Courrier du mouvement de la paix aux député•es. Le 1er juillet, ne votez pas l’actualisation de la loi de programmation militaire

Madame la Députée,
Monsieur le Député,

Le 1er juillet 2026, vous serez appelé·e à vous prononcer sur le projet de loi actualisant la loi de programmation militaire.

Le Mouvement de la Paix vous appelle solennellement à ne pas voter ce texte. Une loi de programmation militaire engage la Nation pour plusieurs années, pour des montants considérables et pour des choix stratégiques majeurs. Elle ne peut être adoptée dans la précipitation, à l’issue d’une commission mixte paritaire restreinte, sans véritable débat public et démocratique.

Nous vous demandons donc de refuser toute adoption qui empêcherait une rediscussion complète du texte. Le Parlement doit pouvoir examiner sérieusement les conséquences budgétaires, sociales, diplomatiques, démocratiques et internationales d’une telle loi.

Les chiffres montrent l’ampleur du basculement engagé. La loi de programmation militaire 2014-2019 représentait 190 milliards d’euros. La loi 2019-2025 atteignait 295 milliards d’euros. Le projet actuel, initialement annoncé à 400 milliards d’euros, serait porté à 436 milliards d’euros après les 36 milliards supplémentaires demandés par le ministère des Armées. Le Sénat a par ailleurs évoqué une rallonge supplémentaire de 14 milliards d’euros, qui porterait l’effort total à 450 milliards d’euros si elle était retenue.

Cette augmentation colossale traduit un choix politique majeur : celui d’une économie de guerre, qui prépare d’abord la guerre, les guerres à venir,sans évoquer les moyens nécessaires pour construire la paix, la diplomatie, la coopération internationale et une sécurité humaine commune.

À cela s’ajoutent les propositions du président de la République visant à accroître le rôle des armes nucléaires françaises et à ouvrir la voie à une européanisation de la dissuasion nucléaire. De telles orientations posent de graves questions au regard des engagements internationaux de la France, notamment la Charte des Nations unies et le Traité de non-prolifération nucléaire et ne particulier de son article 6.

Cette actualisation comporte aussi d’autres mesures préoccupantes. Après l’échec du SNU, elle prévoit la mise en place d’un service national pour les jeunes et dégage des moyens pour cela. Dans le même temps, alors que l’Éducation nationale, la santé, la jeunesse, la recherche, la transition écologique et les services publics manquent cruellement de moyens, la majorité présidentielle propose à la jeunesse l’horizon d’une économie de guerre et d’une militarisation croissante des esprits.

Cette orientation se retrouve également dans le projet de loi Blanchet, qui vise à imposer dans l’enseignement secondaire, de la sixième à la terminale, des cours hebdomadaires de défense nationale, à raison de 35 heures par an et par classe, assurés par des militaires. Le Mouvement de la Paix est conscient que le monde actuel comporte des dangers majeurs et des défis existentiels pour la paix, voire pour la survie de l’humanité. Mais la réponse à ces dangers ne peut pas être la fuite en avant militaire, la préparation permanente à la guerre, ni l’idée que la jeunesse devrait être préparée au sacrifice.

Ce que nous réclamons, c’est une autre orientation : une loi de programmation pour la paix, pour la sécurité humaine, pour la diplomatie, pour la coopération internationale, pour la culture de la paix et pour le respect du droit international.

La Charte des Nations unies prévoit, dans son article 26, que les États doivent favoriser le maintien de la paix et de la sécurité internationales en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde. Elle affirme également que les différends doivent être réglés par des moyens pacifiques. Or, ces dernières années, les moyens diplomatiques de la France ont été affaiblis, tandis que les dépenses militaires connaissent une hausse massive.

Nous demandons que des moyens soient engagés pour la diplomatie, la prévention des conflits, la coopération internationale, l’éducation à la paix, les échanges entre universités, la santé, la jeunesse, les personnes âgées, la lutte contre le dérèglement climatique et la réalisation des objectifs de développement durable adoptés par l’Assemblée générale des Nations unies.

Nous ne nions pas la nécessité de moyens de défense pour assurer la sécurité de la France et de l’Europe, notamment dans le cadre d’une sécurité commune fondée sur le droit international et pouvant s’inscrire dans le cadre de l’OSCE. Mais nous refusons que la sécurité soit réduite à l’accumulation d’armements, à la dissuasion nucléaire, à l’économie de guerre et à la militarisation de la société.

C’est pourquoi le Mouvement de la Paix vous demande :
de voter contre le projet de loi actualisant la loi de programmation militaire ;d’exiger une nouvelle lecture permettant un véritable débat démocratique à l’assemblée et dans le pays avec les citoyennes et citoyens ;de demander la réorientation d’une partie des crédits militaires supplémentaires vers les besoins sociaux, éducatifs, sanitaires, écologiques et diplomatiques ; d’ouvrir le débat sur une loi de programmation pour la paix, la sécurité humaine, la coopération internationale et la culture de la paix.

