Conseil national du PCF du 21 août 2026

Le Conseil national du 21 août a élu le nouveau Comité exécutif national(*). Il l’a fait à l’orée d’une rentrée politique et sociale décisive. Face à l’austérité, à la vie chère, aux services publics affaiblis et aux conséquences du dérèglement climatique, les communistes seront pleinement engagé·es dans les mobilisations de septembre.

Du 3 au 6 septembre, chaque adhérente et chaque adhérent est appelé·e à voter pour le choix de la candidature communiste à l’élection présidentielle. Puis la Fête de l’Humanité permettra de donner une première grande impulsion populaire à notre campagne.

La nouvelle direction nationale a désormais une responsabilité claire : mettre en œuvre les décisions du 40ᵉ Congrès. Chaque membre du CEN disposera d’une responsabilité identifiée, d’une feuille de route et d’échéances précises ; chaque membre du Conseil national sera associé à un collectif de travail.

Campagnes sénatoriales, présidentielle et législatives, luttes et renforcement du parti : nous voulons une direction utile, réactive et ancrée dans les réalités de notre pays.

(*) 108 Pour | 13 Contre | 10 Abstention.

L’édito du webzine. Rentrée scolaire 2026 : l’austérité comme ligne directrice

La rentrée scolaire 2026-2027 s’annonce sous le signe de l’austérité budgétaire, malgré les annonces médiatisées du ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray. L’interdiction des portables dans les lycées et un questionnaire sur les violences sexuelles ne doivent pas masquer une réalité plus sombre.

Le budget alloué à l’éducation, bien qu’en hausse de 800 millions d’euros pour atteindre 65 milliards, sera largement absorbé par l’inflation. Résultat, les salaires des enseignants et des fonctionnaires, déjà en berne, ne bénéficieront d’aucune amélioration significative.

Les syndicats tirent la sonnette d’alarme. Après dix ans de réformes controversées -de Parcoursup, critiqué pour son manque d’équité, à la suppression des mathématiques en première ou encore l’appauvrissement des programmes en lycée professionnel- l’école publique paie le prix fort. Pire, la baisse démographique, qui aurait pu être une opportunité pour réduire les effectifs par classe, est instrumentalisée pour justifier des suppressions de postes et de classes. Une logique qui s’inscrit dans une politique plus large de désengagement de l’État au profit des intérêts du patronat, comme en témoigne le débat présidentiel organisé lors de la rentrée du Medef.

Dix ans de macronisme : un bilan amer pour l’école publique

Face à la colère des syndicats et des parents, Édouard Geffray reste évasif. Avec 161 000 élèves en moins cette année, le ministère justifie les suppressions de classes par la baisse démographique. Pourtant, les chiffres, connus par département, révèlent une autre réalité : ces décisions, prises sans concertation, exacerbent les inégalités territoriales. Comme le souligne le SNUipp, les écoles touchées sont souvent situées dans les mêmes secteurs, sans prise en compte des spécificités locales. Les Comités sociaux d’administration (CSA) sont devenus le théâtre de tensions croissantes, les syndicats dénonçant l’absence d’écoute.

Le dernier baromètre du SE-Unsa est sans appel : 75 % des enseignants s’inquiètent pour leur avenir, et 71 % estiment ne pas être respectés dans leur métier. Le salaire, devenu la préoccupation majeure symbolise ce malaise. « Le salaire de base n’est plus suffisant pour vivre correctement », déplore Julie Duhamel, secrétaire nationale du syndicat.

Les syndicats réclament une revalorisation générale des salaires, plutôt qu’un recours aux primes, qui ne comptent pas pour la retraite. Mais dans un contexte de campagne présidentielle où l’austérité domine, leurs revendications risquent de rester lettre morte.

