Courrier du mouvement de la paix aux député•es. Le 1er juillet, ne votez pas l’actualisation de la loi de programmation militaire

Madame la Députée,
Monsieur le Député,

Le 1er juillet 2026, vous serez appelé·e à vous prononcer sur le projet de loi actualisant la loi de programmation militaire.

Le Mouvement de la Paix vous appelle solennellement à ne pas voter ce texte. Une loi de programmation militaire engage la Nation pour plusieurs années, pour des montants considérables et pour des choix stratégiques majeurs. Elle ne peut être adoptée dans la précipitation, à l’issue d’une commission mixte paritaire restreinte, sans véritable débat public et démocratique.

Nous vous demandons donc de refuser toute adoption qui empêcherait une rediscussion complète du texte. Le Parlement doit pouvoir examiner sérieusement les conséquences budgétaires, sociales, diplomatiques, démocratiques et internationales d’une telle loi.

Les chiffres montrent l’ampleur du basculement engagé. La loi de programmation militaire 2014-2019 représentait 190 milliards d’euros. La loi 2019-2025 atteignait 295 milliards d’euros. Le projet actuel, initialement annoncé à 400 milliards d’euros, serait porté à 436 milliards d’euros après les 36 milliards supplémentaires demandés par le ministère des Armées. Le Sénat a par ailleurs évoqué une rallonge supplémentaire de 14 milliards d’euros, qui porterait l’effort total à 450 milliards d’euros si elle était retenue.

Cette augmentation colossale traduit un choix politique majeur : celui d’une économie de guerre, qui prépare d’abord la guerre, les guerres à venir,sans évoquer les moyens nécessaires pour construire la paix, la diplomatie, la coopération internationale et une sécurité humaine commune.

À cela s’ajoutent les propositions du président de la République visant à accroître le rôle des armes nucléaires françaises et à ouvrir la voie à une européanisation de la dissuasion nucléaire. De telles orientations posent de graves questions au regard des engagements internationaux de la France, notamment la Charte des Nations unies et le Traité de non-prolifération nucléaire et ne particulier de son article 6.

Cette actualisation comporte aussi d’autres mesures préoccupantes. Après l’échec du SNU, elle prévoit la mise en place d’un service national pour les jeunes et dégage des moyens pour cela. Dans le même temps, alors que l’Éducation nationale, la santé, la jeunesse, la recherche, la transition écologique et les services publics manquent cruellement de moyens, la majorité présidentielle propose à la jeunesse l’horizon d’une économie de guerre et d’une militarisation croissante des esprits.

Cette orientation se retrouve également dans le projet de loi Blanchet, qui vise à imposer dans l’enseignement secondaire, de la sixième à la terminale, des cours hebdomadaires de défense nationale, à raison de 35 heures par an et par classe, assurés par des militaires. Le Mouvement de la Paix est conscient que le monde actuel comporte des dangers majeurs et des défis existentiels pour la paix, voire pour la survie de l’humanité. Mais la réponse à ces dangers ne peut pas être la fuite en avant militaire, la préparation permanente à la guerre, ni l’idée que la jeunesse devrait être préparée au sacrifice.

Ce que nous réclamons, c’est une autre orientation : une loi de programmation pour la paix, pour la sécurité humaine, pour la diplomatie, pour la coopération internationale, pour la culture de la paix et pour le respect du droit international.

La Charte des Nations unies prévoit, dans son article 26, que les États doivent favoriser le maintien de la paix et de la sécurité internationales en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde. Elle affirme également que les différends doivent être réglés par des moyens pacifiques. Or, ces dernières années, les moyens diplomatiques de la France ont été affaiblis, tandis que les dépenses militaires connaissent une hausse massive.

Nous demandons que des moyens soient engagés pour la diplomatie, la prévention des conflits, la coopération internationale, l’éducation à la paix, les échanges entre universités, la santé, la jeunesse, les personnes âgées, la lutte contre le dérèglement climatique et la réalisation des objectifs de développement durable adoptés par l’Assemblée générale des Nations unies.

Nous ne nions pas la nécessité de moyens de défense pour assurer la sécurité de la France et de l’Europe, notamment dans le cadre d’une sécurité commune fondée sur le droit international et pouvant s’inscrire dans le cadre de l’OSCE. Mais nous refusons que la sécurité soit réduite à l’accumulation d’armements, à la dissuasion nucléaire, à l’économie de guerre et à la militarisation de la société.

