Le grand défi de l’eau

Février 2026, photos, reportages télé, montraient villes, villages, zones industrielles submergées, des milliers de Km2 de terres agricoles inondées. Juin, juillet, août avec canicule sècheresse et incendies monstrueux. Les prophètes de mauvais augure professant sur les médias en ont fait, tels les chevaliers de l’apocalypse, leur raison de vivre, leur fond de commerce du malheur. Un hydrologue, Eric Servat, lui, a écrit un livre, « Le Grand défi de l’eau »(*) à l’opposé des prophètes du malheur. C’est un plaidoyer pour la raison, l’espoir et l’action : non, la nouvelle donne du climat n’est pas la fin du monde.

Car depuis l’apparition de la Terre, l’eau et son volume n’ont pas changé. Chaque molécule ou verre d’eau que nous buvons est la même eau que buvaient les dinosaures il y a 100 millions d’années. Cette eau en constante circulation va de la mer aux nuages, retombe, s’évapore va créer, la calotte de l’Antarctique… change d’état, liquide, gazeuse, solide, salée ou douce.

Sa gestion est compliquée, car 97,2 % est salée. N’existe que 2,8 % d’eau douce, dont 60 % stockés dans l’ Antarctique. C’est de la part résiduelle, 0,8 %, que dépend l’existence du vivant. De plus, sa répartition n’est pas équitable, 9 pays se partagent 60 % de « l’eau douce liquide ».

L’auteur n’élude aucun sujet, des « bassines » à la nécessité de désimperméabiliser les villes pour en faire des « éponges », « conserver l’eau pour se nourrir » alors que l’irrigation ne touche que 6,8 % de la surface agricole, ou « transporter l’eau », du Rhône vers 3 départements d’Occitanie. Bien mesurer le retard avec 4,7 % du « flux » annuel (pluies/neige) stocké en France, contre presque 50 % en Espagne qui, du coup, fournit fruits et légumes ; les questions géopolitiques ; sanitaires ; … ce que le consommateur paie c’est le service autour de l’eau.

(*) Le grand défi de l’eau, Eric Servat, Harper édition, 18,90 €

Collèges : jusqu’à 35 degrés dans certaines classes la semaine dernière (L’Indep)

Le syndicat d’enseignants Snes-FSU tire la sonnette d’alarme concernant la température dans les collèges qui a encore dépassé les 30 degrés dans plusieurs établissements la semaine passée. Un seuil au-delà duquel des risques pour la santé existent.

Jusqu’à 35 degrés dans certaines salles au collège de Rivesaltes, 34,5°C au collège Sévigné de Perpignan, autour de 32°C à Camus, Jean-Moulin ou Pagnol, ainsi qu’à Cabestany, Port-Vendres ou Saint-André… Selon les relevés récoltés par le syndicat d’enseignants du secondaire Snes-FSU, une semaine après la rentrée, la température reste suffocante dans de nombreuses classes de collèges des Pyrénées-Orientales. Sans compter des taux d’humidité dépassant parfois les 50 % qui accroissent encore la sensation de chaleur.

« Les conséquences du changement climatique sont bien plus fortes que ce à quoi s’attendaient les pouvoirs publics », alerte l’un des co-secrétaires départementaux du Snes, Ignacio Valenzuela. « Les périodes de fortes chaleurs s’allongent. Les conditions de travail et d’apprentissage sont plus que dégradées et mettent en danger la santé des enseignants et des élèves. Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), pour le travail de bureau, le risque existe des que la température de-passe les 30 degrés. »

Le fait que le ministère de l’Éducation annonce fin juin, en pleine canicule, un fonds de 50 millions d’euros dédié au diagnostic et à l’équipement du bâti scolaire pour en retrancher 40 millions d’euros en septembre n’est pas pour calmer l’ire du syndicat.

« C’est inacceptable », juge Ignacio Valenzuela. « On est conscients qu’adapter le bâti constitue un investissement important et que les collectivités ne peuvent pas tout financer toutes seules. Ce désengagement de l’État est scandaleux Nous ne demandons pas forcément la climatisation. L’adaptation du bâti scolaire peut aussi passer par l’installation d’ombrières ou la végétalisation. Ce qu’on veut, c’est une amélioration des ambiances thermiques et quand cela n’est pas possible, un aménagement des horaires. »

De son côté, la vice-présidente du conseil départemental en charge des collèges, Marie-Pierre Sadourny, assure que la collectivité est bien résolue à résoudre la problématique. Avec des dispositifs à cout, moyen et long termes « Le travail sur la végétalisation des cours est dores et déjà engagé. Nous avons aussi commencé à poser des filtres anti-UV ainsi que des brise-soleil sur les fenêtres et nous allons débloquer dès octobre 60 000 euros supplémentaires sur le budget 2026 pour que les établissements puissent acheter des équipements de rafraichissement et des brasseurs d’air », détaille l’élue concernant le court terme.

