8 mai 2026 : Se souvenir et agir pour la paix et pour un monde meilleur

Le 8 mai 2026 marquera le 81e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe et la défaite du nazisme.

Ce conflit, l’un des plus meurtriers de l’histoire de l’humanité, a coûté la vie à plus de 60 millions de personnes. À la souffrance directe des combats se sont ajoutées celles, des irradiations générées par les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, des famines, des déportations, et de l’effondrement des systèmes de santé.

Nous n’oublions pas non plus que le 8 mai 1945 fut, en Algérie, le jour des massacres coloniaux de Sétif, Guelma et Kherrata. Ce souvenir nous rappelle que la paix véritable ne peut exister sans vérité, sans justice et sans reconnaissance des violences passées.

C’est dans ce contexte tragique que l’appel « Plus jamais la guerre » a trouvé sa pleine signification. Cet appel demeure d’une brûlante actualité car aujourd’hui encore, la paix est loin d’être acquise. Des conflits sanglants déchirent le monde : en Ukraine, en Palestine, en Iran, au Liban, au Soudan, en République Démocratique du Congo, et dans bien d’autres endroits. En même temps, certaines grandes puissances mettent tout en œuvre pour le retour de la loi du plus fort avec la remise en cause de l’Organisation des Nations Unies et le piétinement du droit international.

Mais le combat pour la paix ne se limite pas aux zones de guerre. En Europe, en Amérique et ailleurs, nous assistons à une résurgence inquiétante des idéologies fascistes, racistes, xénophobes. Ces idéologies menacent la démocratie, les droits fondamentaux, le vivre-ensemble.

Face à cette situation, le Mouvement de la Paix en appelle au devoir de mémoire qui implique également un devoir de vigilance et de résistance, car se souvenir, c’est aussi refuser le retour de ces idéologies mortifères et rappeler que la paix tout comme les droits sociaux n’est pas un acquis mais bel et bien un conquis de « Nous les peuples ».

Dans le même temps le droit international (et en particulier la Charte des Nations Unies) est bafoué. Les massacres, les crimes contre l’humanité, les crimes génocidaires se succèdent.

À tout moment le monde peut basculer dans une extension mondiale de la guerre incluant la possible utilisation des armes nucléaires.

Cependant l’aspiration des peuples à vivre ensemble en paix dans la solidarité, la justice et la fraternité est immense. Des luttes et des résistances se font entendre un peu partout dans le monde.

Le Mouvement de la Paix appelle aujourd’hui à une « insurrection des consciences » pour créer en France et partout dans le monde une dynamique unitaire pour la paix, la justice, le respect du droit international et de tous les droits humains.

Face aux défis immenses auxquels l’humanité entière est confrontée, il n’y a pas d’autre voie que celle de la paix et de la justice.

En ce 8 mai 2026, le Mouvement de la paix réitère son appel à toutes les forces sociales, humanistes, féministes, écologistes, syndicales, pacifistes, ainsi qu’aux défenseurs des droits humains, à s’unir dans la diversité pour agir ensemble.

L’espoir existe, il réside dans la capacité des sociétés civiles à s’unir pour défendre la paix, la justice sociale et la protection de la planète. En construisant cette union à tous les niveaux, local, national, européen et mondial nous pouvons isoler ceux qui veulent la guerre et rappeler aux gouvernements leur devoir fondamental : protéger la vie et la paix, fonder une économie de paix et construire une culture de la paix et de la non-violence.

Un monde meilleur est possible ! Construisons-le, ensemble, en faisant vivre et revivre l’esprit de résistance et les énergies, en particulier des jeunesses du monde qui peuvent une fois encore conduire « Nous les peuples » à avancer dans la construction d’un monde meilleur où il fera bon vivre ensemble.

Le Mouvement de la Paix le 8 mai 2026

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 7 mai 2026)

Allez-vous garantir un audiovisuel public fort, capable de résister aux puissances d’argent et à l’extrême droite ?
Question d’actualité au Gouvernement
La désolante commission d’enquête sur l’audiovisuel public est devenue une tribune pour l’extrême droite.
Pendant ce temps, la concentration des médias se poursuit. Des milliardaires contrôlent chaînes, radios, journaux. CNews, Europe 1, C8 multiplient les dérives xénophobes, et le RN (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume

« On ne protège pas la République en affaiblissant les libertés publiques »
Proposition de loi visant à lutter contre l’entrisme islamiste en France
Sous couvert de défendre la République, ce texte en altère profondément le socle. Il s’appuie sur un rapport rédigé par l’ancien ministre de l’intérieur revenu sur nos bancs, dont les ambitions présidentielles ne sont plus un mystère.
Selon l’ancien rapporteur général de l’Observatoire de la (…)
—> Lire l’intervention de Ian Brosat

