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Armes nucléaires et intelligence artificielle : la France doit réexaminer son vote à l’Onu contre la résolution A/RES/80/23
Le Mouvement de la Paix interpelle le président de la République et demande une garantie claire : aucune intelligence artificielle ne doit pouvoir décider ou déclencher l’emploi d’une arme nucléaire française.
L’intelligence artificielle prend une place croissante dans les systèmes militaires : renseignement, alerte, analyse des menaces, ciblage et commandement. Appliquée aux armes nucléaires, cette évolution fait peser des risques considérables. Une fausse alerte, une cyberattaque, une erreur de données ou une interprétation algorithmique erronée pourrait accélérer une crise et réduire dangereusement le temps laissé à la décision humaine.
Le 1er décembre 2025, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté par 118 voix pour, 9 contre et 44 abstentions la résolution A/RES/80/23 sur les risques liés à l’intégration de l’intelligence artificielle dans les systèmes de commandement, de contrôle et de communication des armes nucléaires.
La France a voté contre cette résolution. Ce vote nous interroge. La France affirme pourtant elle-même que le contrôle et l’intervention humains doivent être maintenus aux étapes essentielles de toute décision concernant l’emploi de ses armes nucléaires. Pourquoi alors avoir voté contre cette résolution ?
Une autre question doit être posée. Le texte adopté par l’ONU replace à plusieurs reprises ces mesures de sécurité « dans l’attente de l’élimination totale des armes nucléaires ». Au moment où la France modernise et renforce sa force de dissuasion, son vote traduit vraisemblablement une réticence à inscrire la maîtrise de l’intelligence artificielle dans la perspective prévue par l’article 6 du TNP sur l’élimination des armes nucléaires.
Dans une lettre ouverte au président de la République, le Mouvement de la Paix demande notamment à la France :
- de garantir un contrôle humain effectif à toutes les étapes de la décision nucléaire;
- d’interdire toute décision ou tout déclenchement automatique par une intelligence artificielle de l‘arme nucléaire ;
- d’assurer un contrôle démocratique et parlementaire constant de toute décision militaire ;
- de réexaminer son vote contre la résolution A/RES/80/23 ;
- de prendre une initiative internationale associant maîtrise de l’IA, réduction des risques nucléaires, civils et militaires, et progrès vers l’élimination multilatérale des armes nucléaires.
L’intelligence artificielle ne doit jamais créer l’illusion qu’une guerre nucléaire pourrait devenir contrôlable ou gagnable. La meilleure garantie contre l’emploi accidentel ou délibéré des armes nucléaires reste leur élimination totale.
Le Mouvement de la Paix appelle la France à respecter ses engagements internationaux en matière de désarmement nucléaire et à agir pour que les progrès technologiques soient mis au service de la paix et de la sécurité humaine, et non de la modernisation ou de la pérennisation des armes nucléaires.
Le Mouvement de la Paix appelle également toutes les citoyennes et tous les citoyens à signer et à faire connaître largement l’Appel mondial pour l’élimination totale des armes nucléaires et à participer ou à mettre en œuvre des actions dans le cadre de la journée internationale de la paix (21 septembre) et de la journée internationale des Nations unies pour l’élimination des armes nucléaires (26 septembre) et prendre les initiatives nécessaires avec ses partenaires pour travailler ensemble ce dossier.
Signer l’Appel mondial pour l’élimination totale des armes nucléaires
Le Mouvement de la Paix
Le 16 septembre 2026
L’édito du Travailleur Catalan par Michel Marc. Maintenant, ça suffit et ça se voit
Le capitalisme ne semble plus être la fin de l’histoire. C’est nouveau. Il est aujourd’hui identifié et contesté. Les dégâts qu’il engendre touchent l’ensemble des domaines de la vie. L’environnement, la vie domestique, la dignité, l’agriculture, la santé, l’éducation la culture et la paix. La vie quoi. Les inégalités gagnent du terrain, partout, et les proportions atteintes par ces écarts sociaux et entre les nations insultent la plus élémentaire morale des hommes. Il n’est donc plus, dans les esprits, la fin de l’histoire mais il bouge encore, dangereusement, et il fait la guerre.
