L’édito du Travailleur Catalan par Jacques Pumaréda. Les larmes de crocodiles

Les ministres se réunissent en cellules de crise quotidiennement pour brasser du vent et « communiquer », une hyper action pour cacher une inaction depuis des décennies. Et chacun y va de « c’est la faute à qui ? ». Nos sociétés sont vulnérables. La vie sur terre a mis des milliards d’années à éclore dans un équilibre fragile. En quelques siècles, le capitalisme est en train de détruire cet équilibre pour satisfaire la voracité d’une poignée de possédants. Les capitalistes vivent dans un autre monde, ils se fichent éperdument de ceux qui suffoquent parfois jusqu’à la mort dans des logements à plus de 35 degrés, des hôpitaux débordés, des champs et des forêts brûlés.

Les conséquences meurtrières de ces chaleurs extrêmes sont le résultat prévisible du rejet dans l’atmosphère de 40 milliards de tonnes de CO2 chaque année. Le chaos climatique était annoncé, la désinvolture des gouvernements successifs par rapport aux alertes des scientifiques est criminelle. Alors que les fonds manquent, nous dit-on, pour financer des politiques d’atténuation et d’adaptation, le patrimoine des 500 plus grandes fortunes professionnelles françaises a bondi de 80 à 1 128 milliards d’euros entre 1996 et 2025.

Cherchez l’erreur !

Sans révolution climatique, c’est l’humanité tout entière qui est menacée de sombrer. L’urgence est donc au renversement de choix politiques qui condamnent tant de vies pour entretenir les privilèges de quelques-uns. L’alternative est claire : la sortie de ce système barbare. Nous en discuterons ce week-end des 3 et 4 juillet à la fête du TC, soyez les bienvenus.

Communiqué de la Coordination nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité. De la canicule au budget de la Sécurité Sociale : l’urgence de répondre aux besoins

L’hôpital public est débordé par la canicule. Pire, il ne sait en protéger ni personnel ni patients hospitalisés. Comme à chaque crise grave, toujours les mêmes réponses : cellules de crises, déclenchement de plans blancs ou autres, déprogrammation…

La réalité, ce sont des hôpitaux à la limite de l’implosion où tout événement surajouté devient un drame : personnel épuisé car trop peu nombreux, manque de lits d’hospitalisation. Ce sont des hôpitaux où l’on impose des plans de redressement : Aubagne (50 suppressions d’emplois), Marmande… Sans parler de la psychiatrie publique en train de s’effondrer avec des services fermés, des hôpitaux sans psychiatres, comme à Laval, chef-lieu de la Mayenne, ou à Sarlat… La canicule de 2003 avait attiré l’attention sur les personnes âgées mais la loi grand âge n’est toujours qu’une promesse non tenue !

La canicule révèle la nécessité d’investissements pour faire face au changement climatique. Alors que les hôpitaux sont majoritairement en déficit et incapables donc d’investir sur fonds propres, ce que la ministre de la santé a annoncé récemment, c’est un saupoudrage sur 10 ans de financement de projets renforçant l’efficience des établissements, en langage décrypté de projets accompagnant des fermetures de lits et de services !

La population considère largement que ce n’est ni sur la santé ni sur l’autonomie, que des économies doivent être faites. Des pistes existent, entre-autre la baisse voire la suppression des exonérations de cotisations sociales.

Le prochain budget de l’État doit prévoir la formation de professionnels de santé en nombre et le Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2027 donner aux hôpitaux, aux EHPAD les moyens de répondre aux besoins de la population.

Les comités de la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité, réunis en assemblée générale, ont décidé de sonner l’alerte dès maintenant et de préparer des mobilisations multiples en octobre à partir des réalités de terrain avec toutes les organisations qui souhaitent y participer localement : des moyens pour les hôpitaux et EHPAD publics ! Mais il faut aussi arrêter de reporter sur les complémentaires le remboursement des soins (vigilance : des mesures pourraient passer par décret pendant l’été).