« Vous jouez à la pignata sur notre état de droit ! »
Lutter contre l’entrisme islamiste en France
Personne, dans cet hémicycle, je l’espère, ne conteste la nécessité de combattre fermement ceux qui voudraient remettre en cause les fondements de la République, dont les islamistes. Mais là n’est pas la question.
On ne cherche pas avec ce texte la justesse juridique ou la protection de la (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Pérennisation de l’encadrement des loyers
Le Gouvernement doit agir !
Lors des questions d’actualité au Gouvernement aujourd’hui au Sénat, le ministre du logement n’a pas répondu sur la nécessité de pérenniser l’encadrement des loyers.
Le dispositif de protection des locataires arrive à échéance en novembre 2026, date de fin de l’expérimentation. Le ministre (…)
—> Lire l’intervention

Inondations : les communes ne peuvent plus payer seules
Prévention et la gestion des inondations
Le temps long du parcours législatif de cette proposition de loi est inversement proportionnel à la nécessité d’agir vite et de manière globale sur la prévention et la gestion des inondations.
Nous comprenons la volonté du rapporteur d’aboutir à un vote conforme, car l’urgence est là. Les (…)
—> Lire l’intervention de Jean-Pierre Corbisez

Contre le narcobanditisme, protéger les citoyens engagés
Protection des personnes ciblées par les réseaux de criminalité organisée
Nous examinons aujourd’hui un texte dont je regrette profondément qu’il ait été rejeté par la commission des lois.
Nous aurions collectivement gagné à travailler à son amélioration plutôt qu’à son rejet pur et simple. Car derrière ce texte, il y a une réalité que personne ici ne peut (…)
—> Lire l’intervention de Jérémy Bacchi

« Nous nous opposons à toute défense qui alimente les profiteurs de guerre et une logique d’escalade »
Débat sur les enjeux stratégiques de l’actualisation de la loi de programmation militaire
L’actualisation de la LPM n’est pas un simple ajustement budgétaire. Dans un pays où le déficit public atteint 5,1 % du PIB – imputable aux choix fiscaux en faveur des plus fortunés et des grandes entreprises – , vous avez justifié l’austérité et la dégradation de nos services publics par la (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume

La cabanisation ne se règle pas à coups de bulldozer
Lutte contre la cabanisation
Articuler le droit de l’urbanisme et le droit de l’environnement avec le droit au logement et à la propriété privée est une question délicate à laquelle cette proposition de loi ne répond pas, faute de distinguer les différentes formes de cabanisation et de définir leurs facteurs explicatifs : (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Musées, État, République : la fin du déni sur les restitutions
Projet de loi relatif à la restitution de biens culturels
Avec le vote de ce jour, nous mettons un terme provisoire à une longue séquence commencée au Sénat en 2001 par une proposition de loi déposée par notre collègue Nicolas About. De nombreux textes ont suivi, à l’initiative ou sous le contrôle de Catherine Morin-Desailly dont le nom restera attaché (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Ouzoulias

Les autres interventions

Les courriers officiels :
La pénurie critique en matière de gynécologues médicaux doit prendre fin
Santé et protection sociale – Lettre à la ministre de la Santé – par Marianne Margaté – 5 mai 2026

L’actu de la CGT (n° du 7 mai 2026)

[ Guide ] Salaires : négocier pour gagner dans l’entreprise
—> Télécharger le guide

Les dessous de la fiche de paie
On la reçoit tous les mois et bien souvent on regarde seulement le net, alors que chaque ligne a une signification.
Quelle différence entre classification et qualification ? Est-ce que les primes comptent dans le calcul de la retraite ? Votre fiche de paie n’aura plus de secrets pour vous !
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Actualités

Lettre de Sophie Binet adressée au Premier ministre
Lettre solennelle de Sophie Binet, Secrétaire Générale de la CGT, adressée au Premier ministre.
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Les 88 propositions de la CGT pour des JOP Alpes 2030 exemplaires
La CGT a élaboré une feuille de route revendicative pour que les Jeux olympiques et paralympiques (JOP) d’hiver 2030 ne soient pas une simple vitrine internationale, ni un événement éphémère, déconnecté des réalités sociales et environnementales; mais au contraire, une opportunité de progrès pour les travailleur·ses, les territoires de montagne et l’ensemble de la société.
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[Livret] Changement climatique et travail : des leviers pour agir
Le dérèglement climatique, les canicules à répétition, la raréfaction de l’eau, les inondations, la pollution de l’air, la disparition des espèces… tout cela n’a rien d’une « fatalité naturelle ».
—> Télécharger le livret

Hausse du carburant : nous refusons de payer pour travailler
La pétition est à l’initiative de Manuela CABOT SALAR, syndiquée à la CGT et aide à domicile qui n’arrive plus à s’en sortir avec la hausse des prix des carburants.
—> Signez et partagez la pétition
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Justice prud’homale : le timbre fiscal de 50 euros pour saisir les prud’hommes, une atteinte au droit d’accès à la justice
—> Signer la pétition

