Les Fronts populaires, une perspective mondiale, 1934-1938

Sous la direction de Jean Vigreux et Serge Wolikow, Libertalia, juin 2026.

« L’objet de ce livre est d’écrire une histoire du moment 1934-1938 en décalant le regard, en l’internationalisant, mais aussi en évitant de le penser uniquement du point de vue européen : les Fronts populaires hors d’Europe ont existé ! » Car le Front populaire est aussi un phénomène mondial. Avec cet ouvrage rassemblant les contributions de 40 spécialistes de la période, il s’agit de présenter, analyser et expliquer ces années-là dans une histoire connectée, mondialisée, voire universelle ou internationale. Bref, une histoire des Fronts populaires dans une perspective mondiale.

Publié avec le soutien de la Fondation Gabriel Péri. Mai 2026 – 800 pages – 14 euros

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États-Unis : Une domination en question

Depuis son retour à la Maison-Blanche, Trump érige la loi du plus fort en principe. Prolongeant et radicalisant un projet impérial amorcé de longue date, cette brutalisation assumée des relations internationales – doublée d’une offensive autoritaire intérieure – s’accompagne de l’attaque en règle de l’ordre institutionnel mis en place en 1945, jugé de moins en moins conforme aux intérêts états-uniens. Cette politique de force ne doit pas faire illusion. Elle révèle aussi le déclin relatif d’une hégémonie contestée qui doit de plus en plus recourir à la contrainte pour se maintenir. Cet ouvrage collectif entend éclairer les transformations et les ressorts structurels de cette domination, autant qu’il esquisse des alternatives progressistes pour construire une multipolarité fondée sur l’égalité et la coopération entre les peuples.

Coordonné par Louise Gaxie et Chrystel Le Moing. Avec Hadjar Aouardji, Charlotte Balavoine, Dominique Bari, Édouard Bénard, Didier Billion, Marie-Claire Cailletaud, Jim Cohen, Denis Durand, Philip Golub, Florian Gulli, Patrick Kamenka, Peter Mertens, Alain Obadia, Vincent Ortiz, Despina Sinou, Gloria Verges, Francis Wurtz, Igor Zamichiei.

Septembre 2026 – 250 pages (22 euros)

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L’éditorial du Travailleur Catalan par Évelyne Bordet. Le RN entre au Sénat par la grande porte… Cherchez l’erreur !

Les élections sénatoriales du 27 septembre ont renouvelé 178 sièges au Palais du Luxembourg.

Pour le groupe Communiste Républicain Citoyen Écologiste – Kanaky (CRCE-K), le scrutin permet de conserver les quatre sièges remis en jeu. Marie-Claude Varaillas, Céline Brulin, Gérard Lahellec et Jérémy Bacchi sont réélus. Le groupe maintient ainsi ses dix-huit élus, et c’est heureux…

Mais derrière cette stabilité se dessine une réalité politique qui interroge : l’irruption du Rassemblement national au Sénat.

Pour la première fois de son histoire, le RN y constitue son propre groupe. De quoi lui donner les moyens d’avancer ses pions au Sénat, en multipliant les passerelles avec la droite et en tentant de rebattre les cartes du paysage politique à son avantage. Vive préoccupation au sein du groupe CRCE-K. « Tout le monde sous-estime ce que représente l’arrivée de l’extrême droite au Sénat », s’inquiète Cécile Cukierman présidente du groupe. « Nous les combattrons, pied à pied, sur le fond, comme nous le faisons dans l’ensemble des collectivités où nous sommes élus. »

Cet événement ne saurait être considéré comme un simple épisode électoral. À sept mois de l’élection présidentielle, il traduit de manière inquiétante une progression de l’implantation territoriale du RN. Dans plusieurs départements, notamment les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Hérault et le Vaucluse, ses résultats en témoignent.

Cette intrusion du RN au Sénat questionne notre société et salit notre Histoire. Le parti d’extrême droite ne se contente pas de progresser dans les urnes : il s’installe durablement dans les institutions de la République. À quel moment la légitimité devient-elle immorale ?