Dans les Pyrénées-Orientales, la CGT Éduc’action 66 pointe l’absence de moyens pour rénover les établissements scolaires, le déficit de professeurs… Une rentrée qui « s’accompagne d’incertitudes et d’inquiétudes ». La santé mentale des élèves -fatigue, manque de concentration, décrochage-, n’est pas prise en compte. Les élèves en situation de handicap sont mal traités, le nombre d’accompagnants reste insuffisant face aux besoins, plongeant de nombreuses familles dans l’incertitude quant à l’aide attribuée à leur enfant.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, s’est adressé aux enseignants afin de les soutenir : « Nous avons besoin de plus d’enseignants pour faire reculer les inégalités, pour développer la pensée critique, pour démocratiser l’accès aux savoirs, à la culture, aux sports et affronter les changements de ce siècle. »

Rendez-vous est pris pour participer à la grande journée de mobilisation de la fonction publique le 29 septembre prochain.

Dominique Gerbault

CGT Éduc’Action 66 : « L’interdiction du portable à l’école est irréalisable » (L’Indep)

Ce vendredi 28 août, la CGT des Pyrénées-Orientales a développé ses positions et ses revendications sur « le sujet majeur de l’Éducation nationale ». Avant de se rallier a la grande manifestation nationale de la fonction publique le 29 septembre.

Parmi les nombreux sujets concernant l’Éducation nationale et la rentrée scolaire pointés par la CGT Éduc’action 66 ce vendredi 28 août, figuraient l’absence de moyens pour rénover les établissements scolaires, le déficit de professeurs, l’impact de la baisse de la natalité sur les effectifs, l’interdiction des portables dans les salles de classe… Une rentrée qui, assène-t-elle, « s’accompagne d’incertitudes et d’inquiétudes ».

« Nous nous opposons à la suppression programmée de 13 postes d’enseignants dans le premier degré public des Pyrénées Orientales, actée par le rectorat à la suite des baisses démographiques constatées », a martelé Nicolas Ribot, membre du bureau de l’Union départementale CGT. « Nous demandons que la baisse du nombre d’élèves en cette rentrée serve au contraire à alléger les effectifs par classe ».

Se basant sur les dernières épreuves d’examen et notamment du Bac, la CGT 66 évoque « des salles de classe en surchauffe, sans fenêtres ouvertes, sans ventilateurs, évidemment sans climatisation ». Et dans certains établissements perpignanais, l’obligation pour les élèves « d’amener leur propre bouteille d’eau ou leur gourde pour se désaltérer ». Pour le syndicat, « il y a urgence à établir un plan global de rénovation thermique à l’échelle du pays ». Une enveloppe qui, selon lui, se situe « entre 4 et 5 milliards d’euros ». « Il faudra trouver des moyens adaptés à notre département », fait savoir Christophe Moya, secrétaire départemental au sein de la CGT Educ’action 66.

Sont ensuite abordés le « réel » remplacement, dans le second degré, des professeurs titulaires absents, « Il y aura des ajustements à faire ». Comme la santé mentale des élèves -fatigue, manque de concentration, décrochage-, tout comme ceux en situation de handicap : « Le nombre d’accompagnants reste insuffisant face aux besoins, plongeant de nombreuses familles dans l’incertitude quant à l’aide attribuée à leur enfant ».

Puis, revenant sur l’interdiction de l’usage du portable au sein des lycées, Nicolas Ribot interroge : « C’est irréalisable pour trois raisons majeures: le manque flagrant de moyens, une surcharge pour les personnels et un contre sens pédagogique, le lycée étant censé être le lieu de l’apprentissage de l’autonomie et d’un numérique raisonné ».

En conclusion de sa conférence, la CGT 66 a annoncé participer à « la grande journée de mobilisation de la fonction publique » le 29 septembre prochain.

Valérie Pons (L’Indépendant, le 29 août 2026)

L’actu de la CGT (n° du 28 août 2026)

Urgences sociales et environnementales : revendiquer et se mobiliser pour gagner
Le 29 septembre : pour nos services publics et l’augmentation des salaires, grande journée de grève et de manifestations intersyndicales des pompiers, hospitaliers, enseignant·es et de toutes celles et ceux qui assurent des missions de services publics.
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Point d’indice des fonctionnaires : et vous, combien avez-vous perdu ?
Faites le test pour mesurer les effets de la non-indexation du point d’indice sur l’inflation avec le simulateur développé par la CGT.
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Canicule : comment travaillez-vous pendant les fortes chaleurs ?
Comment les fortes chaleurs impactent-elles vos conditions de travail ? La CGT lance une enquête pour recueillir les témoignages des salarié·es et porter leurs revendications en matière de santé et de sécurité au travail.
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Actualités

