L’actu de la CGT (n° du 26 juin 2026)

Canicule : vos droits
Quelles règles s’appliquent aujourd’hui et quelles revendications pour protéger le monde du travail face au dérèglement climatique ?
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[FAQ] : On répond à vos questions
Retrouvez ici les réponses à vos questions.
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Travailler sans se mettre en danger
La chaleur est un risque professionnel qui impose des mesures de prévention et une adaptation de l’organisation du travail.
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Quels sont les droits au travail ?
Quelles règles s’appliquent aujourd’hui et quelles revendications pour protéger le monde du travail face au dérèglement climatique ?
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Interview de Sophie Binet à RTL
« Face à ces épisodes de canicule qui vont se multiplier, il faut enfin protéger les travailleuses et les travailleurs en fixant une température maximale, avec l’obligation de mettre en place des mesures d’adaptation par l’employeur, négociées avec les syndicats.
Et lorsque travailler devient impossible, il faut étendre le dispositif d’arrêt pour intempéries à tous les secteurs, sans perte de rémunération. »
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Canicule : à l’hôpital, « on est en train de faire crever les gens »
Chambres à plus de 35 °C, urgences saturées, interventions reportées, personnels épuisés… Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre, la Fédération CGT de la Santé et de l’Action sociale alerte sur une situation devenue critique dans de nombreux établissements de santé. À travers les remontées du terrain, c’est tout un système hospitalier insuffisamment préparé aux fortes chaleurs qui est mis en cause.
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Actualités

Fonction publique : appel à la grève le 29 septembre
Celles et ceux qui gouvernent, dans l’illégitimité la plus totale, ne cessent de détruire les services publics, la fonction publique, les agent·es publics. Dans les trois versants de la fonction publique, la CGT appelle à la grève et la manifestation.
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Lutter intégralement contre les violences sexistes et sexuelles au travail maintenant !
Les pouvoirs publics doivent agir. Participez aux rassemblements et manifestations organisés sur tout le territoire, en particulier les lundis, et soyons nombreux·ses le samedi 4 juillet pour une grande marche citoyenne contre les violences sexuelles à Paris et partout en France !
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Communiqués de presse

Face à l’inflation, ouvrir les négociations pour augmenter les salaires
Le 1er juin dernier, le Smic a automatiquement augmenté suite à l’actualisation du taux d’inflation à 2,4%. Immédiatement, près de 80 % des branches professionnelles avaient au moins un minima sous le seuil du Smic. Dans les branches comme dans les entreprises, la CGT appelle à la réouverture des négociations pour augmenter les salaires. Dans la fonction publique, l’Etat doit montrer l’exemple et annoncer, enfin, le dégel du point d’indice.
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Canicule au travail : travailler sous 40°C ne doit jamais devenir la norme
Alors qu’une nouvelle vague de chaleur frappe le pays, la CGT alerte sur l’extrême gravité de la situation pour des millions de travailleuses et de travailleurs.
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Bandeau 54e congrès
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« La Terre » #24 – Nouvelle formule

Sommaire

Dans ce numéro, retrouvez les chroniques de Bénédicte Bonzi, Pierre-Louis Basse, Léa Lugassy et Olivier Morin.

Dossier : Cadmium. La bombe sanitaire

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié une expertise accablante sur l’imprégnation de la population française par ce métal lourd cancérogène. Ce rapport confirme ce que de nombreux scientifiques et lanceurs d’alerte dénoncent depuis des années : la France est confrontée à une contamination massive, diffuse et durable de ses sols, de son alimentation et, in fine, de ses habitants.

« Il faut enfin une véritable politique de prévention ». Entretien avec Pierre Souvet, Médecin cardiologue, président de l’Association Santé Environnement France(ASEF).

« De telles pollutions ne sont pas de simples problèmes techniques ». Entretien avec Anne Sénéquier, Médecin pédopsychiatre, chercheuse à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).

Comment limiter les risques

  • Les recommandations de l’ASEF pour varier son alimentation afin de réduire les risque de contamination au cadmium.
  • Une loi anti-cadmium
  • Nous publions de larges extraits de la proposition de loi transpartisane « visant à réduire les risques sanitaires liés aux contaminations au cadmium dans l’alimentation ».

Dans l’actualité

« Une loi d’urgence agricole qui évacue les vraies urgences », par Julien Brugerolles, député du Puy-de-Dôme (GDR).

Poulets des champs, poulets des villes. Les petites barquettes de riz et de poulet, à bas prix, concentrent maints enjeux de classe. Ce phénomène n’appelle pas la division mais pousse à la compréhension d’un système à partir des solidarités d’intérêts des citoyens des villes et des campagnes. Lire la tribune de Patrick Le Hyaric.

