L’édito du Travailleur Catalan par René Granmont. 14 juillet pour la liberté et la paix

Si, cette année, il fallait s’inscrire à l’avance et montrer patte blanche pour assister au traditionnel défilé du 14 juillet, il n’est pas inutile de rappeler qu’il y a 237 ans, le peuple de Paris n’avait pas demandé l’autorisation des puissants pour prendre la Bastille et inaugurer ainsi un bouleversement historique qui changera la face du monde.

De même n’est-il pas vain d’évoquer la gigantesque manifestation populaire organisée à l’occasion du 14 juillet 1936 par les forces du Front populaire. Des centaines de milliers de participants défilaient joyeusement pour « le pain, la paix, la liberté » et pour soutenir l’union réalisée qui avait permis de gagner de considérables avancées sociales.

À l’appel du Parti communiste, de la CGT et de mouvements de gauche, avec une interruption sous Vichy et l’occupation nazie, pour célébrer « les valeurs de la République », cette tradition des défilés populaires le 14 juillet se poursuivra jusqu’en 1953. Le 14 juillet 1953, la police française tirera intentionnellement et sans sommation sur le défilé, causant sept morts, dont six militants nationalistes algériens(*). C’est ce massacre qui servira de prétexte pour interdire ultérieurement les défilés populaires commémorant la prise de la Bastille…

Mais cette année, pour son ultime défilé militaire en tant que chef des armées, Emmanuel Macron a vu grand. Ce fut l’occasion de procéder à une démonstration de force d’une ampleur inédite depuis son arrivée au pouvoir : 6 800 soldats à pied, des blindés, des véhicules de combat, des avions de chasse, des drones, des camions lance-missiles, des hélicoptères… Ne manquaient sur les Champs-Élysées que le porte-avions Charles-de-Gaulle et des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins.

À l’occasion, le président s’est surpassé dans la contradiction en appelant à défendre « la paix », « au prix du sang s’il le faut ». Il a ainsi marqué sa volonté d’opter pour l’intimidation de l’adversaire, désigné ou non. Et, partant, d’abandonner toute solution diplomatique… On peut actuellement mesurer, que ce soit en Ukraine ou au Moyen-Orient, combien ce choix exclusif de la force ne règle en rien les problèmes.

Ainsi les dix années de présidence Macron s’achèvent sous le signe d’une inquiétante course à la guerre et à l’armement. Des centaines de milliards dépensés pour détruire et tuer, qui seraient si utiles pour l’école, l’hôpital, le logement ou la lutte contre les incendies et le réchauffement climatique. En un mot pour la vie et la paix.

L’histoire jugera ceux qui ont choisi la force et en ont fait étalage ce 14 juillet. Mais il est frappant de constater, plus d’un siècle après, à quel point les mots cités par Jean Jaurès restent d’actualité : « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ».

(*) Lire Les Balles du 14 Juillet 1953 de Daniel Kupferstein (Éditions du Croquant)

40eme Congrès du PCF. Intervention de Nicolas Marchand, président de l’amicale des vétérans et de la mémoire militante

Mes cher.es camarades, le salut que je vous adresse, au nom de l’Amicale des vétérans, se veut empreint de lucidité, de conviction et de confiance.

Lucidité sur les dangers et les obstacles que l’humanité, notre peuple, notre parti ont à affronter, mais aussi sur les contradictions. Car voir les contradictions, c’est voir nos points d’appui pour agir et pour une perspective.

Bien des éléments de la situation attisent des peurs, qui poussent à baisser la tête et se résigner, ou rendent l’obscurantisme des extrême-droites attractif ; mais ils ouvrent aussi des portes à des prises de conscience des méfaits du capital et de son système, des intérêts communs d’une vaste classe et des peuples à s’unir pour le combattre, résister et agir pour le dépasser.

La lucidité, c’est de saisir le besoin des idées communistes, l’enjeu de la bataille des idées pour nourrir les luttes et construire une nouvelle conscience de classe. Avoir attaché à cette question, aux questions de classe une importance essentielle est une avancée importante. Notre parti a besoin de tels repères.