Canicule et changement climatique : il faut transformer l’organisation du travail
Face aux canicules et aux effets du changement climatique, protéger les salarié·es ne peut plus se limiter à des mesures d’urgence. Dans une tribune, Caroline Blanchot, secrétaire générale de l’Ugict-CGT et élue à la Commission Exécutive confédérale, appelle à repenser l’organisation et la gouvernance du travail et à donner davantage de pouvoir à celles et ceux qui connaissent le travail réel.
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Cyberattaque des impôts : derrière la faille informatique, la question des moyens
La cyberattaque qui a frappé la Direction générale des finances publiques (DGFiP) cet été n’est pas un incident anodin. Pour la CGT, elle met en lumière les conséquences de politiques qui, depuis des années, suppriment des emplois, réduisent les moyens et fragilisent la maîtrise publique de compétences pourtant stratégiques. Ce piratage souligne aussi que la sécurité informatique est aujourd’hui plus que jamais une mission à part entière du service public.
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Budget 2027 : les risques climatiques augmentent, les moyens des services publics aussi ?
Canicules, mégafeux : l’été 2026 confirme l’accélération du dérèglement climatique. Pour y faire face, les pouvoirs publics s’appuient sur des services publics déjà fragilisés par des décennies de restrictions budgétaires. Alors que se prépare le budget 2027, la CGT alerte sur les conséquences de ces choix, porte ses propositions pour renforcer les services publics et appelle à construire la mobilisation pour imposer un autre budget.
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Communiqués de presse

Rentrée sociale : face à l’inflation, augmenter les salaires, le point d’indice et les pensions
Après un été particulièrement éprouvant — marqué par des conditions de travail dégradées et un droit aux congés payés souvent gâché ou empêché — l’inflation continue d’exploser. Les difficultés économiques s’aggravent, frappent toujours plus durement les salarié·es et le gouvernement maintient son entêtement.
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Augmentation des franchises : c’est toujours non !
Après avoir renoncé au doublement des franchises médicales et des participations forfaitaires, qui aurait porté leur montant annuel à 200 euros, le gouvernement prévoit désormais, par décret, de relever le plafond annuel de 100 à 140 euros, ainsi que d’indexer le montant sur l’inflation.
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PLFSS 2027 – Politique familiale : des économies au détriment des familles et des étudiants malgré un excédent de la branche
À l’approche de l’élaboration du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), les pistes d’économies envisagées par le gouvernement en matière de politique familiale se précisent. Alors que la branche Famille affiche un excédent de près de 1,2 milliards d’euros en 2025, il n’est nullement question d’en faire bénéficier les familles : le gouvernement entend au contraire mettre en œuvre de nouvelles mesures d’économies ou procéder à une réorientation des fonds existants.
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Rivomala Rakotondravelo. « C’est un mépris à l’égard de la population de Mayotte » (La Marseillaise)

Rivomala Rakotondravelo, secrétaire départemental de la FSU-SNUIPP Mayotte, est sorti de garde-à-vue ce jeudi matin, après avoir été interpellé la vieille lors d’un rassemblement intersyndical à l’occasion de la visite du Premier ministre Sébastien Lecornu dans la capitale mahoraise.

La Marseillaise : Vous avez passé la nuit au commissariat de Mamoudzou où vous étiez placé en garde-à-vue après un rassemblement intersyndical. Que s’est-il passé ?

Rivomala Rakotondravelo : Les forces de l’ordre ne voulaient pas que le Premier ministre nous voit. Nous avions une audience prévue le lendemain avec ses conseillers mais rien n’interdit qu’il y ait des banderoles, des drapeaux ou un attroupement sur son passage. Nous avions fait les démarches, dans les règles et dans les temps. D’habitude, si ça ne convient pas, on nous appelle et on essaie de trouver une autre organisation, ça n’a pas été le cas. Ils nous ont déplacés une première fois, en nous soulevant. Quelques minutes après ils nous ont demandé que l’on se pousse à nouveau, on a refusé. J’ai dit aux copains « on ne recule pas ». À un moment j’ai entendu un ordre « lui, vous l’interpellez », j’ai été menotté et une fois arrivé au commissariat on m’a dit que j’avais agressé un policier. Je suis ressorti libre, j’attends de savoir si le gendarme en question a déposé plainte. Dès ma sortie, je suis reparti en manif’.