La question est posée en grand, à tous, en France et dans le monde. Peut-on faire autrement ? François Lenglet, grand journaliste économique devant l’éternel sur les chaînes info, a bien tenté, mardi 15, à la lecture du classement mondial des pays en termes de dividendes versés aux actionnaires publié dans le monde, d’éclairer la deuxième place de la France ! Il s’est quasiment noyé en direct, le visage crispé. Ses contorsions intellectuelles n’y pouvaient rien. La France est bien deuxième ! Loin devant ses concurrents directs, dont l’Allemagne. Comment l’expliquer ? Des dizaines de milliards prélevés sur les richesses produites, une prédation devenue insupportable.
Ne pas attendre. Cette idée gagne du terrain. Et d’ailleurs, attendre quoi ? Partout où cela est possible, les exigences populaires doivent être portées. Fabien Roussel en a fait l’axe central de son discours et de sa campagne. La reconquête idéologique, partagée, est devenue urgente. Sauver la protection sociale, nationaliser et relocaliser les productions utiles, loger correctement l’ensemble des citoyens, augmenter les salaires, faire vivre la démocratie dans les grandes entreprises, réformer et consolider une fiscalité juste, répondre aux besoins sociaux. Bref, ne rien laisser de côté pour que chacun puisse simplement VIVRE.
Mardi 29, en France et à Perpignan, les agents publics se mettront en mouvement. En octobre, d’autres manifestations s’annoncent. Le journal y sera !
À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4130 – vendredi 18 septembre 2026)
L’édito de Michel Marc. Maintenant, àa suffit et ça se voit
Annonces
Dossier – Fête de l’Huma
L’Huma ! L’humanité rassemblé. La Fête de l’Huma, la fête de l’espoir
Un Fabien Roussel offensif
La diversité, une force pour agir
Libres témoignages, spontanés, rapides des camarades et amis catalans, bâtisseurs de la fête et du stand des P.-O.
Département
Transports Rail en Région Occitanie. Un bilan positif et quelques perspectives
Référendum. On conserve le nom Pyrénées-Orientales
Cultures de Paix. Dix jours pour la paix dans le département
Train jaune. Deux conducteurs convoqués pour des sanctions
Conflent-Canigó. On se bouge pour la santé et on recrute !
Les gaziers et électriciens en grève ce lundi 15 septembre. Leur statut lourdement attaqué
Agriculture et crise. Deux exemples signifiants dans le Fenouillèdes
À Maury, à la cave coopérative
Sport
USAP. Cantem més fort
Culture
Jazzèbre. Musiques nomades
Où sortir ?
Mémorial de Rivesaltes. Visite théâtralisée et lancement de saison
Exposition. Quand l’homme rjoint sa part animale
Petit duos : la guitare mise en valeur
France
La France s’enfonce dans la pauvreté
Journée de grève et de mobilisation. Les fonctionnaires se rebiffent le mardi 29 septembre
Monde
Cuba à la Fête de l’Humanité. Une solidarité active, indéfectible à faire grandir
Israël. Netanyahou savait !
L’humeur de Jean-Marie Philibert
STOP aux atermoiements et au laisser faire
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Prades. Une rentrée sous le signe de l’inquiétude au lycée Renouvier (L’Indep)
Vœux, spécialités, les représentants élus des parents d’élèves ont été saisis par une douzaine de familles pointant des dysfonctionnements.
L’affectation des élèves en enseignements de spécialité pose souci en cette rentrée 2026. « Pour la majeure partie des affectations remises en cause, le quatrième vœu a été retenu par l’établissement au détriment des trois premiers, sans aucune in-formation, ni concertations préalables », dénoncent les élus locaux de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE). « Les élèves ont appris cette substitution le jour même de la rentrée. Par ailleurs, quelques familles se sont vues affecter des spécialités qui n’avaient fait l’objet d’aucun de leurs vœux ». Une surprise plutôt désagréable pour des élèves qui ont beaucoup de choix compliqués et souvent déterminants à faire dès leur année de seconde. Des choix qui réduisent déjà leurs possibilités pour de futures études.