Une autre question se pose désormais avec acuité : jusqu’où ira la porosité entre l’extrême droite et une partie de la droite sénatoriale ? Chaque rapprochement, chaque convergence, chaque compromis sera scruté avec la plus grande vigilance. Pas de complaisance. Pas de d’arrangement. La bataille parlementaire qui s’annonce devra être celle du refus de la banalisation. Le refus de nous laisser anesthésier par cette imposture…

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4132 – vendredi 2 octobre 2026)

L’édito d’Évelyne Bordet. Le RN entre au Sénat par la grande porte… Cherchez l’erreur !
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Avortement. Les femmes décident

Dossier – PISA, École en crise

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La France occupe la 27e place du classement
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Culture de Paix. Solidarité avec la Palestine
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Les écrits exhumé par Médiapart percute la stratégie du RN (L’Indep)

Le site d’investigation a publie, lundi, des messages antisémites attribués à Jordan Bardella, qui dément.

Plongé dans une nouvelle tempête médiatique, après les déboires judiciaires de Marine Le Pen, le Rassemblent national (RN) essaie de faire bloc pour contester les écrits antisémites attribués à son président, Jordan Bardella. Mardi matin, au lendemain des révélations de Mediapart, la candidate à l’Élysée et son futur Premier ministre en cas de victoire, ont tenté de renvoyer l’image d’un duo uni et combatif face à l’onde de choc provoquée par cette affaire qui soulève de nombreuses questions.

1 Que sait-on de ces écrits ?

Dans son article en ligne, Mediapart dit avoir examiné des dizaines de messages privés qui auraient été écrits à l’été 2013, par Jordan Bardella quand il était un militant actif du Front national (ancêtre du RN), âgé de 17 ou 18 ans. Des textes aux accents antisémites et conspirationnistes, dont le média d’investigation ne révèle pas les destinataires. « Toutes les banques appartiennent à des juifs. Le juif doit dominer les autres peuples, les écraser et les voler, un sioniste est forcément juif, et en profondeur », aurait notamment écrit Jordan Bardella, prenant aussi pour cible des personnalités comme Pierre Moscocivi, tout en affichant son soutien au sulfureux Dieudonné.

Des « faux grossiers », assure le président du RN, là où le site d’investigation affirme avoir authentifié ces messages privés.

Jordan Bardella, à qui on prête de longue date des connexions avec l’extrême droite radicale, cultivait également à l’époque une fascination pour Alain Soral, selon Mediapart. Or « ce n’est pas un idéologue comme un autre », souligne Valérie Igounet, historienne et politologue spécialiste de l’extrême droite en France. « C’est un négationniste, antisémite notoire qui a été condamné à de multiples re prises pour incitation à la haine raciale. » En 2024, Complément d’enquête affirmait déjà que Jordan Bardella aurait alimenté, entre 2015 et 2017, le compte Twitter@RepNatDuGaito, glorifiant un certain Alain Soral.

2 Le RN a-t-il rompu avec son passé ?

Ces révélations sont embarrassantes pour le RN, qui a officiellement rompu avec le passé sulfureux du FN (cofondé par des figures de la collaboration et d’anciens Wallen-SS) et de son ancien président, Jean-Marie Le Pen, exclu par sa fille en 2015 après de multiples dérapages.

Depuis l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du parti, en 2011, sa stratégie de dédiabolisation « a porté ses fruits auprès de la société civile », souligne Valérie Igounet, « on la vu lors de la marche contre l’antisémitisme après le 7-Octobre, le RN a été accepté dans le cortège, mais elle n’a pas fonctionné en interne, lors des campagnes électorales (municipales, législatives…), des médias s intéressent aux profils sulfureux de certains candidats, négationnistes ou antisémites. La génération de Marine Le Pen n’est pas du tout celle de Jean-Marie Le Pen, mais il y a toujours des brebis galeuses. »

Un terme souvent utilisé par Jordan Bardella et qui lui revient aujourd’hui comme un boomerang. Mais le mal est peut-être plus profond au sein du parti. « Je travaille à Conspiracy Watch, l’observatoire du complotisme », explique Valérie Igounet, « à la question « est-ce qu’il existe un complot juif sioniste mondial », ce sont les électeurs et militants du RN qui sont les plus perméables. »

3 Que sera l’impact le ces révélations ?

La classe politique s’est immédiatement emparée de l’affaire, condamnant largement ces propos. « Ces écrits, s’ils sont avérés, sont d’une immense gravité, Leur nature antisémite et complotiste rappelle, à ceux qui voudraient l’oublier, la nature profonde de l’extrême droite », a réagi la ministre chargée de la lutte contre les Discriminations, Aurore Bergé. Le chef d’un parti qui se présente comme un bouclier pour la communauté juive, face à Jean-Luc Mélenchon (LFI), régulièrement accusé de flirter avec les codes de l’antisémitisme. « L’homme qui se présente aujourd’hui comme le plus grand défenseur des juifs et juives de France est en réalité un antisémite obsessionnel », affirme la cheffe de file des Écologistes, Marine Tondelier, qui réclame la démission de Jordan Bardella. « Si ces faits sont avérés -il les conteste- à quelques mois de la présidentielle, c’est un peu compliqué pour lui, il sera dans une situation délicate », rappelle Valérie Igounet.