Le Mouvement de la Paix appelle notamment à débloquer immédiatement 3 milliards d’euros pour la santé, l’éducation et le climat, prélevés sur les crédits supplémentaires prévus pour la loi de programmation militaire.

Madame la Députée, Monsieur le Député,

Au moment où les tensions internationales sont graves, la responsabilité du Parlement n’est pas de valider dans l’urgence une fuite en avant militarisée. Elle est d’ouvrir un débat national sur les choix de sécurité, de paix, de justice sociale et d’avenir que notre pays doit porter.

Pour son avenir, l’humanité n’a d’autre chemin que la paix.

Nous vous demandons donc de ne pas voter ce projet de loi le 1er juillet.

Veuillez recevoir, Madame la Députée, Monsieur le Député, l’expression de notre considération républicaine.

Pour Le Mouvement de la Paix
Roland Nivet porte parole National

Les Angles. Mobilisation et bras de fer autour de la retenue d’eau du Roc d’Aude (L’Indep)

Environ 250 personnes ont répondu à l’appel lancé par un collectif de 20 associations environnementales opposées au projet de retenue collinaire porté par la commune des Angles au Roc d’Aude, ce dimanche. La commune défend une retenue nécessaire à l’enneigement artificiel de la station et donc à l’économie du territoire. Mais aussi à disposition des éleveurs et des secours en cas d’incendie.

Présenté par la municipalité comme une retenue collinaire, qualifié de méga bassine par ses opposants, le projet cristallise les tensions. Destiné à garantir l’enneigement artificiel de la station pour les 30 prochaines années, il prévoit la création d’une réserve de 113 000 m3 d’eau à 2 300 mètres d’altitude, impliquant le décapage de 10 hectares de milieu naturel sur le secteur du Roc d’Aude aux Angles. Pour les associations, « c’est une atteinte supplémentaire à l’environnement, d’autant que les travaux ont commencé sans étude d’impact ni enquête publique. »

Réunis sur le parking de la télécabine ce dimanche matin, les manifestants à 95 % venus de la plaine, ont brandi des pancartes aux slogans sans équivoque pour dénoncer, « en plein réchauffement climatique », un projet « aux impacts délétères sur un paysage exceptionnel, sur l’habitat d’espèces menacées, mettant en péril, en aval, tourbières et zones humides essentielles à la biodiversité montagnarde. »

Le ton a été donné par l’Écologiste David Berrué, coordinateur de la mobilisation : « Nous avons fait le choix d’exposer, de façon très humble et pacifique, nos arguments contre ce que nous sommes nombreux à considérer comme une mal adaptation aux dérèglements climatiques ». Ancien maire des Angles, Christian Blanc s’est montré particulièrement critique : « Ce projet, nous l’avons appris trop tard, tout était déjà ficelé. Jamais je n’aurai imaginé que ce projet aurait vu le jour alors que nous sommes en forêt domaniale, en plein cœur du PNR Pyrénées catalanes et en zone Natura 2000, c’est du jamais vu ! »

Les associations mobilisées assurent « entendre les habitants favorables à cette bassine car, leur préoccupation c’est leur salaire à la fin du mois. Nous ne sommes pas anti-ski, beaucoup en font. Pourquoi ne pas investir plutôt dans des emplois comme l’agriculture, l’entretien des forêts ou la rénovation thermique des bâtiments, afin de mieux nous adapter au changement climatique ».

Elles rappellent que la Charte du PNR des Pyrénées catalanes interdit l’extension des domaines skiables « sauf si c’est pour un usage quatre saisons, ici les besoins fantasmés du pastoralisme et de la sécurité incendie ! »

Un jeune habitant des Angles, Johan Palmier, insiste : « Détruire 10 hectares dans un lieu comme le Roc d’Aude est très choquant. Le volume d’eau sera l’équivalent de 45 piscines olympiques ». Sur le plan juridique, plusieurs recours ont été déposés. Marc Maillet, président de la PRENE66, a indiqué que le tribunal administratif de Montpellier les avait déboutés. L’affaire est désormais portée devant le Conseil d’État.

Frédérique Berlic (L’Indépendant, le 29 juin 2026)

« Une ressource vitale pour que nos brebis et nos vaches
puissent continuer à pâturer »

Les éleveurs au soutien de la retenue d’eau du Roc d’Aude. « Pas d’eau, pas d’estives », alerte le groupe des Jeunes agriculteurs des Pyrénées-Orientales sur leur page Facebook. En effet, si le projet de retenue d’eau est principalement prévu pour alimenter les canons à neige de la station de ski des Angles, l’eau disponible pourrait aussi devenir « une ressource vitale pour que nos brebis et vaches puissent continuer à pâturer sereinement », poursuivent-ils.