C’est vers le remboursement à 100 % des soins par la Sécurité Sociale qu’il faut aller. La lutte contre les dépassements d’honoraires sera un élément fort de cette campagne, commencée dès maintenant par certains comités, comme à Montluçon et Montargis. Les rapports se multiplient, encore récemment celui du HCAAM (Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie), mais ce sont des décisions dont on a besoin !

Faisons respecter l’accès aux soins pour toutes et tous de qualité et de proximité sans barrière financière !

Courrier du mouvement de la paix aux député•es. Le 1er juillet, ne votez pas l’actualisation de la loi de programmation militaire

Madame la Députée,
Monsieur le Député,

Le 1er juillet 2026, vous serez appelé·e à vous prononcer sur le projet de loi actualisant la loi de programmation militaire.

Le Mouvement de la Paix vous appelle solennellement à ne pas voter ce texte. Une loi de programmation militaire engage la Nation pour plusieurs années, pour des montants considérables et pour des choix stratégiques majeurs. Elle ne peut être adoptée dans la précipitation, à l’issue d’une commission mixte paritaire restreinte, sans véritable débat public et démocratique.

Nous vous demandons donc de refuser toute adoption qui empêcherait une rediscussion complète du texte. Le Parlement doit pouvoir examiner sérieusement les conséquences budgétaires, sociales, diplomatiques, démocratiques et internationales d’une telle loi.

Les chiffres montrent l’ampleur du basculement engagé. La loi de programmation militaire 2014-2019 représentait 190 milliards d’euros. La loi 2019-2025 atteignait 295 milliards d’euros. Le projet actuel, initialement annoncé à 400 milliards d’euros, serait porté à 436 milliards d’euros après les 36 milliards supplémentaires demandés par le ministère des Armées. Le Sénat a par ailleurs évoqué une rallonge supplémentaire de 14 milliards d’euros, qui porterait l’effort total à 450 milliards d’euros si elle était retenue.

Cette augmentation colossale traduit un choix politique majeur : celui d’une économie de guerre, qui prépare d’abord la guerre, les guerres à venir,sans évoquer les moyens nécessaires pour construire la paix, la diplomatie, la coopération internationale et une sécurité humaine commune.

À cela s’ajoutent les propositions du président de la République visant à accroître le rôle des armes nucléaires françaises et à ouvrir la voie à une européanisation de la dissuasion nucléaire. De telles orientations posent de graves questions au regard des engagements internationaux de la France, notamment la Charte des Nations unies et le Traité de non-prolifération nucléaire et ne particulier de son article 6.

Cette actualisation comporte aussi d’autres mesures préoccupantes. Après l’échec du SNU, elle prévoit la mise en place d’un service national pour les jeunes et dégage des moyens pour cela. Dans le même temps, alors que l’Éducation nationale, la santé, la jeunesse, la recherche, la transition écologique et les services publics manquent cruellement de moyens, la majorité présidentielle propose à la jeunesse l’horizon d’une économie de guerre et d’une militarisation croissante des esprits.

Cette orientation se retrouve également dans le projet de loi Blanchet, qui vise à imposer dans l’enseignement secondaire, de la sixième à la terminale, des cours hebdomadaires de défense nationale, à raison de 35 heures par an et par classe, assurés par des militaires. Le Mouvement de la Paix est conscient que le monde actuel comporte des dangers majeurs et des défis existentiels pour la paix, voire pour la survie de l’humanité. Mais la réponse à ces dangers ne peut pas être la fuite en avant militaire, la préparation permanente à la guerre, ni l’idée que la jeunesse devrait être préparée au sacrifice.

Ce que nous réclamons, c’est une autre orientation : une loi de programmation pour la paix, pour la sécurité humaine, pour la diplomatie, pour la coopération internationale, pour la culture de la paix et pour le respect du droit international.

