Perpignan. Grogne au lycée Picasso contre la suppression d’une spécialité (L’Indep)

« Énergie et environnement », une spécialité qui parle au présent mais pas au futur pour la direction du lycée Picasso à Perpignan. Des membres du conseil d’administration et les parents d’élèves ont manifesté contre la suppression d’une spécialité.

Chaque année, au lycée Picasso, les élèves de terminale en STI2D doivent choisir une spécialité. Parmi les quatre proposées, il y a celle intitulée « Énergie et environnement ». Mais à la rentrée des classes 2026-2027, elle n’existera plus. Une suppression « en interne », selon les professeurs de l’établissement, qui a également suscité la colère des parents d’élèves du lycée perpignanais. Tous se sont retrouvés à la sortie des classes ce jeudi 2 juillet pour manifester contre l’initiative.

Tanguy Lorre, responsable syndical de Force ouvrière et membre du conseil d’administration du lycée Picasso, dénonce un « net manque de considération ». Selon lui, les raisons sont « évidemment économiques ». Il explique : « Il n’y a aucun cout pour maintenir la spécialité mais la fermer leur rapportera ». Dès qu’il a appris la nouvelle par les parents d’élèves, le conseil d’administration a demandé à être reçu par l’établissement. Une réponse qui aurait été balayée d’un revers de main par le proviseur du lycée : « Deux heures avant la rencontre, nous avons reçu un message d’annulation nous indiquant que nos priorités n’étaient pas les leurs ».

Une décision qui aurait été prise « en interne »

« C’est une décision qui a été prise en interne, sans avertir personne. Elle ne respecte ni les élèves ni le conseil d’administration. Ce n’est pas du tout réglementaire », affirme Tanguy Lome, professeur à Picasso depuis 22 ans. Désireux de changer le cours des événements, le quinquagénaire s’est joint à plusieurs autres professeurs pour proposer des « solutions à la situation ». « Nous avions trouvé un professeur pour enseigner la spécialité. Ils ont préféré l’utiliser pour d’autres formations », évoque le professeur en filière technologique.

Mais les parents d’élèves et les professeurs craignent aussi, à terme, pour le reste de la filière. « Il y a des BTS spécialisés environnement, et ce sera un prétexte pour les fermer aussi », anticipe le syndicaliste de Force ouvrière.

Contacté, le rectorat indiquait, auprès de L’Indépendant, que « la directrice académique des services de l’Éducation nationale des Pyrénées-Orientales et les services académiques ont pleinement conscience de l’importance de la spécialité Énergie et environnement pour le territoire et réaffirment leur souhait de maintenir cette formation au sein du lycée Picasso de Perpignan dont la carte des formations offertes vise à son identification forte en qualité de lycée formateur dans ce domaine sur le territoire ».

Tina Penaranda (L’Indépendant, le 12 juillet 2026)

Contactée, la direction du lycée n’a pas répondu à nos sollicitations.

« Lycée Picasso Perpignan : Fermeture de l’option EE en STI2D. Le Rectorat sacrifie l’égalité des chances et les métiers de demain pour 15 élèves ! »

Communiqué de presse l’intersyndical CGT Éduc’Action 66, FCPE 66, FSU 66, FO 66,Sud 66

Le lycée Pablo Picasso de Perpignan va perdre à la rentrée 2027 son option Énergies et Environnement (EE) de la filière STI2D. Le motif officiel : un départ à la retraite non remplacé !

Une décision incompréhensible

Alors que 15 élèves ont formulé une demande pour cette option, le Rectorat ne propose aucun enseignant ni aucune solution concrète. Pourtant 3 solutions sont envisageables : une affectation d’un enseignant en interne à Picasso, un enseignant de la zone de remplacement ou une affectation directement du rectorat.

Le Conseil d’Administration avait voté le maintien de la STI2D en terminale dans la Dotation Globale Horaire. Depuis, aucun échange, aucune concertation alors que le Conseil d’Administration aurait dû être consulté au préalable de cette décision, et ce, en contradiction des dispositions de l’article R421-23 du Code de l’Éducation.

