Budget 2027 : des propositions inacceptables et dangereuses…

Le premier ministre a livré ses pistes pour construire le budget 2027. L’enfer se pare ici de bonnes intentions. Pour lui, les recettes ça n’existe pas, seules les dépenses comptent. E Macron a donc choisi de terminer son mandat par un feu d’artifice antisocial !

Jouant une peur de la dette, les mesures proposées préparent une année terrible pour une majorité de la population française. Les familles aux revenus modestes et moyens vont être mises à rude contribution. C’est une cure d’austérité XXL qui se prépare !

S. Lecornu vise 54 Milliards d’économies sur la dépense publique de l’Etat, soit – 10%. Comme P Laval,en 1935. C’est considérable, c’est inacceptable ! C’est grave pour le pays ! Mais silence absolu sur les 77 Md€ d’intérêts servis aux marchés financiers… intérêts qui ont plus que doublé en raison de la politique monétaire de la BCE au service du capital

  • Jeunes, vieux, fonctionnaires, salariés et retraités, tous.tes seront mis à rude contribution :
  • Suppression de l’abattement fiscal de 10% ou désindexation des pensions pour les retraités (6 milliards d’euros).
  • Allocation de rentrée scolaire dans le viseur,
  • Gel des APL,
  • Rabotage des allocations familiales,
  • Relèvement du plafond des franchises médicales et des participations des patients,
  • Transfert de dépenses de médicaments, de transports sanitaires, voire de soins dentaires aux mutuelles et autres assurances de santé (1 milliard d’euros),
  • Durée des arrêts de travail dans le cadre de certaines maladies ou affections de longue durée non exonérante… (2 Milliards d’euros).

Une honte ! Et pourtant on est loin des 54 Milliards d’économies visés. Cela veut dire que les administrations, les services publics et les collectivités locales vont payer un lourd tribut dans leurs dépenses de fonctionnement : rémunération des personnels (gel du point d’indice), emplois, modernisation et moyens de protection des populations. Cela n’empêche pas le gouvernement d’annoncer baisser la surtaxe fiscale sur les profits des grandes entreprises.

Une urgence : sortir de cette vision mortifère en changeant de logique. Contre les marchés financiers et la guerre, plus de dépenses publiques pour développer le pays par des avances massives pour les services publics ; et soutenir une nouvelle production industrielle raisonnée, efficace et décarbonée. Cela créera de nouvelles richesses alimentant sainement les budgets publics et sociaux et permettant de réduire le déficit et de commencer à avaler la dette.

C’est possible : Mobiliser le pôle public bancaire (CDC, BPI, Banque Postale) pour financer un Fonds d’avance à 0 % pour les services publics. Utiliser le crédit bancaire pour orienter les entreprises vers la conversion écologique et sociale de leur mode de production. Réformer la fiscalité pour mettre à contribution le capital, favoriser les investissements porteurs d’emplois, de formation, de recherche, pénaliser la spéculation, les délocalisations. Faire contribuer la rente et la fortune et soutenir les revenus du travail. Enfin, faire reculer le poids de la fiscalité indirecte (TVA) et réhabiliter les impôts directs.

Jean-Marc Durand
Rédacteur en chef d’Économie&Politique

L’actu de la CGT (n° du 18 septembre 2026)

Pour plus de services publics, plus de salaires, en grève le 29 septembre
Le 29 septembre, les agent·es de la Fonction publique seront en grève et en manifestation à l’appel de tous les syndicats, pour leurs salaires, leurs conditions de travail et les moyens des services publics.
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Plus de services publics, plus de salaires, le 29 septembre on se mobilise ✊🏼
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Notre travail créé les richesses : nos salaires doivent augmenter !
Se loger, se nourrir, se déplacer, profiter de ses congés, faire face aux imprévus… Notre salaire doit nous permettre de vivre dignement de notre travail.
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Actualités