Reportage

Ces éleveurs qui choisissent le pâturage pour nourrir leur vache.
Des logements étudiants à la ferme.
L’association Campus vert propose des hébergements chez les agriculteurs pour les étudiants, les stagiaires, ou encore les alternants.

Découverte

La biodiversité en infographies. Découvrez quelques planches de La biodiversité en infographies. Une invitation à découvrir l’ouvrage remarquable de Tatiana Giraud.

La Terre vous donne rendez-vous à la Fête de l’Humanité, les 11, 12 et 13 septembre. Base 217 – Le Plessis-Pâté – Brétigny-sur-Orge.

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 25 juin 2026)

Canicule : des moyens, pas des leçons !
Question d’actualité au Gouvernement
Monsieur le Premier ministre, dans cette vague de chaleurs exceptionnelles, les maires sont une nouvelle fois en première ligne, souvent seuls, face à la décision de fermer ou non l’école.
Qui admettre prioritairement lorsqu’une seule classe est tempérée ? Comment organiser un accueil minimum (…)
—> Lire l’intervention Céline Brulin

« Il faut rendre aux élus locaux les moyens d’agir »
Simplification des normes applicables aux collectivités territoriales
Convenons-en, avec l’expression « trop de normes », « simplification » sera le mot de la décennie dans les discours publics.
Ce texte s’inscrit dans la logique du Premier ministre et de son choc de simplification. Madame la ministre, ce projet de loi est issu d’un choix idéologique. Depuis (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

Pas de quitus pour l’austérité
Résultats de la gestion et portant approbation des comptes de l’année 2025
Une loi d’approbation des comptes ne crée pas de droits, mais donne quitus à une politique, à une méthode et à une certaine idée du pays. Nous la refusons.
D’abord, parce que ces comptes sont la négation du rôle du Parlement, donc de notre démocratie. Ensuite, parce qu’ils reposent sur un (…)
—> Lire l’intervention de Pierre Barros

Des budgets sans consentement
Résultats de la gestion et portant approbation des comptes de l’année 2025
Approuver des comptes, est-ce approuver une politique ?
M. David Amiel, ministre. – Non…
M. Pascal Savoldelli. – Un peu quand même, monsieur le ministre. Surtout quand c’est le dernier texte de ce type avant les élections présidentielle et législatives. Approuver des comptes, c’est (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

« La sécurité sociale d’Ambroise Croizat n’est pas condamnée au déclin ! »
Approbation des comptes de la sécurité sociale de l’année 2025
Seule la réduction d’une dépense jugée insoutenable pourrait sauver le système ? Ce n’est pas notre analyse. Pour nous, le déficit est d’abord un déficit de recettes, le produit de choix politiques réversibles.
L’assiette de financement est réduite chaque année de 89,4 milliards d’euros (…)
—> Lire l’intervention de Cathie Pourceau-Poly

L’édito du Travailleur Catalan par Nicole Gaspon. L’exemple de Marc Bloch

Mardi 23 juin, Marc Bloch, historien, résistant est entré au Panthéon ainsi que sa femme Simone Vidal. Si beaucoup de Français connaissent Jean Moulin beaucoup moins, sans doute, connaissent Marc Bloch, prenons donc cette panthéonisation pour une occasion de réparation. Le parcours de cet intellectuel brillant et critique est pourtant admirable. Vétéran de 14-18, historien médiéviste, enseignant, Marc Bloch était juif et résistant. En 1940 il est révoqué de la fonction publique parce que juif, ses livres sont pillés, il perd tout. Ce père de six enfants, antifasciste, s’engage dans la Résistance, il sera torturé et fusillé en juin 1944. Aujourd’hui, tous les historiens soulignent son apport exceptionnel à la science historique, à la connaissance de notre époque.

Il faut aussi souligner la force de son engagement, son humanisme, les valeurs qu’il portai. À l’opposé des idées nauséabondes qui aujourd’hui envahissent l’espace public. À l’opposé du projet d’une extrême droite dopée, se voyant déjà au pouvoir. La famille de Marc Bloch a clairement demandé que l’extrême droite « sous toutes ses formes » soit exclue de la cérémonie. Il est essentiel qu’Emmanuel Macron, qui a décidé de l’entrée de Marc Bloch au Panthéon, fasse respecter cette exigence. Macron, loin d’être clair par rapport à l’extrême droite, d’un côté il propose la panthéonisation de Manouchian, de Bloch, de l’autre il ne cesse de donner des gages au RN pour se maintenir au pouvoir.

La panthéonisation de Marc Bloch ne doit pas être seulement un moment de mémoire, et encore moins de récupération politicienne, mais surtout l’affirmation des valeurs qui fondent la République, valeurs que Marc Bloch a défendues jusqu’au bout.