C’est pourquoi le Mouvement de la Paix vous demande :
de voter contre le projet de loi actualisant la loi de programmation militaire ;d’exiger une nouvelle lecture permettant un véritable débat démocratique à l’assemblée et dans le pays avec les citoyennes et citoyens ;de demander la réorientation d’une partie des crédits militaires supplémentaires vers les besoins sociaux, éducatifs, sanitaires, écologiques et diplomatiques ; d’ouvrir le débat sur une loi de programmation pour la paix, la sécurité humaine, la coopération internationale et la culture de la paix.

Le Mouvement de la Paix appelle notamment à débloquer immédiatement 3 milliards d’euros pour la santé, l’éducation et le climat, prélevés sur les crédits supplémentaires prévus pour la loi de programmation militaire.

Madame la Députée, Monsieur le Député,

Au moment où les tensions internationales sont graves, la responsabilité du Parlement n’est pas de valider dans l’urgence une fuite en avant militarisée. Elle est d’ouvrir un débat national sur les choix de sécurité, de paix, de justice sociale et d’avenir que notre pays doit porter.

Pour son avenir, l’humanité n’a d’autre chemin que la paix.

Nous vous demandons donc de ne pas voter ce projet de loi le 1er juillet.

Veuillez recevoir, Madame la Députée, Monsieur le Député, l’expression de notre considération républicaine.

Pour Le Mouvement de la Paix
Roland Nivet porte parole National

L’édito du webzine. La fraîcheur volée

L’été s’installe comme une menace. On nous dit que c’est le destin, que le climat se dérègle, que c’est la fatalité. Mais la fatalité, c’est une invention de ceux qui ne veulent rien changer.

Depuis cinquante ans, les scientifiques hurlent dans le désert : chaque gramme de CO₂ rejeté est une braise de plus sur le brasier. L’Arctique fond, l’Europe étouffe, et demain sera pire. Pourtant, dans les salons feutrés, on discute encore de croissance, de profits, de forages à relancer. On nous propose des brumisateurs comme on jette des miettes aux pigeons.

Les chiffres, eux, ne mentent pas. Cinq cents mille morts par an dans le monde, cinq mille en France en 2022. Des vies fauchées par la canicule, et toujours les mêmes qui trinquent : les vieux, les pauvres, celles et ceux que le système a déjà écrasés une première fois. Les corps souffrent, les esprits se brisent, les logements deviennent des étuves. Les hôpitaux craquent, les forêts brûlent, les rivières ne sont plus que des cicatrices dans la terre. Les abeilles tombent, les vaches suffoquent, les trains déraillent, les centrales s’arrêtent. Tout se dérègle, tout se fissure. Et dans leurs bureaux climatisés, les bien-pensants nous parlent d’adaptation, comme si l’on pouvait négocier avec la fin du monde.

Pourtant, il y a ceux qui refusent de baisser les bras. À New York, à Londres, à Delhi, à Montréal, une même exigence monte, têtue, nécessaire : le droit à la fraîcheur. Pas comme une aumône, pas comme un privilège, mais comme un dû, au même titre que l’eau, le pain ou la dignité. Car de quoi parle-t-on, au fond ? De notre capacité à vivre sur cette Terre sans y laisser notre peau. Et ce droit, il ne viendra pas tout seul. Il faudra le conquérir.

Le Plan climat Empreinte 2050 du PCF : une nécessité

C’est là que le Plan climat Empreinte 2050 du PCF prend tout son sens. Parce que ce plan, ce n’est pas seulement une liste de mesures, c’est une vision. Une vision où la transition écologique n’est pas une punition, mais une libération. Où l’on ne se contente pas de réduire les émissions chez nous, mais où l’on s’attaque à notre empreinte carbone globale, y compris celle, invisible, de nos importations. Où l’on comprend enfin que le climat et la justice sociale sont les deux faces d’une même pièce.

Imaginez : des villes où l’on respire, où les transports en commun sont gratuits, où les logements sont isolés, où les rues sont des forêts et non des fournaises. Imaginez une économie qui ne tourne plus pour une poignée de milliardaires, mais pour le bien-être de toutes et tous. Où l’on travaille moins, où l’on travaille mieux, où l’on mange sain sans se ruiner. Où les usines ne crachent plus leur venin, où les champs ne sont plus des déserts chimiques, où l’eau n’est pas une marchandise mais un bien commun. Imaginez une France qui, au lieu de donner des leçons au monde, tend la main aux pays du Sud pour construire ensemble une sortie de crise. Ce n’est pas un rêve. C’est Empreinte 2050.