En cette rentrée, Marie-Pierre Sadourny annonce également des mesures plus ambitieuses, mais à moins brève échéance : « Dès l’année prochaine, nous allons commencer à climatiser les restaurants scolaires, ainsi que les centres de documentation et d’information (CDI) ou les salles polyvalentes afin de faire des lieux refuges, où pourraient également se dérouler les épreuves du brevet. Dans les salles de classe les plus exposées, nous allons également coupler les ventilateurs de plafond à des dispositifs de circulation de l’air, qui permettront de faire baisser la température de 3 ou 4 degrés. »

Entre 2028 et 2030, l’ensemble des lieux de refuge devraient être mis en place et dix premiers établissements équipés de nouvelles centrales de traitement de l’air. Entre toutes les mesures prévues sur la période, l’investissement prévisionnel s’élève à 4,6 millions d’euros.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 septembre 2026)

35 a 40 millions d’euros nécessaires pour le « tout clim »

En plus des mesures à court et moyen termes, le conseil départemental travaille également sur une trajectoire de « tout clim » qui s’étalerait sur plusieurs années. Il a même déjà chiffré le coût d’une telle opération, qui comprendrait également des travaux d’isolation, d’extension de préaux et de végétalisation, à 35 ou 40 millions d’euros pour les 31 collèges publics des Pyrénées-Orientales. « Mais il faut encore que nous travaillions le budget et que nous abondions les lignes de trésorerie », précise Marie-Pierre Sadourny. « À ce stade, l’État pourrait apporter 10 000 euros par établissement. C’est sûr qu’il faudrait plus… Plus l’État nous accompagnera et plus nous pourrons mener à bien ce projet rapidement. »

À noter : le nouveau collège en cours de construction à Claira et celui en projet au Boulou seront équipés d’office de systèmes de brassage, de centrales de traitement de l’air et de zones refuges climatisées.

L’édito du webzine. L’urgence sociale, une bataille à gagner

La Fête de l’Humanité sert, une fois de plus, de caisse de résonance aux combats des communistes. Samedi après-midi, devant des millier de personnes, Fabien Roussel a martelé un message clair : « l’urgence sociale doit devenir le cœur du débat public ».

Alors que les Français suffoquent sous le poids des prix de l’essence et des inégalités criantes, le secrétaire national du PCF ne se contente pas de dénoncer, il propose. Et ses propositions claquent comme des coups de poing : nationalisation-sanction de Total, baisse immédiate de 40 centimes par litre, le tout accompagnée d’une mobilisation populaire pour forcer le gouvernement à agir.

Face à un Patrick Pouyanné dont le groupe Total engrange des bénéfices records entre 17 et 20 milliards d’euros tandis que les automobilistes peinent à faire le plein, la colère du candidat communiste est palpable. « Pourquoi le litre est-il moins cher en Outre-Mer ? Parce que les préfets y fixent les prix », lance-t-il, interpellant directement Sébastien Lecornu. Sa solution ? Passer à l’action : mobiliser les citoyens les 15 septembre, 29 septembre et 17 octobre pour exiger des résultats concrets, pas des promesses creuses.

Un candidat à l’offensive

Le candidat communiste à l’élection présidentielle ne s’arrête pas là. Il fustige la TVA « sociale », qu’il qualifie d’« arnaque », un projet de société qui, selon lui, cherche à remplacer la Carte Vitale par l’American Express. « Supprimer des cotisations pour augmenter la TVA, c’est donner d’une main pour reprendre de l’autre », tonne-t-il. Son plan climat, lui, s’attaque aux inégalités environnementales : « La canicule, c’est une violence de classe ». Les 8 000 morts de 2026 ne sont pas des riches, protégés dans leurs palaces climatisés. La transition écologique doit rimer avec justice sociale.

Sur la scène internationale, Fabien Roussel assume ses divergences avec ceux qui s’alignent sur l’OTAN et les États-Unis. Lui, prône la paix et le respect du droit international, refusant de voir la France s’enfermer dans une logique de conflits coûteux.

