Ce mardi 13 octobre, la mobilisation lycéenne s’est poursuivie, en France, mais aussi à Perpignan, où plusieurs centaines de personnes ont battu le pavé pour continuer à exprimer leurs revendications et dénoncer leur situation.
Ils étaient environ 800 à être descendus dans les mes perpignanaises, ce mardi 13 octobre. C’est bien moins que lors des précédents rendez-vous, mais les lycéens ont su, malgré tout, se faire entendre. Il était aux alentours de 10h40 lorsque ces derniers sont arrivés sur la place de la Victoire, au pied du Castillet, pour rejoindre les syndicats déjà présents sur les lieux.
Ce n’est que quelques minutes plus tard que le cortège, une fois rassemblé, s’est mis en marche en direction du Quai Jean de Lattre de Tassigny pour rejoindre le boulevard des Pyrénées. Les manifestants sont ensuite passés devant la place de Catalogne pour accéder au boulevard Georges Clemenceau et se rendre à nouveau au Castillet lors d’une marche où aucun débordement ne semble avoir été constaté.
Vers 12h30, une délégation composée de l’Union syndicale lycéenne (USL), du mouvement étudiant Union progressiste ainsi que de syndicats enseignants, a quant à elle été reçue par le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de La Mothe.
Des dénonciations
Mais avant cela, les manifestants ont organisé une prise de parole devant la préfecture. Si ces derniers ont une nouvelle fois fait part de leurs revendications, comme le manque de professeurs ou encore la suppression de Parcoursup, ils en ont également profité pour dénoncer leur situation.
Pour l’Union syndicale lycéenne du lycée Pablo Picasso, « on en a assez des réunions, des convocations et des promesses non-tenues, car rien ne change ». Tandis que pour le lycée Arago on dénonçait « l’administration de notre établissement qui cherche à nous faire taire. »
Durant ces prises de parole, les forces de l’ordre ont également été ciblées, que ce soit en raison des nombreuses arrestations qui ont eu lieu en France ou des violences dont elles font l’objet d’accusations. Un point que les lycéens ont également souhaité faire remonter au préfet.
« On veut évoquer les violences policières, mais aussi la pression que subissent des élèves de la part de leur établissement, avec la levée des absences liées au mouvement et nos revendications », a résumé Louise de l’USL pour le lycée Jean Lurçat. « Aucune sanction ne doit être portée aux lycéens qui sont présents durant les manifestations Il ne faut pas que cela leur porte préjudice, notamment avec Parcoursup », a réclamé Éloïse Chenus, de l’Unsa.
Antoine Castellet (L’Indépendant, le 14 octobre 2026)