« Aujourd’hui, la réalité du terrain et du changement climatique nous frappe de plein fouet. Sur nos montagnes, le manque d’eau devient critique. Sans solution, c’est l’avenir même de l’élevage en estive qui est menacé ». Selon le groupe, l’élevage en montagne permet aussi « d’entretenir nos paysages, prévenir les incendies et permettre à de jeunes éleveurs de s’installer et de vivre de leur métier ».

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 29 juin 2026)

Michel Poudade, maire des Angles :
« C’est avant tout un projet de développement durable et d’utilité publique »

« Je pense qu’il faut continuer ce projet pour pérenniser notre activité », réplique Michel Poudade. Le maire des Angles ajoute : « Le travail que l’on a mené pour cette retenue collinaire a été très constructif avec tous les acteurs du territoire. Nous avons calé un projet de STEP, station par pompage, pour produire aussi de l’électricité. C’est un projet vertueux, réfléchi depuis deux ans. Au-delà de la neige de culture, même si ça reste sa priorité puisque c’est l’activité du ski, sans aides publiques, qui finance la totalité de ce projet global, cette retenue servira aussi d’abreuvoir pour les bêtes, notamment celles de nos éleveurs du Capcir. Elle pourra aussi être utilisée pour la défense contre les incendies ».

À l’accusation de construction d’une « méga-bassine », l’élu précise : « Ce terme désigne un gigantesque ouvrage de stockage d’eau pour l’usage intensif de l’agro-industrie, associe à un pompage dans les nappes phréatiques. Cette définition ne correspond pas a notre projet qui représente 113 000 m’ d’eau, soit 0,33 % du volume du lac de Matemale. Il est avant tout un projet de développement durable et d’utilité publique ».

« Je lutterai toujours contre la paupérisation du territoire »

« Les détracteurs reprochent qu’il n’y ait pas eu d’étude d’impact avec enquête publique », enchaine Michel Poudade. « La loi nous exempte de cette étude d’impact. Des études environnementales ont été menées et je peux vous affirmer que les services de la DDTM ont été très regardants sur tous les dossiers ! Ces études ont permis d’identifier et de protéger des zones humides existantes ainsi que des espèces végétales rares. Avec quelques détracteurs rencontrés, je peux dire qu’avec eux, il n’y aurait jamais eu le lac de Matemale qui est notre joyau l’été. J’ai été élu avec Christian Blanc qui actuellement mène l’opposition au projet. Je peux vous dire qu’on a beaucoup parle ensemble sur cette retenue à construire le plus haut possible pour être en gravitaire. On n’utilise pas plus d’eau, juste différemment. Oui, la commune a gagné au tribunal administratif contre le recours suspension, preuve que le projet répond parfaitement a toutes les exigences environnementales et réglementaires exigées en la matière ». Le maire des Angles de conclure : « En 1964, quand la station est née, c’était un projet économique pour lutter contre l’appauvrissement de notre commune. Depuis, le village a retrouve environ 600 habitants et 1 500 emplois, dont environ 800 à l’année. Ce projet s’inscrit dans la même logique. Je lutterai toujours contre la paupérisation du territoire. »

F.B. (L’Indépendant, le 29 juin 2026)

Les premiers militants du PC/SFICommuniste en Vallespir

Thubert Michel employé à la Compagnie des chemins de fer des Pyrénées-Orientales à la gare de Saint-Laurent-de-Cerdans, participa en octobre 1920 à la fondation d’un groupe de Jeunesses socialistes. Ce groupe, dont il fut élu secrétaire, comptait 61 adhérents, issus de « La Clairvoyante », société récréative qui dépendait de la coopérative « Les Travailleurs syndiqués » de Saint-Laurent-de-Cerdans . Ce fut, pour l’essentiel, à partir de ce noyau que se formèrent dès le lendemain du congrès de Tours (décembre 1920) les organisations communistes locales.
En 1921, Michel Thubert dirigeait à la fois le rayon du PC/SFICommuniste, fort de 30 adhérents, et le groupe des Jeunesses communistes comptant 65 adhérents . De par ses activités clandestines (il avait organisé le passage d’un militant communiste étranger en Espagne) fut muté d’office.

