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L’édito du Travailleur Catalan par Nicole Gaspon. La pieuvre
Le risque de la venue au pouvoir de l’extrême droite en 2027 est une préoccupation majeure des progressistes et démocrates de France. Le sujet est également au cœur des débats au sein du Parti communiste dans le cadre de la préparation de son 40e congrès. Il ne s’agit malheureusement pas d’une question théorique, des signes avant-coureurs ont tendance à se multiplier dans la dernière période.
Ainsi, une enquête de la fondation Jean Jaurès montre que 45% des électeurs déclarent une probabilité de 50 % à voter pour le RN lors des prochaines échéances électorales. Avec, parfois, cette remarque affligeante : « on ne les a pas essayés » !
Une remarque qui mérite réflexion, car dans les années 40, on les a essayés, de même beaucoup plus récemment dans nombre pays de par le monde dont en Europe. On les a essayés et on a vu.
Restons dans la France d’aujourd’hui où Bolloré, milliardaire d’extrême droite est en train de faire main basse sur tout ce qui fait la vie culturelle dans notre pays. Édition, audiovisuel, presse… rien ne peut échapper à la prédation bolloreienne. Qui dit possession dit droit de regard, l’épisode de la tribune « Zappez Bolloré » signée par 600 professionnels du cinéma fait froid dans le dos. Ces derniers sont désormais black listés, interdits de travail. On peut imaginer le même sort pour les auteurs en partance de chez Grasset, pour les journalistes indépendants… Dans le pays des droits de l’homme la liberté d’expression n’a plus cours. On se croirait revenu aux jours sombres du maccartysme.
Pour parachever cette inquiétante entreprise, certains s’ingénient à brouiller le message, la porosité droite extrême droite est une pièce dans le dispositif, comme le flirt RN MEDEF, comme ces chroniqueurs (dont récemment Luc Ferry ancien ministre de l’Éducation nationale) pour qui le RN n’arien à voir avec ses origines… Un parti fréquentable, en somme.
Autant d’éléments qui nécessitent qu’on s’y intéresse pour les démonter et mettre en place des pare feu. Particulièrement en cette année 2026, année anniversaire du Front populaire riche d’enseignements pour aujourd’hui.
Yannick Monnet. « Une triple peine pour les femmes victimes d’un cancer du sein » (La Marseillaise)
Un an après son adoption à l’unanimité, la loi sur la prise en charge des soins liés au cancer du sein reste lettre morte, faute de décrets d’application. Yannick Monnet, député PCF de l’Allier, est l’un des rapporteurs de cette loi. Il interpelle le gouvernement avec une pétition pour exiger l’application immédiate de la loi.
La Marseillaise : Qu’est-ce qui vous a motivé à porter cette proposition de loi sur le remboursement des soins de support pour les patientes atteintes d’un cancer du sein ?
Yannick Monnet : Une femme victime de cette maladie avait sollicité Fabien Roussel [secrétaire national du PCF, Ndlr] et moi-même, à deux moments différents. Elle nous avait expliqué qu’en plus de ses traitements contre le cancer, elle devait acheter des pommades et du vernis à ongles spécifiques. Ces dépenses, considérées comme soins de support, s’élèvent en moyenne 2 000 euros et ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale. Tout comme les dépassements d’honoraires, les prothèses capillaires et les implants mammaires. Pourtant, ces soins ont été reconnus comme essentiels à la guérison physique, mais aussi psychologique des patientes. Nous avons rencontré des acteurs qui suivent ces femmes, comme chez moi l’association Accanthe, qui financent des espaces d’accompagnements thérapeutiques pour les victimes de cancer du sein. Elles peuvent y consulter des kinésithérapeutes, des diététiciennes, des sophrologues… Notre objectif était donc d’obtenir la prise en charge intégrale des soins liés au cancer du sein, avant la chimiothérapie, pendant et après la rémission. Malheureusement, on n’a pas obtenu tout ce qu’on voulait. Nous avons dû retirer en commission la question du dépassement d’honoraires. On a eu, en contrepartie, l’engagement de l’ancien Premier ministre, François Bayrou, qu’un rapport sera fait sur le dépassement d’honoraires. Mais il y a, tout de même, un certain nombre de progrès qui sont permis par la loi. Faut-il encore que les décrets soient écrits et appliqués.
La Marseillaise : Justement, avez-vous connaissance d’un calendrier gouvernemental pour la publication de ces décrets ?