Ce n’est pas inné, la conscience de classe. Cela demande des expériences de lutte et un travail politique. C’est toute l’actualité et l’enjeu du besoin d’un parti communiste, positionné sur des bases de classe, concepteur et porteur des idées révolutionnaires d’aujourd’hui.

Lucidité aussi sur nous-mêmes, sur nos forces et nos faiblesses, sur le chemin accompli, depuis le tournant du 38eme congrès, et tout ce qui reste à faire, avec la conscience qu’il nous faut absolument construire –je ne dis pas reconstruire, je trouve que les mots en « re » ont le défaut de renvoyer vers le passé, alors qu’il s’agit de faire du neuf dans une situation très nouvelle- construire, donc, un parti beaucoup plus fort.

Je crois comprendre que c’est un point majeur de la feuille de route décidée par ce Congrès. Et de fait, si ce n’est pas un préalable dont il faudrait attendre la réalisation, c’est une clé décisive pour l’avenir.

J’ai dit aussi conviction. Pas croyance, conviction, fondée sur la raison, la connaissance, la volonté de comprendre derrière les apparences, avec les idées marxistes vivantes, pour agir et transformer le monde, la société.

Conviction que le capitalisme n’est pas la fin de l’histoire et que la suite de l’histoire, celle du dépassement de ce système inhumain, en crise, celle du socialisme et du communisme, s’écrit au présent, sans frontières, en France, en Europe et dans le monde, dans nos luttes sociales et politiques.

Conviction, fondatrice de notre parti, qui en fait l’utilité et en définit l’originalité, que c’est un combat révolutionnaire. N’ayons pas peur du mot ! Faisons-le vivre avec un contenu attractif, de façon rassembleuse, pour avancer vers des jours heureux, vers une société et un monde heureux.

Cela a à voir avec la bataille dans laquelle nous allons nous engager pour la présidentielle et les idées qu’elle doit nous permettre de porter.

Une bataille difficile, car l’élection présidentielle est depuis l’origine, l’élection la plus difficile pour le parti communiste.

Mais la situation impose de ne pas nous absenter une fois encore, on en a assez cher payé les conséquences, et surtout, il y a besoin de nos idées pour travailler à faire bouger les choses. De les porter avec tout leur réalisme et toute leur radicalité. D’y faire vivre l’originalité de l’apport communiste, indispensable à une perspective de gauche nouvelle, unitaire et transformatrice. Car face à l’extrême-droite, à qui nous allons tout faire pour barrer la route, pour une mobilisation majoritaire et de gauche, il y a besoin bien sur d’une bataille culturelle, mais surtout d’une perspective solide, qui ne mène pas à nouveau à des déceptions qui ont couté cher et frayé la voie à la montée de l’extrême-droite.

J’insiste sur les idées, la bataille pour nos idées. L’action c’est nécessaire, mais pour qu’elle agisse sur les consciences, elle doit être porteuse d’idées. Nos affiches, nos tracts, nos messages sur les réseaux sociaux, nos paroles doivent avoir l’ambition d’imprimer nos idées.

Elle est toujours valable l’idée de Marx selon laquelle une idée dont les masses s’emparent peut devenir une force matérielle. Pensons-y, toujours.

C’est dire le défi de la formation. J’ai envie de vous dire, de dire aux jeunes camarades de ce congrès du parti, à celles et ceux dont l’adhésion est récente, mais ça vaut pour nous toutes et tous : oui il y a à apprendre, oui il y a besoin de se former, bien au-delà des formations scolaires et universitaires, oui il faut être exigeant là-dessus vis-à – vis de soi même et du parti. Apprenez, lisez, apprenons, lisons, et puisque dans le parti il y a aussi, notamment avec les vétérantes et les vétérans, de l’expérience et des connaissances accumulées, profitez-en, utilisez-les, exploitez-les, prenons, avec le parti, avec la JC, des initiatives qui fassent vivre la transmission et l’échange.