La Charte des Nations unies prévoit, dans son article 26, que les États doivent favoriser le maintien de la paix et de la sécurité internationales en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde. Elle affirme également que les différends doivent être réglés par des moyens pacifiques. Or, ces dernières années, les moyens diplomatiques de la France ont été affaiblis, tandis que les dépenses militaires connaissent une hausse massive.

Nous demandons que des moyens soient engagés pour la diplomatie, la prévention des conflits, la coopération internationale, l’éducation à la paix, les échanges entre universités, la santé, la jeunesse, les personnes âgées, la lutte contre le dérèglement climatique et la réalisation des objectifs de développement durable adoptés par l’Assemblée générale des Nations unies.

Nous ne nions pas la nécessité de moyens de défense pour assurer la sécurité de la France et de l’Europe, notamment dans le cadre d’une sécurité commune fondée sur le droit international et pouvant s’inscrire dans le cadre de l’OSCE. Mais nous refusons que la sécurité soit réduite à l’accumulation d’armements, à la dissuasion nucléaire, à l’économie de guerre et à la militarisation de la société.

C’est pourquoi le Mouvement de la Paix vous demande :
de voter contre le projet de loi actualisant la loi de programmation militaire ;d’exiger une nouvelle lecture permettant un véritable débat démocratique à l’assemblée et dans le pays avec les citoyennes et citoyens ;de demander la réorientation d’une partie des crédits militaires supplémentaires vers les besoins sociaux, éducatifs, sanitaires, écologiques et diplomatiques ; d’ouvrir le débat sur une loi de programmation pour la paix, la sécurité humaine, la coopération internationale et la culture de la paix.

Le Mouvement de la Paix appelle notamment à débloquer immédiatement 3 milliards d’euros pour la santé, l’éducation et le climat, prélevés sur les crédits supplémentaires prévus pour la loi de programmation militaire.

Madame la Députée, Monsieur le Député,

Au moment où les tensions internationales sont graves, la responsabilité du Parlement n’est pas de valider dans l’urgence une fuite en avant militarisée. Elle est d’ouvrir un débat national sur les choix de sécurité, de paix, de justice sociale et d’avenir que notre pays doit porter.

Pour son avenir, l’humanité n’a d’autre chemin que la paix.

Nous vous demandons donc de ne pas voter ce projet de loi le 1er juillet.

Veuillez recevoir, Madame la Députée, Monsieur le Député, l’expression de notre considération républicaine.

Pour Le Mouvement de la Paix
Roland Nivet porte parole National

L’édito du webzine. La fraîcheur volée

L’été s’installe comme une menace. On nous dit que c’est le destin, que le climat se dérègle, que c’est la fatalité. Mais la fatalité, c’est une invention de ceux qui ne veulent rien changer.

Depuis cinquante ans, les scientifiques hurlent dans le désert : chaque gramme de CO₂ rejeté est une braise de plus sur le brasier. L’Arctique fond, l’Europe étouffe, et demain sera pire. Pourtant, dans les salons feutrés, on discute encore de croissance, de profits, de forages à relancer. On nous propose des brumisateurs comme on jette des miettes aux pigeons.

Les chiffres, eux, ne mentent pas. Cinq cents mille morts par an dans le monde, cinq mille en France en 2022. Des vies fauchées par la canicule, et toujours les mêmes qui trinquent : les vieux, les pauvres, celles et ceux que le système a déjà écrasés une première fois. Les corps souffrent, les esprits se brisent, les logements deviennent des étuves. Les hôpitaux craquent, les forêts brûlent, les rivières ne sont plus que des cicatrices dans la terre. Les abeilles tombent, les vaches suffoquent, les trains déraillent, les centrales s’arrêtent. Tout se dérègle, tout se fissure. Et dans leurs bureaux climatisés, les bien-pensants nous parlent d’adaptation, comme si l’on pouvait négocier avec la fin du monde.