Ce fut Joseph Farines, instituteur en poste à Saint-Laurent-de-Cerdans qui le remplaça.
C’est sous l’impulsion du jeune instituteur âgé de 21 ans que furent réorganisés la section communiste et le groupe des Jeunesses communistes de cette petite ville industrielle et agricole du Haut-Vallespir. Au printemps de 1922, Joseph Farines fut de ceux qui œuvrèrent le plus pour impulser la candidature d’André Marty dans le canton de Prats-de-Mollo à l’occasion du renouvellement des conseils d’arrondissement (scrutin des 14 et 21 mai 1922) Le commissaire spécial de Saint-Laurent-de-Cerdans, préoccupé par l’activité politique de Joseph Farines, envoya le 26 mai 1922 un rapport au préfet des Pyrénées-Orientales : il l’accusait d’être « un mauvais exemple » pour « les fils des nombreux socialistes reconstructeurs de Saint-Laurent-de-Cerdans ».

Costesèque Julien, Paul, Pallade. Né à Serralongue (14 mai 1885 ; il y mourut le 7 septembre 1948.)
– Dès avant 1914, Julien Costesèque milita dans les rangs du Parti socialiste unifié.
– Mutilé pendant la guerre 14-18, il avait repris, dans les années 1920, ses activités politiques.
Dans un rapport du commissaire de police spéciale de Perpignan (26 octobre 1922), il était qualifié de « maire » de Serralongue. Il ne l’a jamais été ; par contre il a été conseiller municipal de 1921 à 1925.
Lors de la séance du conseil municipal de Serralongue du 13 juillet 1922, il brigua le poste d’adjoint au maire ; il obtint 3 voix contre 6 à Pierre Nivet qui fut élu.
Ce fut sur sa proposition que le conseil municipal de Serralongue a formulé un vœu en faveur de la libération d’André Marty et un vœu pour le maintien de la loi des huit heures.
À cette époque il militait activement dans les rangs du Parti communiste-SFIC, et était le gérant de la coopérative ouvrière de Serralongue.
– Il fut le colistier d’André Marty pour l’élection au conseil d’arrondissement du 14 mai 1922 dans le canton de Prats-de-Mollo. André Marty fut élu dès le premier tour avec 518 voix.

Cardonne Gaston Né le 3 mai 1905 à Céret Décédé le 9 décembre 1971 à Céret
Gaston Cardonne ayant bénéficié d’une instruction primaire supérieure fut employé des Contributions indirectes et devint contrôleur puis inspecteur.
– Lecteur de l’Humanité depuis 1927, il milita dès le début des années 1930 dans les rangs du Parti communiste.
Il fut un des principaux artisans de la création des coopératives cérétanes : il prit en effet l’initiative de constituer une coopérative de consommation (pain) et une coopérative de production – « La Bouchonnière » et d’espadrilles.

Matheu Ferréol Né à Céret  : 18 septembre 1897 – décédé à Céret 15 novembre 1983 ; agriculteur ; militant communiste et syndicaliste ; résistant.
Ferréol Matheu naquit dans une famille de petits agriculteurs cérétans domiciliés dans la sous-préfecture du deuxième arrondissement des Pyrénées-Orientales.
– Il fréquenta l’école primaire puis, après le Certificat d’études, le cours complémentaire.
– Dans les jours qui suivirent le congrès de Tours, Il intégrera le Parti communiste-section française de l’Internationale communiste (PC-SFIC) fédération des Pyrénées Orientales fondée le 21 janvier 1921 , rayon de Céret. – Aux élections municipales de mai 1925, il forma une liste du « Bloc ouvrier et paysan » qui obtint deux sièges… il siégera au conseil municipal jusqu’en 1929 date à laquelle il s’installera définitivement à Céret.
– Pendant la guerre d’Espagne, il franchit clandestinement la frontière franco-espagnole afin de transporter des armes destinées au comité des milices antifascistes de Figueres (province de Gérone).
– Il milita également au Secours rouge international, puis au Secours populaire de France – Céret.
La clandestinité : Dès septembre 1939, il prit en mains l’organisation du PC avec Jean Paloma ; assurant la liaison entre la direction départementale et les militants de Céret et des communes voisines, diffusant la presse clandestine et organisant des distributions de tracts.
Arrêté peu après la dissolution du PCF, il fut relâché aussitôt.
– La résistance  : Ferréol Matheu et Pierre Bardagué créèrent une section du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France, mouvement de la Résistance intérieure françaisecréé par le Parti communiste français (PCF) vers mai 1941 pour réaliser un vaste rassemblement autour de valeurs patriotiques et de rallier les différentes composantes de la société française dans un esprit d’ouverture vis-à-vis des non-communistes…

Jacques Majester

L’édito du webzine. La fraîcheur volée

L’été s’installe comme une menace. On nous dit que c’est le destin, que le climat se dérègle, que c’est la fatalité. Mais la fatalité, c’est une invention de ceux qui ne veulent rien changer.