Et comme l’amicale des vétérans, qui est très active et utile dans un certain nombre de fédérations, n’est pas structurée partout, je propose, pour terminer, aux dirigeantes et dirigeants des fédérations concernées d’en faire un objectif sur la réalisation duquel avec les camarades de la direction de l’amicale nous sommes disponibles pour vous aider.

Merci de votre attention.

Bonne fin de Congrès.

Vive notre parti.

L’édito du webzine. Marine Le Pen, la candidate délinquante

La cheffe de file du Rassemblement national vient d’être condamnée par la cour d’appel de Paris à trois ans de prison dont deux avec sursis et un an ferme sous bracelet électronique. Elle a annoncé se pourvoir en cassation, et donc, mener campagne pour l’élection présidentielle de 2027.

« Mains propres et tête haute » : tel était l’un des slogans phares du Front national lors des législatives de 1993, celui du père fondateur du parti d’extrême droite français, Jean-Marie Le Pen. Trente-six ans plus tard, sa fille, Marine Le Pen, malgré sa condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national, entend se présenter devant les français. La députée a été condamnée à trois ans de prison dont deux avec sursis et un an ferme sous bracelet électronique. Sa peine d’inéligibilité de 45 mois dont 30 avec sursis, a déjà été exécutée.

Elle va se pourvoir en cassation pour « suspendre les effets » de cette décision et ainsi « faire campagne sans bracelet électronique ». C’était la condition qu’elle s’était elle-même fixée pour mener cette quatrième campagne pour l’Élysée.

Mais le parti, fondé par des Waffen SS et des néonazis, n’est pas à une contradiction près. Le 5 avril 2013, interviewée sur le plateau de Public Sénat, sa championne réclamait « l’inéligibilité à vie » pour les élus condamnés pour « détournement de fonds publics ».

La cour de cassation devrait statuer début 2027. Si la haute juridiction confirme l’arrêt de la cour d’appel, celui-ci s’appliquerait immédiatement. Quelques semaines seulement avant le premier tour.

Une délinquante en col blanc

Pour la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Le Pen est une « privilégiée » qui a « bénéficié d’une grande mansuétude » de la part de la justice, tempête Marine Tondelier. « Elle est une délinquante, voilà la seule conclusion qu’on peut tirer de cette décision de justice », tacle le chef des députés socialistes Boris Vallaud. « Après, c’est à elle de poser la question de savoir si quand on est une délinquante, on se présente aux électeurs ». « Une telle condamnation, quel que soit l’aménagement de la peine, ne peut permettre de se présenter devant les Français. Il n’y a rien d’autre à dire », tranche le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel.

La présidente de la cour d’appel de Paris répète que « les faits sont graves ». L’avocat du Parlement européen confirme : « ils ont volé l’argent du contribuable et ça a été confirmé pour la deuxième fois ». Le préjudice est estimé à quelque 2,9 millions d’euros.

Madame Le Pen a volé l’argent public. Elle n’a pas honte de se présenter pour le gérer. C’est cela la moralité de l’extrême droite.

Dominique Gerbault

Culture : grave menace sur les institutions culturelles du territoire

Des maires et adjoints à la Culture de toute la France interpellent le président de la République

Alors que notre pays est confronté à un mur budgétaire historique, chacun mesure la nécessité de contribuer à l’effort collectif de redressement des finances publiques.

Les collectivités territoriales comme les institutions culturelles qu’elles soutiennent en partenariat avec l’État n’ont jamais ignoré cette exigence. Depuis de nombreuses années, elles ont fait preuve d’esprit de grande responsabilité en assumant leur part des ajustements budgétaires tout en maintenant des services publics essentiels au quotidien de nos concitoyens, comme celui de la culture, et en poursuivant sans relâche leur mission de démocratisation culturelle au service de tous les publics.

C’est dans ce contexte que nous avons appris avec effroi l’annonce d’une réduction sans précédent des subventions de l’État destinées à 28 institutions culturelles majeures engagées sur nos territoires. Un tel arbitrage, brutal et sans concertation préalable, s’ajouterait à une première coupe effectuée sur les budgets culturels de l’État dans les Régions en avril. S’il était confirmé dans les semaines qui viennent, ses conséquences seraient immédiates et désastreuses.