Pourtant, il y a ceux qui refusent de baisser les bras. À New York, à Londres, à Delhi, à Montréal, une même exigence monte, têtue, nécessaire : le droit à la fraîcheur. Pas comme une aumône, pas comme un privilège, mais comme un dû, au même titre que l’eau, le pain ou la dignité. Car de quoi parle-t-on, au fond ? De notre capacité à vivre sur cette Terre sans y laisser notre peau. Et ce droit, il ne viendra pas tout seul. Il faudra le conquérir.

Le Plan climat Empreinte 2050 du PCF : une nécessité

C’est là que le Plan climat Empreinte 2050 du PCF prend tout son sens. Parce que ce plan, ce n’est pas seulement une liste de mesures, c’est une vision. Une vision où la transition écologique n’est pas une punition, mais une libération. Où l’on ne se contente pas de réduire les émissions chez nous, mais où l’on s’attaque à notre empreinte carbone globale, y compris celle, invisible, de nos importations. Où l’on comprend enfin que le climat et la justice sociale sont les deux faces d’une même pièce.

Imaginez : des villes où l’on respire, où les transports en commun sont gratuits, où les logements sont isolés, où les rues sont des forêts et non des fournaises. Imaginez une économie qui ne tourne plus pour une poignée de milliardaires, mais pour le bien-être de toutes et tous. Où l’on travaille moins, où l’on travaille mieux, où l’on mange sain sans se ruiner. Où les usines ne crachent plus leur venin, où les champs ne sont plus des déserts chimiques, où l’eau n’est pas une marchandise mais un bien commun. Imaginez une France qui, au lieu de donner des leçons au monde, tend la main aux pays du Sud pour construire ensemble une sortie de crise. Ce n’est pas un rêve. C’est Empreinte 2050.

Ce plan, c’est la preuve que l’on peut faire autre chose que subir. Qu’on peut bâtir plutôt que de gérer. Qu’on peut exiger une sécurité sociale écologique, comme on a exigé la Sécu après la guerre. Qu’on peut mettre fin à l’austérité qui étouffe les budgets verts, qu’on peut taxer les superprofits des pollueurs pour financer la transition, qu’on peut arrêter de bétonner les terres agricoles et de détruire les jardins partagés. Qu’on peut, enfin, prendre le pouvoir sur notre destin.

Parce que le droit à la fraîcheur, c’est bien plus qu’un thermomètre qui baisse. C’est le droit de ne plus être les otages d’un système qui nous étouffe. C’est le droit de vivre, tout simplement. Et ce droit, on ne nous le donnera pas. Il faudra le prendre. Avec Empreinte 2050, le PCF nous montre le chemin. À nous de le parcourir.

Dominique Gerbault

Courrier de Yamina Saheb, autrice du 6e rapport du GIEC au président de la République

Cher Emmanuel Macron,

Je vous écris de notre cave, seul lieu encore habitable dans notre immeuble parisien.

Je relis votre appel à « la prudence, à prendre soin des personnes âgées, des plus vulnérables comme des enfants et à suivre l’ensemble des recommandations du gouvernement ».

J’en reste abasourdie. Je ne comprends pas qu’un président de la République puisse, une fois de plus, faire peser sur les frêles épaules des citoyens la responsabilité de les protéger, qui est la vôtre. Et je vous imagine sirotant un apéro (loin d’être mérité) dans une pièce climatisée de l’Élysée ou d’un autre palais de la République.

Alors j’ai décidé de vous écrire. Cette lettre, vous ne la lirez probablement jamais. Qu’importe : seule l’écriture apaise un peu ma colère.

Vous nous demandez « la prudence ». Mais la prudence de qui, Monsieur le Président ? Celle des citoyens qui n’ont jamais voté pour quatre degrés de réchauffement, ou celle d’un État qui, année après année, choisit de ne pas agir sur la cause ? On ne se met pas « à l’abri » d’un climat que l’on continue de dérégler. On ne « boit pas de l’eau » pour réparer des décennies d’inaction climatique.