Les 10 priorités pour les agent·es et les services publics
La CGT organisait mardi 8 septembre une grande journée des services publics. Elle y présentait ses 10 priorités pour les agent·es et les services publics.
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La CGT refuse la mise au pas de deux inspecteurs du travail
La CGT dénonce la procédure disciplinaire engagée contre deux inspecteurs du travail de l’Isère. Au-delà de leur situation, elle alerte sur la multiplication des atteintes aux libertés syndicales et sur la remise en cause des missions de l’inspection du travail.
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Travail, territoire, environnement… L’extraction minière, un enjeu d’actualité
Démocratie, transparence et planification sont indispensables pour construire un modèle qui réponde aux besoins des populations et aux enjeux de notre temps, plutôt qu’assouvir l’appétit insatiable du capitalisme mondialisé.
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Violences sexistes et sexuelles : la CGT défend des droits au travail et des moyens pour une loi intégrale
Auditionnée à l’Assemblée nationale sur la proposition de loi contre les violences sexistes et sexuelles, la CGT a défendu des droits renforcés pour les victimes au travail et des moyens à la hauteur pour les rendre effectifs.
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Communiqués de presse

Conférence TER : un rapport qui n’engage que ses auteurs
Après plus de six mois de mobilisation et des millions de travailleuses et de travailleurs dans la rue contre la réforme des retraites, la CGT a participé à la conférence Travail Emploi Retraites avec des objectifs clairs.
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« Les rats quittent le navire » : après avoir saisi la justice, Sophie de Menthon retire sa plainte contre Sophie Binet
La CGT a appris le retrait de la plainte déposée contre la secrétaire générale de la CGT pour avoir déclaré « les rats quittent le navire ».
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Une première journée de mobilisation réussie, qui lance une rentrée sociale combative
La journée du 15 septembre, avec plus de 250 initiatives de mobilisation sous diverses formes sur l’ensemble du territoire, marque une première étape réussie dans la construction du rapport de force.
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SOS Contractuel·les dans la fonction publique : ensemble pour vos droits
Vous êtes contractuel·le dans la fonction publique et vous avez une question sur vos droits ? Avec SOS Contractuel·les, la CGT vous permet d’être mis·e en contact avec des militantes et militants pour vous informer sur vos droits, vous accompagner dans vos démarches.
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Armes nucléaires et intelligence artificielle : la France doit réexaminer son vote à l’Onu contre la résolution A/RES/80/23

Le Mouvement de la Paix interpelle le président de la République et demande une garantie claire : aucune intelligence artificielle ne doit pouvoir décider ou déclencher l’emploi d’une arme nucléaire française.

L’intelligence artificielle prend une place croissante dans les systèmes militaires : renseignement, alerte, analyse des menaces, ciblage et commandement. Appliquée aux armes nucléaires, cette évolution fait peser des risques considérables. Une fausse alerte, une cyberattaque, une erreur de données ou une interprétation algorithmique erronée pourrait accélérer une crise et réduire dangereusement le temps laissé à la décision humaine.

Le 1er décembre 2025, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté par 118 voix pour, 9 contre et 44 abstentions la résolution A/RES/80/23 sur les risques liés à l’intégration de l’intelligence artificielle dans les systèmes de commandement, de contrôle et de communication des armes nucléaires.

La France a voté contre cette résolution. Ce vote nous interroge. La France affirme pourtant elle-même que le contrôle et l’intervention humains doivent être maintenus aux étapes essentielles de toute décision concernant l’emploi de ses armes nucléaires. Pourquoi alors avoir voté contre cette résolution ?

Une autre question doit être posée. Le texte adopté par l’ONU replace à plusieurs reprises ces mesures de sécurité « dans l’attente de l’élimination totale des armes nucléaires ». Au moment où la France modernise et renforce sa force de dissuasion, son vote traduit vraisemblablement une réticence à inscrire la maîtrise de l’intelligence artificielle dans la perspective prévue par l’article 6 du TNP sur l’élimination des armes nucléaires.

Dans une lettre ouverte au président de la République, le Mouvement de la Paix demande notamment à la France :

  • de garantir un contrôle humain effectif à toutes les étapes de la décision nucléaire;
  • d’interdire toute décision ou tout déclenchement automatique par une intelligence artificielle de l‘arme nucléaire ;
  • d’assurer un contrôle démocratique et parlementaire constant de toute décision militaire ;
  • de réexaminer son vote contre la résolution A/RES/80/23 ;
  • de prendre une initiative internationale associant maîtrise de l’IA, réduction des risques nucléaires, civils et militaires, et progrès vers l’élimination multilatérale des armes nucléaires.