Communiqués de presse

Rapport Alloncle : l’extrême droite s’attaque au service public audiovisuel
Ce mardi 5 mai a été rendu le rapport de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public porté par le député d’extrême droite Alloncle. La CGT dénonce un rapport piloté par V. Bolloré et l’extrême droite, en vue d’une attaque sans précédent contre le service public audiovisuel.
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Cahier revendicatif pour l’égalité réelle et la justice sociale dans les pays ultramarins
La CGT, la CGT Martinique, la CGT Réunion et la CGT Mayotte affirment la nécessité d’un cahier revendicatif national commun, structuré autour de 6 axes transversaux, applicables à tous les DROM-COM.
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Guide de la formation professionnelle
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40ème Congrès du PCF. La brochure complète du Congrès

Sommaire

L’édito de Fabien Roussel
Le mode d’emplois du Congrès

Le projet de base commune adopté par le Conseil national du 29 mars 2026
Le résumé
Un communisme de conquêtes

Textes alternatif au projet de base commune du Conseil national
Pour battre l’extrême droite et ouvrir l’espoir
Communistes à l’offensive
Le résumé
Les signataires

Textes alternatif au projet de base commune du Conseil national
Stratégie Communiste
La lutte des classes comme boussole, le socialisme comme programme
Le résumé
Les signataires

Textes alternatif au projet de base commune du Conseil national
Résister et construire, une nouvelle page du communisme
Le résumé
Les signataires

Bulletin de vote

L’édito du Travailleur Catalan par René Granmont. Garde à vous ! Une deusse, une deusse…

Avec le retour du service militaire, on avait bien senti qu’Emmanuel Macron se rêvait en général cinq étoiles. D’autant plus que le chef d’état-major des armées avait déclaré qu’il fallait « accepter de perdre des enfants ». Et dernièrement la ministre des Armées, Catherine Vautrin, l’avait martialement confirmé : « nous devons aller plus vite et frapper plus fort ». Au début de la semaine, à l’Assemblée nationale, les discussions autour de l’actualisation de la loi de programmation militaire ont été révélatrices de la volonté présidentielle d’habituer notre pays à l’idée que la guerre, avec son cortège de morts et de réduction de la démocratie, était inéluctable. Et qu’en conséquence nous devions accepter d’y aller… la fleur au fusil.

Qu’on en juge. Une rallonge de 36 milliards d’euros va s’ajouter aux 413 milliards prévus pour les armées d’ici 2030. Soit 449 milliards, alors qu’on nous serine nuit et jours que nous devons faire des économies sur les services publics, sur la santé, sur l’école, sur le logement, sur l’écologie… Tout cela au nom de l’urgence stratégique, une pseudo urgence qui installe une économie de guerre sans guerre déclarée.

Et bien sûr, qui dit état de guerre dit dispositif juridique adapté à cet état de guerre latent. D’où la volonté gouvernementale de créer un dispositif d’« état d’alerte de sécurité nationale », un régime déclenché en cas de « menace grave et actuelle » –notons le flou artistique qui entoure cette menace– permettant par simple décret d’accroître la possibilité de réquisitions dans l’industrie de l’armement comme sur l’ensemble de la chaîne logistique civile et sanitaire, en autorisant « des dérogations temporaires à des normes de niveau réglementaire ». En un mot, un régime d’exception…, cette exception qui, chez les macronistes, devient très vite une règle.

En fait, il s’agit, en la militarisant à outrance, de transformer la société : d’un côté, un peuple dont on exige cohésion et total sens du sacrifice, de l’autre des riches toujours plus riches dont on refuse de toucher au portefeuille et que l’on va encore plus enrichir avec les profits de guerre.

Si le monde est instable et si la France doit pouvoir se défendre, doit-on pour autant se résigner à accepter une loi de programmation militaire qui entérine un énorme transfert de richesses doublé d’une mise en pièce de la liberté ? Doit-on accepter cette terrifiante perspective qui tombera dans les mains de ceux qui, demain, nous gouvernerons ?

Emmanuel Maurel. « Une volonté de détruire l’audiovisuel public » (La Marseillaise)

L’Assemblée nationale publie ce mardi matin le rapport du député ciottiste Charles Alloncle rédigé à l’issue des six mois d’une commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public décriée. Le document de 400 pages a été adopté la semaine dernière de justesse, par 12 voix contre dix, et huit abstentions. Il contient les 80 recommandations de l’élu d’extrême droite qui relayent les obsessions de son clan d’une cure d’austérité de France Télévisions, la soumission des journalistes à une prétendue « neutralité ». Démanteler pour mieux privatiser, résume le député GRS Emmanuel Maurel.
Emmanuel Maurel, membre fondateur de la Gauche républicaine et socialiste (GRS) et député, estime que la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public est une « occasion manquée ». Entretien.