Jordan Bardella, arc-bouté sur sa rhétorique antisystème, assure, lui qu’on veut l’« assassiner politiquement » et porte plainte pour diffamation, pointant une « manipulation ». Marine Le Pen lui a redit, mardi sa « confiance absolue », choisissant de prendre pour cible Mediapart, qu’elle menace de représailles, en puisant dans la dialectique guerrière. Des propos d’une « violence sidérante », dénonce le site d’information.

L’affaire peut-elle gêner la campagne présidentielle de Marine Le Pen, qui a le vent en poupe dans les sondages ? Les prochaines enquêtes d’opinion le diront. Valérie Igounet ne croit pas, en tout cas, à un impact important sur le noyau dur des soutiens du RN.

Reste à savoir si cette controverse aura un effet sur l’électorat plus large et modéré que Marine Le Pen espère agréger au second tour de l’élection présidentielle. Et si Mediapart a prévu, comme souvent, une autre salve de révélations.

M. C. (L’Indépendant, le 30 septembre 2026)

Soutien de la presse aux journalistes de L’Indépendant (L’Indep)

Les deux journalistes de L’Indépendant pris à partie par le maire Rassemblement National de Carcassonne, Christophe Barthes, lors du conseil municipal du 24 septembre dernier, reçoivent le soutien d’un large collectif de journalistes et de rédacteurs.

Dans un communiqué publié ce mardi 29 septembre, la Société des journalistes de Mediapart, ainsi qu’un large collectif de SDJ de plusieurs dizaines d’autres médias locaux et nationaux dénoncent les propos tenus par le maire à l’encontre de deux de nos collègues de ‘Indépendant. Ils estiment que ces déclarations constituent des tentatives d’intimidation visant à dissuader les journalistes de faire leur travail.

Lors du conseil municipal, Christophe Barthès avait notamment accusé nommément nos collègues de vouloir « nuire au maire », les qualifiant de « journaleux ». Il a également visé les titres du groupe La Dépêche, les qualifiant de « torchons » et de « presse nauséabonde ».

Il a également affirmé que si des agents municipaux « devaient subir à l’avenir des actes graves », il en tiendrait les journalistes cités, entre autres, pour responsables. Pour rappel, L’Indépendant n’a jamais cité de noms complets ou publié de photos des policiers mis en cause.

Face aux déclarations du maire, les sociétés de journalistes signataires disent leur solidarité envers les journalistes de L’Indépendant et leur « vive inquiétude » face à ce qu’elles considèrent comme des attaques répétées contre la presse, rappelant également un précédent récent. Le 9 septembre dernier, lors d’une conférence de presse de la mairie donnée à la suite de la révélation de la vidéo contenant les propos racistes d’un policier municipal, un journaliste de La Dépêche du Midi s’est vu refuser l’accès par un adjoint au maire.

Pour ces organisations, les journalistes du groupe La Dépêche du Midi doivent pouvoir exercer leur métier « sereinement ». Elles demandent que cessent les attaques et les intimidations visant la presse. Des demandes auxquelles ne peut que souscrire la rédaction de L’Indépendant.

Océane Laparade (L’Indépendant, le 30 septembre 2026)

Plus de 1 500 manifestants pour les services publics, les lycéens en force (L’Indep)

Hier, huit syndicats appelaient à battre le pavé dans toute la France afin de réclamer plus de moyens pour les services publics. A Perpignan, entre 1 500 et 2 000 personnes ont manifesté en fin de matinée. Surprise du jour : un groupe de plus d’une centaine de lycéens a rallié le cortège au dernier moment.

La mobilisation est passée entre les gouttes. Malgré la pluie intermittente qui est tombée ce mardi matin sur Perpignan, ils étaient entre 1 500 et 2 000 à participer à la manifestation. Son principal mot d’ordre : défendre les services publics alors qu’une nouvelle vague de mesures d’économies à même de les mettre à mal se profile avec le projet de budget 2027. Les fonctionnaires (enseignants, agents territoriaux ou hospitaliers…) étaient sans surprise nombreux dans le cortège. Quelques salariés du privé, des retraités et des militants politiques de gauche étaient également présents. Mais ce sont bien les lycéens qui ont constitué la grande surprise du jour, en arrivant par dizaines sur la place de Catalogne juste avant le départ du cortège.

