40ème Congrès du PCF. La brochure complète du Congrès

Sommaire

L’édito de Fabien Roussel
Le mode d’emplois du Congrès

Le projet de base commune adopté par le Conseil national du 29 mars 2026
Le résumé
Un communisme de conquêtes

Textes alternatif au projet de base commune du Conseil national
Pour battre l’extrême droite et ouvrir l’espoir
Communistes à l’offensive
Le résumé
Les signataires

Textes alternatif au projet de base commune du Conseil national
Stratégie Communiste
La lutte des classes comme boussole, le socialisme comme programme
Le résumé
Les signataires

Textes alternatif au projet de base commune du Conseil national
Résister et construire, une nouvelle page du communisme
Le résumé
Les signataires

Bulletin de vote

L’édito du Travailleur Catalan par René Granmont. Garde à vous ! Une deusse, une deusse…

Avec le retour du service militaire, on avait bien senti qu’Emmanuel Macron se rêvait en général cinq étoiles. D’autant plus que le chef d’état-major des armées avait déclaré qu’il fallait « accepter de perdre des enfants ». Et dernièrement la ministre des Armées, Catherine Vautrin, l’avait martialement confirmé : « nous devons aller plus vite et frapper plus fort ». Au début de la semaine, à l’Assemblée nationale, les discussions autour de l’actualisation de la loi de programmation militaire ont été révélatrices de la volonté présidentielle d’habituer notre pays à l’idée que la guerre, avec son cortège de morts et de réduction de la démocratie, était inéluctable. Et qu’en conséquence nous devions accepter d’y aller… la fleur au fusil.

Qu’on en juge. Une rallonge de 36 milliards d’euros va s’ajouter aux 413 milliards prévus pour les armées d’ici 2030. Soit 449 milliards, alors qu’on nous serine nuit et jours que nous devons faire des économies sur les services publics, sur la santé, sur l’école, sur le logement, sur l’écologie… Tout cela au nom de l’urgence stratégique, une pseudo urgence qui installe une économie de guerre sans guerre déclarée.

Et bien sûr, qui dit état de guerre dit dispositif juridique adapté à cet état de guerre latent. D’où la volonté gouvernementale de créer un dispositif d’« état d’alerte de sécurité nationale », un régime déclenché en cas de « menace grave et actuelle » –notons le flou artistique qui entoure cette menace– permettant par simple décret d’accroître la possibilité de réquisitions dans l’industrie de l’armement comme sur l’ensemble de la chaîne logistique civile et sanitaire, en autorisant « des dérogations temporaires à des normes de niveau réglementaire ». En un mot, un régime d’exception…, cette exception qui, chez les macronistes, devient très vite une règle.

En fait, il s’agit, en la militarisant à outrance, de transformer la société : d’un côté, un peuple dont on exige cohésion et total sens du sacrifice, de l’autre des riches toujours plus riches dont on refuse de toucher au portefeuille et que l’on va encore plus enrichir avec les profits de guerre.

Si le monde est instable et si la France doit pouvoir se défendre, doit-on pour autant se résigner à accepter une loi de programmation militaire qui entérine un énorme transfert de richesses doublé d’une mise en pièce de la liberté ? Doit-on accepter cette terrifiante perspective qui tombera dans les mains de ceux qui, demain, nous gouvernerons ?

Emmanuel Maurel. « Une volonté de détruire l’audiovisuel public » (La Marseillaise)

L’Assemblée nationale publie ce mardi matin le rapport du député ciottiste Charles Alloncle rédigé à l’issue des six mois d’une commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public décriée. Le document de 400 pages a été adopté la semaine dernière de justesse, par 12 voix contre dix, et huit abstentions. Il contient les 80 recommandations de l’élu d’extrême droite qui relayent les obsessions de son clan d’une cure d’austérité de France Télévisions, la soumission des journalistes à une prétendue « neutralité ». Démanteler pour mieux privatiser, résume le député GRS Emmanuel Maurel.
Emmanuel Maurel, membre fondateur de la Gauche républicaine et socialiste (GRS) et député, estime que la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public est une « occasion manquée ». Entretien.