En supprimant l’option EE, on supprime l’essence même de la voie technologique : projet concret, groupes réduits, manipulation d’outils professionnels, mixité sociale. On condamne des résultats en hausse de la filière professionnelle, et on désarme une filière qui forme aux métiers d’avenir qui recrutent.

Une rupture d’égalité des chances et des droits pour 15 élèves

Cette fermeture crée une inégalité d’accès à la formation pour les lycéens de l’option EE de la filière STI2D du lucée Picasso. Dans un département engagé dans la transition énergétique – solaire, éolien, rénovation – priver les jeunes d’une formation Energie & Environnement est incohérent avec les besoins des entreprises locales.

Fermer l’option EE à Picasso alors qu’elle existe ailleurs, c’est créer une inégalité territoriale. L’égalité des chances et des droits des élèves à choisir leur orientation n’est pas respectée.

Les signataires exigent le maintien immédiat

La FCPE 66 et les syndicats enseignants CGT Éducation 66, FO 66, FSU 66, SUD Éducation 66, demandent au Rectorat de Montpellier d’affecter un enseignant et de garantir l’ouverture de l’option EE à la rentrée au lycée Picasso.

Perpignan. De nouvelles garanties rassurantes pour le collège Saint-Exupéry (L’Indep)

L’inspection académique a de nouveau rassuré le personnel du collège Saint-Exupéry.

Après deux jours de grève en milieu de semaine dernière, le personnel du collège Saint-Exupéry de Perpignan avait annoncé, vendredi dernier, mettre son mouvement en pause et rester vigilant quant aux propositions concrètes de l’inspection d’académie.

Après une nouvelle rencontre avec la Dasen (direction académique des services de l’Éducation nationale), le personnel de Saint-Exupéry a avancé dans ses revendications, puisque l’inspection a concrétisé l’apport des heures pour une 8e classe de 3e, six heures supplémentaires (pour le niveau 4e, dédoublement de français et maths), un stagiaire CPE (conseiller principal d’éducation) et un demi-poste d’ABD (assistant d’éducation).

Dès la semaine dernière, la Dasen avait été rassurante sur l’indemnité de mission particulière (MIP) promise par le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray. En effet, le collège Saint-Exupéry fait partie des 21 établissements de France auxquels le ministre avait promis des moyens supplémentaires, car ils ne sont pas inclus dans les réseaux d’éducation prioritaire alors que leurs indicateurs sociaux le justifieraient.

Lors de la réunion de ce début de semaine, il a été confirmé que l’IMP n’était pas, à ce stade, remise en question pour Saint-Exupéry.

« La Dasen a été sensible aux demandes des collègues et continue de porter une attention particulière à cet établissement », se satisfaisait Laurent Miffre, le secrétaire départemental du syndicat SNALC 66.

Des mesures qui ont été de nature à rassurer le personnel du collège, qui n’évoquait plus, ce mardi, la poursuite du mouvement.

Stéphane Sicard (L’Indépendant, le 24 juin 2026)

Perpignan. Fin de la grève au collège Camus (L’Indep)

Hier en fin de matinée, après avoir été reçus à l’inspection académique, les professeurs du collège Camus, en grève depuis lundi matin, ont annonce qu’ils avaient obtenu le maintien du demi-poste de conseiller principal d’éducation (CPE) dont le rectorat leur avait annoncé la suppression pour la rentrée prochaine. Les enseignants reprennent le travail ce mercredi matin.

« On a ce qu’on voulait ! » Ce mardi ma-tin, peu avant 11 heures, la délégation d’enseignants qui a été reçue à l’inspection académique est sortie des locaux perpignanais de cette dernière sous les applaudissements des grévistes.