Depuis cinquante ans, les scientifiques hurlent dans le désert : chaque gramme de CO₂ rejeté est une braise de plus sur le brasier. L’Arctique fond, l’Europe étouffe, et demain sera pire. Pourtant, dans les salons feutrés, on discute encore de croissance, de profits, de forages à relancer. On nous propose des brumisateurs comme on jette des miettes aux pigeons.

Les chiffres, eux, ne mentent pas. Cinq cents mille morts par an dans le monde, cinq mille en France en 2022. Des vies fauchées par la canicule, et toujours les mêmes qui trinquent : les vieux, les pauvres, celles et ceux que le système a déjà écrasés une première fois. Les corps souffrent, les esprits se brisent, les logements deviennent des étuves. Les hôpitaux craquent, les forêts brûlent, les rivières ne sont plus que des cicatrices dans la terre. Les abeilles tombent, les vaches suffoquent, les trains déraillent, les centrales s’arrêtent. Tout se dérègle, tout se fissure. Et dans leurs bureaux climatisés, les bien-pensants nous parlent d’adaptation, comme si l’on pouvait négocier avec la fin du monde.

Pourtant, il y a ceux qui refusent de baisser les bras. À New York, à Londres, à Delhi, à Montréal, une même exigence monte, têtue, nécessaire : le droit à la fraîcheur. Pas comme une aumône, pas comme un privilège, mais comme un dû, au même titre que l’eau, le pain ou la dignité. Car de quoi parle-t-on, au fond ? De notre capacité à vivre sur cette Terre sans y laisser notre peau. Et ce droit, il ne viendra pas tout seul. Il faudra le conquérir.

Le Plan climat Empreinte 2050 du PCF : une nécessité

C’est là que le Plan climat Empreinte 2050 du PCF prend tout son sens. Parce que ce plan, ce n’est pas seulement une liste de mesures, c’est une vision. Une vision où la transition écologique n’est pas une punition, mais une libération. Où l’on ne se contente pas de réduire les émissions chez nous, mais où l’on s’attaque à notre empreinte carbone globale, y compris celle, invisible, de nos importations. Où l’on comprend enfin que le climat et la justice sociale sont les deux faces d’une même pièce.

Imaginez : des villes où l’on respire, où les transports en commun sont gratuits, où les logements sont isolés, où les rues sont des forêts et non des fournaises. Imaginez une économie qui ne tourne plus pour une poignée de milliardaires, mais pour le bien-être de toutes et tous. Où l’on travaille moins, où l’on travaille mieux, où l’on mange sain sans se ruiner. Où les usines ne crachent plus leur venin, où les champs ne sont plus des déserts chimiques, où l’eau n’est pas une marchandise mais un bien commun. Imaginez une France qui, au lieu de donner des leçons au monde, tend la main aux pays du Sud pour construire ensemble une sortie de crise. Ce n’est pas un rêve. C’est Empreinte 2050.

Ce plan, c’est la preuve que l’on peut faire autre chose que subir. Qu’on peut bâtir plutôt que de gérer. Qu’on peut exiger une sécurité sociale écologique, comme on a exigé la Sécu après la guerre. Qu’on peut mettre fin à l’austérité qui étouffe les budgets verts, qu’on peut taxer les superprofits des pollueurs pour financer la transition, qu’on peut arrêter de bétonner les terres agricoles et de détruire les jardins partagés. Qu’on peut, enfin, prendre le pouvoir sur notre destin.

Parce que le droit à la fraîcheur, c’est bien plus qu’un thermomètre qui baisse. C’est le droit de ne plus être les otages d’un système qui nous étouffe. C’est le droit de vivre, tout simplement. Et ce droit, on ne nous le donnera pas. Il faudra le prendre. Avec Empreinte 2050, le PCF nous montre le chemin. À nous de le parcourir.

Dominique Gerbault

« La ligne Rivesaltes-Axat doit rester dans le réseau SNCF » (L’Indép)

Des élus communistes des Pyrénées-Orientales ont écrit à Jean Castex, le PDG de la SNCF, pour alerter « sur l’abandon que constituerait la vente des emprises ferroviaires de la ligne Rivesaltes-Axat au syndicat mix ». Une décision, si elle se confirme, qui selon eux « mettrait en danger la ligne » où circule le Train Rouge.