Enfin, Fabien Roussel trace sa route pour 2027 : élargir le socle de la gauche, convaincre les abstentionnistes et les déçus, et surtout, battre l’extrême droite. « Chaque fois que la gauche a frôlé les 50 % au premier tour, elle s’est qualifiée. », lance-t-il, déterminé à faire de cette campagne une fenêtre d’espoir. Mais beaucoup de travail reste à faire, l’ensemble de la gauche aujourd’hui mesure à peine 35 %. Cette campagne doit être un véritable soulèvement populaire.

Dominique Gerbault

L’actu de la CGT (n° du 11 septembre 2026)

Appel à la grève le 29 septembre
Urgences sociales et environnementales : revendiquer et se mobiliser pour gagner.
Le 29 septembre : pour nos services publics et l’augmentation des salaires, grande journée de grève et de manifestations intersyndicales des pompiers, hospitaliers, enseignant·es et de toutes celles et ceux qui assurent des missions de services publics.
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Actualités

La CGT à la Fête de l’Huma : trois jours pour débattre et se syndiquer
Rendez-vous incontournable de la rentrée sociale, la Fête de l’Humanité se tiendra du 11 au 13 septembre au Plessis-Pâté (91). Pendant trois jours, la CGT sera au cœur des débats pour porter ses propositions, échanger avec les salarié·es et mettre en discussion les alternatives à construire face aux politiques d’austérité et à l’extrême droite.
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Henri Krasucki : résister, s’organiser, rassembler
À l’occasion de la parution du témoignage inédit d’Henri Krasucki, « Nous voulions vivre mais pas à n’importe quel prix : De Belleville à Auschwitz », Sophie Binet était l’invitée de France Culture aux côtés de l’historien Denis Peschanski.
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Appels aux marches du 26 septembre pour la paix et le climat
Appel intersyndical CGT – FSU – Solidaires aux marches pour la paix du 26 septembre et déclaration commune du Collectif national des Marches pour la Paix et du Collectif national des citoyens·nes pour le climat et la paix.
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1936-2026 : 90 ans de congés payés, et maintenant ?
En 2026, nous célébrons les 90 ans des congés payés et les 80 ans de la création des comités d’entreprise. Le 1er octobre, la CGT propose une journée de débats pour revenir sur cette histoire, mais surtout pour interroger les droits d’aujourd’hui et imaginer ceux de demain.
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Combien nous coûte l’inaction climatique ?
L’été 2026 le confirme : le dérèglement climatique n’est pas seulement une menace pour demain. Ses conséquences sont déjà là et la facture se chiffre en milliards d’euros. Jusqu’à quand continuerons-nous à réparer plutôt qu’à anticiper ?
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Communiqués de presse

Égalité salariale : projet de loi sur la directive transparence des rémunérations au conseil des ministres – fausse égalité et vrai cadeau au patronat
Jeudi 10 septembre, le projet de loi transposant la directive européenne sur la transparence salariale a été présenté en Conseil des ministres. Après des mois de concertations, un retard important de la transposition puisqu’elle aurait dû intervenir dès le mois de juin 2026, le projet de loi soumis est lacunaire…
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Risques professionnels : 1 331 morts, des arrêts en hausse, des maladies psychiques qui explosent !
L’Assurance Maladie vient de publier ses statistiques annuelles sur les accidents du travail et les maladies professionnelles. Les chiffres 2025 dressent un tableau préoccupant…
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Projet de Loi sur la modernisation de la sécurité civile : Le compte n’y est pas, la colère des pompiers et agent·es SDIS reste intacte !
Le 8 septembre, les organisations syndicales représentatives des agent·es des SDIS et des pompiers (Service Départemental d’Incendie et de Secours) ont été reçues par le ministre de l’Intérieur dans le cadre de la présentation du projet de Loi sur la modernisation de la sécurité civile.
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SOS Contractuel·les dans la fonction publique : ensemble pour vos droits
Vous êtes contractuel·le dans la fonction publique et vous avez une question sur vos droits ? Avec SOS Contractuel·les, la CGT vous permet d’être mis·e en contact avec des militantes et militants pour vous informer sur vos droits, vous accompagner dans vos démarches.
—> Accéder au site

Manifestons notre solidarité avec les cheminnots CGT du Train Jaune

Sur la ligne du Train Jaune, deux cheminots CGT se voient reprocher des manquements au Règlement intérieur.