« Nous sommes là pour soutenir nos profs et réclamer des moyens pour l’éducation », explique le référent fédéral de l’Union syndicale lycéenne, Alban, 16 ans, scolarisé en terminale à Lurçat. « Les lycées suffoquent. On a eu un mois de septembre très chaud. On se retrouve à travailler dans des conditions inacceptables. Nous avons besoin de ventilateurs dans les salles et de plus d’infirmières ». Liliane, 14 ans, confirme. « On a aussi besoin de plus d’enseignants », rajoute-t-elle. « Dans une classe de première, ils n’auraient ni prof de maths ni de prof de français depuis la rentrée alors qu’il y a le bac ».

Quelques policiers faisaient aussi partie des manifestants. « Quand la police et les pompiers sont dans la rue, c’est que ça ne va plus », proclame le secrétaire départemental du syndicat UNITE, Ludovic Romanach, qui réclame « une augmentation des salaires, des effectifs supplémentaires et des moyens pour défendre la population ». Le syndicaliste pointe notamment du doigt « des ordinateurs et un pare de véhicules vieillissants ».

Les fonctionnaires territoriaux, qui travaillent dans les communes et autres collectivités, étaient également au rendez-vous. Eux aussi demandent des moyens supplémentaires et des revalorisations de salaires, alors qu’un nouveau gel du point d’indice qui sert à calculer leurs rémunérations est envisagé pour 2027. Sans compter la forte baisse de pouvoir d’achat qu’ont subi les fonctionnaires sur les 15 dernières années.

Cependant, pour le secrétaire du syndicat CGT du conseil départemental, Jean-François Laffon, le combat pour défendre le service public va bien au-delà et concerne l’ensemble de la population. « Le service public, c’est le socle de l’économie de notre pays », résume-t-il. « Dans un territoire sans services publics, sans écoles, sans hôpitaux, sans entretien des routes, les entreprises ne s’installeraient pas. »

En fin de compte, les responsables des huit syndicats à l’initiative de la manifestation semblent plutôt contents de l’affluence. « On se satisfait de cette forte mobilisation des fonctionnaires, mais aussi de la jeunesse, qui a répondu présent avec une bonne mesure des enjeux », déclare par exemple le secrétaire départemental de FO, Jérôme Capdevielle. « La colère, elle est là », renchérit celui de la CGT, Julien Berthélémy. « Nous allons pousser pour qu’une nouvelle journée de mobilisation soit programmée avant la fin de l’année. »

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 30 septembre 2026)

Collège de Pia : « Pas de surveillants ce mardi »

Ce mardi, le mouvement de grève semble avoir bien pris parmi la dizaine d’assistants d’éducation (les AED, également dénommés « surveillants ») du collège de Pia, qui accueille plus de 800 élèves. « Depuis ce matin, il n’y a pas un seul surveillant dans l’établissement », alertait en milieu de journée la représentante syndicale Snes-FSU de l’établissement, Aurélia Simon. « Cela pose à mon sens un problème de sécurité. Pourtant, l’inspection n’a pas demandé la fermeture du collège. »

L’Indépendant, le 30 septembre 2026

Corneilla-de-Conflent. La station d’épuration intercommunale entièrement réhabilitée

Le conseil syndical du Sivom de la vallée du Cady, présidé par Marc Seguin, vient d’inaugurer ce nouvel équipement.

Un bassin d’aération et un clarificateur reconstruits à neuf, des installations enrichies d’un dégrilleur, d’un dessableur et d’un dégraisseur […]. Les derniers aménagements apportés à la station d’épuration de Corneilla-de-Conflent devraient garantir durablement le traitement des eaux usées et satisfaire aux normes de rejets favorables à l’environnement et à la préservation de la rivière du Cady. « Les anciennes installations ont toutes été démontées dans le strict respect des procédures en vigueur. Ce projet, conçu pour les 40 prochaines années, démontre la préoccupation et l’engagement de l’ensemble de nos institutions locales pour l’environnement et les générations futures », selon les responsables du Sivom. 1 859 279 euros (HT) ont été investis (subventionné à 36 % par l’État et 22 % par le Département).