La Marseillaise : Le rapport sur l’audiovisuel public de Charles Alloncle est rendu public ce lundi. Vous étiez contre sa publication ?

Emmanuel Maurel : J’étais surtout opposé au rapport sur le fond. C’est un rapport assez médiocre, avec beaucoup d’approximations, d’insinuations et des préconisations que je conteste absolument. Le fait qu’il soit publié, il n’y a pas de problème à ce niveau-là, de toute façon les auditions menées étaient publiques. Je ne suis pas un censeur dans l’âme. C’est le fond que je conteste.

La Marseillaise : Sur les 80 préconisations du député ciottiste laquelle vous alerte particulièrement ?

Emmanuel Maurel : Mon désaccord principal, c’est la volonté du rapporteur d’économiser 1 milliard d’euros sur le budget de l’audiovisuel public notamment par une série de fusions ou de suppressions qui aboutissent à ce résultat. C’est clairement une volonté d’affaiblir, de démanteler, voire de détruire l’audiovisuel public. Je suis en désaccord total avec ça. C’est un rapport qui n’a pas beaucoup de hauteur de vue parce que l’audiovisuel public participe largement à la création audiovisuelle et cinématographique en France. C’est un secteur qui, en réalité, est bénéfique économiquement pour le pays.

La Marseillaise : Jordan Bardella a annoncé que s’il arrivait au pouvoir, il privatiserait l’audiovisuel public. Si ce n’est pas écrit dans le rapport, c’est l’objectif à terme de l’extrême droite ?

Emmanuel Maurel : Je crois surtout que Charles Alloncle a mis en place une entreprise de dénigrement de l’audiovisuel public, en inventant des histoires, en montant en épingle des faits qui sont complètement dérisoires pour préparer le terrain. Et ce, dans le but de mettre en place ce que veut Bardella et sûrement ses amis, y compris économiques. Il est évident que le groupe Bolloré a eu une influence dans cette affaire. L’idée à terme est de démanteler et de vendre l’audiovisuel public à la découpe, c’est ce qu’ont démontré ces six mois d’auditions. Des questions légitimes se posent sur l’audiovisuel public, ce qui est normal après tout. Ces vrais enjeux qui sont de savoir comment on adapte la télévision au tout numérique, comment on fait face à l’intelligence artificielle, comment l’audiovisuel public se défend face à l’hégémonie des Gafam, des plateformes américaines, ont été passés sous silence au profit de ragots.

La Marseillaise : Que contient la contribution que vous avez apportée à ce document ?

Emmanuel Maurel : Dans la première partie de ma contribution, j’expose les intentions de Charles Alloncle qui voulait démontrer que l’audiovisuel public n’était pas impartial, n’était pas neutre. En réalité, sa démonstration est très faible voire inexistante. Il y a des pages et des pages de ragots qui n’aboutissent à pas grand-chose. La deuxième partie est une démonstration assez rigoureuse sur pourquoi couper un milliard d’euros dans l’audiovisuel public, c’est une folie aussi bien en matière d’exception culturelle que de conséquences économiques et industrielles. Puis, la troisième partie contient un certain nombre de préconisations qui posent notamment la question importante du recours croissant à l’externalisation, c’est-à-dire faire appel à des sociétés privées pour réaliser des émissions de débat. Il y a aussi quelques mesures pour essayer de faire en sorte que France Télévisions, notamment, soit à la hauteur des enjeux du numérique.

La Marseillaise : L’association AC !! Anticorruption a déposé samedi plainte contre X pour prise illégale d’intérêts et trafic d’influence, visant Charles Alloncle et la direction de Lagardère News.

Emmanuel Maurel : Il est évident que M. Alloncle a un agenda politique qui coïncide avec celui du groupe Bolloré. Ça, tout le monde le sait, il suffisait de regarder les auditions pour s’en rendre compte. C’était, d’une certaine façon, transparent. On verra ce que donnera cette plainte.

La Marseillaise : Cette commission d’enquête parlementaire instaure un précédent ?