Ce plan, c’est la preuve que l’on peut faire autre chose que subir. Qu’on peut bâtir plutôt que de gérer. Qu’on peut exiger une sécurité sociale écologique, comme on a exigé la Sécu après la guerre. Qu’on peut mettre fin à l’austérité qui étouffe les budgets verts, qu’on peut taxer les superprofits des pollueurs pour financer la transition, qu’on peut arrêter de bétonner les terres agricoles et de détruire les jardins partagés. Qu’on peut, enfin, prendre le pouvoir sur notre destin.

Parce que le droit à la fraîcheur, c’est bien plus qu’un thermomètre qui baisse. C’est le droit de ne plus être les otages d’un système qui nous étouffe. C’est le droit de vivre, tout simplement. Et ce droit, on ne nous le donnera pas. Il faudra le prendre. Avec Empreinte 2050, le PCF nous montre le chemin. À nous de le parcourir.

Dominique Gerbault

Courrier de Yamina Saheb, autrice du 6e rapport du GIEC au président de la République

Cher Emmanuel Macron,

Je vous écris de notre cave, seul lieu encore habitable dans notre immeuble parisien.

Je relis votre appel à « la prudence, à prendre soin des personnes âgées, des plus vulnérables comme des enfants et à suivre l’ensemble des recommandations du gouvernement ».

J’en reste abasourdie. Je ne comprends pas qu’un président de la République puisse, une fois de plus, faire peser sur les frêles épaules des citoyens la responsabilité de les protéger, qui est la vôtre. Et je vous imagine sirotant un apéro (loin d’être mérité) dans une pièce climatisée de l’Élysée ou d’un autre palais de la République.

Alors j’ai décidé de vous écrire. Cette lettre, vous ne la lirez probablement jamais. Qu’importe : seule l’écriture apaise un peu ma colère.

Vous nous demandez « la prudence ». Mais la prudence de qui, Monsieur le Président ? Celle des citoyens qui n’ont jamais voté pour quatre degrés de réchauffement, ou celle d’un État qui, année après année, choisit de ne pas agir sur la cause ? On ne se met pas « à l’abri » d’un climat que l’on continue de dérégler. On ne « boit pas de l’eau » pour réparer des décennies d’inaction climatique.

Cette canicule n’est pas une fatalité météorologique. Elle est la conséquence directe et mesurée de votre décision de nous enfermer dans le capital fossile. Nous l’avions écrit, noir sur blanc, dans les rapports du GIEC (IPCC). Vous le saviez. Nous le savions tous. Ce qui nous accable aujourd’hui n’est pas une surprise : c’est un rendez-vous que vous, avec d’autres responsables politiques, avez choisi de ne pas honorer.

Et que proposez-vous face à cela ? De nous adapter à une France devenue fournaise, comme si l’on pouvait s’adapter sans fin à un monde que vous vous obstinez à rendre invivable.

Je vous écris enfin parce que je ne sais pas comment expliquer à un enfant de six ans que les adultes savaient, et qu’ils ont préféré l’apéro à l’action.

Je ne sais pas pour vous ; moi, je refuse de léguer à mon fils un pays où le seul refuge est le sous-sol, et comme seule consigne, la débrouille.

Nous finirons bien par remonter de notre cave. Mais je n’oublierai pas qui m’y a laissée : votre inaction climatique, cher Emmanuel Macron, celle qui vole à nos enfants le droit de vieillir sur Terre.

Yamina Saheb

Valérie Masson-Delmotte : « Nous ne sommes pas tous égaux » (L’Indep)

Après les propos polémiques de Yann Barthès, lancés sur le plateau de « Quotidien », la climatologue et la communauté scientifique s’alarment.

« Tout le monde a chaud (…) on est tous logés à la même enseigne. » Les propos de Yann Barthès, lancés sur le plateau de Quotidien sur TMC, ont agacé la communauté scientifique.

Parmi les voix qui s’élèvent, celle de Valérie Masson-Delmotte, climatologue et ancienne coprésidente du groupe numéro un du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du chimat (Giec).

Comprenez-vous cette controverse liée aux propos de Yann Barthès ?

J’ai été très choquée par ces propos, j’ai vraiment été très choquée par cette blague. Je connais des personnes qui ont des chambres d’étudiants sous les toits. Et, en ce moment, elles ne peuvent tout simplement pas dormir. Cette blague, qui a pour objectif de créer quelque chose de rassembleur, provoque complètement l’inverse. Elle reflète surtout la vulnérabilité et les inégalités d’exposition à la chaleur.

La canicule reflète donc les inégalités croissantes face à la chaleur ?