L’intelligence artificielle ne doit jamais créer l’illusion qu’une guerre nucléaire pourrait devenir contrôlable ou gagnable. La meilleure garantie contre l’emploi accidentel ou délibéré des armes nucléaires reste leur élimination totale.

Le Mouvement de la Paix appelle la France à respecter ses engagements internationaux en matière de désarmement nucléaire et à agir pour que les progrès technologiques soient mis au service de la paix et de la sécurité humaine, et non de la modernisation ou de la pérennisation des armes nucléaires.

Le Mouvement de la Paix appelle également toutes les citoyennes et tous les citoyens à signer et à faire connaître largement l’Appel mondial pour l’élimination totale des armes nucléaires et à participer ou à mettre en œuvre des actions dans le cadre de la journée internationale de la paix (21 septembre) et de la journée internationale des Nations unies pour l’élimination des armes nucléaires (26 septembre) et prendre les initiatives nécessaires avec ses partenaires pour travailler ensemble ce dossier.

Signer l’Appel mondial pour l’élimination totale des armes nucléaires

Le Mouvement de la Paix
Le 16 septembre 2026

L’édito du Travailleur Catalan par Michel Marc. Maintenant, ça suffit et ça se voit

Le capitalisme ne semble plus être la fin de l’histoire. C’est nouveau. Il est aujourd’hui identifié et contesté. Les dégâts qu’il engendre touchent l’ensemble des domaines de la vie. L’environnement, la vie domestique, la dignité, l’agriculture, la santé, l’éducation la culture et la paix. La vie quoi. Les inégalités gagnent du terrain, partout, et les proportions atteintes par ces écarts sociaux et entre les nations insultent la plus élémentaire morale des hommes. Il n’est donc plus, dans les esprits, la fin de l’histoire mais il bouge encore, dangereusement, et il fait la guerre.

La question est posée en grand, à tous, en France et dans le monde. Peut-on faire autrement ? François Lenglet, grand journaliste économique devant l’éternel sur les chaînes info, a bien tenté, mardi 15, à la lecture du classement mondial des pays en termes de dividendes versés aux actionnaires publié dans le monde, d’éclairer la deuxième place de la France ! Il s’est quasiment noyé en direct, le visage crispé. Ses contorsions intellectuelles n’y pouvaient rien. La France est bien deuxième ! Loin devant ses concurrents directs, dont l’Allemagne. Comment l’expliquer ? Des dizaines de milliards prélevés sur les richesses produites, une prédation devenue insupportable.

Ne pas attendre. Cette idée gagne du terrain. Et d’ailleurs, attendre quoi ? Partout où cela est possible, les exigences populaires doivent être portées. Fabien Roussel en a fait l’axe central de son discours et de sa campagne. La reconquête idéologique, partagée, est devenue urgente. Sauver la protection sociale, nationaliser et relocaliser les productions utiles, loger correctement l’ensemble des citoyens, augmenter les salaires, faire vivre la démocratie dans les grandes entreprises, réformer et consolider une fiscalité juste, répondre aux besoins sociaux. Bref, ne rien laisser de côté pour que chacun puisse simplement VIVRE.

Mardi 29, en France et à Perpignan, les agents publics se mettront en mouvement. En octobre, d’autres manifestations s’annoncent. Le journal y sera !

Fabrice Coudour. « L’attaque contre le « tarif agent » dans l’énergie est un contre-feu politique » (La Marseillaise)

Fabrice Coudour est secrétaire général de la Fédération nationale des mines et de l’énergie CGT (FNME-CGT). Il analyse les raisons de la mobilisation des travailleurs des industries électriques et gazières, avec une grève, ce mardi.

La Marseillaise : Pourquoi les agents du secteur de l’énergie se mobilisent-ils ce mardi ?

Fabrice Coudour : Avant toute chose, il faut mesurer que les attaques en direction des agents, et retraités, de l’énergie sont successives depuis plusieurs années. C’est bien un ensemble d’attaques qui fait qu’aujourd’hui, la coupe est pleine. Cette année, cela se concentre sur le tarif particulier, que l’on appelle plus communément le « tarif agent ». Mais ce n’est que le dernier épisode d’une longue liste : fin de notre régime spécial lors de la réforme des retraites de 2023, puis des attaques sur notre caisse de retraite à la fin de l’année dernière, mais aussi contre la gestion de nos œuvres et actions sociales… Pendant plus d’une année, nous avons aussi eu d’âpres négociations autour de notre grille salariale, qui commence en dessous du Smic ! Et la dernière en date, l’attaque de cet été, contre notre tarif agent.