Emmanuel Maurel : C’était une tonalité très inquisitoriale et en même temps une stratégie de victimisation permanence. M. Alloncle, après avoir posé des questions très agressives, se plaint d’être malmené, critiqué. C’est pour ça que j’avais eu cette formule qui ne lui avait pas plu, en lui disant : « Vous commencez en Torquemada et vous finissez systématiquement en Calimero. » Je suis surtout déçu. Le rapport n’est vraiment pas bon. C’est vraiment une occasion manquée. On verra ce que ça donnera après sa publication mais ça en dit long sur les intentions de l’extrême droite.

Entretien réalisé par Laureen Piddiu (La Marseillaise, le 05/05/2026)

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 30 avril 2026)

Travailleurs des plateformes : quand l’Europe avance, pourquoi la France tergiverse ?
Question d’actualité au Gouvernement
Monsieur le Ministre, Vous êtes Ministre du travail. Hier, journée internationale de la santé et de la sécurité au travail. Des milliers de travailleurs, livreurs à domicile, portent plainte contre Uber Eat et Deliveroo. Le motif ? « Traite des êtres humains ».
Médecins du monde évoque un (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

Libérez Raphaëlle Primet !
Attaque de la flottille pour Gaza
Le sénateur de Paris, Ian Brossat, appelle le Gouvernement à agir pour libérer Raphaelle Primet, co-présidente du groupe communiste au Conseil de Paris, et ses camarades arraisonnés dans les eaux internationales à 900km de Gaza par l’armée israélienne en violation du droit maritime international.
—> Lire l’intervention de Ian Brossat

Mobilité : le Gouvernement cale sur le financement et poursuit l’ouverture à la concurrence
Projet de loi-cadre relatif au développement des transports
Les mobilités sont centrales pour notre pays et ses habitants. Le projet de loi-cadre devait être ambitieux, c’est une occasion manquée.
Je salue la mémoire de Pierre Lefebvre, sénateur communiste du Nord qui a siégé de 1997 à 2001 au Sénat. Cheminot, il était un défenseur acharné du service (…)
—> Lire l’intervention d’Alexandre Basquin

Loi-cadre transports : une occasion manquée
Communiqué de presse
Le Sénat adopte une loi transports sans ambition réelle. Sans financements ni garanties, elle reste une coquille vide. Refus du tout-concurrence, priorité au ferroviaire, aux petites lignes et aux mobilités du quotidien : une autre voie est possible.
—> Lire l’intervention

Jeunesse en souffrance : l’urgence silencieuse
« Quelle politique de prise en charge de la santé mentale des jeunes ? »
Ce débat prolonge utilement le rapport que MM. Sol et Chasseing et moi-même avons élaboré. La santé mentale des jeunes se dégrade, notamment chez les filles.
Les troubles se développent précocement. Rouen est la première file active de France : plus de 10 000 jeunes patients sont suivis au (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

Craignez-vous un projet de loi de finances rectificative ?
Débat sur le rapport d’avancement annuel sur le plan budgétaire et structurel de moyen terme 2025-2029
Le Plan budgétaire et structurel à moyen terme a été transmis à Bruxelles en octobre 2024 par le gouvernement Barnier — censuré deux mois plus tard. C’est le point de départ : la trajectoire budgétaire qui engage la France jusqu’en 2029 a été négociée et signée par un gouvernement que la (…)
—> Lire l’intervention de Pascal Savoldelli

Transition énergétique : sans réseau, pas de révolution
Clarifier le déploiement de la production d’énergie solaire sur le territoire
La PPE 3 prévoit une hausse importante de la production d’électricité décarbonée. D’où une jungle de projets de production d’énergies renouvelables – qui se heurtent à une contrainte matérielle majeure quand il s’agit de se raccorder au réseau électrique.
Daniel Gremillet l’a dit, la (…)
—> Lire l’intervention de Gérard Lahellec