Des projets en cours

La nouvelle station est calibrée pour l’équivalent de 5 800 habitants, « pour tenir compte de la population touristique et de l’évolution du territoire ». Une inauguration qui en appelle d’autres puisque, « les efforts de la collectivité, en concertation avec les services du Satese et de l’Agence de l’eau, se poursuivront afin de compléter et pérenniser le fonctionnement de cet équipement de pointe. Ils porteront notamment sur l’amélioration du rendement des lits macrophytes (NDLR, système de filtration) par des procédés innovants. La réalisation d’un plan d’adaptation au climat est aussi à l’étude. Tout comme la réutilisation des eaux usées à l’échelle des services communaux (arrosage des espaces verts en période de sécheresse) ». Autre projet dans les tuyaux, « la collectivité s’attachera à la réduction des eaux claires parasites (eaux de déversement des réseaux pluviaux ou provenant des canaux en période de forte pluie) ».

Philippe Comas (L’Indépendant, le 29 septembre 2026)

Cinéma débaptisé. La société qui programme les films se retire d’Elne (L’Indep)

Lors du conseil municipal du mardi 22 septembre, la mairie d’extrême droite d’Elne a débaptisé le cinéma illibérien René-Vautier. Un choix qui a suscité une importante polémique, opposant les partisans de René Vautier, cinéaste, réalisateur et scénariste engagé, au premier édile qui a affirmé « ne pas vouloir politiser la culture », tout en reprochant a René Vautier « son soutien au FLN ». Dans la continuité de ce dossier, Frédéric Perrot et Jérôme Quaretti, co-gérants de la SARL L’Yre cinémas, société de programmation de cet établissement, ont choisi de se retirer. « Cet argumentaire nous pose un problème, car la volonté de neutralité affirmée qui justifie la suppression de ce nom connote pour nous l’arrière-pensée de vouloir mettre de côté des pans entiers de la culture cinématographique. De même, la déclaration de M. le Maire de ne pas vouloir d’idéologie dans la programmation nous inquiète pour l’avenir » Et ils poursuivent : « Ces dernières déclarations augurent mal de l’usage du droit de regard en dernier recours de la ville sur la programmation que proposait la convention que nous aurions dû signer et qui n’avait pas été évoquée lors de notre réunion préalable dans la deuxième quinzaine d’août ». Les deux co-gérants précisent que « tous ces propos tranchent avec la programmation prévue du mois d’octobre que nous avons préparée au début du mois de septembre. Celle-ci a pu être faite librement et sans aucune intrusion municipale ». Ils s’interrogent sur de possibles désaccords avec la mairie sur les films programmés. « Notre position est claire et illustre notre volonté de toujours offrir la diversité cinématographique aux spectateurs d’un territoire. Mais qu’aurait fait la ville? Nous ne le saurons jamais car nous avons décidé de ne pas signer la convention de programmation et d’accompagnement qui devait lier notre société à la ville d’Elne ».

I. B. (L’Indépendant, le 29 septembre 2026)

Grève pour les services publics : quel impact dans le département ? (L’Indep)

Ce mardi 29 septembre a 10h30, place de Catalogne, huit syndicats appellent à manifester pour défendre les services publics et réclamer des revalorisations de salaires. Focus sur les impacts annonces du mouvement, qui concerne essentiellement la fonction publique, dans les Pyrénées-Orientales.

Météo sociale agitée en perspective ce mardi 29 septembre dans les Pyrénées-Orientales. Huit syndicats appellent à se mettre en grève pour réclamer, entre autres, des moyens supplémentaires pour les services publies et des augmentations de salaires. L’appel concernait à l’origine uniquement la fonction publique, mais s’est par la suite élargi. Voici le détail des secteurs qui risquent d’être impactés.

Écoles. Selon plusieurs syndicats d’enseignants, dans les écoles maternelles et élémentaires, la grève s’annonce bien suivie. En se fondant sur les remontées du terrain, le FSU-SNUipp prévoit un taux de grévistes d’environ 35 % dans le département.