Celle et ceux qui prennent ces décisions à un stade aussi tardif de l’année ont-ils vraiment mesuré leurs conséquences sur la pérennité de ces institutions, alors même que les programmations artistiques sont actées, les contrats signés et les dépenses largement engagées et incompressibles ?

De telles coupes massives conduiraient à constater de très graves déficits à la fin de l’année 2026 et à compromettre dès 2027 l’avenir de ces institutions. En effet, déjà fragilisées par plusieurs années de tensions inflationnistes et budgétaires, elles seraient confrontées à des arbitrages impossibles : annulation de spectacles, abandon de projets, réduction de l’offre culturelle, suppressions d’emplois ou, dans les situations les plus critiques, remise en cause de leur activité même.

Celles et ceux qui prennent ces décisions radicales ont-ils mesuré que les contributions demandées constituent une entreprise de démolition alors qu’elles n’auront en réalité aucun effet sensible sur la réduction du déficit de l’État ?

C’est un prix totalement disproportionné que l’on ferait payer à la culture en raison de la dérive des finances de l’État. La conduite des finances publiques ne peut reposer sur des décisions imposées, sans prévisibilité pour les établissements, et au mépris des engagements déjà contractés et de la confiance qui doit présider aux relations entre l’État et ses partenaires.

Monsieur le Président de la République, ne laissez pas s’accomplir cette atteinte aux fondations de la décentralisation culturelle engagée par André Malraux. N’hypothéquez pas l’avenir des équipes artistiques et techniques qui œuvrent sur les territoires. Ne donnez pas quitus à ce qui constituerait un reniement du pacte culturel républicain avec les territoires et avec tous ses publics.

Monsieur le Président de la République, sachez que nous sommes prêts, comme nous l’avons toujours fait, à participer à la réflexion collective sur les moyens de concilier responsabilité budgétaire et ambition culturelle. Mais un tel projet suppose de la visibilité pluriannuelle et le respect des engagements pris. Il ne peut se faire brutalement dans le mépris de la parole donnée.

Monsieur le Président de la République, la France a toujours puisé une part de sa force dans sa création, dans ses artistes et dans ses institutions culturelles. En faisant de l’opéra, du théâtre, de la danse, de la musique des variables d’ajustement du déficit public, vous oubliez que l’art et la culture sont un levier majeur de démocratisation culturelle, qu’ils réduisent les fractures sociales et territoriales, élèvent le niveau de connaissance et d’émancipation de nos concitoyens, créent de l’emploi et renforcent l’attractivité et l’influence de nos territoires.

Préserver cet héritage et réfléchir à son avenir est une responsabilité que nous nous devons de partager collectivement.