L’un pour avoir laissé une personne de la presse pénétrer dans le poste de conduite d’une rame et ce afin de réaliser un reportage consistant à la promotion de ladite ligne.

L’autre pour avoir manqué à une règle de procédure de conduite.

Le positionnement de la Direction Régionale est de menacer ces deux cheminots de la sanction la plus élevée avant la révocation soit respectivement dix et douze jours de suspension de traitement assortis pour le dernier cas d’une menace de mutation, qui nous rappelle de fâcheux précédents sur cette même ligne.

La Direction Régionale a la main très lourde pour des fautes qui n’ont entrainé ni l’une, ni l’autre des conséquences pour la sécurité des passagers.

Dans le premier cas il n’est pas rare qu’à des fins promotionnelles des personnes soient présentes quelques instants dans la cabine de pilotage de la motrice.

Dans le second cas pour des faits similaires qui ont eu lieu il y a deux ans sur la même ligne aucune sanction n’a été prise si ce n’est un rappel à l’ordre formel.

La différence est que ces deux cheminots concernés sont des militants CGT et que dans le deuxième cas il s’agit du secrétaire de l’Union Départementale CGT des P.-O, notre camarade Julien Berthélémy.

Le niveau des sanctions envisagées est clairement discriminatoire.

Si la Direction Régionale de la SNCF persiste dans cette voie c’est une volonté de mener une politique de répression à l’encontre des acteurs de l’organisation syndicale, qui en relation avec la population et l’opinion publique a depuis des décennies mené les luttes qui ont permis de sauver le Train Jaune.

Un Conseil de discipline se tiendra le 17 septembre 2026 à Toulouse. Nous invitons tous les camarades disponibles à se joindre à l’initiative de l’UD CGT dont vous trouverez les modalités d’organisation ci-contre et dans l’agenda.

Michel Coronas
Pour le secrétariat Départemental du PCF 66

Ille-sur-Têt. Les jardins familiaux d’Ille restent fermés (L’Indep)

Le tribunal administratif de Montpellier a valide, jeudi 3 septembre, l’arrêté municipal interdisant l’accès aux jardins familiaux d’Ille-sur-Têt, endommagés par un incendie en juillet. Le collectif « Sauvons nos jardins » a contesté cette décision, soulignant l’impact sur les activités des habitants.
Le maire a proposé des parcelles alternatives.

C’est un nouveau coup de massue pour les habitants qui cultivaient les jardins familiaux d’Ille-sur-Têt. Le jeudi 3 septembre 2026, le tribunal administratif de Montpellier a statué en faveur de la municipalité, alors qu’un de ses arrêtés, en date du 11 août 2026, a été attaqué en référé devant la justice.

Ce document concernait une interdiction de se rendre dans les jardins familiaux de la commune, au lieu-dit le Tuire, « à toute personne non autorisée, jusqu’à nouvel ordre ». Il était également évoqué « un risque pour la sécurité des personnes en raison de son état de dégradation », mais aussi que « des personnes étrangères à la propriété concernée pénètrent sur les lieux, s’’exposant ainsi a des risques graves portant atteinte à la sécurité publique ».

Une décision qui intervenait alors qu’un feu venait de parcourir pris de 5 000 hectares, début juillet, en partant de Trévillach, avant de poursuivre sa route vers Ille-sur-Tet et les environs. Les jardins familiaux avaient en partie été dévorés par les flammes. Seules quelques parcelles situées au plus près de la déchetterie étaient à peu près intactes.

Un arrêté qui, dès le lendemain, a donc été attaqué devant la justice pour le faire suspendre.

Parmi les motifs évoqués par les requérants : la légalité de cette mesure et « le préjudice actuel et renouvelé, à raison de l’impossibilité d’entretenir les parcelles, de nourrir les animaux de basse-cour, de la perte des cultures, activités pratiquées sous le bénéfice d’autorisations d’occupation de longue date ».

Les jardins familiaux Henry Demay, la solution ?

Contacté par L’Indépendant, le collectif « Sauvons nos jardins » a réagi à la décision du tribunal administratif de Montpellier. Pour lui, cette décision est incompréhensible et il a assuré que « le juge n’avait pas toutes les cartes en main ».

Il est aussi revenu sur la proposition du maire, Alain Fabresse, qui expliquait que des parcelles étaient disponibles aux jardins familiaux Henry Demay (situés à proximité du camping municipal Le Colomer, NDIR). Le problème, « c’est que ces jardins n’accueillent pas les animaux », a ajouté le collectif. « Et ce n’est pas le maire qui peut décider qui peut venir. C’est l’association qui gère les attributions, et ça, le juge ne le savait pas non plus ».