Les élus communistes de la Vallée de l’Agly, soutenu par leur parti, craignent un « déraillement ». Du coup, ils écrivent au patron de la SNCF, Jean Castex, aussi ancien maire de Prades et conseiller départemental des Pyrénées-Orientales de 2015 à 2020. « Nous venons d’apprendre que la SNCF-Réseau s’appéterait à céder les emprises de la voie ferrée Rivesaltes-Axat au syndicat mixte exploitant le train touristique Train du Pays Cathare et du Fenouilledes (Le Train Rouge) circulant sur cette voie. Nous tenons à vous faire part de notre opposition à cette transaction ». Cette ligne est longue 60 kilomètres. « Cette vente marquerait un abandon du service public ferroviaire dans un périmètre celui de l’agglomération de Perpignan qui soutire d’une congestion permanente de ses accès en direction des trois vallées que vous connaissez bien », insistent Dominique Poirot, Lola Beuze et Patrick Cases, les trois élus communistes du secteur.

« Les Pyrénées Orientales sont au premier rang des effets de la sécheresse et nous savons que le mode routier est à l’origine de 85 % des rejets de GES selon une étude indépendante réalisée en 2024. Si l’on veut être conséquent avec le discours tenu par les pouvoirs publics l’urgence est à réorganiser le transfert modal vers le ferroviaire ».

S’ils assurent « nous n’avons rien contre le train touristique TPCF », ils ajoutent « il ne constitue pas la solution pour pérenniser la ligne dont l’entretien et la conservation seraient mis à la charge du contribuable local dont nous rappelons qu’il est l’un des plus pauvre de France ».

Et de conclure : « Nous vous demandons Monsieur le Président d’abandonner cette perspective d’abandon de la ligne Rivesaltes-Axat et d’accorder une attention sur les propositions un temps nommées TER Catalan et qui sont la relance des trains du quotidien. Il serait difficilement compréhensible que l’on s’apprête à mobiliser plusieurs milliards pour financer le chainon manquant de la LGV entre Montpellier et Perpignan et que l’on ne consacre pas quelques dizaines de millions d’euros pour financer les trains du quotidien dans notre département avec un retour d’investissement social et environnemental immédiat ».

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 28 juin 2026)

Courrier de Yamina Saheb, autrice du 6e rapport du GIEC au président de la République

Cher Emmanuel Macron,

Je vous écris de notre cave, seul lieu encore habitable dans notre immeuble parisien.

Je relis votre appel à « la prudence, à prendre soin des personnes âgées, des plus vulnérables comme des enfants et à suivre l’ensemble des recommandations du gouvernement ».

J’en reste abasourdie. Je ne comprends pas qu’un président de la République puisse, une fois de plus, faire peser sur les frêles épaules des citoyens la responsabilité de les protéger, qui est la vôtre. Et je vous imagine sirotant un apéro (loin d’être mérité) dans une pièce climatisée de l’Élysée ou d’un autre palais de la République.

Alors j’ai décidé de vous écrire. Cette lettre, vous ne la lirez probablement jamais. Qu’importe : seule l’écriture apaise un peu ma colère.

Vous nous demandez « la prudence ». Mais la prudence de qui, Monsieur le Président ? Celle des citoyens qui n’ont jamais voté pour quatre degrés de réchauffement, ou celle d’un État qui, année après année, choisit de ne pas agir sur la cause ? On ne se met pas « à l’abri » d’un climat que l’on continue de dérégler. On ne « boit pas de l’eau » pour réparer des décennies d’inaction climatique.

Cette canicule n’est pas une fatalité météorologique. Elle est la conséquence directe et mesurée de votre décision de nous enfermer dans le capital fossile. Nous l’avions écrit, noir sur blanc, dans les rapports du GIEC (IPCC). Vous le saviez. Nous le savions tous. Ce qui nous accable aujourd’hui n’est pas une surprise : c’est un rendez-vous que vous, avec d’autres responsables politiques, avez choisi de ne pas honorer.

Et que proposez-vous face à cela ? De nous adapter à une France devenue fournaise, comme si l’on pouvait s’adapter sans fin à un monde que vous vous obstinez à rendre invivable.

Je vous écris enfin parce que je ne sais pas comment expliquer à un enfant de six ans que les adultes savaient, et qu’ils ont préféré l’apéro à l’action.

Je ne sais pas pour vous ; moi, je refuse de léguer à mon fils un pays où le seul refuge est le sous-sol, et comme seule consigne, la débrouille.

Nous finirons bien par remonter de notre cave. Mais je n’oublierai pas qui m’y a laissée : votre inaction climatique, cher Emmanuel Macron, celle qui vole à nos enfants le droit de vieillir sur Terre.

Yamina Saheb

Valérie Masson-Delmotte : « Nous ne sommes pas tous égaux » (L’Indep)

Après les propos polémiques de Yann Barthès, lancés sur le plateau de « Quotidien », la climatologue et la communauté scientifique s’alarment.

