Expositions, conférences, spectacles… les droits des femmes mis à l’honneur par le Département (L’Indep)

Les semaines des droits des femmes reviennent du 8 au 28 mars. L’occasion pour le conseil départemental des Pyrénées-Orientales de mettre à l’honneur les femmes et leurs droits, mais aussi de rappeler les problématiques auxquelles elles font encore face aujourd’hui.

22 jours de mobilisation, 40 événements et 55 partenaires mobilisés… La journée internationale des droits des femmes ne se limite plus seulement au 8 mars. Le Département des Pyrénées-Orientales a souhaité leur consacrer plusieurs jours, du 6 au 28 mars prochains.

De nombreuses animations seront proposées sur le territoire, à Perpignan, Cabestany ou encore à Saint-Estève. Tout d’abord des conférences, parmi elles « Être une femme et maître de capoeira, un combat en mouvement », le 27 mars. Des spectacles, tels que celui de « La gui feminista – Parlons féminisme », dimanche 8 mars. Des ateliers et des rencontres, mais aussi du cinéma et des expositions. Enfin, quelques activités : un quiz spécial droit des femmes, un workshop photo et matrimoine ou une course mixte.

Tant d’événements qui s’articulent autour d’un sujet commun : les droits des femmes. Françoise Fiter, vice-présidente du Département des Pyrénées-Orientales, profite du lancement de la programmation pour rappeler des notions importantes. « C’est un combat quotidien. Nous sommes dans une situation paradoxale car la parole commence à se libérer sur certains sujets, mais en même temps nous faisons face à un masculinisme radical qui lutte contre les mouvements féministes. Le numéro 3919 (ligne d’écoute nationale destinée à toute personne se posant des questions sur des situations de violences), est régulièrement saturé volontairement ».

Elle pose également des constats, tels que le fait que seules 64 % des
femmes ont accès à la justice au niveau mondial aujourd’hui, mais aussi que depuis l’année 2026, 20 féminicides ont été enregistrés en France. Face à cela, « un long travail d’explication et de sensibilisation est à accomplir », conclut-elle.

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 7 mars 2026)

L’ensemble du programme des semaines des droits des femmes est à retrouver sur le site du Département.

Une manifestation festive pour la journée des droits des femmes (L’Indep)

Une manifestation féministe s’invite à la Journée internationale des droits des femmes ce dimanche 8 mars à Perpignan, organisée par le Collectif droits des femmes 66. L’occasion de pointer du doigt les avancées et les retards pris à l’égard de l’égalité hommes/femmes.

Faire de la Journée internationale des droits des femmes une journée féministe nationale. Pour le 8 mars, le Collectif droits des femmes 66 (CDDF) appelle à une manifestation à Perpignan, place de la Catalogne à 10h30. Un moment festif avec plusieurs temps de parole, notamment devant le tribunal et la préfecture, et la présence d’un village associatif.

Cette journée permet aussi de rappeler les violences et les inégalités toujours présentes entre les femmes et les hommes. Katia Mingo, Karine Tartas et Marie-France Taurinya, membres du CDDF 66, en font le relais. Elles rappellent notamment les écarts de salaires et de retraites, avec les pensions des femmes qui restent « inférieures de 40 % » à celles des hommes. Le manque de moyens consacrés à la lutte contre les violences conjugales, estimant que les dispositifs d’aide aux victimes risquent de « stagner » faute de budget suffisant. Le collectif évoque aussi les « difficultés d’accès à l’avortement, notamment en Cerdagne et Capcir ». Malgré l’inscription de I’IVG dans la Constitution, certains obstacles persistent : fermeture de centres, pénurie de pilules abortives, difficultés d’accès, mais aussi « l’impossibilité de choisir sa méthode d’avortement ».

Un manifeste « pour des communes féministes »

Tant de sujets qui seront mis en avant à l’occasion de la journée de mobilisation du 8 mars, pour « défendre l’égalité et soutenir toutes les femmes victimes d’injustices ou de violences, en France comme ailleurs ».

Lors de la manifestation, le collectif va présenter un manifeste à l’attention des candidats aux élections municipales 2026. « Nous énumérerons les candidats qui ont accepté de signer ce manifeste. Il met l’accent sur une gestion plus féministe d’une ville, notamment avec une adjointe en charge de la question des droits des femmes », résument-elles.

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 7 mars 2026)

Dans le cadre de la semaine des droits des femmes, le CDDF 66 s’est également associé à une rifle féministe sur la commune de Maury samedi 7 mars à 18h.

