Journée justice morte à Perpignan (L’Indep)

Les avocats français se mobilisent contre la réforme de la procédure de « jugement des crimes reconnus », plus communément nommée « plaider coupable ». Une manière d’éviter les engorgements des tribunaux en gagnant un temps précieux, mais qui heurte la déontologie des avocats.

Les différents barreaux nationaux avaient, en signe de protestation, programmé une journée de grève ce 13 mars.

À Perpignan, le bâtonnier François Pech de Laclause est intervenu au début de l’audience des comparutions immédiates en demandant un renvoi sur tous les dossiers, mais en comprenant qu’au cas par cas « mes confrères prendront leur décision en concertation avec leur client ».

« Ce qui nous heurte, indique le bâtonnier, est cette manière de transposer les CRPC, les comparutions en reconnaissance préalable de culpabilité, en matière criminelle. Certes, les victimes auront le droit de rejeter le principe, mais nous aurions alors des procès sans débat. Or, quiconque a vécu des circonstances dramatiques a besoin de s’exprimer, d’être entendu ».

« La justice est un droit régalien, un secteur essentiel qui ne peut souffrir de voir se créer une justice parallèle », concluait le bâtonnier.

Guy Bosschaerts (L’Indépendant, le 14 avril 2026)

Perpignan. La menace de fermeture d’une classe à l’école Claude-Simon inquiète les parents d’élèves (L’Indep)

Ça ne passe pas. À l’école Claude-Simon de Perpignan, l’idée d’une fermeture de classe à la rentrée prochaine provoque l’inquiétude au sein de la communauté éducative. Parents d’élèves et enseignants entendent se mobiliser face à une décision qui, selon eux, pourrait « dégrader significativement les conditions d’enseignement ».

Pour Sophie, parent d’élève, « la suppression d’une classe entrainerait mécaniquement une housse des effectifs par classe, avec des conséquences directes sur le suivi des élèves et le confort d’apprentissage ». Ses inquiétudes portent également sur les conséquences humaines, « Une enseignante ainsi qu’une Atsem perdraient leur poste », souligne-t-elle.

Au-delà des chiffres, les parents mettent en avant la qualité de l’accompagnement actuel. « C’est une école merveilleuse. Le corps enseignant a été super avec ma fille qui est handicapée. Charger d’avantage les classes impacterait directement les conditions d’encadrement », déplore le parent d’élève.

Face à cette situation, un mouvement de mobilisation est prévu ce mardi devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale de Perpignan.

Les parents, accompagnés d’enseignants et de membres de la communauté éducative, veulent faire entendre leur opposition à cette fermeture. « On va essayer de se faire entendre au maximum », affirme Sophie, espérant que cette mobilisation permettra de peser dans les décisions à venir.

En parallèle, des actions pourraient se poursuivre dans les jours suivants, avec des rassemblements devant l’établissement.

Driss Chaït (L’Indépendant, le 29 mars 2026)

1er tour des municipales. Communiqué de la section de Perpignan du Parti communiste français

Le premier tour des élections municipales est marqué par une poussée de l’extrême droite en France. Perpignan ne fait pas exception à cette situation alarmante. L’élection au premier tour de Louis Aliot est une mauvaise chose pour la ville et sa population qui souffre de la pauvreté, de la dégradation des services publics, de discriminations, et du manque de démocratie. Admirateur de Trump et menacé d’inéligibilité par la justice, ce dirigeant d’extrême droite a été reconduit dans un contexte d’abstention supérieure de dix points à la moyenne nationale. En recevant le soutien de Jean-Marc Pujol, son adversaire de 2020, il siphonne l’électorat d’une droite qui a tourné le dos aux valeurs de la République.

Cette élection et cette faible participation sont de mauvais augure pour notre démocratie. Elles s’expliquent notamment par un déficit de débat politique, laissant la place à toutes les impostures, et par l’absence d’une alternative réelle à gauche. Cette dernière a été divisée en raison de stratégies nationales désastreuses, conduisant, par exemple, à désavouer le choix démocratique de militants locaux, ou à faire se succéder dans la ville les présidentiables Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann. Dans ce contexte le résultat de la liste Perpignan Autrement conduite par Mathias Blanc témoigne d’une résistance notable. Elle a été porteuse d’une originalité, d’une créativité et d’une ouverture à toutes et tous de la décision et de l’action publiques. Bannissant l’entre-soi, elle a permis le rassemblement d’une large diversité de sensibilités sur les valeurs de la gauche, de l’écologie et de la cause animale, toutes intimement imbriquées, et elle a fait vivre une volonté de faire de la politique autrement, de façon démocratique et collective.