Absence d’informations, de dialogue et concertation
« Par exemple, un élève de sensibilité plutôt littéraire et peu à l’aise dans les disciplines scientifiques, se retrouve projeté en enseignement de spécialité mathématique. Un autre qui avait construit son orientation autour de disciplines humanistes comme histoire de l’art, littérature et philosophie se retrouve avec des maths et de la chimie. Ce qui obère inévitablement son orientation en classe de terminale, voire dans l’enseignement supérieur ». Les élus « ne contestent pas la nécessité pour l’établissement de procéder à des ajustements, mais déplorent l’absence d’informations, de dialogue et de concertation préalable avec les familles ».
Saturation des effectifs pour certaines spécialités ? Les maths font-elles moins rêver que l’anglais monde contemporain ? « Peu importe, l’établissement a eu connaissance dès la mi-juin, de tous les vœux émis par les élèves de seconde. Il aurait pu anticiper, soit en contactant les familles, soit en affectant par exemple une part de sa dotation globale horaire au dédoublement de ces classes. Vous imaginez que certaines des familles concernées n’ont pas encore obtenu de rendez-vous avec la direction, deux semaines après la rentrée ». Contactée par nos soins à ce sujet la direction a expliqué ne pas comprendre. « Nous avons fait une réponse aux parents d’élèves qui devrait les rassurer au contraire ». L’objectif n’est visiblement pas atteint.
Philippe Comas (L’Indépendant, le 16 septembre 2026)
Les salariés de l’énergie manifestent leur colère (L’Indep)
Hier, à Perpignan, entre 100 et 150 personnes se sont réunies en fin de matinée devant la préfecture dans le cadre du mouvement de grève national des salaries de l’énergie. Les menaces qui planent sur le tarif préférentiel accordé aux agents pour l’électricité et le gaz étaient au cœur de la contestation.
Barnum installé sur le quai Sadi-Carnot, pétards SNCF, fumigènes… Les salariés de l’énergie (Enedis, GRDF, EDF, Société hydroélectrique du Midi…) n’ont pas fait les choses à moitié lors du rassemblement organisé ce mardi matin devant la préfecture de Perpignan. Entre 100 et 150 personnes étaient au rendez-vous. La CGT Mines-Énergie revendique un taux de grévistes de 15 % dans le secteur.
Tout est parti d’un récent rapport de la Cour des comptes qui pointe entre autres du doigt le coût du tarif préférentiel accordé depuis 1946 aux salariés de l’énergie pour l’électricité et le gaz. Un tarif que la Cour des comptes préconise de plafonner et de fiscaliser davantage. « Ils veulent le supprimer par étapes », soupçonne le secrétaire départemental de la CGT Mines-Énergie, Philippe Antico. « Nous sommes attaqués frontalement. Le « tarif agent », qui nous permet de ne payer que 10 % de la facture d’électricité, est l’une des composantes de notre salaire. Ce tarif vise à compenser le fait que les salaires sont plus faibles que pour les mêmes tâches dans le privé ».
Pour les travailleurs mobilisés, les menaces qui planent sur le tarif agent, dont bénéficient également les retraités du secteur, sont tout simplement incompréhensibles. « On paye déjà des impôts dessus », souligne le délégué syndical central de GRDF, Sébastien Raya. « On a une grille de salaire qui n’est pas folichonne. Son entrée est en dessous du Smic. Le tarif agent est l’un des éléments qui fait qu’on a en fin de compte quelque chose de correct ».
Le syndicaliste souligne également que les entreprises du secteur ont déjà du mal à recruter et que réduire le pouvoir d’achat des agents n’arrangerait pas la situation.
Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 16 septembre 2026)
Fabrice Coudour. « L’attaque contre le « tarif agent » dans l’énergie est un contre-feu politique » (La Marseillaise)
Fabrice Coudour est secrétaire général de la Fédération nationale des mines et de l’énergie CGT (FNME-CGT). Il analyse les raisons de la mobilisation des travailleurs des industries électriques et gazières, avec une grève, ce mardi.
La Marseillaise : Pourquoi les agents du secteur de l’énergie se mobilisent-ils ce mardi ?
Fabrice Coudour : Avant toute chose, il faut mesurer que les attaques en direction des agents, et retraités, de l’énergie sont successives depuis plusieurs années. C’est bien un ensemble d’attaques qui fait qu’aujourd’hui, la coupe est pleine. Cette année, cela se concentre sur le tarif particulier, que l’on appelle plus communément le « tarif agent ». Mais ce n’est que le dernier épisode d’une longue liste : fin de notre régime spécial lors de la réforme des retraites de 2023, puis des attaques sur notre caisse de retraite à la fin de l’année dernière, mais aussi contre la gestion de nos œuvres et actions sociales… Pendant plus d’une année, nous avons aussi eu d’âpres négociations autour de notre grille salariale, qui commence en dessous du Smic ! Et la dernière en date, l’attaque de cet été, contre notre tarif agent.
La Marseillaise : Concrètement, qu’entend faire le gouvernement concernant le tarif agent ?
Fabrice Coudour : L’attaque prend deux formes : la première vient avec un rapport de la Cour des comptes en direction des ressources humaines d’EDF, avec treize recommandations en son sein, dont une sur le tarif agent et qui pointe une soi-disant fiscalisation incorrecte. La seconde est une injonction de la procureure de la Cour des comptes en direction du directeur de la Sécurité sociale, toujours sur le tarif agent. C’est une procédure juridique, un processus légal, qui concerne l’ensemble du secteur et qui implique une réponse du directeur de la Sécu. On voit bien là qu’on est sur deux attaques coordonnées, qui s’appuient l’une sur l’autre. Ce tarif est bien plus qu’un totem du statut des travailleurs des industries électriques et gazières.
La Marseillaise : En quoi cette attaque ne passe pas pour les travailleurs du secteur ?
Fabrice Coudour : C’est une attaque politique : c’est contre notre contrat social, contre notre statut. Ce tarif particulier fait partie intégrante de notre contrat de travail, il est déjà fiscalisé. C’est aussi un élément de rémunération alors que nos salaires sont en dessous de ceux de nos homologues du privé. Il faut mettre ça au regard des contraintes de notre travail : les astreintes, les 3×8, les heures supplémentaires… Les électriciens et gaziers sont sur le terrain, pour remettre en état le réseau lorsqu’il y a des tempêtes, la canicule, des inondations. Sur les incendies, ce sont les agents de l’énergie qui arrivent les premiers après les pompiers. Tous les jours de l’année, ce sont eux qui assurent le service public de l’énergie, 24 heures sur 24. Ce tarif agent est donc une juste reconnaissance au regard de cela. Surtout, cet « avantage » ne représente rien sur les factures des usagers, moins d’1 %. Supprimer le tarif agent ne fera pas baisser les factures d’énergie des Français. Par contre, le gouvernement et ses chiens de garde ne parlent jamais de l’irrégularité des règles fiscales sur les factures. Je rappelle que toutes les factures, depuis un an, sont taxées à 20 % de TVA, alors même que les biens de première nécessité doivent être taxés à 5,5 %, selon le Code des impôts. On pourrait aussi rappeler qu’en 25 ans, on a atteint 100 milliards de dividendes versés aux actionnaires dans les entreprises du secteur… Cette attaque est en réalité un contre-feu politique.
La Marseillaise : Vous utilisez le terme de « contre-feu politique ». Pourquoi ?