Cette canicule n’est pas une fatalité météorologique. Elle est la conséquence directe et mesurée de votre décision de nous enfermer dans le capital fossile. Nous l’avions écrit, noir sur blanc, dans les rapports du GIEC (IPCC). Vous le saviez. Nous le savions tous. Ce qui nous accable aujourd’hui n’est pas une surprise : c’est un rendez-vous que vous, avec d’autres responsables politiques, avez choisi de ne pas honorer.

Et que proposez-vous face à cela ? De nous adapter à une France devenue fournaise, comme si l’on pouvait s’adapter sans fin à un monde que vous vous obstinez à rendre invivable.

Je vous écris enfin parce que je ne sais pas comment expliquer à un enfant de six ans que les adultes savaient, et qu’ils ont préféré l’apéro à l’action.

Je ne sais pas pour vous ; moi, je refuse de léguer à mon fils un pays où le seul refuge est le sous-sol, et comme seule consigne, la débrouille.

Nous finirons bien par remonter de notre cave. Mais je n’oublierai pas qui m’y a laissée : votre inaction climatique, cher Emmanuel Macron, celle qui vole à nos enfants le droit de vieillir sur Terre.

Yamina Saheb

Valérie Masson-Delmotte : « Nous ne sommes pas tous égaux » (L’Indep)

Après les propos polémiques de Yann Barthès, lancés sur le plateau de « Quotidien », la climatologue et la communauté scientifique s’alarment.

« Tout le monde a chaud (…) on est tous logés à la même enseigne. » Les propos de Yann Barthès, lancés sur le plateau de Quotidien sur TMC, ont agacé la communauté scientifique.

Parmi les voix qui s’élèvent, celle de Valérie Masson-Delmotte, climatologue et ancienne coprésidente du groupe numéro un du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du chimat (Giec).

Comprenez-vous cette controverse liée aux propos de Yann Barthès ?

J’ai été très choquée par ces propos, j’ai vraiment été très choquée par cette blague. Je connais des personnes qui ont des chambres d’étudiants sous les toits. Et, en ce moment, elles ne peuvent tout simplement pas dormir. Cette blague, qui a pour objectif de créer quelque chose de rassembleur, provoque complètement l’inverse. Elle reflète surtout la vulnérabilité et les inégalités d’exposition à la chaleur.

La canicule reflète donc les inégalités croissantes face à la chaleur ?

Bien sûr, nous ne sommes pas égaux face à la chaleur. Et ça, on le sait depuis longtemps, depuis la canicule d’août 2003. Après cet épisode, on a constaté que la chaleur avait un impact sur les personnes âgées, elle provoque une surmortalité. Les enfants, les femmes enceintes, les personnes qui souffrent de maladies chroniques sont également plus vulnérables. Sans oublier les personnes qui vivent dans des bouilloires thermiques, des logements où la température peut être plus élevée que la température extérieure. Il faut tenir compte de ces vulnérabilités, tenir compte de ces inégalités d’exposition et ainsi protéger les personnes les plus faibles.

Face à ces inégalités, comment évaluez-vous les réponses apportées par les pouvoirs publics ?

Que puis-je dire ? (Silence) Il y a eu des progrès depuis 2003. En termes de gestion de crise, il y a des choses qui se sont nettement améliorées. Quelques exemples : les seuils de canicule, le fait de veiller sur nos aînés, l’accès aux espaces verts, etc. Mais on peut aller encore plus loin, avec un grand plan fraicheur. Ce qui me choque le plus, c’est la communication du gouvernement. Les politiques ne peuvent pas dire qu’ils sont surpris que l’on atteigne une telle intensité de chaleur au mois de juin. Ça, je ne peux pas l’accepter. Depuis les années 2000, le Giec alerte sur le lien entre énergies fossiles et réchauffement climatique. On ne peut pas être plus clair.

Recueilli par Arthus Maes (L’Indépendant, le 27 juin 2026)