Face au Rassemblement national qui, malgré son score du premier tour, n’accroit que d’un seul le nombre de ses élus, Mathias Blanc et Françoise Fiter, seront, au conseil municipal, des opposants résolus, des points d’appui pour les luttes sociales, des relais de tous les combats citoyens et des atouts pour obtenir des succès. Nous invitons toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans sa démarche à prendre leur place dans Perpignan Autrement pour poursuivre et amplifier la mobilisation et le combat.

Perpignan, le 17 mars 2026

Municipales 2026. Perpignan. Deux tiers des colistiers encartés, la liste engagée de Mathias Blanc (L’Indep)

Le socialiste Mathias Blanc a officiellement déposé sa liste en préfecture le mardi 24 février pour le scrutin municipal des 15 et 22 mars prochains à Perpignan. Le socialiste, malgré le désaveu de nombreux cadres de son parti, s’engage dans la course aux municipales avec deux tiers de colistiers encartés dans des partis de gauche.

Mathias Blanc est bien allé au bout de sa démarche. Envers et contre certains des cadres de son parti à la rose. Mais l’avocat a officiellement déposé sa liste ce mardi 24 février pour le scrutin municipal de Perpignan. 55 noms, plus deux suppléants, composés en grande majorité de militants socialistes, communistes, Place publique, l’Après, l’Alternative Endavant et Debout ! In fine, seuls 19 colistiers ne sont pas des militants politiques. Et quand ils ne sont pas encartés, la plupart sont engagés dans des associations ou revendiquent leur militantisme pour une cause.

Sans surprise donc, Mathias Blanc est à la tête d’une liste composée par deux tiers d’encartés de partis et d’associations de gauche. Ceux qui l’ont toujours suivi, depuis les balbutiements de son mouvement Perpignan Autrement. Car dans son bras-de-fer face à la candidate Place publique Agnès Langevine pour décrocher l’investiture PS -qu’il n’a pas obtenue- le quadragénaire a toujours mis en avant le soutien des militants. Les siens, d’abord, qui avaient en majorité voté pour s’engager avec Perpignan Autrement. Mais aussi ceux de Place publique, apportés par le référent départemental du parti Olivier Romero.

Une liste très ou trop politique ?

Ces soutiens de toujours sont très bien positionnés sur la liste. Le dernier cité est troisième. Les communistes sont remerciés de leur indéfectible concours avec la deuxième position pour la militante de longue date Françoise Fiter, également vice-présidente du Département. Dans la même logique, les responsables des autres partis de gauche sont en haut de l’affiche. À l’instar de L’Après (Mélina Dufraigne, 4e), Génération Écologie (Éric Vernis, 5e), L’Alternative Endavant (Jean-Bernard Mathon, 7e), le parti animaliste (Isabelle Yvos 8e) et Debout! (Lucas Bernabe, 9e).

Mathias Blanc a donc composé une liste très engagée mais pour quelles compétences techniques ? Le candidat dégaine un autre argument: la présence de plusieurs cadres ou plus largement fonctionnaires territoriaux. Six profils habitués à la gestion des collectivités, mais qui ne caracolent pas vraiment en tête. Exceptés Daniel Dubuc (13e) et Fatima Fornies (26e), les autres pointent en dessous de la 50e place.

La liste est donc éminemment politique. Mais l’est-elle trop ? Perpignan Autrement s’était construit dans l’idée d’unir la gauche et le centre pour le scrutin municipal. In fine, la liste s’impose surtout à gauche et s’ouvre peu aux Perpignanais de la société civile.Ceux qui ne militent pas forcément pour un parti, ou une cause, mais s’engagent pour leur cité.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 27 février 2026)

SOS Racisme veut mettre la lutte contre les discriminations au cœur du débat (L’Indep)

Le président national de SOS Racisme, Dominique Sopo, était hier de passage a Perpignan pour défendre la campagne « C’est Louis ou moi » qui a récemment suscité des tensions avec le maire RN sortant de la ville et ses soutiens sur les réseaux sociaux.