Collèges et lycées. Contrairement à leurs homologues du premier degré, les professeurs de collèges et lycées ne sont pas tenus de déclarer à l’avance leur intention de faire grève. « Du coup, nous n’avons pas trop de visibilité, mais je pense que le mouvement va prendre », indique l’un des co-secrétaires départementaux du Snes-FSU, Ignacio Valenzuela. « Les collègues que nous avons rencontrés lors des heures d’information syndicale que nous avons organisées un peu partout, sont largement insatisfaits de cette rentrée. »

France Travail. Ici aussi, la grogne semble importante. « Nous avons une restructuration avec, à nouveau, 400 suppressions de postes au niveau national en lien avec le projet de loi de finances 2027 et une réorganisation interne », souligne la déléguée syndicale FSU France Travail Christelle Lara. « Et en plus, nous avons une négociation sur les salaires qui s’ouvre en parallèle. »

CAF et CPAM. Même s’ils relèvent du droit privé, les salariés des organismes de sécurité sociale sont également appelés à se mettre en grève ce mardi. Selon le secrétaire départemental de FO, Jérôme Capdevielle, le taux de grévistes au sein de ces organismes pourrait tourner localement autour des 10 %, avec possiblement un impact sur l’accueil.

Collectivités. L’impact du mouvement s’annonce variable selon les collectivités et difficilement prévisible pour certaines. Toutefois, du côté de la Ville de Perpignan, le syndicat FO, qui a tenté de mobiliser largement, table sur un taux de grévistes compris entre 25 et 30 %.

Bus. Aucune perturbation n’est a priori annoncée sur le réseau des bus de l’Agglo (Sankéo). Hormis celles liées au passage de la manifestation perpignanaise, qui traversera le centre-ville en fin de matinée (départ prévu à 10h30 de la place de Catalogne). Concernant les bus de la Région (réseau liO), la régie annonce un risque « minime » de perturbations.

Trains. La SNCF annonce un trafic des trains « normal » ce mardi sur les liaisons TGV ou Intercités et « quasi normal » pour les TER.

Et aussi… L/appel concerne également les Finances publiques, les pompiers, La Poste, ainsi que la fonction publique hospitalière. Des gardiens de prison prévoient également de participer à la manifestation. Selon le secrétaire départemental de la CGT, Julien Berthélémy, compte tenu du contexte (flambée du prix de l’essence, pouvoir d’achat en berne…), il y a par ailleurs fort à parier que certains salariés du secteur privé se mobilisent également ce mardi. Reste à savoir si la colère, bien palpable, surpassera la résignation, que plusieurs syndicalistes confient ressentir chez certains salariés.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 29 septembre 2026)

Les syndicats qui appellent à manifester dans les Pyrénées-Orientales : CGT, FO, FSU, CFDT, Unsa, Solidaires, CFTC et CFE-CGC

Une délégation de pompiers catalans dans la manifestation parisienne

« Plus de moyens » Voilà l’une des principales revendications annoncées par Vincent Froger, le secrétaire général adjoint de l’Unsa-Sdis 66. Une demande qui intervient alors que doit se tenir, ce mardi 29 septembre, une journée de grève dans tout le pays, après un appel des organisations syndicales de la fonction publique (CGT, FO, CFDT, Unsa, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-F au niveau national).

Dans les Pyrénées-Orientales, une trentaine de pompiers vont d’ailleurs faire le déplacement jusqu’à la capitale pour se joindre à la mobilisation. Dans le département, cette dernière a d’ailleurs commencé depuis plusieurs semaines, alors que des camions du Service Départemental d’Incendie et de Secours (Sdis) ont été tagués avec l’inscription « en grève ».

« On demande davantage de moyens avec plus de personnel pour faire face au changement climatique », explique Vincent Froger. « La saison des feux de foret se termine normalement à la mi-septembre, mais là, elle devrait se prolonger au mois d’octobre. » Une inquiétude qui se justifie au travers des différents incendies qui ont touché le département pendant l’été, dont celui de Trévillach, qui avait parcouru près de 5 000 hectares. En ce mois de septembre, d’autres feux se sont également déclenchés dans les Pyrénées-Orientales, mobilisant eux aussi d’importants moyens.

Les moyens matériels justement, les pompiers indiquent aussi en manquer. « Ces dernières années, la France a perdu près de 1 000 camions-citernes feux de foret parce qu’ils n’ont pas été renouvelés », ajoute Vincent Froger. « Dans le département, on est à une vingtaine. Il faut que l’État nous donne de l’argent, car un seul de ces camions coûte environ 450 000 euros »

Côté équipement, le secrétaire général adjoint de l’Unsa-Sdis 66 dénonce les « cagoules en coton à 12 euros » qui ne protègent pas correctement les pompiers sur le terrain, qui sont alors exposés aux particules fines. Si plusieurs types de cancers sont déjà reconnus comme maladies professionnelles, le syndicat demande que les risques sanitaires soient mieux pris en compte.

Antoine Castellet (L’Indépendant, le 29 septembre 2026)