Yannick Monnet : Aucun. Aujourd’hui, on n’a toujours pas de calendrier. On est encore dans des logiques financières, ce qui n’a aucun sens. Pour les femmes qui sont victimes d’un cancer du sein, c’est la double, voire la triple peine : l’angoisse de la maladie, une vie personnelle complètement bouleversée et, parfois, une vie professionnelle mise entre parenthèses. Beaucoup de femmes divorcent ou quittent leur emploi. Et, en plus, elles doivent assumer des dépenses pour se soigner correctement. Je pense que c’est un problème de volonté politique pour ne pas dépenser trop d’argent. C’est pourquoi nous lançons une pétition. Mais c’est terrible qu’on soit obligés d’en arriver à un rapport de force. Aujourd’hui, le législatif a fait son boulot, de façon assez rapide, puisqu’on a mis peu de temps pour aboutir à cette loi, moins de deux ans. Maintenant, c’est à l’exécutif de faire le sien. Et il ne le fait pas, pour l’instant… Les réponses administratives et technocratiques que je reçois ne m’intéressent pas. C’est du prétexte. Et ça crée de faux espoirs pour ces femmes. J’ai vu des procédures accélérées. On est capable de voter des budgets pour des dispositions militaires. On n’a pas mis trois ans.
La Marseillaise : Pensez-vous qu’il existe un déséquilibre dans la volonté d’agir en fonction des sujets ?
Yannick Monnet : Clairement, aujourd’hui, on cherche à faire des économies en matière de dépenses de santé. On passe son temps à vouloir réduire les dépenses. Donc il y a une volonté politique. En tout cas, il y a un risque de voir la Sécurité sociale disparaître si l’on continue à en assécher les financements. Dans le cas de cette proposition de loi, il est invraisemblable que les décrets n’aient toujours pas été publiés. Ils finiront bien par l’être, mais cela traîne des pieds. Le problème, c’est que les ministres ont une durée de vie qui était assez courte, donc, « après moi, le déluge ». Pourtant, ce n’est pas compliqué de rembourser des produits qui bénéficient aux femmes victimes d’un cancer du sein. Je me dis qu’avec cette pétition, le gouvernement ne pourra plus ignorer la nécessité de publier ces décrets.
Entretien réalisé par Carmen Vollenweider (La Marseillaise, le 20 mai 2026)
L’actu de la CGT (n° du 15 mai 2026)
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On la reçoit tous les mois et bien souvent on regarde seulement le net, alors que chaque ligne a une signification.
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Actualités
[ Film ] On est la CGT ! 130 ans après
À l’occasion des 130 ans de la CGT, ce film s’intéresse à celles et ceux qui font le syndicat aujourd’hui et à la façon dont ils conjuguent ses combats historiques au présent.
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Mois des fiertés 2026 : le kit de communication
Retrouvez l’ensemble des visuels utilisables à l’occasion du Mois des Fiertés 2026.
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Hausse du carburant : nous refusons de payer pour travailler
La pétition est à l’initiative de Manuela CABOT SALAR, syndiquée à la CGT et aide à domicile qui n’arrive plus à s’en sortir avec la hausse des prix des carburants.
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Justice prud’homale : le timbre fiscal de 50 euros pour saisir les prud’hommes, une atteinte au droit d’accès à la justice
L’IHS CGT vous invite à une rencontre-débat exceptionnelle avec Alain Supiot, figure majeure de la pensée juridique contemporaine, qui proposera une réflexion stimulante sur la justice sociale, le droit et la société.
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Communiqués de presse
Inflation, énergie… Le gouvernement doit augmenter le SMIC et indexer les salaires sur les prix
L’INSEE a publié ce matin le taux d’inflation qui est de 2.2%, le SMIC va augmenter mécaniquement d’autant. Ce n’est pas du plus, c’est juste le maintien du niveau de vie pour les salarié·es au SMIC. Cela ne répond en rien à l’ampleur de la crise sociale.
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[Communiqué intersyndical] Travail le 1er mai : une brèche toujours inacceptable
Communiqué de presse de la CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU
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Bourse du travail de Carcassonne : courrier intersyndical adressé au ministre de l’Intérieur et au ministre du Travail
Courrier intersyndical adressé au ministre de l’Intérieur et au ministre du Travail, après la procédure engagée par le nouveau maire RN de Carcassonne visant à expulser les organisations syndicales de leurs locaux.
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[Guide] Salaires : négocier pour gagner dans l’entreprise
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Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 13 mai 2026)
« Le droit à l’aide à mourir est un droit d’exception »
Égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs et à l’aide à mourir
L’examen de ces deux textes est très loin d’être un long fleuve tranquille. Dernier psychodrame : le report, décidé la veille de la réunion de la commission. Et je ne reviens pas sur le triste spectacle donné par le Sénat qui a totalement réécrit le texte, avant de le rejeter…
Nous appelons (…)
—> Lire l’intervention de Silvana Silvani
Une rentrée scolaire sous le signe de la déstabilisation
Question d’actualité au Gouvernement
Monsieur le ministre de l’Éducation nationale, chaque année, la carte scolaire et les suppressions de postes annoncées provoquent une véritable irruption dans nos départements.