  • Raphaël Adam – Maire de la Ville de Nanterre
  • Rozenn Andro – Adjointe à la culture Ville de Rennes, Présidente du conseil de surveillance du Théâtre National de Bretagne
  • Nathalie Appéré – Maire de la Ville de Rennes, Présidente de Rennes Métropole
  • Bally Bagayoko – Maire de la Ville de Saint-Denis Pierrefitte
  • Xavier Bertrand – Président de la région Hauts-de-France
  • Nathalie Bois-Huyghe – Adjointe au Maire de la Ville de Bordeaux chargée de la culture et des mémoires
  • Sofia Boutrih – Adjointe au Maire de la Ville de Saint-Denis Pierrefitte en charge de la culture, de l’événementiel et des grands rendez-vous populaires
  • Laurent Cathala – Maire de la Ville de Créteil et Président de Grand Paris Sud Est Avenir
  • Claire Chazal – Vice-présidente de l’Opéra de Lyon
  • Thomas Cazenave – Maire de la Ville de Bordeaux
  • Mickael Delafosse – Maire de la Ville de Montpellier, Président de Montpellier Méditerranée Métropole
  • Arnaud Deslandes – Maire de la Ville de Lille
  • Pauline Diaz – Adjointe au Maire de la Ville de Villeurbanne déléguée à la culture et aux droits culturels
  • Agnès Dolhem – Adjointe à la culture de la Ville d’Hérouville-Saint-Clair
  • Grégory Doucet – Maire de la Ville de Lyon
  • Anne Fahmy – Présidente de l’Opéra National de Bordeaux, Adjointe au maire de la Ville de Bordeaux chargée de l’éducation, de l’enfance et des politiques alimentaires
  • Emmanuel Grégoire – Maire de la Ville de Paris
  • Sylvie Hubac – Présidente de l’Opéra de Lyon
  • Sylvie Jacq – Vice-Présidente du conseil départemental du Calvados en charge de la culture
  • Pierre Jakubowicz – Adjoint à la culture, au patrimoine et aux arts de la Ville de Strasbourg, Président de l’Opéra national du Rhin, Président de l’Orchestre philharmonique de Strasbourg
  • Régis Juanico – Maire de la Ville de Saint-Étienne, Président de Saint-Étienne Métropole
  • Sofienne Karroumi – Maire de la Ville d’Aubervilliers, Vice-Président de Plaine Commune
  • Guillaume Lissy – Président de Grenoble Alpes Métropole
  • Bertrand Masson – Président de l’Opéra national de Nancy – Lorraine et adjoint à la culture de la Ville de Nancy
  • Alexis Monge – Adjoint à la vie culturelle et aux arts Ville de Grenoble
  • Hervé Morin – Président de l’Opéra Orchestre Normandie Rouen et de la Région Normandie
  • Jean-Luc Moudenc – Maire de la Ville de Toulouse et Président de Toulouse Métropole
  • Patrick Nicolle – Adjoint à la culture de la Ville de Caen
  • Aristide Olivier – Maire de la Ville de Caen
  • Benoît Payan – Maire de la Ville de Marseille
  • Florence Portelli – Présidente de l’Orchestre national d’Île-de-France, Présidente déléguée de la Région Île-de-France en charge de la culture, du patrimoine, de la création et de la francophonie
  • Philomène Récamier – Adjointe à la Culture de la Ville de Lyon
  • Cécile Renault – Présidente de la MC93 Maison de la culture de Seine-Saint-Denis
  • Agnès Robin – Adjointe à la Culture de la Ville de Montpellier, administratrice de l’OONMO
  • Arnaud Robinet – Maire de la Ville de Reims
  • Sylvie Robert – Sénatrice d’Ille-et-Vilaine, Membre du Conseil de surveillance du Théâtre National de Bretagne
  • Johanna Rolland – Maire de la Ville de Nantes, Présidente de Nantes Métropole
  • Laurence Ruffin – Maire de la Ville de Grenoble
  • Florian Sitbon – Adjoint au Maire de la Ville de Paris chargé de la culture
  • Catherine Trautmann – Maire de la Ville de Strasbourg, Présidente de l’Eurométropole de Strasbourg, ancienne ministre de la Culture
  • Rodolphe Thomas – Maire de la Ville d’Hérouville-Saint-Clair, Vice-président de la Région Normandie
  • Stéphane Troussel – Président du Département de la Seine-Saint-Denis
  • Laetitia Valentin – Adjointe chargée des arts et cultures, Ville de Saint-Étienne
  • Cédric Van Styvendael – Maire de la Ville de Villeurbanne
  • Nicole Yardeni – Adjointe à la Culture, Ville de Toulouse, Présidente de l’Établissement public du Capitole – Opéra national et Orchestre national

L’actu de la CGT (n° du 10 juillet 2026)

Êtes-vous suffisamment protégé·e au travail lors des fortes chaleurs ?
Avec les fortes chaleurs, les risques pour la santé au travail augmentent.
La CGT met à disposition un calculateur permettant d’évaluer votre exposition au risque en cas de fortes chaleurs et de mieux connaître vos droits en matière de prévention et de protection en période de canicule.
—> Faites le test