Communiqué du Mouvement de la Paix. Pour la défense de nos libertés : Stop aux LGBT-phobies ! Stop à la répression politique et syndicale !

Rassemblement le 1er juillet 2026, à 18h,
devant le Ministère de l’Agriculture, 78 rue de Varennes, à Paris

Au petit matin du samedi 30 mai 2026, à Metz, un jeune homme de 19 ans a été lynché à mort. Pour des témoins, amis de la victime, interrogés par le Républicain Lorrain, « c’était une agression homophobe et horrible ». Les LGBT-phobies continuent de tuer dans notre pays… Même si la police et le Parquet nient le caractère homophobe de cet homicide !

À Paris, le 20 juin dernier, nous étions des centaines à manifester du siège de la Banque Postale au Ministère du Travail, pour dénoncer la répression syndicale. Le 25 juin, devant le tribunal de Paris, porte de Clichy, à 11h, nous serons au rassemblement de soutien à Anasse Kazib, poursuivi pour sa solidarité avec la Palestine. Durant le mois de mai, Julien Le Guet, porte-parole de « bassines, non merci », a subi trois procès suite aux luttes organisées contre l’accaparement de l’eau à Sainte-Soline. Il a été condamné à de la prison pour avoir participé à organiser des manifestations violemment réprimées. La CGT évoque un millier de militants syndicaux victimes de répression patronale ces dernières années.

Les militants pacifistes ne sont pas en reste face à répression. Le trésorier national adjoint du Mouvement de la Paix, Pierre-Olivier Poyard, subit depuis 3 ans une odieuse cabale. Stigmatisé par quelques collègues de l’Enseignement agricole en tant que personne LGBT, soi-disant dangereuse pour les jeunes, il est victime de LGBT-phobie. Il a perdu son poste d’enseignant suite à ces dénonciations calomnieuses… Et comme il refuse de se taire, il est réprimé par le Ministère de l’Agriculture en raison de sa liberté d’expression.

Le 2 septembre 2025, il est passé au tribunal correctionnel pour avoir syndiqué ses collègues. Circonstance aggravante pour le Parquet : il est responsable national de son syndicat, le SNETAP-FSU. Le 7 octobre suivant, il a été relaxé, reconnu innocent de toutes les accusations portées contre lui. Cependant, malgré cette innocence reconnue en Justice, le Ministère de l’Agriculture continue de le réprimer et de s’acharner contre lui. Il a été poussé à accepter un poste à 93 kilomètres de chez lui, à la rentrée de septembre 2026, ce qui l’éloigne de ses enfants… Sans aucune protection contre l’homophobie qu’il subit encore.

Pour le Mouvement de la Paix, il est inacceptable que des personnes LGBT soient encore stigmatisées dans notre société, assassinées ou poussées au suicide. Il est tout autant inacceptable que des syndicalistes et/ou des militants politiques et pacifistes soient réprimés.

Le Mouvement de la Paix appelle :

  • à soutenir les victimes de LGBT-phobies et de répression politique et/ou syndicale partout en France ;
  • à se rassembler le 1er juillet 2026, à 18H, 78 rue de Varennes, à Paris, contre les LGBT-phobies et la répression syndicale au Ministère de l’Agriculture.

Lille. 35 congrès après

En juin 1926, la ville de Lille accueille le 5ᵉ Congrès du Parti communiste – Section française de l’Internationale communiste (PC-SFIC). Cet événement marque un tournant dans l’organisation et l’identité du parti, alors en pleine structuration au sein du mouvement ouvrier international.

Fondé en décembre 1920 lors du Congrès de Tours, le PC-SFIC est la branche française de la IIIᵉ Internationale (Komintern), créée sous l’impulsion de Lénine pour unifier les partis communistes à l’échelle mondiale. Six ans plus tard, le congrès de Lille est l’occasion de réviser les statuts du parti et de renforcer son ancrage idéologique et organisationnel.

L’un des points centraux de ce congrès concerne la modification de l’Article 1 des statuts, qui définit l’appellation officielle du parti. La proposition soumise aux délégués stipule : « Le Parti communiste de France, section française de l’Internationale communiste, se nomme Parti communiste français, section de l’Internationale communiste (PCF-SFIC). »

Cette formulation, bien que redondante, souligne l’appartenance indéfectible du parti à l’Internationale communiste, tout en affirmant son identité nationale. Aucun changement de nom n’est acté à cette date : le parti conserve son appellation liée à la Komintern. Il faudra attendre 1943, après la dissolution de l’Internationale, pour que le PC-SFIC devienne officiellement le Parti communiste français (PCF).