L’actu de­ la CGT (n° du 6 mars)

Ce dimanche 8 mars : toutes et tous en grève et en manifestation
Le 8 mars c’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, une journée de grève féministe de toutes et tous pour revendiquer et gagner l’égalité réelle au travail et dans la vie.
Retrouvez dans ce kit les revendications de la CGT pour gagner l’égalité avec tracts, affichettes et visuels réseaux sociaux à télécharger, et accédez à la carte des mobilisations près de chez vous.
—> Accéder au kit

Augmenter les salaires, la préoccupation première !
Comparé à l’inflation, notre salaire mensuel de base (1re ligne du salaire brut en haut de la fiche de paie) n’a pas retrouvé son niveau de 2020.
—> Télécharger le tract

Actualités

Attaque sur le 1er mai : la CGT interpelle les député·es
Les organisations syndicales CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU appellent les député·es à s’opposer à toute tentative de remise en cause du 1er mai aux dépens des salarié·es mais aussi des petits commerces indépendants de proximité au profit des grands groupes, en rejetant la proposition de loi présentée le 10 avril 2026.
—> Lire le courrier

Élections fonction publique : on s’organise
Les élections professionnelles dans la fonction publique se tiendront le 10 décembre prochain (et à partir du 3 décembre par vote électronique).
—> Lire la suite

Communiqués de presse

Contre le racisme et la xénophobie, mobilisons-nous !
Communiqué du collectif « Né-es ici ou venu-es d’ailleurs » dont la CGT est membre, appel à mobilisation entre le 14 et le 21 mars partout en France
—> Lire le communiqué

Biodiversité : l’économie dépend du vivant, pas l’inverse !
Le dernier rapport international sur les liens entre biodiversité et économie est clair : plus de la moitié du PIB mondial dépend directement ou indirectement de la nature. Agriculture, pêche, industrie, énergie, tourisme… tous reposent sur des écosystèmes fonctionnels. Pourtant, le modèle économique dominant continue de les détruire à un rythme insoutenable.
—> Lire le communiqué

Relaxe confirmée : une victoire face à la criminalisation de l’action syndicale
La CGT se félicite de la décision de la chambre correctionnelle de la cour d’appel de Douai qui a prononcé la relaxe de notre camarade Jean-Paul Delescaut, Secrétaire général de l’UD CGT du Nord, poursuivi pour « apologie du terrorisme » et « provocation à la haine antisémite ».
—> Lire le communiqué

Guide de l’apprenti·e
—> Télécharger le guide
Baromètre éco
—> Consulter les fiches du baromètre éco

Le billet d’Yvon Huet. À la santé de tous les sportifs

« Jeux paralympiques d’hiver 2026 : « Pas de représentant » du gouvernement français à la cérémonie d’ouverture pour protester contre la présence russe et biélorusse » nous apprend le Midi Libre…

La France ne proteste évidemment pas contre d’autres délégations dont on sait que la gouvernance pratique le génocide et le nettoyage ethnique… Normal. La gouvernance française est scotchée à la stratégie états-unienne en partageant le boulot avec l’Allemagne particulièrement… avec une pratique de double langage qui chante très faux la Marseillaise, c’est le moins qu’on puisse dire…

Je l’ai déjà écrit dans Vie Nouvelle avec mon ami disparu José Fort. L’envahissement de l’Ukraine a été une faute lourde de la gouvernance Poutine. Elle a permis à l’OTAN de se faire une nouvelle jeunesse avec des conséquences terribles qui nous mettent au bord d’une guerre mondiale… sans compte tant de morts pour si peu de chaque côté des frontières.

Ce n’est pas une raison pour enfoncer le clou en mettant le sport en otage des conflits géopolitiques qui ravagent le monde. Les handicapés russes et biélorusses sont des être humains comme les autres. Ils méritent le respect et doivent pouvoir, comme les autres sportifs, participer aux compétitions internationales. La France a un gouvernement de la honte et si on peut être fier d’être français aujourd’hui, on ne peut pas l’être d’un président de la République qui est en train d’enfoncer notre pays dans la dépendance et, dans le même temps, de porter le coup de grâce à ce qui reste de démocratie dans un pays qui a signé hier la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 avec 58 autres États. Un conseil, lisez-la et constatez ce qui a reculé depuis ce jour, en France et ailleurs…

En attendant, soyons solidaires de TOUTES et TOUS les sportifs du monde entier, handicapés ou non, qui ne méritent pas les récupérations et les manipulations des financiers et des nationalismes hystériques qui défigurent notre planète.

Yvon Huet

Joueurs de football aveugles. Photo prise à l’exposition parisienne lors des jeux olympiques paralympiques de Paris en 2024©Yvon Huet

Municipales : le local du parti communiste de Cabestany tagué en pleine campagne (L’Indep)

« Des insultes, des obscénités, puis des croix gommées et maintenant une référence au jeune qui est mort à Lyon. Cela fait trois fois en l’espace de trois semaines que notre local de Cabestany est tagué, dégrade, souillé », résume Michel Coronas, porte-parole du Parti communiste dans les Pyrénées-Orientales. Les militants de la commune, dont la maire sortante Édith Pugnet porte aussi l’étiquette, ont retrouvé ce mercredi matin la façade du bâtiment à nouveau badigeonnée à la peinture noire, mettant en cause LFI dans le décès de Quentin Deranque, ce militant identitaire victime d’un lynchage le 12 février dernier à Lyon.