« Tout le monde a chaud (…) on est tous logés à la même enseigne. » Les propos de Yann Barthès, lancés sur le plateau de Quotidien sur TMC, ont agacé la communauté scientifique.

Parmi les voix qui s’élèvent, celle de Valérie Masson-Delmotte, climatologue et ancienne coprésidente du groupe numéro un du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du chimat (Giec).

Comprenez-vous cette controverse liée aux propos de Yann Barthès ?

J’ai été très choquée par ces propos, j’ai vraiment été très choquée par cette blague. Je connais des personnes qui ont des chambres d’étudiants sous les toits. Et, en ce moment, elles ne peuvent tout simplement pas dormir. Cette blague, qui a pour objectif de créer quelque chose de rassembleur, provoque complètement l’inverse. Elle reflète surtout la vulnérabilité et les inégalités d’exposition à la chaleur.

La canicule reflète donc les inégalités croissantes face à la chaleur ?

Bien sûr, nous ne sommes pas égaux face à la chaleur. Et ça, on le sait depuis longtemps, depuis la canicule d’août 2003. Après cet épisode, on a constaté que la chaleur avait un impact sur les personnes âgées, elle provoque une surmortalité. Les enfants, les femmes enceintes, les personnes qui souffrent de maladies chroniques sont également plus vulnérables. Sans oublier les personnes qui vivent dans des bouilloires thermiques, des logements où la température peut être plus élevée que la température extérieure. Il faut tenir compte de ces vulnérabilités, tenir compte de ces inégalités d’exposition et ainsi protéger les personnes les plus faibles.

Face à ces inégalités, comment évaluez-vous les réponses apportées par les pouvoirs publics ?

Que puis-je dire ? (Silence) Il y a eu des progrès depuis 2003. En termes de gestion de crise, il y a des choses qui se sont nettement améliorées. Quelques exemples : les seuils de canicule, le fait de veiller sur nos aînés, l’accès aux espaces verts, etc. Mais on peut aller encore plus loin, avec un grand plan fraicheur. Ce qui me choque le plus, c’est la communication du gouvernement. Les politiques ne peuvent pas dire qu’ils sont surpris que l’on atteigne une telle intensité de chaleur au mois de juin. Ça, je ne peux pas l’accepter. Depuis les années 2000, le Giec alerte sur le lien entre énergies fossiles et réchauffement climatique. On ne peut pas être plus clair.

Recueilli par Arthus Maes (L’Indépendant, le 27 juin 2026)

L’actu de la CGT (n° du 26 juin 2026)

Canicule : vos droits
Quelles règles s’appliquent aujourd’hui et quelles revendications pour protéger le monde du travail face au dérèglement climatique ?
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Travailler sans se mettre en danger
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Quels sont les droits au travail ?
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Interview de Sophie Binet à RTL
« Face à ces épisodes de canicule qui vont se multiplier, il faut enfin protéger les travailleuses et les travailleurs en fixant une température maximale, avec l’obligation de mettre en place des mesures d’adaptation par l’employeur, négociées avec les syndicats.
Et lorsque travailler devient impossible, il faut étendre le dispositif d’arrêt pour intempéries à tous les secteurs, sans perte de rémunération. »
—> Voir l’extrait de l’interview de Sophie Binet

Canicule : à l’hôpital, « on est en train de faire crever les gens »
Chambres à plus de 35 °C, urgences saturées, interventions reportées, personnels épuisés… Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre, la Fédération CGT de la Santé et de l’Action sociale alerte sur une situation devenue critique dans de nombreux établissements de santé. À travers les remontées du terrain, c’est tout un système hospitalier insuffisamment préparé aux fortes chaleurs qui est mis en cause.
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Fonction publique : appel à la grève le 29 septembre
Celles et ceux qui gouvernent, dans l’illégitimité la plus totale, ne cessent de détruire les services publics, la fonction publique, les agent·es publics. Dans les trois versants de la fonction publique, la CGT appelle à la grève et la manifestation.
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Lutter intégralement contre les violences sexistes et sexuelles au travail maintenant !
Les pouvoirs publics doivent agir. Participez aux rassemblements et manifestations organisés sur tout le territoire, en particulier les lundis, et soyons nombreux·ses le samedi 4 juillet pour une grande marche citoyenne contre les violences sexuelles à Paris et partout en France !
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Communiqués de presse

Face à l’inflation, ouvrir les négociations pour augmenter les salaires
Le 1er juin dernier, le Smic a automatiquement augmenté suite à l’actualisation du taux d’inflation à 2,4%. Immédiatement, près de 80 % des branches professionnelles avaient au moins un minima sous le seuil du Smic. Dans les branches comme dans les entreprises, la CGT appelle à la réouverture des négociations pour augmenter les salaires. Dans la fonction publique, l’Etat doit montrer l’exemple et annoncer, enfin, le dégel du point d’indice.
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Canicule au travail : travailler sous 40°C ne doit jamais devenir la norme
Alors qu’une nouvelle vague de chaleur frappe le pays, la CGT alerte sur l’extrême gravité de la situation pour des millions de travailleuses et de travailleurs.
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Bandeau 54e congrès
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SchoolFan est la première initiative européenne de lutte contre la désinformation climatique