Les représentants des personnels ont finalement obtenu le maintien à temps plein de leurs deux conseillers principaux d’éducation à la rentrée prochaine. « Le demi-poste de conseiller principal d’éducation dont le rectorat nous avait annoncé la suppression est finalement renouvelé pour un an et un quart de poste d’assistant d’éducation (un surveillant, NDLR) nous est attribué du 1er octobre 2026 au 19 février 2027 », détaille l’une des porte-paroles des professeurs du collège. Ces derniers demandaient également l’augmentation du temps de présence sur l’établissement d’une assistante sociale et d’une psychologue. Sur ce point, ils sont toujours dans l’attente d’une décision. Leur principale revendication ayant été satisfaite, les grévistes n’en ont pas moins décidé de reprendre le travail dès ce mercredi matin. « Cependant, pour l’heure, ce demi-poste de CPE, c’est juste pour un an. L’objectif est qu’il soit pérennisé. Nous resterons vigilants l’an prochain », souligne le collectif des enseignants.

À la sortie de l’audience, les représentants des syndicats Snes-FSU et SE-Unsa qui ont accompagné les personnels lors de l’entretien ont salué une « mobilisation exemplaire », qui a permis « de débloquer en très peu de temps une situation particulièrement inconfortable ». Des responsables du Snalc, de la CGT et de Sud étaient également venus témoigner leur soutien aux personnels mobilisés. Tout comme la vice-présidente du conseil départemental Françoise Fiter, qui siège au conseil d’administration du collège Camus.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 17 juin 2026)

Grève annoncée au collège Camus (L’Indep)

Alors que le nombre de conseils de discipline au sein de l’établissement est passe de 11 à 43 par an entre 2023 et aujourd’hui, les enseignants du collège Camus viennent d’apprendre qu’ils vont perdre un demi-poste de conseiller principal d’éducation (CPE) à la rentrée prochaine. Un groupe de professeurs a décidé de se mettre en grève dès ce lundi.

La colère gronde parmi les enseignants du collège Albert-Camus de Perpignan. A la suite de la suppression annoncée d’un demi-poste de conseiller principal d’éducation (CPE) chargé d’organiser la vie scolaire, collectif de professeurs a décidé de se mettre en grève et de bloquer l’établissement dès 7h30 ce lundi 15 juin.

Il faut dire qu’à Camus, la situation en matière de discipline semble déjà difficile à gérer avec les effectifs actuels : « Après plusieurs courriers et une entrevue avec la direction des services départementaux de l’Éducation nationale pour l’alerter sur la situation du collège, nous venons d’apprendre que l’établissement perd des moyens de vie scolaire: de deux CPE à temps plein, nous passons à un CPE un à temps plein et un CPE à mi-temps. Or, nous faisons face à des conditions de travail de plus en plus difficiles. Cette année, sur 402 élèves, il y a eu 43 conseils de discipline pour des faits graves alors qu’en 2023-2024, il n’y en avait eu que 11. »

Le collectif évoque également « des faits de violence physique et verbale commis par certains parents ». Selon les professeurs : « Dans ce contexte, le rôle des CPE est vital pour le bon fonctionnement de l’établissement, le suivi et la sécurité des élèves. Nous qui sommes motivés par la réussite de nos élèves ne voulons pas être complices et victimes de cette dégradation des moyens alors que se jouent l’égalité des chances et l’apprentissage des valeurs de la République par nos élèves. »

Les enseignants précisent qu’ils avaient commencé à écrire à l’inspection dès février pour plaider en faveur du maintien de ce demi-poste de CPE dont ils appréhendaient la suppression. Ils soulignent par ailleurs avoir prévenu les parents d’élèves de leur action. « Nombre d’entre eux nous ont dit qu’ils nous soutenaient, assure une professeure investie dans la contestation. Certains nous ont même annoncé qu’ils comptaient venir avec nous lundi sur le parvis du collège. »

De son côté, l’inspection indique que la situation est liée au fait que « les moyens du plan tranquillité (qui avait permis la création du demi-poste de CPE au cœur du litige, NDLR) vont pour partie et progressivement être redéployés ». L’administration ajoute que dès l’origine, « ces moyens étaient annoncés comme une mesure provisoire ». Avant de conclure : « L’Éducation nationale est bien consciente de la situation et c’est donc l’attribution d’autres moyens qui sont actuellement à l’étude pour qu’au final, le volet médico-social et vie scolaire des établissements ne soit pas du tout impacté. »

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 juin 2026)

La grève reconduite à Médipôle et Saint-Pierre (L’Indep)