La Marseillaise : Concrètement, qu’entend faire le gouvernement concernant le tarif agent ?

Fabrice Coudour : L’attaque prend deux formes : la première vient avec un rapport de la Cour des comptes en direction des ressources humaines d’EDF, avec treize recommandations en son sein, dont une sur le tarif agent et qui pointe une soi-disant fiscalisation incorrecte. La seconde est une injonction de la procureure de la Cour des comptes en direction du directeur de la Sécurité sociale, toujours sur le tarif agent. C’est une procédure juridique, un processus légal, qui concerne l’ensemble du secteur et qui implique une réponse du directeur de la Sécu. On voit bien là qu’on est sur deux attaques coordonnées, qui s’appuient l’une sur l’autre. Ce tarif est bien plus qu’un totem du statut des travailleurs des industries électriques et gazières.

La Marseillaise : En quoi cette attaque ne passe pas pour les travailleurs du secteur ?

Fabrice Coudour : C’est une attaque politique : c’est contre notre contrat social, contre notre statut. Ce tarif particulier fait partie intégrante de notre contrat de travail, il est déjà fiscalisé. C’est aussi un élément de rémunération alors que nos salaires sont en dessous de ceux de nos homologues du privé. Il faut mettre ça au regard des contraintes de notre travail : les astreintes, les 3×8, les heures supplémentaires… Les électriciens et gaziers sont sur le terrain, pour remettre en état le réseau lorsqu’il y a des tempêtes, la canicule, des inondations. Sur les incendies, ce sont les agents de l’énergie qui arrivent les premiers après les pompiers. Tous les jours de l’année, ce sont eux qui assurent le service public de l’énergie, 24 heures sur 24. Ce tarif agent est donc une juste reconnaissance au regard de cela. Surtout, cet « avantage » ne représente rien sur les factures des usagers, moins d’1 %. Supprimer le tarif agent ne fera pas baisser les factures d’énergie des Français. Par contre, le gouvernement et ses chiens de garde ne parlent jamais de l’irrégularité des règles fiscales sur les factures. Je rappelle que toutes les factures, depuis un an, sont taxées à 20 % de TVA, alors même que les biens de première nécessité doivent être taxés à 5,5 %, selon le Code des impôts. On pourrait aussi rappeler qu’en 25 ans, on a atteint 100 milliards de dividendes versés aux actionnaires dans les entreprises du secteur… Cette attaque est en réalité un contre-feu politique.

La Marseillaise : Vous utilisez le terme de « contre-feu politique ». Pourquoi ?

Fabrice Coudour : Car cela participe à une division des travailleurs entre eux, à agiter l’opinion publique et détourne des vrais sujets. Aujourd’hui, tout le monde s’accorde sur le fait que la transition énergétique et écologique sont des enjeux majeurs. Il y a donc une nécessité de filières, d’emplois et donc de recrutements pour faire face à ces enjeux. Mais avec quelle attractivité va-t-on attirer de nouveaux travailleurs s’ils rabotent tous nos conquis sociaux, qui sont des éléments d’attractivité ? Je le répète, nous avons une grille de salaires qui débute en dessous du Smic. C’est un contre-feu car ils tapent toujours en bas de l’échelle, tout en fermant les yeux sur les aides publiques aux grandes entreprises, de 211 milliards. Alors que les travailleurs de l’énergie, et la FNME-CGT en tête, ont toujours défendu la baisse des factures pour les usagers. En réalité, nous faisons partie des corporations à abattre, comme les cheminots l’ont été précédemment.

Entretien réalisé par Amaury Baqué (La Marseillaise, le 15 septembre 2026)

Le grand défi de l’eau

Février 2026, photos, reportages télé, montraient villes, villages, zones industrielles submergées, des milliers de Km2 de terres agricoles inondées. Juin, juillet, août avec canicule sècheresse et incendies monstrueux. Les prophètes de mauvais augure professant sur les médias en ont fait, tels les chevaliers de l’apocalypse, leur raison de vivre, leur fond de commerce du malheur. Un hydrologue, Eric Servat, lui, a écrit un livre, « Le Grand défi de l’eau »(*) à l’opposé des prophètes du malheur. C’est un plaidoyer pour la raison, l’espoir et l’action : non, la nouvelle donne du climat n’est pas la fin du monde.

