à l’esprit d’ouverture de la Fête, invite ses partenaires politiques, syndicaux et associatifs à y participer.
Nous rappelons aussi que la diffusion régulière de l’Humanité sur les marchés ou dans les quartiers, les campagnes de souscription qui permettent au journal de surmonter ses difficultés et la vente des bons de soutien de la Fête reposent quasi exclusivement sur l’engagement des militants communistes.
Cette réalité mérite un minimum de respect pour les choix politiques des communistes.
Au-delà de ces constats, nous souhaitons formuler plusieurs propositions pour les prochaines éditions. Il nous paraît nécessaire d’affirmer plus clairement que les insultes, intimidations et comportements agressifs n’ont pas leur place à la Fête, quelle que soit l’organisation visée.
Nous proposons à cette fin l’adoption d’une charte de respect et de convivialité, signée par l’ensemble des responsables des organisations politiques, syndicales ou associatives invitées, y compris dans leurs stands et espaces. Cette charte rappellerait les droits mais également les devoirs que les organisations invitées à la Fête s’engagent à respecter. Cette charte rappellerait que le débat politique, aussi exigeant soit-il, ne saurait justifier l’invective ou les comportements intimidants.
Elle pourrait également fixer des règles communes d’organisation, notamment en matière de puissance sonore, de circulation dans les allées et de gestion des rassemblements, afin de garantir à la fois la qualité des débats, le bon fonctionnement des espaces militants et la sécurité des visiteurs.
Enfin, cette charte devrait reconnaître explicitement le rôle essentiel des militants communistes qui, par leur engagement bénévole, assurent la préparation, l’organisation et la réussite de la Fête. Le respect de cet investissement est une condition du maintien de son caractère populaire, fraternel et militant.
Revenir à l’esprit et à la lettre sur l’engagement des communistes à la fête de l’Humanité
Nous souhaitons rappeler ce qui constitue, à nos yeux, la raison d’être de la Fête de l’Humanité. Depuis son origine, elle poursuit une double ambition : assurer le financement du journal L’Humanité et constituer le grand rendez-vous politique de rentrée des communistes et de leur parti.
C’est dans cet esprit que des centaines de militants et militantes haut-garonnais consacrent depuis des mois une part considérable de leur temps, de leur énergie et de leurs moyens à la préparation puis à la tenue de la Fête. Leur engagement ne peut être réduit à une simple contribution logistique ou commerciale. Il trouve sa justification dans un projet politique collectif, dans la promotion des idées communistes et dans le rayonnement de notre organisation.
Dès lors, lorsque certains choix donnent le sentiment que la Fête sert davantage de tribune à la France Insoumise qu’au projet communiste lui-même, la question du sens de notre engagement est nécessairement posée. Les militants et militantes ne se mobilisent pas uniquement pour assurer l’intendance de l’événement. Ils le font pour faire vivre et grandir les idées communistes.
Si cette finalité venait à disparaître, alors c’est la nature même de notre participation qui devrait être réinterrogée.
Dans l’attente de votre réponse et en souhaitant que ces remarques puissent nourrir un échange constructif pour les prochaines éditions, nous vous adressons nos salutations fraternelles.
Pour le conseil départemental de Haute Garonne
Corinne Marquerie, secrétaire.

Elne. Le changement de nom du ciné René-Vautier fait réagir (L’Indep)

La municipalité a décidé, lors du conseil municipal du 22 septembre, de reprendre l’établissement en régie municipale et de le renommer La bobine illibérienne. Ce changement de nom fait doublement réagir, même.

Le PCF dénonce cette décision municipale et explique que ce changement de dénomination ne constitue pas un simple choix administratif. « René Vautier était un résistant et un cinéaste engagé dont l’œuvre a notamment abordé les questions du colonialisme, du racisme, des guerres et des injustices sociales ». Dans son communiqué le PCF d’Elne précise que « cette question dépasse le seul nom d’un équipement culturel. Elle concerne la manière dont une commune choisit de transmettre son histoire et de faire vivre sa mémoire collective ».

Même son de cloche pour les élus d’opposition d’Elne(*) qui dénoncent la décision et qui reprochent à la municipalité de Steve Fortel de vouloir « exercer un droit de regard sur la programmation avec notamment l’annonce d’une volonté d’écarter certains films considérés comme engagés ». De rajouter : « Ces décisions posent la question de l’indépendance de la programmation et de la place accordée à la création cinématographique, au débat d’idées et à la diversité culturelle dans un équipement public ».

Ils donnent rendez-vous ce vendredi 2 octobre à 18h30 devant le cinéma Vautier, parvis de l’espace Gavroche, « à tous ceux et celles qui souhaitent défendre un cinéma ouvert, indépendant, accessible à tous et respectueux de la liberté de programmation ».

L’Indépendant, le 1er octobre 2026

(*) II s’agit là d’Annabelle Aranda, Roland Castanier, Abdoul Diop, François Fernandez, Virginie Gosa, Andre Trives.

Près de 80 communes placées en état de crise (L’Indep)

Les restrictions liées à l’eau ont évolué dans les Pyrénées-Orientales. Le préfet a placé de nouveaux secteurs en alerte de crise. Voici les communes concernées.