La Marseillaise : Que dire sur ces méthodes ?

Rivomala Rakotondravelo : C’est ce gouvernement. Nous avions reçu élisabeth Borne, et si je n’ai aucune considération pour cette dame-là, elle était venue, il y avait un millier de personnes dans la rue et tout s’est bien passé. Il n’y a pas eu d’escarmouches. D’autres ministres sont venus après et nous avions pu discuter, il n’y a pas eu de bousculades. Cette fois-ci, c’était très différent. M. Lecornu est venu avec son équipe de Paris et Mayotte avait l’obligation de suivre. Ou pas.

De toute façon, ils n’ont rien à dire. Il vaut mieux pour eux qu’on se taise et donc ils ne sont pas obligés de répondre. Ce jeudi s’est tenue une audience avec des conseillers du Premier ministre. On a tout fait pour que ça n’ait pas lieu comme ils le souhaitaient. On avait demandé une audience avec Sébastien Lecornu ou, au moins, un des ministres, vu qu’ils étaient six, il y avait l’embarras du choix ! Mais on n’a vu personne.

La Marseillaise : Quelles étaient vos revendications ?

Rivomala Rakotondravelo : On avait juste demandé qu’ils ouvrent des négociations pour l’augmentation de l’indexation des salaires et de renégocier la question de la convergence sociale. Mais ils n’avaient rien sous la dent. Le gouvernement pensait que nous applaudirions la foultitude de ministres en visite sur l’île…

La Marseillaise : La rentrée des classes reste marquée par le passage du cyclone Chido en décembre 2024. Quel est l’état des écoles ?

Rivomala Rakotondravelo : Il n’y a pas eu beaucoup de réparations. Si on était tatillon, on dirait qu’a minima 40 % des écoles devaient fermer, mais en réalité c’est toutes les écoles. Depuis le passage du cyclone, les normes de sécurité ne sont pas respectées. Quelques écoles n’ont toujours pas été réparées, si bien que ça génère des fonctionnements atypiques, comme, par exemple, un établissement qui accueille trois écoles. Avant Chido, on était à 50 % de rotation. Là, on est actuellement entre 65 et 70 %. Le système scolaire fonctionnait de façon dégradée avant ce drame. Nous avions beaucoup de retard. Le rectorat dit qu’il nous faudrait 1 700 nouvelles salles de classe pour pouvoir normaliser la situation. Nous ne contestons pas ces chiffres mais je pense que ça peut être bien plus.

La Marseillaise : Sébastien Lecornu, Édouard Philippe et Marine Le Pen ciblent l’immigration clandestine à Mayotte et occultent le reste ?

Rivomala Rakotondravelo : Contrairement aux autres départements d’Outre-Mer, nous sommes un peu plus résilients, un peu plus accueillants et, un peu plus naïfs. Quand ils viennent ici, c’est pour redorer leur image. Sébastien Lecornu s’est rendu dans les Landes, ça a pété là-bas, et donc après ça, il vient à Mayotte. La question de l’immigration est tellement poussée ici que c’est du lait pour Marine Le Pen. Les gens ici ne sont pas foncièrement racistes, non. C’est qu’il y a des difficultés et des problèmes non gérés.

La Marseillaise : Comment jugez-vous l’attitude du gouvernement vis-à-vis des syndicats et de la population mahoraise dans sa globalité ?

Rivomala Rakotondravelo : C’est un mépris à l’égard des Mahorais, de la population qui vit à Mayotte. Il y a toujours eu un autre regard, historique de la France sur les Outre-Mer, mais Mayotte a l’outrecuidance, on va dire, d’être à 90 % musulmane.

Entretien réalisé par Laureen Piddiu (La Marseillaise, le 28 août 2026)

Le billet d’Yvon Huet. Si tu lis Bert, t’as rien !