Pourrait-on aller jusqu’à se passer de scrutin en cas de candidat unique au premier tour ?
Organisation des scrutins en cas de candidature unique au second tour
La démocratie n’est pas complexe : nul besoin de la simplifier, donc. Méfiance : à force de simplification, on risque de chercher à s’en passer.
Ce texte traite d’un épiphénomène, qui fut peut-être plus fréquent du temps des alternances gauche-droite, mais qui tend à se réduire, en raison (…)
—> Lire l’intervention de Cécile Cukierman

Sapeurs-pompiers : sauver ceux qui sauvent
Débat sur le fonctionnement et le financement des services départementaux d’incendie et de secours (Sdis)
Les organisations syndicales, unanimes, alertent sur un système à bout de souffle, entre effectifs insuffisants, moyens contraints et organisation sous tension permanente. Résultat : les délais d’intervention s’allongent, la fatigue des personnels s’accroît, la prise en charge risque d’en pâtir. (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

50 euros pour saisir le juge : une contribution qui pénalise les plus vulnérables
Conséquences du timbre fiscal de 50 euros pour l’accès à la justice des victimes d’accidents du travail et des personnes en situation de handicap
Mme Michelle Gréaume attire l’attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice sur les conséquences de l’instauration, depuis le 1er mars, d’une contribution obligatoire de 50 euros pour saisir le tribunal judiciaire (pôle social) ou un conseil de prud’hommes.
Cette mesure, (…)
—> Lire l’intervention de Michelle Gréaume

L’actu de la CGT (n° du 30 avril 2026)

La bataille de la CGT pour défendre le 1er mai
Un appel à la fraude pour le 1er mai 2026
Publier un nouveau projet de loi pour nous voler l’unique jour férié payé et chômé 10 jours avant le 1er mai 2026, en parallèle d’annonces visant à rassurer les employeurs sur le fait qu’ils ne subiront aucune sanction en cas de non-respect du code du travail cette année, est une démarche de fragilisation de l’inspection du travail, des parquets et des juges des tribunaux de police, et ni plus ni moins qu’un appel à la fraude !
Se mobiliser le 1er mai pour empêcher le vol du seul jour férié payé et chômé !
Construisons massivement la mobilisation pour l’augmentation générale des salaires et le blocage des prix du carburant et pour conserver notre 1er mai, férié obligatoirement chômé et rémunéré.
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Actualités

On est la CGT ! 130 ans après
À l’occasion des 130 ans de la CGT, le film qui sera diffusé le 3 mai à 23h00 sur France 5 et sur France.TV, s’intéresse à celles et ceux qui font le syndicat aujourd’hui et à la façon dont ils conjuguent ses combats historiques au présent.
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La place des enfants n’est pas au travail
Le 17 avril dernier, un élève de lycée professionnel âgé de 15 ans est décédé, percuté par un engin de chantier alors qu’il effectuait un stage en entreprise à Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard.
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Se former pour mieux agir : la formation syndicale, un droit et une force
On ne naît pas militant·e, on le devient. La formation syndicale est un outil indispensable dans un monde du travail qui se complexifie, et face à un patronat qui se radicalise. Le point en sept questions.
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Les dessous de la fiche de paie
On la reçoit tous les mois et bien souvent on regarde seulement le net, alors que chaque ligne a une signification.
Quelle différence entre classification et qualification ?
Est-ce que les primes comptent dans le calcul de la retraite ?
Votre fiche de paie n’aura plus de secret pour vous !
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Communiqué de presse

Chiffres du chômage : derrière la légère baisse affichée, une progression de la précarité et un enracinement du chômage de longue durée
Les chiffres du chômage publiés par la Dares et France Travail ce mardi 28 avril 2026 (pour le 1er trimestre 2026) n’affichent qu’une baisse en trompe l’œil du nombre de demandeur·euses d’emploi. Cette évolution masque en réalité la progression des formes précaires d’emploi et l’aggravation du chômage de longue durée.
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Salaires : négocier pour gagner dans l’entreprise
Ce guide est applicable dans les entreprises de plus de 50 salarié·es dans lesquelles des élections professionnelles ont eu lieu en présence de listes syndicales et où au moins un·e délégué·e syndical·e CGT a été désigné·e.
Dans ces entreprises l’employeur est tenu d’organiser des NAO.
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