Après la riposte du maire RN de Perpignan, Louis Aliot, SOS Racisme contre-attaque. Ce mardi 24 février 2026, le président national de l’association, Dominique Sopo, était de passage à Perpignan dans le cadre de la campagne « C’est Louis ou moi » lancée pour faire connaître dans la cité catalane les « 16 propositions pour une ville antiraciste » que l’organisation promeut auprès des candidats aux municipales dans toute la France.

Pour mémoire, après la publication du visuel de la campagne perpignanaise, où l’on peut voir la main jaune emblématique de SOS Racisme agrémentée du slogan « C’est Louis ou moi », Louis Aliot et ses soutiens avaient répliqué en publiant sur les réseaux sociaux une main bleu-blanc-rouge surplombée de la phrase « Pour nous, c’est Louis ».

Lors de la prise de parole qu’il a effectuée dans les quartiers nord de la ville, devant les locaux de l’association Vernet au féminin dont il entendait « saluer l’action », Dominique Sopo s’est notamment indigné du fait que Louis Aliot ait qualifié la campagne de SOS Racisme de « propagande ». « C’est la négation d’une problématique, celle des discriminations, qui concerne des millions de Français et de nombreux Perpignanais », juge-t-il.

Le président de SOS Racisme a également dénoncé le sort réservé à des associations perpignanaises « qui luttent contre les discriminations ». Comme « le foyer laïque du Haut-Vernet », qui a connu « une baisse drastique de subventions ». Ou encore « Vernet au féminin », qui a également « perdu la mise à disposition de ses anciens locaux ».

Dominique Sopo, qui a pris la parole aux côtés de la présidente de Vernet au féminin, Karima Chaouch, par ailleurs engagée sur la liste d’Agnès Langevine, a précisé que « SOS Racisme ne soutient aucune liste en particulier ». L’association appelle néanmoins à « ne pas donner de voix à l’extrême droite ».

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 25 février 2026)

Municipales : bras-de-fer entre SOS Racisme et Louis Aliot (L’Indep)

« C’est Louis ou moi » affiche SOS Racisme Perpignan sur son emblématique main jaune. L’association lance « une campagne citoyenne pour une ville antiraciste » a un mois du scrutin municipal de mars 2026. Le camp du maire de Perpignan réplique avec une main tricolore signée « Pour nous c’est Louis ».

SOS Racisme et Louis Aliot ne marcheront pas main dans la main. A un mois du premier tour des municipales, les deux camps montrent les muscles sur les réseaux sociaux. À l’origine de ce bras-de-fer, le lancement de l’auto-baptisée « campagne citoyenne pour une ville antiraciste » de l’antenne perpignanaise de l’association. Seize propositions et la célèbre main jaune et noire griffée d’un « C’est Louis ou moi », ciblant le maire RN de Perpignan. Parmi les mesures avancées par SOS Racisme : « Former les élu.es contre le racisme et la discrimination et nommer un conseiller municipal délégué à la lutte contre les discriminations », « intégrer les critères d’application de politique de lutte contre les discriminations dans le choix des entreprises pour les marchés publics », « nommer des lieux publics en l’honneur de ligures représentatives de la diversité française », ou « appliquer une logique de proximité et de désescalade ».

Cible unique et affichée de cette campagne, Louis Aliot a décidé de répliquer. Appuyé par son camp. Rapidement a fleuri sur les réseaux sociaux de ses proches, une main tricolore revendiquant « Pour nous, c’est Louis ». « SOS Racisme se mobilise contre moi, mobilisons-nous contre leur propagande », encourage le maire de Perpignan sur Facebook, avec plus de 700 likes ce dimanche 15 février en milieu de journée. « Ils font tout pour alimenter les clichés qu’ils tiennent à maintenir car, sans ça comme argument, ils sont totalement démunis », commente Lisa. « Tous les coups vont être permis à l’approche des élections municipales malheureusement. Plus le RN monte partout en France et plus les partis de gauche et extrême gauche s affolent, attaquent, diffament, se victimisent… », ajoute Fanny.

Le bras-de-fer « virtuel » pourrait prendre une autre forme. Dans un communiqué, SOS Racisme assure que « la campagne de dénigrement de Louis Aliot et de l’actuelle majorité municipale ne fait que renforcer notre engagement ». Et « appelle à une mobilisation citoyenne massive pour faire de la tolérance et de l’égalité le cœur du prochain mandat ». Le bras-de-fer continue.