Canicule : comment travaillez-vous pendant les fortes chaleurs ?
Comment les fortes chaleurs impactent-elles vos conditions de travail ? La CGT lance une enquête pour recueillir les témoignages des salarié·es et porter leurs revendications en matière de santé et de sécurité au travail.
—> Répondre à l’enquête

Actualités

Canicule et travail : toutes les ressources de la CGT
Les épisodes de fortes chaleurs ne sont plus exceptionnels. Ils transforment durablement les conditions de travail et font émerger de nouveaux risques pour la santé des salarié·es. Pour y faire face, la CGT met à votre disposition un dossier complet : droits, analyses, témoignages, outils syndicaux, FAQ et propositions pour agir dans les entreprises et construire des réponses durables.
—> Accéder au dossier

Feux de forêt : agir avant qu’il ne soit trop tard
Les feux de forêt ne sont plus des événements exceptionnels ni limités à quelques territoires. Avec le dérèglement climatique, les incendies sont plus précoces, plus fréquents et plus intenses. Face à cette nouvelle réalité, la prévention, les moyens de lutte et la protection des populations doivent devenir une priorité des politiques publiques.
—> Lire la suite

Les propositions de la CGT pour protéger les salarié·es
La CGT présente un plan d’ensemble avec des mesures concrètes pour mieux protéger les salarié·es : nouvelles obligations pour les employeurs, renforcement des droits des travailleurs, adaptation des lieux de travail et action contre le dérèglement climatique.
—> Voir les propositions

Des flyers et des affichettes pour faire connaitre l’enquête canicule
Pour faire connaître l’enquête nationale de la CGT sur les conditions de travail pendant les fortes chaleurs, retrouvez une série de flyers et d’affichettes à télécharger, imprimer et partager largement dans les entreprises et les services.
—> Télécharger les visuels

Travailleuses et travailleurs des métiers saisonniers
Toute l’année, la CGT se tient à disposition des travailleuses et travailleurs à travers son réseau d’unions départementales et locales. L’intérêt d’une telle implantation c’est de pouvoir par la proximité être efficaces et présent·es pour répondre aux besoins et sollicitations du monde du travail (accueil, syndicalisation, informations juridiques, réseaux de défenseur·ses syndicaux·les et conseiller·es du ou de la salarié·e).
—> Accéder au dossier

Communiqué de presse

Nomination de François-Noël Buffet au poste de Défenseur des droits : un très mauvais signal pour les droits et les libertés
La CGT exprime sa plus vive inquiétude après l’annonce de la proposition de nomination de François-Noël Buffet à la tête du Défenseur des droits.
—> Lire le communiqué

Comité d’alerte des comptes publics : en pleine crise caniculaire, le gouvernement sabre de nouveaux dans les dépenses sociales
Le comité d’alerte des comptes publics a été convoqué pour la deuxième fois cette année par le gouvernement, à l’occasion d’une grande messe budgétaire de trois heures.
—> Lire le communiqué

Liberté syndicale : les procédures-bâillon doivent cesser
Le 6 juillet 2026 s’est tenue l’audience opposant Gérard Ré, membre du Bureau confédéral de la CGT, à l’entreprise SEPUR.
—> Lire le communiqué

[Prolongation] Commandez votre tasse ou verre Duralex gravé à l’effigie du congrès jusqu’au 10 juillet à minuit
Livraison offerte à celles et ceux qui choisiront de se faire livrer à la confédération.
—> Commandez avant minuit

Bandeau 54e congrès
—> Accéder au dossier

Défilé du 14 juillet 2026. Déclaration du Mouvement de la Paix

À l’occasion du défilé du 14 juillet 2026, le président de la République française devrait inviter en France le président de la Suisse et/ou le président en exercice de l’OSCE, Ignazio Cassis, pour marquer son soutien à la proposition de la Suisse, pays neutre, d’engager un processus diplomatique avec l’OSCE et tous les États européens pour une solution politique au conflit entre la Russie et l’Ukraine.