De son côté, Alain Fabresse a rappelé que sa décision était justifiée par sa volonté de protéger les habitants. « Pour certains, les jardins familiaux étaient de venus une extension de leur habitation. Ils faisaient des barbecues et il y avait aussi des bouteilles de gaz qui ont mis en danger les pompiers lors de l’incendie de Trévillach. Il y avait aussi des clôtures et des haies qui n’étaient pas entretenues », a-t-il ajouté.

Concernant les jardins familiaux Henry Demay, le premier magistrat a souligné qu’une vingtaine de parcelles étaient encore disponibles. « Elles appartiennent à la ville, mais la gestion a été déléguée à un collectif, avec un règlement, ce qui », toujours selon le maire, « n’était pas le cas pour ceux présents sur le lieu le Tuire. « Il n’y avait pas de commission pour l’attribution des jardins », a-t-il assuré.

Enfin, en réponse au collectif « Sauvons nos jardins », Alain Fabresse a annoncé qu’il aimerait libérer un espace pour les animaux dans les jardins familiaux Henry Demay et qu’une parcelle collective était déjà présente avec un barbecue pour les moments collectifs.

À noter que cette décision du tribunal administratif de Montpellier n intervenait que sur la forme et non sur le fond de l’affaire.

Antoine Castellet (L’Indépendant, le 10 septembre 2026)

L’édito du TC par René Granmont. La Fête pour faire face à la menace

Le résultat, même attendu, fait mal et dépasse même ce qui était prévu. Avec 44 %, le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne, l’AfD, a remporté haut la main les élections au parlement du Land de Saxe-Anhalt. En premier lieu, le choc tient au fait que c’est la première fois depuis la chute du Reich en 1945 qu’un parti s’inspirant ouvertement de l’idéologie nazie va probablement s’emparer du pouvoir dans un Land. En première analyse, il est clair que cette victoire de l’AFD est le fruit d’une réunification qui, après la chute du mur en 1989, n’a absolument pas profité à la plupart des habitants de l’ancienne RDA. Ces résultats tiennent à la fois au sentiment des citoyens de l’Est d’être les laissés pour compte, se cumulant à l’insatisfaction de l’ensemble des Allemands à l’égard des politiques antisociales menées tant par le SPD que par la CDU. Surtout, l’Afd a utilisé les deux armes complémentaires employées par les extrêmes droites et les néofascistes dans tous les pays, de l’Allemagne à la Hongrie, de la France aux Etats-Unis : la dénonciation de l’immigration et la démagogie identitaire, ces instruments de destruction massive des solidarités, de la conscience de classe, de la tolérance et de l’accueil, y compris en programmant des formes de retour à un passé fantasmé. Primaire, simpliste, bourré de contre-vérités, … mais efficace.

Un idéologue de la période nazie, Carl Schmitt, avait érigé en principe de la politique le fait de désigner un ennemi et s’il n’existait pas, de le fabriquer. C’est bien ce qu’a fait l’AfD avec l’immigration. Comme le fait en France Marine Le Pen avec sa proposition d’interdire le port du voile dans l’espace public. Proposition incendiaire, inconstitutionnelle, mais le meilleur moyen de ne rien dire des politiques antisociales et de division des peuples qu’appelle aujourd’hui le capital.

Certes, le Land de Saxe-Anhalt est un petit territoire au regard du monde, mais les figures de l’extrême droite ne s’y sont pas trompées qui, de la Maison Blanche à l’Italie et à la péninsule ibérique, ont salué partout dans le monde le succès de leurs partenaires allemands en Saxe-Anhalt. Les nouveaux fascistes se congratulent. Nous sommes en état d’alerte majeure.

Ce weekend, des centaines de milliers de citoyennes et citoyens vont participer à la Fête de l’Humanité. La résistance face à la marée brune sera au centre des rencontres et débats dans tous les espaces de cette grande fête car aujourd’hui, comme il y a quatre-vingt-dix ans en 1936, l’urgence demeure : lier antifascisme de masse et lutte pour l’égalité. Battre l’extrême droite, c’est lui opposer un projet de société transformateur. Et nul doute que les participants à la Fête repartiront dans leur ville, leur quartier, leur village avec pléthore d’arguments sur l’écologie, le climat, le progrès social, l’industrie, les inégalités, le patriarcat et, bien sûr, le travail.