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 16 février 2026)

L’édito du webzine. Perpignan, quand l’identité catalane devient un combat politique

Depuis 2020, avec Louis Aliot (RN), Perpignan n’est plus « la Catalane ». Les panneaux d’entrée de ville ont été remplacés par « Perpignan la rayonnante », et les subventions aux associations catalanistes ont été purement et simplement supprimées.

Tout a commencé avec la marque « Perpignan la Catalane », déposée dans les années 1990 par Jaume Roure, figure historique du catalanisme local. La mairie a refusé de renouveler son enregistrement, et engagé une procédure judiciaire pour « dépôt frauduleux », accusant Jaume Roure de nuire à l’image de la ville. Résultat : plus de 6 000 euros de frais d’avocats pour ce dernier. « L’idée est de nous taper au portefeuille », dénonce-t-il. Mais au-delà de l’aspect financier, c’est bien l’identité même de Perpignan qui est en jeu.

Les associations qui promeuvent la langue et la culture catalane ont payé le prix fort. L’association La Bressola, qui milite pour la « récupération de la langue et la culture catalane », a perdu 60 000 euros de subventions. D’autres, comme Òmnium Cultural Catalunya Nord, refusent désormais de demander des aides à la mairie, par principe. « On ne veut pas blanchir la politique d’effacement du RN », explique Guillem Dalmau, son président. Les cours de catalan, suivis par 700 élèves, sont devenus déficitaires, et l’avenir de ces structures est menacé.

Des deux côtés de la frontière

Les liens avec Barcelone se sont raréfiés, les célébrations en catalan sont interdites, et les projets éducatifs immersifs, comme celui de La Bressola, ont été bloqués par des manœuvres administratives. « Ce qui gêne le RN, c’est que le catalanisme est transfrontalier », analyse Brice Lafontaine, ancien conseiller municipal. Pour le RN, il s’agit de tracer une limite géographique claire : ici, on est roussillonnais, donc français. Point final.

La stratégie de Louis Aliot est claire : normaliser Perpignan en gommant son identité catalane, ou du moins en la réduisant à un folklore inoffensif. Les Dragons catalans ou les feux de la Saint-Jean peuvent être mis en avant, mais les cours de catalan, les écoles immersives ou les liens avec la Catalogne espagnole sont des cibles.

Cette politique interroge : jusqu’où ira l’effacement de l’identité régionale au profit d’un nationalisme étriqué ? À Perpignan, la résistance s’organise, mais le combat est inégal. Les associations catalanistes, privées de moyens, tentent de survivre. Les citoyens, attachés à leur langue et leur culture, refusent de voir leur histoire réécrite. Il est donc important de déchoir le RN de son piedestal perpignanais pour sauver la catalanité.

Dominique Gerbault

Municipales 2026. Communiqué de presse de la section PCF de Perpignan

À un mois du premier tour des élections municipales, le paysage politique se clarifie. Il y a désormais deux listes de gauche à Perpignan. Celle de Perpignan Autrement conduite par Mathias Blanc et celle conduite par la France Insoumise obéissant à une stratégie d’implantation décidée nationalement. Avec Perpignan Autrement, les communistes ont fait le choix d’une gauche ouverte et rassembleuse en vue de mobiliser largement pour chasser du pouvoir municipal un parti d’extrême droite, qui plus est, inculpé d’escroquerie, et ouvrir une perspective nouvelle pour notre ville. C’est après un appel fervent à l’union lancé fin 2024 à toutes les forces politiques de gauche, écologistes et démocrates, aux forces sociales et citoyennes, que s’est constitué ce collectif qui rassemble désormais une dizaine de formations politiques, pour certaines issues du Nouveau Front Populaire, aux côtes d’un grand nombre de Perpignanaises et de Perpignanais attachés aux valeurs de progrès. De la construction du programme jusqu’à la désignation de la tête de liste, qui a départagé quatre candidats, tout s’est fait de manière ouverte et démocratique. Loin des combinaisons locales ou nationales, loin des ambitions personnelles et des conflits d’ego, une autre façon de faire de la politique s’est mise en œuvre, portée par une authentique volonté de rassembler largement face à l’extrême droite.