Fabrice Coudour : Car cela participe à une division des travailleurs entre eux, à agiter l’opinion publique et détourne des vrais sujets. Aujourd’hui, tout le monde s’accorde sur le fait que la transition énergétique et écologique sont des enjeux majeurs. Il y a donc une nécessité de filières, d’emplois et donc de recrutements pour faire face à ces enjeux. Mais avec quelle attractivité va-t-on attirer de nouveaux travailleurs s’ils rabotent tous nos conquis sociaux, qui sont des éléments d’attractivité ? Je le répète, nous avons une grille de salaires qui débute en dessous du Smic. C’est un contre-feu car ils tapent toujours en bas de l’échelle, tout en fermant les yeux sur les aides publiques aux grandes entreprises, de 211 milliards. Alors que les travailleurs de l’énergie, et la FNME-CGT en tête, ont toujours défendu la baisse des factures pour les usagers. En réalité, nous faisons partie des corporations à abattre, comme les cheminots l’ont été précédemment.
Entretien réalisé par Amaury Baqué (La Marseillaise, le 15 septembre 2026)
Rentrée : FO alerte sur les effets concrets de la baisse des moyens (L’Indep)
La fédération FO de l’éducation livre un premier bilan des conditions de la rentrée en pays catalan. Elle pointe du doigt les conséquences de l’austérité budgétaire dans les écoles, collèges et lycées du département Et illustre son propos avec plusieurs exemples concrets.
Pas de miracle. Pour la fédération FO de l’éducation (Fnec-FO) : « Les conditions de la rentrée dans le département sont la déclinaison des conditions nationales ». Sur l’ensemble du territoire français, le ministère a supprimé pour cette année scolaire 4 000 postes d’enseignants (de la maternelle au lycée) en mettant en avant la baisse démographique. Dans les écoles du département, ces coupes franches se sont notamment traduites par 23 fermetures de classes pour 9 ouvertures, là où FO en réclamait 19.
« Dans les écoles, les conditions se dégradent pour les élèves comme pour les enseignants », dénonce le secrétaire départemental de la Fnec-FO, Tanguy Lorre. « Par ailleurs, une partie des remplaçants sont déjà placés sur un poste à l’année. Le risque étant qu’on ne puisse pas remplacer les enseignants absents dans les semaines qui viennent ».
Dans les collèges et lycées, plusieurs situations interrogent également le syndicaliste. « Dans le second degré, les dotations des établissements sont en diminution », resitue-t-il. « On ne respecte pas le nombre légal d’heures d’enseignement dans tous les collèges. Dans certaines classes du collège du Soler, ils ont notamment deux heures de latin au lieu de trois ».
Selon Tanguy Lorre, les lycées ne sont pas non plus épargnés par la tendance. « Au lycée Arago de Perpignan, ils ont par exemple imposé à un professeur d’espagnol de regrouper les premières et les terminales en spécialité, alors qu’il y a quand même une épreuve du bac ».
Un cas de figure plus ou moins similaire se serait présenté dans un autre lycée perpignanais, Pablo-Picasso : « Là, le prof d’espagnol a refusé d’associer les secondes, premières et terminales en classe euro (des sections où les élèves ont également un cours de discipline non-linguistique en espagnol, NDLR). Du coup, ils ont fermé la classe euro espagnol de seconde, ce qui leur a permis d’économiser deux heures de cours sur leur dotation globale. Il y avait des élèves inscrits, mais ils considéraient que ce n’était pas suffisant pour maintenir l’option ».
Concernant le remplacement dans le second degré, la Fnec-FO signale des disparités entre les secteurs. « Sur certaines zones, il y a plus de remplaçants titulaires qu’il n’en faut et sur d’autres il y a des manques », résume Tanguy Lorre. « À Picasso, cela faisait plusieurs mois que l’on savait qu’une professeur d’histoire-geo allait passer en mi-temps thérapeutique et en cette rentrée, elle n’était pas remplacée ».
Et ce ne sont là que quelques exemples parmi d’autres des conséquences du manque de moyens que dénoncent les syndicats d’enseignants.
Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 15 septembre 2026)