Car depuis l’apparition de la Terre, l’eau et son volume n’ont pas changé. Chaque molécule ou verre d’eau que nous buvons est la même eau que buvaient les dinosaures il y a 100 millions d’années. Cette eau en constante circulation va de la mer aux nuages, retombe, s’évapore va créer, la calotte de l’Antarctique… change d’état, liquide, gazeuse, solide, salée ou douce.

Sa gestion est compliquée, car 97,2 % est salée. N’existe que 2,8 % d’eau douce, dont 60 % stockés dans l’ Antarctique. C’est de la part résiduelle, 0,8 %, que dépend l’existence du vivant. De plus, sa répartition n’est pas équitable, 9 pays se partagent 60 % de « l’eau douce liquide ».

L’auteur n’élude aucun sujet, des « bassines » à la nécessité de désimperméabiliser les villes pour en faire des « éponges », « conserver l’eau pour se nourrir » alors que l’irrigation ne touche que 6,8 % de la surface agricole, ou « transporter l’eau », du Rhône vers 3 départements d’Occitanie. Bien mesurer le retard avec 4,7 % du « flux » annuel (pluies/neige) stocké en France, contre presque 50 % en Espagne qui, du coup, fournit fruits et légumes ; les questions géopolitiques ; sanitaires ; … ce que le consommateur paie c’est le service autour de l’eau.

(*) Le grand défi de l’eau, Eric Servat, Harper édition, 18,90 €

L’édito du webzine. L’urgence sociale, une bataille à gagner

La Fête de l’Humanité sert, une fois de plus, de caisse de résonance aux combats des communistes. Samedi après-midi, devant des millier de personnes, Fabien Roussel a martelé un message clair : « l’urgence sociale doit devenir le cœur du débat public ».

Alors que les Français suffoquent sous le poids des prix de l’essence et des inégalités criantes, le secrétaire national du PCF ne se contente pas de dénoncer, il propose. Et ses propositions claquent comme des coups de poing : nationalisation-sanction de Total, baisse immédiate de 40 centimes par litre, le tout accompagnée d’une mobilisation populaire pour forcer le gouvernement à agir.

Face à un Patrick Pouyanné dont le groupe Total engrange des bénéfices records entre 17 et 20 milliards d’euros tandis que les automobilistes peinent à faire le plein, la colère du candidat communiste est palpable. « Pourquoi le litre est-il moins cher en Outre-Mer ? Parce que les préfets y fixent les prix », lance-t-il, interpellant directement Sébastien Lecornu. Sa solution ? Passer à l’action : mobiliser les citoyens les 15 septembre, 29 septembre et 17 octobre pour exiger des résultats concrets, pas des promesses creuses.

Un candidat à l’offensive

Le candidat communiste à l’élection présidentielle ne s’arrête pas là. Il fustige la TVA « sociale », qu’il qualifie d’« arnaque », un projet de société qui, selon lui, cherche à remplacer la Carte Vitale par l’American Express. « Supprimer des cotisations pour augmenter la TVA, c’est donner d’une main pour reprendre de l’autre », tonne-t-il. Son plan climat, lui, s’attaque aux inégalités environnementales : « La canicule, c’est une violence de classe ». Les 8 000 morts de 2026 ne sont pas des riches, protégés dans leurs palaces climatisés. La transition écologique doit rimer avec justice sociale.

Sur la scène internationale, Fabien Roussel assume ses divergences avec ceux qui s’alignent sur l’OTAN et les États-Unis. Lui, prône la paix et le respect du droit international, refusant de voir la France s’enfermer dans une logique de conflits coûteux.

Enfin, Fabien Roussel trace sa route pour 2027 : élargir le socle de la gauche, convaincre les abstentionnistes et les déçus, et surtout, battre l’extrême droite. « Chaque fois que la gauche a frôlé les 50 % au premier tour, elle s’est qualifiée. », lance-t-il, déterminé à faire de cette campagne une fenêtre d’espoir. Mais beaucoup de travail reste à faire, l’ensemble de la gauche aujourd’hui mesure à peine 35 %. Cette campagne doit être un véritable soulèvement populaire.

Dominique Gerbault