Bien sûr la division à gauche est extrêmement regrettable. Mais l’assemblage hétéroclite réalisé dans la liste qui serait conduite par Annabelle Brunet ou Agnès Langevine, ne peut en aucun cas être qualifié de gauche. Qu’on en juge ! Figurent dans ce regroupement de nombreux représentants des anciennes majorités de droite alduyste et pujoliste. Le récent ralliement isolé d’un membre du personnel politique du Département n’y change rien et ne peut que jeter le trouble dans ce combat contre le RN, dont l’enjeu dépasse largement Perpignan.

Avec Mathias Blanc, Perpignan Autrement assume pleinement cet enjeu national et porte une vraie alternative pour notre ville, répondant à ses besoins urgents en matière sociale, démocratique et écologique. Les communistes vous invitent à rejoindre sa démarche ouverte et collective, sa campagne digne et respectueuse et à prendre part à cette grande mobilisation citoyenne.

Municipales à Perpignan. Mathias Blanc : « Je ne lâcherai en aucun cas le scrutin » (L’Indep)

Mathias Blanc a confirmé hier qu’il sera bien candidat aux élections municipales à Perpignan le 15 mars, même sil n’obtenait pas l’investiture du PS. Un aval du parti à la rose qu’espère aussi obtenir Agnès Langevine, candidate Place Publique au même scrutin. Il a aussi présenté les premières mesures de son programme.

Mathias Blanc dissipe le doute : oui, il sera bien candidat au scrutin municipal de Perpignan les 15 et 22 mars. Et, ce, même sil n’obtient pas l’investiture des siens, à savoir le parti socialiste. « Je ne lâcherai dans aucun cas les militants qui m’ont désigné, je ne lâcherai pas Perpignan Autrement et je ne lâcherai pas le scrutin », confirme-t-il. L’avocat balaie donc définitivement l’idée de se ranger derrière Agnès Langevine, candidate Place Publique pour les municipales, qui espérait être la chef de file d’une grande liste d’union allant de Perpignan Autrement jusqu’à Annabelle Brunet (centriste et catalaniste) qui l’a déjà rejoint.

Le 15 mars prochain, trois listes de gauche devraient donc bien S’avancer face à Louis Aliot : Mickaël Idrac, Insoumis-Écologiste-Génération.s, Mathias Blanc pour Perpignan Autrement et Agnès Langevine. Une désunion pour une machine à perdre face au premier vice-président du Rassemblement national ? Quand la question est posée chez. Perpignan Autrement, personne n’ose nier. « Mais nous avons tendu la main tant de fois à Agnès Langevine. Je rappelle que, face à Louis Aliot, aucune personnalité à gauche n’émergeait. Dans ces conditions, nous avons d’abord construit un programme avant de voter pour désigner une tête de liste. Que l’on vienne me dire comment nous aurions pu faire plus démocratique ? », gronde Mathias Blanc.

Des centres municipaux de santé, un dispensaire vétérinaire et un code de la rue

Passé les querelles de désunion, ce vendredi, Mathias Blanc est entré au cœur de la campagne en dévoilant ses premières propositions Des vœux révélés aux côtés de cing membres de son équipe: Olivier Romero (Place publique), François Fiter (Parti communiste), Exic Vemis (Génération Écologie), Mélina Dufrène (L’Après) et Isabelle Yvos (parti animaliste), Pour la santé, Perpignan Autrement milite pour la création de trois centres municipaux de santé composés de 5 à 6 médecins salariés par la Ville. « Il faut compter un budget de 200.000 à 400.000 € par centre. Avec une participation financière par la commune à hauteur de 5 à 12 % le reste étant financé par les nombreuses aides que nous poumons aller chercher », détaille Françoise Fiter. « Concrètement, nous serons déficitaires sur cette opération. Mais c’est un choix politique que nous assumons », tonne le tête de liste.

Autres vœux : « Proposer un dispensaire vétérinaire et ouvrir les parcs aux animaux », « créer des assemblées citoyennes et populaires dans les quartiers d’où émergeront des décisions », « généraliser et mettre en cohérence les pistes cyclables », « mettre en place un code de la rue pour une meilleure cohabitation piétons, vélos, trottinettes », « faire de la police municipale une police de proximité et mettre sur le terrain des éducateurs de rue », « décréter une sécurité sociale alimentaire et développer des épiceries solidaires ». Perpignan Autrement veut aussi militer auprès de Perpignan Méttropole pour « la gratuité des transports en commun pour les moins de 26 ans » et « la création d’une ligne de bus à haut niveau de service avec des passages plus fréquents et des voies dédiées ».

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 24 janvier 2026)