Bien sûr, nous ne sommes pas égaux face à la chaleur. Et ça, on le sait depuis longtemps, depuis la canicule d’août 2003. Après cet épisode, on a constaté que la chaleur avait un impact sur les personnes âgées, elle provoque une surmortalité. Les enfants, les femmes enceintes, les personnes qui souffrent de maladies chroniques sont également plus vulnérables. Sans oublier les personnes qui vivent dans des bouilloires thermiques, des logements où la température peut être plus élevée que la température extérieure. Il faut tenir compte de ces vulnérabilités, tenir compte de ces inégalités d’exposition et ainsi protéger les personnes les plus faibles.

Face à ces inégalités, comment évaluez-vous les réponses apportées par les pouvoirs publics ?

Que puis-je dire ? (Silence) Il y a eu des progrès depuis 2003. En termes de gestion de crise, il y a des choses qui se sont nettement améliorées. Quelques exemples : les seuils de canicule, le fait de veiller sur nos aînés, l’accès aux espaces verts, etc. Mais on peut aller encore plus loin, avec un grand plan fraicheur. Ce qui me choque le plus, c’est la communication du gouvernement. Les politiques ne peuvent pas dire qu’ils sont surpris que l’on atteigne une telle intensité de chaleur au mois de juin. Ça, je ne peux pas l’accepter. Depuis les années 2000, le Giec alerte sur le lien entre énergies fossiles et réchauffement climatique. On ne peut pas être plus clair.

Recueilli par Arthus Maes (L’Indépendant, le 27 juin 2026)

L’actu de la CGT (n° du 26 juin 2026)

Canicule : vos droits
Quelles règles s’appliquent aujourd’hui et quelles revendications pour protéger le monde du travail face au dérèglement climatique ?
—> Accéder au dossier

[FAQ] : On répond à vos questions
Retrouvez ici les réponses à vos questions.
—> Lire plus

Travailler sans se mettre en danger
La chaleur est un risque professionnel qui impose des mesures de prévention et une adaptation de l’organisation du travail.
—> Télécharger le tract

Quels sont les droits au travail ?
Quelles règles s’appliquent aujourd’hui et quelles revendications pour protéger le monde du travail face au dérèglement climatique ?
—> Lire plus

Interview de Sophie Binet à RTL
« Face à ces épisodes de canicule qui vont se multiplier, il faut enfin protéger les travailleuses et les travailleurs en fixant une température maximale, avec l’obligation de mettre en place des mesures d’adaptation par l’employeur, négociées avec les syndicats.
Et lorsque travailler devient impossible, il faut étendre le dispositif d’arrêt pour intempéries à tous les secteurs, sans perte de rémunération. »
—> Voir l’extrait de l’interview de Sophie Binet

Canicule : à l’hôpital, « on est en train de faire crever les gens »
Chambres à plus de 35 °C, urgences saturées, interventions reportées, personnels épuisés… Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre, la Fédération CGT de la Santé et de l’Action sociale alerte sur une situation devenue critique dans de nombreux établissements de santé. À travers les remontées du terrain, c’est tout un système hospitalier insuffisamment préparé aux fortes chaleurs qui est mis en cause.
—> Lire la suite

Actualités

Fonction publique : appel à la grève le 29 septembre
Celles et ceux qui gouvernent, dans l’illégitimité la plus totale, ne cessent de détruire les services publics, la fonction publique, les agent·es publics. Dans les trois versants de la fonction publique, la CGT appelle à la grève et la manifestation.
—> Lire la suite

Lutter intégralement contre les violences sexistes et sexuelles au travail maintenant !
Les pouvoirs publics doivent agir. Participez aux rassemblements et manifestations organisés sur tout le territoire, en particulier les lundis, et soyons nombreux·ses le samedi 4 juillet pour une grande marche citoyenne contre les violences sexuelles à Paris et partout en France !
—> Lire la suite

Communiqués de presse

Face à l’inflation, ouvrir les négociations pour augmenter les salaires
Le 1er juin dernier, le Smic a automatiquement augmenté suite à l’actualisation du taux d’inflation à 2,4%. Immédiatement, près de 80 % des branches professionnelles avaient au moins un minima sous le seuil du Smic. Dans les branches comme dans les entreprises, la CGT appelle à la réouverture des négociations pour augmenter les salaires. Dans la fonction publique, l’Etat doit montrer l’exemple et annoncer, enfin, le dégel du point d’indice.
—> Lire le communiqué

Canicule au travail : travailler sous 40°C ne doit jamais devenir la norme
Alors qu’une nouvelle vague de chaleur frappe le pays, la CGT alerte sur l’extrême gravité de la situation pour des millions de travailleuses et de travailleurs.
—> Lire le communiqué

Bandeau 54e congrès
—> Accéder au dossier

« La Terre » #24 – Nouvelle formule

Sommaire

Dans ce numéro, retrouvez les chroniques de Bénédicte Bonzi, Pierre-Louis Basse, Léa Lugassy et Olivier Morin.