Qui n’a pas eu dans sa famille ou ses relations un anarchiste « de droite » heureux de surfer au-dessus des convenances tout en ayant un portrait du Maréchal Pétain dans son couloir ? Moi, j’ai connu. C’était hier, mais ça recommence de plus belle. C’est bien cette tendance qui, actuellement, fait un carton dans de nombreuses chaumières, à droite comme à l’extrême droite certes, mais bien au-delà.

Au nom de la liberté, les fans d’un capitalisme « populaire » où toutes les barrières sont franchies pour remettre en cause l’État de droit au profit d’un état de profitabilité maximale ouvert à toutes les opportunités pour s’enrichir sur le dos des autres, avec le mot qui tue, « que le meilleur gagne », sont en ordre de marche sur notre planète. Ils ont marqué des points partout, en Amérique latine, aux USA, en Europe et en Asie. Ils sont soutenus par les plus puissants de la classe dominante mondiale, Elon Musk en tête. Ils soutiennent toutes les formes de pouvoir autocratique, les chasseurs de pauvres, de migrants et de partisans de la démocratie sociale, collés au mur pour « intelligence avec l’ennemi ». Qui, le communisme évidemment. Cette incitation à la peur du communisme qui avait fait des ravages dès 1945 aux débuts de la guerre froide est revenue sur le plateau des mises en scènes, Donald Trump en étant un chef d’orchestre parmi d’autres.

Contre cette tendance qui s’est imprégnée des pertes de repère que nous vivons actuellement, il va sans dire que ce n’est pas avec des pâquerettes qu’il faudra lutter mais dans l’action sociale et dans le combat politique le plus claire et offensif possible pour donner à la démarche alternative à gauche un nouvel élan. C’est dans ce sens que j’ai compris le discours de Fabien Roussel qui, si les communistes le permettent par leur vote, devra investir cette maudite élection présidentielle que nous n’aimons pas certes, mais qu’il faut bien affronter pour ne pas tomber dans le piège des « bonnes intention » de discussions de comptoir désespérées…

En ce début septembre, il faudra faire un choix. On en connaît le risque. Mais qui ne prend pas de risque sera certainement cloqué par les libertariens qui, comme les méduses, sont capables de brûler n’importe qui… Le mythe de l’unité pour l’unité ne sert à rien. C’est l’addition des forces qui devra recréer l’espoir à gauche, pas le repli sur une injonction d’urgence, d’où qu’elle vienne qui, loin de faire peur aux libertariens, ne peut que lui donner du grain à moudre.

Yvon Huet

L’édito du webzine. « Une France verte, libre et indépendante »

Ce week-end, lors de l’université d’été du PCF à Toulouse, Fabien Roussel a sonné la mobilisation communiste. Devant plus d’un millier de militants réunis, le secrétaire national du PCF a martelé le projet des communistes.

Il s’agit de constreuire une révolution sociale et écologique pour 2027, tout en lançant un défi à la gauche française : « Choisissez votre chemin. » Derrière les discours, c’est une question qui obsède : comment éviter le piège du Rassemblement National (RN), déjà aux manettes dans plusieurs villes ?

Là où le RN gère les affaires, le RN frappe les pauvres, les syndicats, les opposants. La gauche doit se réveiller. À huit mois de la présidentielle, l’urgence est de taille. Si on veut contrer le RN, il faut savoir parler au monde du travail, savoir parler à la jeunesse.

Être à l’offensive

Dans son discours de clôture de l’université d’été, Fabien Roussel a balayé les doutes. « Nous ne sommes pas là pour nous excuser d’être communistes, mais pour prendre le pouvoir », a-t-il tonné, visant les « ruines sociales » laissées par Macron. Le programme des communistes ? Une France « verte, respirable, indépendante », avec des salaires plutôt que des allocations, une France rompant avec l’Europe fédérale.

Sur la forme, le secrétaire national du PCF assume : « Chez nous, c’est carré… avec la démocratie en plus ». Le 6 septembre, le résultat du vote des communistes pourra officialiser la candidature de Fabien Roussel. « Aux autres de choisir leur chemin ». La gauche doit « parler programme ».

Dominique Gerbault