Chez nous, nous avons célébré le 50e anniversaire de la naissance du premier RPI (Regroupement Pédagogique (…)
—> Lire l’intervention de Gérard Lahellec
« Ce texte criminalise la précarité »
Lutte contre les fraudes sociales et fiscales
Nous refusons que la lutte contre la fraude serve à surveiller les pauvres et à traquer les allocataires pendant que les puissants organisent tranquillement leur impunité.
Ce texte criminalise la précarité. Il considère les bénéficiaires de droits comme des individus non à protéger, mais à (…)
—> Lire l’intervention de Silvana Silvani
Les autres interventions
Les questions écrites :
Un mécanisme de compensation digne de ce nom doit être mis en place
Budget et fiscalité – Chute forte et brutale de la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle – par Marianne Margaté – 12 mai 2026
Les leaders syndicaux répondent au maire RN de Carcassonne (L’Indep)
Dans une tribune, les représentants nationaux des syndicats -CGT, CFDT, Solidaires, la FSU, l’Unsa ainsi que l’association la Ligue des droits de l’homme- demandent au maire Rassemblement national de Carcassonne, Christophe Barthès, « de renoncer au projet visant les organisations syndicales de l’Aude, de revoir sa position concernant l’hébergement et le subventionement de la Ligue des droits de l’homme ».
Lors du dernier conseil municipal, le 30 mars 2026, le maire Rassemblement national de Carcassonne, Christophe Barthès, a annoncé mettre fin de la mise à disposition de locaux pour les organisations syndicales en représailles à la participation la veille à une manifestation contre l’extrême droite organisée par un collectif de jeunes, Nous Carcassonne.
Dans une tribune adressée à l’édile du chef-lieu audois, les représentants nationaux des syndicats -CGT, CFDT, Solidaires, la FSU, l’Unsa ainsi que l’association la Ligue des droits de l’Homme- affirment que « cette décision, qui consiste à vouloir effacer le rôle du syndicalisme dans l’histoire du département et qui intervient après le retrait des subventions de la Ligue des droits de l’Homme et après avoir dénoncé un contrat dont bénéficiait la presse indépendante, est une attaque contre les organisations de la société civile et contre les travailleurs et les travailleuses ».
Et de confier : « En s’attaquant ainsi aux organisations syndicales, aux associations de défense des droits et des libertés, la mairie RN affiche clairement son ambition: exiger l’allégeance à ses idées au détriment de l’intérêt général, s’en prendre aux droits de toutes et tous et annihiler toute opposition. Le message, à un an des élections présidentielles, est tout aussi limpide : la mairie de Carcassonne sera le laboratoire de la politique antisociale de l’extrême droite, avec une doctrine claire : fort avec les faibles et faible avec les puissants. »
Les signataires de cette tribune, en l’occurrence Sophie Binet secrétaire générale de la CGT, Marylise Léon secrétaire générale de la CFDT, Caroline Chevé secrétaire nationale de la FSU, Murielle Guilbert et Julie Ferrua co-déléguées de Solidaires, Laurent Escure secrétaire général de l’Unsa et Nathalie Tehio présidente de la LDH, affirment « qu’affaiblir nos organisations, mettre en œuvre des stratégies pour les faire disparaitre ou tenter de museler leur expression, c’est une attaque directe contre les droits et les libertés, l’État de droit et les fondements de notre démocratie, que nous ne pouvons accepter ».
Avant de conclure : « Nos organisations, au niveau national, réaffirment leur total soutien aux organisations locales visées par la politique autoritaire du maire de Carcassonne. Nous demandons solennellement à Monsieur le maire, de renoncer au projet concernant les organisations syndicales de l’Aude, de revoir sa position concernant l’hébergement et le subventionnement de la Ligue des Droits de l Homme. »
Pour rappel, un premier rassemblement est organisé ce mercredi 13 mai 2026 devant la Bourse du travail à Carcassonne, a partir de 11 heures, en présence de l’ensemble des syndicats même ceux qui ne sont pas concernés par l’annonce du premier magistrat d’extrême droite.
À noter également qu’une pétition a été mise en ligne par la CGT rassemblant plus de 9 700 signataires.
Léo Couffin (L’Indépendant, le 13 mai 2026)