Le mouvement de grève des cliniques Médipôle Saint-Roch et Saint-Pierre se poursuit et fusionne. Hier, après plus de quatre jours d’actions, les syndicats de chaque établissement se sont retrouvés à la clinique Saint-Pierre pour unir leurs forces. « Après notre assemblée générale et un deuxième rendez-vous avec la direction, sans accord trouve, nous sommes allés soutenir nos collègues de Saint-Pierre. On essaye de créer une action commune puisque nous avons les mêmes dirigeants. Demain matin (ce mercredi), c’est eux qui viendront à Cabestany », confie Anne-Laure Affani, déléguée syndicale CGT de Médipôle, au cœur du mouvement avec le syndicat CFDT, représenté par Hélène Masse.

Les urgences restent ouvertes

Les personnels soignants, qui revendiquent de meilleures conditions de travail mais surtout une reconnaissance financière, se dirigeront en cortège vers l’ARS ce mercredi, puis jusqu’à la polyclinique Méditerranée de Perpignan, aussi groupe Elsan, en fin de matinée. « Il faut créer une dynamique pour marquer le coup », poursuit la déléguée syndicale. Elle précise par ailleurs que le PDG du groupe Elsan, Sébastien Proto, devait venir les rencontrer ce mercredi, « mais sa venue a été annulée ». Dans les services de la clinique, seul le premier étage reste ouvert. Les services de chirurgie et de médecine ont été regroupés et accueillent 36 patients au total. Les urgences restent ouvertes.

À la clinique Saint-Pierre, les revendications écrites ont été déposées au directeur Julien Coulomb ce mardi a 11 h. Les déléguées syndicales, Charlotte Bailly (CGT), Aurélie Stéfani (CGT) et Florie Bejat (CFTC), ont ensuite été reçues à 17 h 30.

« Aprés nos propositions, le directeur n’est pas contre une prime pérenne, mais pas de 1 500 € comme demandé, il n’est pas contre non plus une prime ‘one shot’ de 800 €. Il refuse cependant la prise en charge des jours de grève », confient-elles. L’augmentation salariale de 10 % progressive sur quatre ans a été refusée. Le directeur se serait engagé à étudier la qualité de vie au travail, tout comme un avenant sur l’accord d’intéressement avec un seuil déclencheur plus bas. « Mais pour lui, la seule condition est que le service de chimiothérapie arrête la grève et reprenne. Ce que refusent les salariés car ils considèrent cela comme du chantage », ajoutent les déléguées syndicales. La grève est donc reconduite. Et un nouveau rendez-vous calé aujourd’hui à 14 h.

L. Morales (L’Indépendant, le 29 avril 2026)

Sans accord trouvé, la grève continue à Saint-Pierre et Médipôle (L’Indep)

Hier, le mouvement de grève a été reconduit dans les cliniques Médipôle Saint-Roch à Cabestany et Saint-Pierre à Perpignan. Le personnel dénonce ses conditions de travail et une absence de primes. Les délégués syndicaux ont été reçus par les directeurs des établissements.

Depuis ce vendredi 24 avril, les personnels soignants des cliniques Médipôle Saint-Roch à Cabestany et Saint-Pierre à Perpignan sont en grève. Ils dénoncent leurs conditions de travail, mais surtout l’absence de prime (intéressement et participation) du groupe Elsan, dont toutes les deux font partie.

Pour rappel, les salariés de la clinique Médipôle Saint-Roch pointent l’absence de prime de participation pour cette année 2026, malgré une activité qui progresse (+ 2,3 M € entre 2023 et 2024). Et des moyens humains qui ne suivent pas. « Nous avions aussi une prime d’intéressement de 1 500 € nets pour un temps plein, soit l’équivalent d’un 13e mois. Et la, ils veulent réduire », confie Anne-Laure Affani, déléguée syndicale CGT de Médipôle. Ainsi, les personnels revendiquent une transformation de l’intéressement en 13e mois ou en prime, une subrogation des salaires en cas d’arrêt maladie, une amélioration des conditions de travail et une compensation de la perte de participation 2026.