La France doit mettre tout son poids en faveur d’une solution diplomatique à ce conflit. C’est la seule solution pour stopper l’aggravation de cette guerre qui d’un moment à l’autre peut s’étendre au niveau européen voir mondial avec un risque non négligeable d’aboutir à l’utilisation d’armes nucléaires.

Obtenir un cessez-le-feu, travailler à une solution diplomatique et avancer dans la construction d’une sécurité commune en Europe, voilà les priorités auxquelles devraient s’attacher le Président de la République, le gouvernement et les parlementaires.

Dans ce contexte, le Mouvement de la paix est attentif à toutes les initiatives proposant de construire des issues diplomatiques à cette guerre et estime que la France doit soutenir les propositions portées par la Suisse, État qui depuis le 1er janvier 2026 assure la présidence de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe).

Or, la Suisse qui, en tant que pays assurant la présidence de l’OSCE a déclaré le 24 février 2026 que « L’OSCE a été conçue comme un lieu de dialogue entre adversaires — non comme un club d’États partageant les mêmes vues. En temps de guerre plus encore, ce dialogue doit rester réel. Il ne peut se réduire à deux monologues parallèles. Telle est l’ambition de la présidence suisse : défendre les principes d’Helsinki et préserver cette plateforme unique de dialogue inclusif. Face au retour des logiques de puissance, nous ne devons pas marginaliser notre organisation ; nous devons la rendre opérationnelle et utile, en y apportant les réformes et le courage nécessaires. La paix exige anticipation et détermination. Il nous appartient, collectivement, de faire de l’OSCE un instrument crédible au service de la paix et de la sécurité en Europe. »

Le ministre des affaires étrangères de Suisse, Ignazio Cassis qui assure actuellement la présidence de l’OSCE, affiche des priorités clairement basées sur les principes d’Helsinki, à savoir la paix durable basée sur la diplomatie multilatérale inclusive, les droits humains et la coopération, le dialogue entre tous les États d’Europe y compris la Russie.

Il propose de relancer l’OSCE comme cadre de sécurité commune de dialogue, de prévention des conflits, de transparence militaire et de contrôle des armements conventionnels. C’est intéressant parce que l’OSCE est précisément l’organisation née de l’Acte final d’Helsinki de 1975, avec l’idée qu’il ne peut y avoir de sécurité durable en Europe sans dialogue, respect des frontières, respect de la souveraineté des États, non-recours à la force, coopération et sécurité commune.

Sans nier le droit de l’Ukraine de se défendre, au lieu de renforcer le caractère militaire du défilé du 14 juillet 2026 invitant des soldats ukrainiens à défiler sur les Champs Elysées, ce qui laisse penser que la France pousse pour une issue militaire, il aurait été plus judicieux que le président de la République française invite à la tribune officielle ou pour une réunion de travail à Paris à l’occasion du 14 juillet le président de la Suisse et/ou Ignazio Cassis qui assure actuellement la présidence de l’OSCE.

Le Mouvement de la paix estime que la France doit agir dans ce sens non seulement au sein de l’OSCE mais aussi en tant que membre du conseil de sécurité des Nations Unies. Elle doit mettre tous ses moyens diplomatiques au service de la construction d’une issue diplomatique.

Monsieur le Président de la République, il n’est jamais trop tard pour bien faire, pour inviter à Paris le Président de la République de Suisse et le président en exercice de l’OSCE et agir pour une issue diplomatique.