Le congrès de Lille rassemble les principales figures du parti, reflétant la diversité des courants et des régions représentées. Parmi les titulaires (membres dirigeants) présents, on retrouve :

  • Pierre Sémard, secrétaire général, figure centrale du parti ;
  • Marcel Cachin, fondateur du PC-SFIC et directeur de L’Humanité ;
  • Jacques Doriot, futur dissident mais alors cadre influent ;
  • Maurice Thorez, qui deviendra plus tard le leader emblématique du PCF ;
  • Georges Marrane, Louis Sellier, Jean Crémet, Gaston Monmousseau, Lucien Midol, Jean Renaud, Édouard Dudilieux, Julien Racamond ;
  • Un représentant de la Région parisienne et un des Jeunesses communistes, probablement Henri Barbé, jeune militant en ascension.

Cette assemblée illustre l’unité relative du parti à cette période, malgré les tensions internes qui émergeront dans les années suivantes.

Quelques jours avant le congrès national de Lille, la Fédération des Pyrénées-Orientales du PC-SFIC tient son propre congrès à Cabestany. Cet événement local, moins documenté, s’inscrit dans la préparation des travaux nationaux et témoigne de l’activité militante dans le département. Il permet aux militants des Pyrénées-Orientales de débattre des orientations et de désigner leurs représentants pour Lille.

Le début des années 1920 est une période de consolidation pour le PC-SFIC, marqué par :

  • L’affirmation de son identité révolutionnaire face à la social-démocratie ;
  • Les débats internes sur la stratégie à adopter (alliances, action syndicale, rapport avec l’URSS) ;
  • La montée des tensions avec les autres forces de gauche, notamment la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière).

Le 5ᵉ Congrès de Lille s’inscrit dans cette dynamique, avec pour objectif de renforcer la discipline interne et de clarifier la ligne politique du parti, dans un contexte international marqué par les suites de la Révolution russe et les premières crises du capitalisme.

Le congrès de Lille de 1926 reste un moment fondateur pour le mouvement communiste français. Bien que les statuts n’aient pas changé de nom, les débats de cette période ont posé les bases de l’organisation et de l’identité du PCF, tel qu’il se structurera dans les décennies suivantes.

Aujourd’hui, alors que le PCF prépare son 40ᵉ Congrès en 2026, l’histoire de ces rassemblements rappelle l’importance des congrès comme lieux de démocratie interne et de définition collective.

Dominique Gerbault d’après les notes de Jacques Majester

L’édito du webzine. La FFF, l’anti-protection de la jeunesse

Kylian Mbappé, buteur de l’équipe de France contre le Sénégal, vient de s’insurger contre la Fédération française de football (FFF) pour l’utilisation non autorisée de son image dans une publicité pour Betclic, partenaire officiel de l’équipe de France.

Lors d’une séance photo à Clairefontaine, terrain d’entraînement de l’équipe de France, des joueurs ont été photographiés sans être informés que ces clichés serviraient à promouvoir un site de paris sportifs. Mbappé, déjà critique envers les bookmakers -qu’il accuse de ravages dans les quartiers populaires- a réagi vivement. Pourtant, les dirigeants de la FFF, comme Noël Le Graët ou Philippe Diallo, ont validé ce partenariat lucratif, estimé à plus de 30 millions d’euros.

Les paris sportifs, portés par le numérique et un matraquage publicitaire (avec des stars comme Messi, Neymar ou Cantona), connaissent une croissance exponentielle. Pour la Coupe du monde 2026, les mises devraient dépasser 1,2 milliard d’euros (contre 290 millions en 2014). En France, le marché a atteint 17,9 milliards d’euros en 2024, avec une hausse de 19 % en un an, boostée par l’Euro et les JO de Paris. 3,9 millions de joueurs en ligne sont recensés, dont 1,2 million de 18-24 ans (30 % des parieurs).

Un opium pour laa jeunesse

Pire : les mineurs ne sont pas épargnés. Une enquête révèle que 42,6 % des 15-17 ans ont déjà joué en 2025, et 11,4 % ont pratiqué les paris sportifs. 10,5 % d’entre eux sont considérés comme des joueurs problématiques, soit près de 250 000 adolescents exposés à l’endettement, l’anxiété ou l’échec scolaire. Les mécanismes (paris en direct, notifications incessantes) rendent cette pratique plus addictive que les autres jeux d’argent, selon les experts.

En s’associant à Betclic, la FFF ne se contente pas d’encaisser des revenus : elle devient l’ambassadrice des paris sportifs, alors même que sa mission de service public l’oblige à protéger la jeunesse. Comment concilier promotion des jeux d’argent et protection des mineurs ? Il faudrait que la ministre des Sports s’explique.

Dominique Gerbault