Dossier : Cadmium. La bombe sanitaire

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié une expertise accablante sur l’imprégnation de la population française par ce métal lourd cancérogène. Ce rapport confirme ce que de nombreux scientifiques et lanceurs d’alerte dénoncent depuis des années : la France est confrontée à une contamination massive, diffuse et durable de ses sols, de son alimentation et, in fine, de ses habitants.

« Il faut enfin une véritable politique de prévention ». Entretien avec Pierre Souvet, Médecin cardiologue, président de l’Association Santé Environnement France(ASEF).

« De telles pollutions ne sont pas de simples problèmes techniques ». Entretien avec Anne Sénéquier, Médecin pédopsychiatre, chercheuse à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

Comment limiter les risques

  • Les recommandations de l’ASEF pour varier son alimentation afin de réduire les risque de contamination au cadmium.
  • Une loi anti-cadmium
  • Nous publions de larges extraits de la proposition de loi transpartisane « visant à réduire les risques sanitaires liés aux contaminations au cadmium dans l’alimentation ».

Dans l’actualité

« Une loi d’urgence agricole qui évacue les vraies urgences », par Julien Brugerolles, député du Puy-de-Dôme (GDR).

Poulets des champs, poulets des villes. Les petites barquettes de riz et de poulet, à bas prix, concentrent maints enjeux de classe. Ce phénomène n’appelle pas la division mais pousse à la compréhension d’un système à partir des solidarités d’intérêts des citoyens des villes et des campagnes. Lire la tribune de Patrick Le Hyaric.

Reportage

Ces éleveurs qui choisissent le pâturage pour nourrir leur vache.
Des logements étudiants à la ferme.
L’association Campus vert propose des hébergements chez les agriculteurs pour les étudiants, les stagiaires, ou encore les alternants.

Découverte

La biodiversité en infographies. Découvrez quelques planches de La biodiversité en infographies. Une invitation à découvrir l’ouvrage remarquable de Tatiana Giraud.

La Terre vous donne rendez-vous à la Fête de l’Humanité, les 11, 12 et 13 septembre. Base 217 – Le Plessis-Pâté – Brétigny-sur-Orge.

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 25 juin 2026)

Canicule : des moyens, pas des leçons !
Question d’actualité au Gouvernement
Monsieur le Premier ministre, dans cette vague de chaleurs exceptionnelles, les maires sont une nouvelle fois en première ligne, souvent seuls, face à la décision de fermer ou non l’école.
Qui admettre prioritairement lorsqu’une seule classe est tempérée ? Comment organiser un accueil minimum (…)
—> Lire l’intervention Céline Brulin

« Il faut rendre aux élus locaux les moyens d’agir »
Simplification des normes applicables aux collectivités territoriales
Convenons-en, avec l’expression « trop de normes », « simplification » sera le mot de la décennie dans les discours publics.
Ce texte s’inscrit dans la logique du Premier ministre et de son choc de simplification. Madame la ministre, ce projet de loi est issu d’un choix idéologique. Depuis (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

Pas de quitus pour l’austérité
Résultats de la gestion et portant approbation des comptes de l’année 2025
Une loi d’approbation des comptes ne crée pas de droits, mais donne quitus à une politique, à une méthode et à une certaine idée du pays. Nous la refusons.
D’abord, parce que ces comptes sont la négation du rôle du Parlement, donc de notre démocratie. Ensuite, parce qu’ils reposent sur un (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Barros

Des budgets sans consentement
Résultats de la gestion et portant approbation des comptes de l’année 2025
Approuver des comptes, est-ce approuver une politique ?
M. David Amiel, ministre. – Non…
M. Pascal Savoldelli. – Un peu quand même, monsieur le ministre. Surtout quand c’est le dernier texte de ce type avant les élections présidentielle et législatives. Approuver des comptes, c’est (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

« La sécurité sociale d’Ambroise Croizat n’est pas condamnée au déclin ! »
Approbation des comptes de la sécurité sociale de l’année 2025
Seule la réduction d’une dépense jugée insoutenable pourrait sauver le système ? Ce n’est pas notre analyse. Pour nous, le déficit est d’abord un déficit de recettes, le produit de choix politiques réversibles.
L’assiette de financement est réduite chaque année de 89,4 milliards d’euros (…)
—> Lire l’intervention de Cathie Pourceau-Poly