Infirmiers, aides-soignants, secrétaires, ASH, pharmaciens, cuisiniers, brancardiers. La mobilisation est grande face à la situation. « On est là pour maintenir nos droits, nos acquis, qu’on soit reconnues », témoignent Marie-Jo, Nathalie, Marie-Carmen et Dominique du service de dialyse. « On veut bien soigner les patients, mais il y a beaucoup de contraintes et de moins en moins de personnels. On aimerait être plus entendus. Nous sommes une chaîne et nous travaillons tous ensemble », confient-elles. Les déléguées syndicales, Anne-Laure Affani (CGT) et Hélène Massé (CFDT), rappellent « qu’après trois réunions de NAO (négociation annuelle obligatoire), il n’y a pas eu de réponse ». Ce qu’elles attendaient ce lundi à 12 h après avoir été reçues par le directeur Valéry Folcher. « Une proposition a été faite de sa part, celle de remettre la prime d’intéressement, mais les salariés ont voté contre à l’unanimité. Le but, c’est d’obtenir quelque chose de pérenne, pas d’être dans l’incertitude tous les trois ans, à chaque échéance de négociation, avec la possibilité de se retrouver sans. C’est trop aléatoire », rapportent les déléguées syndicales. Le mouvement est donc reconduit pour la journée de ce mardi 28 avril. « On a besoin de moyens et de reconnaissance. On le fait aussi pour la prise en charge des patients. Sì la direction n’est pas là demain, on sait continuer à faire tourner la boutique, mais sans nous, tout s’arrête », concluent-elles.

Les syndicats à nouveau reçus par la direction aujourd’hui a 11 h

À la clinique Saint-Pierre aussi, ce lundi matin, les personnels soignants étaient vent debout pour exprimer leurs revendications. « Ce n’est pas un abandon de poste. Si nous sommes mobilises, c’est pour nos conditions de travail et une absence de prime d’intéressement et de participation. C’est la première année que nous n’avons rien. L’année dernière, on avait réussi à négocier environ 300 € pour l’intéressement », expliquent les déléguées syndicales, Charlotte Bailly (CGT),

Aurélie Stéfani (CGT) et Florie Bejat (CFTC), « C’est vraiment la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ». Les personnels demandent une enveloppe pour remédier à l’absence de primes et un engagement sur une augmentation salariale et les conditions de travail. Reçus par le directeur Julien Coulomb en début de soirée, il a été décidé de reconduire la grève aussi à Saint-Pierre. « Il nous a propose de n’ouvrir les négociations que si on arrête la grève. Mais le personnel refuse de reprendre le travail. Il nous recevra à nouveau demain à 11 h et souhaite qu’on lui apporte nos revendications par écrit », expliquent les déléguées syndicales.

Laura Morales (L’Indépendant, le 28 avril 2026)

Deux cliniques encore en grève (L’Indep)

Hier, les salariés en grève des cliniques Saint-Pierre à Perpignan et Médipôle à Cabestany ont décidé de reconduire le mouvement social initié la veille. « Une grève reconduite jusqu’à lundi midi », indiquaient les syndicats. Si une assemblée générale des salariés grévistes était programmée ce lundi à 11 h, la grève est maintenue jusqu’à la mi-journée, ce même jour, heure à laquelle la direction de la clinique a prévu de rencontrer les représentants du personnel.

« On a lu les déclarations du directeur de la clinique qui se dit ouvert au dialogue », indiquait à L’Indépendant Anne-Laure Affani, de la CGT Médipôle. « Maintenant, après les paroles, on attend les actes et que tout ça ne soit pas de la com’ ».

Depuis ce vendredi, les salariés de la clinique Médipôle Saint-Roch, rejoints par ceux de la clinique Saint-Pierre dans la soirée, ont déclenché un mouvement de grève à l’initiative de la CGT et de la CFDT, pour dénoncer « des conditions de travail qui se dégradent depuis des années ». Les salariés grévistes dénoncent aussi une remise en cause d’une éventuelle « prime de participation pour 2026 ».

La direction de la clinique, par la voix du directeur de Médi-pôle, Valéry Folcher, se disait surprise du mouvement mais aussi ouverte au dialogue.