Les mesures de restrictions provisoires des usages de l’eau liées à l’état de la ressource superficielle et des nappes souterraines ont évolué ce mercredi. Et pas dans le bon sens.

De nouveaux secteurs ont été placés en niveau de crise depuis le dernier arrêté publié le 11 septembre 2026. À cette date, seule la zone Aspres-Réart apparaissait en niveau maximal. Désormais, la situation devient plus préoccupante. Entre le 11 et le 30 septembre, la situation de la ressource en eau s’est encore dégradée, avec plusieurs passages en alerte et, surtout, le basculement du Tech-Albères et de la vallée de la Castellane en niveau de crise.

Suite à cet arrêté du 30 septembre, la situation change pour l’Agly aval qui passe de vigilance à alerte, le Tech-Albères passe de l’alerte renforcée à la crise, Sègre-Carol passe de vigilance à alerte, les nappes du Têt aval passent de « aucune restriction » à vigilance. Aude amont passe de vigilance à alerte, dans la vallée de la Castellane, le niveau passe d’alerte renforcée à crise. Aucune zone ne bénéficie, dans ce nouvel arrêté, d’une baisse de ni-veau.

Les restrictions portent sur l’arrosage, le lavage et le nettoyage des voitures, le remplissage des bassins, piscines, plans d’eau et réservoirs et l’irrigation agricole, horticulture et pépinières professionnelles.

Les communes concernées par cet état de crise sont désormais :

Tech : L’Albère, Amélie-les-Bains-Palalda, Arles-sur-Tech, Argelès-sur-Mer, Banyuls-dels-Aspres, Banyuls-sur-Mer, Le Boulou, Brouilla, Cerbère, Céret, Les Cluses, Collioure, Corsavy, Coustouges, Elne, Lamanère, Laroque-des-Albères, Latour-Bas-Elne, Maureillas-las-Illas, Montfer-rer, Montbolo, Montesquieu-des-Al-bères, Ortaffa, Palau-del-Vidre, Le Perthus. Port-Vendres, Prats-de-Mollo-la-Preste, Reynès, Saint-André, Saint-Cyprien, Saint-Génis-des-Fontaines, Saint-Jean-Lasseille, Saint-Jean-Pla-de-Corts, Saint-Laurent-de-Cerdans, Saint-Marsal, Serralongue, Sorède, Taillet, Taulis, Le Tech, Tresserre, Villelongue-dels-Monts. Vivès.

Vallée de la Castellane : Mosset, Molitg-les-Bains, Campôme, Catllar.

Aspres Réart : Banyuls-dels-Aspres, Bages, Brouilla, Cabestany, Caixas, Calmeilles, Canohès, Castelnou, Fourques, Llauro, Llupia, Montauriol, Montescot, Oms, Ortaffa, Passa, Pollestres, Ponteilla, Sainte-Co-lombe-de-la-Commanderie, Sa-leilles, Saint-Jean-Lasseille, Terrats, Théza, Tordères, Tresserre, Trouillas, Villemolaque, Villeneuve-de-la-Raho, Vivès.

Laura Morales (L’Indépendant, le 1er octobre 2026)

Les Conquêtes sociales

Les Conquêtes sociales est un jeu pour découvrir l’histoire des luttes sociales. Le jeu aborde les questions des conquêtes sociales (droit du travail, mouvements d’émancipation, changements sociétaux) de 1789 à nos jours en France, avec la volonté de transmettre l’idée que les droits sont toujours le fruit de luttes.

Les règles sont simples : soyez la première personne à ne plus avoir de cartes pour remporter la partie ! À votre tour, tentez de placer chronologiquement une de vos cartes relativement à celles déjà posées. Mais attention, si vous vous trompez, vous en piochez une nouvelle !

Le jeu a été réalisé par Coco Cherry en partenariat avec la Fondation Gabriel Péri, l’Institut CGT d’histoire sociale, Mathilde Larrère, historienne, et la LDH (Ligue des droits de l’Homme). 18 euros

—> Commander

Ludwig Feuerbach et la fin de la philosophie allemande classique

Friedrich Engels. Les éditions sociales, août 2026.

À travers une réflexion sur la philosophie de Ludwig Feuerbach, Engels retrace la genèse de la pensée marxiste, réhabilite l’héritage critique de Hegel et expose, dans une forme particulièrement claire, les principes fondamentaux de la vision matérialiste du monde. Écrit dans le contexte des débats philosophiques et politiques qui traversent alors la social-démocratie allemande, ce texte entend défendre la spécificité du matérialisme marxiste contre les différentes formes d’idéalisme, de positivisme et de « matérialisme vulgaire ». Il est devenu l’un des textes canoniques du mouvement ouvrier international et a longtemps servi d’introduction privilégiée au marxisme.

Cette nouvelle traduction de la GEME, accompagnée d’une introduction substantielle et d’annexes inédites, restitue le contexte philosophique et politique dans lequel écrit Engels.

Publié avec le soutien de la Fondation Gabriel Péri. Août 2026 – 248 pages – 18 euros

—> Commander