La Marseillaise : Le rapport sur l’audiovisuel public de Charles Alloncle est rendu public ce lundi. Vous étiez contre sa publication ?

Emmanuel Maurel : J’étais surtout opposé au rapport sur le fond. C’est un rapport assez médiocre, avec beaucoup d’approximations, d’insinuations et des préconisations que je conteste absolument. Le fait qu’il soit publié, il n’y a pas de problème à ce niveau-là, de toute façon les auditions menées étaient publiques. Je ne suis pas un censeur dans l’âme. C’est le fond que je conteste.

La Marseillaise : Sur les 80 préconisations du député ciottiste laquelle vous alerte particulièrement ?

Emmanuel Maurel : Mon désaccord principal, c’est la volonté du rapporteur d’économiser 1 milliard d’euros sur le budget de l’audiovisuel public notamment par une série de fusions ou de suppressions qui aboutissent à ce résultat. C’est clairement une volonté d’affaiblir, de démanteler, voire de détruire l’audiovisuel public. Je suis en désaccord total avec ça. C’est un rapport qui n’a pas beaucoup de hauteur de vue parce que l’audiovisuel public participe largement à la création audiovisuelle et cinématographique en France. C’est un secteur qui, en réalité, est bénéfique économiquement pour le pays.

La Marseillaise : Jordan Bardella a annoncé que s’il arrivait au pouvoir, il privatiserait l’audiovisuel public. Si ce n’est pas écrit dans le rapport, c’est l’objectif à terme de l’extrême droite ?

Emmanuel Maurel : Je crois surtout que Charles Alloncle a mis en place une entreprise de dénigrement de l’audiovisuel public, en inventant des histoires, en montant en épingle des faits qui sont complètement dérisoires pour préparer le terrain. Et ce, dans le but de mettre en place ce que veut Bardella et sûrement ses amis, y compris économiques. Il est évident que le groupe Bolloré a eu une influence dans cette affaire. L’idée à terme est de démanteler et de vendre l’audiovisuel public à la découpe, c’est ce qu’ont démontré ces six mois d’auditions. Des questions légitimes se posent sur l’audiovisuel public, ce qui est normal après tout. Ces vrais enjeux qui sont de savoir comment on adapte la télévision au tout numérique, comment on fait face à l’intelligence artificielle, comment l’audiovisuel public se défend face à l’hégémonie des Gafam, des plateformes américaines, ont été passés sous silence au profit de ragots.

La Marseillaise : Que contient la contribution que vous avez apportée à ce document ?

Emmanuel Maurel : Dans la première partie de ma contribution, j’expose les intentions de Charles Alloncle qui voulait démontrer que l’audiovisuel public n’était pas impartial, n’était pas neutre. En réalité, sa démonstration est très faible voire inexistante. Il y a des pages et des pages de ragots qui n’aboutissent à pas grand-chose. La deuxième partie est une démonstration assez rigoureuse sur pourquoi couper un milliard d’euros dans l’audiovisuel public, c’est une folie aussi bien en matière d’exception culturelle que de conséquences économiques et industrielles. Puis, la troisième partie contient un certain nombre de préconisations qui posent notamment la question importante du recours croissant à l’externalisation, c’est-à-dire faire appel à des sociétés privées pour réaliser des émissions de débat. Il y a aussi quelques mesures pour essayer de faire en sorte que France Télévisions, notamment, soit à la hauteur des enjeux du numérique.

La Marseillaise : L’association AC !! Anticorruption a déposé samedi plainte contre X pour prise illégale d’intérêts et trafic d’influence, visant Charles Alloncle et la direction de Lagardère News.

Emmanuel Maurel : Il est évident que M. Alloncle a un agenda politique qui coïncide avec celui du groupe Bolloré. Ça, tout le monde le sait, il suffisait de regarder les auditions pour s’en rendre compte. C’était, d’une certaine façon, transparent. On verra ce que donnera cette plainte.

La Marseillaise : Cette commission d’enquête parlementaire instaure un précédent ?

Emmanuel Maurel : C’était une tonalité très inquisitoriale et en même temps une stratégie de victimisation permanence. M. Alloncle, après avoir posé des questions très agressives, se plaint d’être malmené, critiqué. C’est pour ça que j’avais eu cette formule qui ne lui avait pas plu, en lui disant : « Vous commencez en Torquemada et vous finissez systématiquement en Calimero. » Je suis surtout déçu. Le rapport n’est vraiment pas bon. C’est vraiment une occasion manquée. On verra ce que ça donnera après sa publication mais ça en dit long sur les intentions de l’extrême droite.

Entretien réalisé par Laureen Piddiu (La Marseillaise, le 05/05/2026)