Grâce à un modèle éducatif innovant, les adolescents peuvent identifier jusqu’à 90 % des fausses informations climatiques sur les réseaux sociaux :

  • Après deux années de coopération entre l’Espagne, le Portugal, la France et la Grèce, l’initiative Erasmus+ s’achèvera le 28 juin avec un système de vérification des informations climatiques ayant démontré un taux de fiabilité pouvant atteindre 90 %.
  • L’étude révèle que l’exposition aux contenus trompeurs sur le changement climatique demeure une réalité en Europe du Sud : 27 % des contenus analysés au Portugal étaient faux, contre 20 % en Espagne, 19 % en Grèce et 8 % en France.

Madrid, 26 juin 2026 – Les adolescents peuvent devenir l’un des outils les plus efficaces pour lutter contre la désinformation climatique. C’est ce que démontre SchoolFan (Schools against fake news for a more responsible future), un projet européen financé par le programme Erasmus+, dont les résultats finaux confirment que les élèves sont capables d’identifier correctement entre 80 % et 90 % des contenus erronés sur le changement climatique circulant sur les réseaux sociaux après avoir reçu une formation spécifique.

Développée pendant deux ans par des universités et des établissements scolaires d’Espagne, du Portugal, de France et de Grèce, cette initiative s’achèvera officiellement le 28 juin et laissera comme principal héritage un modèle éducatif fondé sur la science participative, l’éducation aux médias et l’esprit critique.

Les données recueillies au cours de la mise en œuvre du projet montrent que les jeunes ne sont pas seulement exposés à la désinformation climatique, mais qu’ils peuvent également acquérir les compétences nécessaires pour la détecter et l’analyser de manière rigoureuse.

1. La désinformation climatique : une réalité quotidienne pour les jeunes

Au cours du projet, plus de 350 élèves du secondaire ont analysé des contenus liés au changement climatique diffusés sur des plateformes telles que TikTok, Instagram et YouTube, en appliquant les protocoles de vérification développés par le consortium.

Les résultats ont confirmé que l’exposition aux fausses informations demeure une réalité dans l’environnement numérique européen. L’analyse a révélé que 27 % des contenus analysés au Portugal étaient faux, contre 20 % en Espagne, 19 % en Grèce et 8 % en France.

Toutefois, après avoir suivi le programme de formation, les élèves ont atteint des taux de fiabilité compris entre 80 % et 90 % dans la classification correcte des contenus analysés, démontrant ainsi le potentiel de l’éducation pour lutter contre la désinformation.

2. Un modèle éducatif reproductible à l’échelle européenne

L’initiative a mobilisé plus de 350 élèves, 93 enseignants et 32 classes du secondaire dans les quatre pays partenaires.

Le projet a été développé par l’Université d’Aveiro, l’Université Rey Juan Carlos, l’Université NOVA de Lisbonne, l’Université nationale et capodistrienne d’Athènes et l’organisation française Cercle FSER.

Dans le cadre de ses résultats, SchoolFan met à la disposition de la communauté éducative un guide de bonnes pratiques ainsi que plusieurs ressources numériques disponibles en cinq langues afin de faciliter l’intégration de l’éducation aux médias et à l’information climatique dans les établissements scolaires européens.

Ces ressources seront accessibles aux enseignants et aux institutions éducatives à partir de la clôture officielle du projet, le 28 juin.

3. À propos de SchoolFan

SchoolFan est un projet européen d’innovation éducative financé par le programme Erasmus+ qui promeut l’éducation aux médias et l’esprit critique auprès des élèves du secondaire. Grâce à une approche fondée sur la science participative, le projet forme et accompagne les enseignants et les établissements scolaires d’Espagne, de France, du Portugal et de Grèce afin d’identifier, analyser et combattre la désinformation liée au changement climatique sur les réseaux sociaux.

SchoolFan développe des ressources pédagogiques, des outils numériques et des formations spécialisées permettant aux jeunes de comprendre comment circulent les fausses informations, d’évaluer la fiabilité des sources et de participer activement à la construction des connaissances scientifiques.

Son objectif est de renforcer une citoyenneté mieux informée, plus critique et davantage engagée face aux défis climatiques actuels.

4. Pour plus d’informations

Actitud de Comunicación
+34 91 302 28 60