Le Mouvement de la Paix, le 9 juillet 2026

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 10 juillet 2026)

Canicule : quel est votre plan Monsieur le Ministre ?
Question d’actualité au Gouvernement
Ce mois de canicule nous aura rappelé une évidence quand tout brûle, quand tout craque, c’est vers les services publics que la nation se tourne, vers les soignants des urgences saturées, les enseignants des classes surchauffées, vers les sapeurs-pompiers qui affrontent les flammes, vers les (…)
—> Lire l’intervention de Silvana Silvani

Huit ans d’attente, et toujours pas de politique du logement
Projet de loi visant la relance et la décentralisation du logement
Cela fait huit ans que nous attendons une initiative de l’exécutif pour répondre à la crise du logement ; autant d’années d’initiatives parlementaires pour mettre au cœur de nos politiques publiques le logement.
Nous n’avons pas été entendus, ni les associations, ni les élus locaux. Et ce (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Logement et climat : les plus modestes paient deux fois
Projet de loi visant la relance et la décentralisation du logement
Nous examinons ce texte au cours du troisième épisode de canicule que subit notre pays en un peu plus d’un mois. Douloureuse et meurtrière – même si tous les chiffres ne sont pas encore connus – , cette canicule met en lumière deux évidences : ces phénomènes vont se multiplier et nous ne (…)
—> Lire l’intervention de Ian Brossat

Aide à mourir : refuser le débat, c’est refuser d’avancer
Troisième lecture de la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir
Cette proposition de loi va au-delà du cadre fixé par la loi Claeys-Leonetti, qui a renforcé le droit aux soins palliatifs et ouvert celui à la sédation profonde et continue.
Il s’agit d’avancées considérables, mais ceux dont le pronostic vital n’est pas engagé à court terme ont été laissés (…)
—> Lire l’intervention de Silvana Silvani

« Que la montagne est belle »… quand on peut encore y vivre
Pour une montagne vivante et souveraine
Dans une chanson, il y a les refrains et les couplets. C’est pour éviter qu’ils ne « quittent un à un le pays pour s’en aller gagner leur vie loin de la terre où ils sont nés » que nous examinons cette proposition de loi au titre ambitieux.
La montagne ne saurait être réduite à un paysage : (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

Quand la simplification fiscale remplace la justice fiscale
Accord multilatéral sur l’échange des informations GloBE
Que fait cet accord ? Il réduit la charge de conformité des multinationales.
Quarante ans durant, on a simplifié la circulation de leurs marchandises, puis de leurs capitaux ; on simplifie aujourd’hui leur déclaration fiscale, en promesse de contreparties – ici, un impôt minimum mondial de 15 (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

Les autres interventions

Lois : Une réforme qui rompt l’équilibre de notre justice pénale
Justice et police – Projet de loi justice criminelle et le respect des victimes – par Ian Brossat – 9 juil. 2026

Affaires sociales : Les maladies cardiovasculaires frappent d’abord les plus modestes
Santé et protection sociale – Stratégie nationale de lutte contre les maladies cardio-neuro-vasculaires – par Silvana Silvani – 9 juil. 2026

Les questions orales : Moins de cadmium dans les sols, plus de sécurité dans nos assiettes
Santé et protection sociale – Question orale au gouvernement – par Pascal Savoldelli – 8 juil. 2026

Les questions orales : Fraude aux résidences secondaires : combien de millions perdus pour les collectivités ?
Budget et fiscalité – Question orale au gouvernement – par Ian Brossat – 8 juil. 2026l

Les questions écrites : La France doit agir pour la paix dans l’Indo-Pacifique pas pour le renforcement des tensions
International – Coopération militaire entre la France et les Philippines – par Marianne Margaté – 7 juil. 2026

Finances : Immobilier de l’État : externaliser ne veut pas dire moderniser
Logement – Moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l’État – par Pierre Barros – 7 juil. 2026

Les courriers officiels : Un dialogue avec les personnels est nécessaire
Justice et police – Contre évolution préjudiciable des critères d’attribution des titres de circulation en zone réservée (TCA) et des certificats de membre d’équipage (CMC) – par Marianne Margaté – 7 juil. 2026

Les communiqués de presse : Outre-mer : changeons de paradigme
Institutions, élus et collectivités – Commission d’enquête du groupe CRCE-K sur les inégalités systémiques en outre-mer – 3 juil. 2026

Affaires sociales : Deux ans d’attente pour les victimes de l’amiante : pourquoi un tel retard ?
Santé et protection sociale – Question écrite au Gouvernement – par Michelle Gréaume – 3 juil. 2026