« Les négociations annuelles obligatoires (NAO) sont en cours, je devais revoir les syndicats le 6 mai pour faire le point et avancer. Nous prenons le temps d’étudier le sujet. J’ai donc été quelque peu étonné de ce débrayage ce (vendredi) matin. »

St. S. (L’Indépendant, le 26 avril 2026)

Cabestany. Grève à Médipôle : la clinique en service minimum tout le week-end (L’Indep)

La clinique Médipôle Saint-Roch, à Cabestany, connait un mouvement de grève depuis ce vendredi au petit matin. Les syndicalistes évoquent un conflit avec la direction dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. La clinique tourne depuis au ralenti. Une situation qui devrait durer tout le week-end.

Les salariés de la clinique Médipôle Saint-Roch, dans les Pyrénées-Orientales « sont à bout ». Ce vendredi, à l’initiative de la CGT et de la CFDT, une partie des soignants de cette clinique privée de Cabestany a décidé de se mettre en grève.

Le mouvement a débuté des les premières minutes du service de jour, à 5 heures du matin. Anne-Laure Affani, délégué syndical CGT à la clinique Médipôle Saint-Roch, dresse la situation : « Les conditions de travail se dégradent depuis des années. Mais cela s’est intensifié depuis deux ans. En un an, nous avons changé trois fois de directeur. Le dernier en date fait tout pour optimiser le travail. Nous ne critiquons pas tout, certaines décisions peuvent aller dans le bon sens Mais, globalement, nous devons travailler plus, sans plus de moyens. Et, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est que nous venons d’apprendre que nous n’aurons pas de prime de participation cette année ».

La participation est un dispositif d’épargne salariale qui permet de distribuer une partie des bénéfices de l’entreprise aux salariés. Toujours selon la déléguée syndicale, le contrat d’intéressement devrait être renégocié. « Ils veulent le revoir à la baisse, estime Laure Affani. Pour résumer, on nous demande de travailler plus, avec moins de personnels et on nous revoit les primes à la baisse ».

Un rendez-vous avec la direction ce lundi

Dans la matinée de ce vendredi, « 250 salariés grévistes » se sont retrouvés devant la clinique pour manifester leur mécontentement. À la mi journée, les syndicalistes assuraient que plusieurs services de l’établissement de santé privé seraient impactés par le mouvement.

« Nous devions être reçus par la direction à 15 h ce vendredi mais le rendez-vous a été reporté à lundi midi », indique la syndicaliste. D’ici là, une nouvelle assemblée générale est prévue ce samedi à 10 heures à Médipôle Saint-Roch. Mais les salariés prévoient déjà de reconduire la grève tout le week-end et, plus large-ment, jusqu’à l’entretien avec la direction.

Selon les informations de L’Indépendant, une assemblée générale serait également prévue en début de soirée de ce vendredi à la clinique Saint-Pierre.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 25 avril 2026)

Journée justice morte à Perpignan (L’Indep)

Les avocats français se mobilisent contre la réforme de la procédure de « jugement des crimes reconnus », plus communément nommée « plaider coupable ». Une manière d’éviter les engorgements des tribunaux en gagnant un temps précieux, mais qui heurte la déontologie des avocats.

Les différents barreaux nationaux avaient, en signe de protestation, programmé une journée de grève ce 13 mars.

À Perpignan, le bâtonnier François Pech de Laclause est intervenu au début de l’audience des comparutions immédiates en demandant un renvoi sur tous les dossiers, mais en comprenant qu’au cas par cas « mes confrères prendront leur décision en concertation avec leur client ».

« Ce qui nous heurte, indique le bâtonnier, est cette manière de transposer les CRPC, les comparutions en reconnaissance préalable de culpabilité, en matière criminelle. Certes, les victimes auront le droit de rejeter le principe, mais nous aurions alors des procès sans débat. Or, quiconque a vécu des circonstances dramatiques a besoin de s’exprimer, d’être entendu ».

« La justice est un droit régalien, un secteur essentiel qui ne peut souffrir de voir se créer une justice parallèle », concluait le bâtonnier.

Guy Bosschaerts (L’Indépendant, le 14 avril 2026)