À chaque nouvelle opération de vandalisme, une plainte a été déposée par le PCF et une enquête de gendarmerie est en cours pour tenter d’identifier le ou les auteurs de « ces actes graves et inadmissibles », dénonce le PCF de Cabestany dans un communiqué. « Les responsables n’ont pas jugé utile de signer et d’assumer leurs actes. Pourtant, le contenu des insultes ne souffre pas d’ambiguïté : elles sont l’œuvre d’individus de la droite extrême qui ne supportent pas une dynamique de campagne électorale sereine, digne et constructive », ajoute-t-il. « De plus, ces actes s’inscrivent dans un contexte national trop souvent marqué par des violences accrues insupportables et dans un climat délétère d’amalgames douteux que tentent d’imposer certains a l’échelle locale, où la violence deviendrait une méthode politique. »

« Des empreintes ont-elles été laissées sur place ? Un élément donnera-t-il un début de piste aux enquêteurs ? S’agit-il de quelqu’un qui veut simplement attirer l’attention ? On attend de voir », ajoute Michel Coronas. « En tout cas, ce n’est pas un fait isolé, on a déjà connu ça lors des Européennes à Estagel et cela ne correspond pas du tout au climat de la campagne des municipales à Cabestany. »

Laure Moysset (L’Indépendant, le 5 mars 2026)

L’édito du Travailleur Catalan par Nicole Gaspon. Double peine

Une nouvelle guerre a démarré au Moyen-Orient. Trump et Netanyahou ont lancé une offensive de grande envergure contre la République islamique d’Iran. Certes, personne ne versera de larmes sur la mort d’Ali Khamenei, tué dès le premier jour. Le « guide suprême » était comptable, entre autres, de la mort de près de 40 000 manifestants en janvier dernier. Il était à la tête d’un gouvernement théocratique, sanguinaire et dictatorial, qui opprimait son peuple, au premier chef les femmes.

Mais rien n’assure que cette guerre débouchera sur l’instauration d’un régime démocratique. Peut-on imaginer qu’un déluge de bombes, avec son lot de victimes et de destructions, puisse apporter des réponses à l’immense besoin de liberté du peuple d’Iran ? En cette veille de la Journée internationale des droits des femmes, on a une pensée particulière pour les Iraniennes qui, dans le mouvement Femme, Vie, Liberté, ont pris tous les risques pour revendiquer la fin des discriminations qu’elles subissent. Qu’adviendra-t-il de ces aspirations dans un contexte de guerre, de chaos, au moment où les civils sont tués, fuient, sont déplacés, alors que demeurent les structures du régime, comme les gardiens de la Révolution ? Par une cruelle ironie du sort, c’est une centaine de fillettes qui ont été tuées lors des premières frappes contre l’Iran ! Les fauteurs de guerre, Trump et Netanyahou, ne s’embarrassent pas de considérations humanitaires. On le voit dans leurs propres pays, où ils assument sans complexe leur politique d’extrême droite : génocide des Palestiniennes et des Palestiniens pour Netanyahou ; chasse aux immigrés, aux féministes, aux LGBT… pour Trump. Cette guerre, lancée en dehors de toute concertation, en violation du droit international, venant après l’agression contre le Venezuela, est un pas de plus vers une organisation mondiale où prime la loi du plus fort. Un pas de plus vers un embrasement de la région, dont on ne peut aujourd’hui mesurer tous les dégâts.

Les peuples n’ont rien à y gagner, les femmes encore moins, car pour elles avec la guerre, c’est la double peine.

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4106 – vendredi 6 mars 2026)

L’édito de Nicole Gaspon. Double peine
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Focus

8 mars. On est là et on ne se laisse pas faire !
Némésis. La face médiatisée du fémonationalisme

L’événement – Municipales 2026

Élections municipales. Répondre toujours mieux aux besoins de la population
Perpignan. Six listes dans la course
Municipales. Argelès-sur-Mer, où est la gauche ?

Département

Carrefour Claira. Ouvrir le dimanche ?
Intermittents du spectacle. Une victoire, des menaces et la volonté de continuer les mobilisations
Le témoignage d’une intermittente d’ici, syndiquées et renseignée
Viticulture. Un nouveau plan d’arrachage
France – Espagne. Rencontres Culturelles et Républicaines 2026
En Català. Les cinc arques Capitol 6 (3)
UPTC. Mixité sociale, mixité scolaire ? E,jeux et perspective à Perpignan

Sport

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Culture

Céret. Séquences éphémères
Où sortir ?
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Collioure. Divin Mozart

France

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Ukraine. Quatre ans
Moyen-Orient. La Déflagration

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Le temps presse

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