Les salariés licenciés de l’entreprise Bucher Vaslin reçus en préfecture (L’Indep)

Après avoir tenté mercredi de bloquer le départ de leur production vers la maison mère de Chalonnes-sur-Loire, les salariés de Bucher Vaslin a Rivesaltes ont porté ce jeudi leurs revendications jusqu’à la préfecture des Pyrénées-Orientales.

Le combat continue pour les salariés de l’entreprise viticole Bucher Vaslin à Rivesaltes. Ce jeudi 21 mai, une délégation de quatre employés a été reçue en préfecture des Pyrénées-Orientales afin d’alerter sur les conséquences du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) annoncé début mars par la direction.

Pour rappel, ce plan prévoit la suppression de 32 postes sur les 36 que compte le site catalan, entraînant de fait sa fermeture. Mercredi, les salariés avaient tenté symboliquement de s’opposer au départ de leur production vers la maison mère située à Chalonnes-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire.

Ce jeudi, avant leur entretien avec Bruno Berthet, secrétaire général de la préfecture, les représentants des salariés ont détaillé leurs attentes. « Ce qu’on attend concrètement, c’est la reconnaissance que ce soit une fermeture de site. Et puis, on est dans deux bassins d’emploi différents et les termes du PSE ne correspondent pas non plus à notre bassin d’emploi », explique un salarié, estimant que les dispositifs proposés par la direction -congé de reclassement, primes de reconversion ou aides au déménagement- restent insuffisants. Notamment face à la faible présence d’industries dans les Pyrénées-Orientales.

« Le congé de reclassement proposé est de 12 mois, mais pas a taux plein. On voudrait au moins 18 mois à taux plein. Ici, on a un site industriel qui ferme. L’industrie n’est pas très représentée dans le Roussillon et certains collègues vont devoir suivre des reconversions longues », souffle un salarié.

Autre revendication, la recherche d’un repreneur pour le site de Rivesaltes. « On aimerait acter qu’on est bien dans le cadre d’une fermeture de site et que notre direction aurait dû trouver un repreneur », insiste un salarié, regrettant qu’aucune procédure de reprise ne soit aujourd’hui engagée.

À l’issue du rendez-vous, les représentants syndicaux se sont dits satisfaits de l’écoute obtenue en préfecture. « Ils ont cherché à comprendre où le bas blesse dans toute la procédure », raconte Gilles, salarié du site. Selon lui, les services de l’État ont assuré vouloir « faire tout leur possible dans le cadre de la loi » pour défendre les intérêts des employés.

Contactée, la direction de Bucher Vaslin n’a pas répondu à nos sollicitations.

Driss Chaït (L’Indépendant, le 22 mai 2026)

Grève reconduite à Médipôle. Les médecins suspendent leur activité (L’Indep)

Après une première médiation au sein de l’inspection du travail ce mercredi entre les représentants syndicaux et le directeur de l’établissement, un 2e rendez-vous était programmé hier au matin. L’objectif était de reprendre le dialogue social et de poursuivre les négociations mais à l’issue de la journée, la grève a été reconduite.

Au 28e jour de grève à la clinique Médipôle, la journée de ce jeudi a démarré par une assemblée générale relatant la médiation qui s’était tenue la veille entre les délégués syndicaux (CGT et CFDT) représentés par Anne-Laure Affani et Hélène Massé, et le directeur de la clinique Médipôle, Valéry Folcher. L’entretien s’est déroulé en présence d’un médiateur nommé mardi en urgence par le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, pour tenter de renouer le dialogue social entre les deux parties.

« Ils sont restés sur les propositions qui avaient été faites lundi, à savoir un intéressement de 1 500 € sur 5 ans, 400 € de prime pérenne et 500 € de ppv (prime de pouvoir d’achat) », expliquait Anne-Laure Affani (CGT) avant de quitter l’assemblée pour la 2e médiation. Et bis repetita. Comme chacun de ces derniers jours, à l’issue du rendez-vous, le point a été fait face aux salariés. Sans aucunes réelles avancées quant aux montants réclamés, à mesure que s’installe un sentiment de lassitude. Seule nouveauté concernant les jours de récupération et congés payés : « Pour les jours de grève, ils veulent bien les déduire sur deux mois et ceux qui ont des récupérations, vous pourrez demander qu’elles soient payées ». « On ne va pas se mentir, la grève c’est long, c’est dur, ça nous fait perdre du salaire. On pourrait obtenir gain de cause ou faire évoluer les choses sur certaines petites modalités mais ça nous couterait encore beaucoup de jours de grève. Quand on voit qu’après 28 jours on arrive juste à maintenir nos pseudo-acquis…. Là, on en est au stade ou est-ce qu’on a encore l’envie et la force de se battre ? », confiait Anne-Laure Affani en milieu d’après-midi.

La question sera en tout cas posée à l’assemblée générale prévue ce matin à 10h qui sera suivie d’une 3e médiation à 11h.

« Une prise d’otage depuis un mois »

Dans ce contexte, les médecins ont aussi fait savoir leur mécontentement ce jeudi. Par une action simple et symbolique: la suspension de leur activité au sein de la clinique Médipôle depuis hier 8h et jusqu’au mardi 26 mai, date du prochain conseil d’administration de la Commission médicale d’établissement (CME), « sauf si la grève s’arrête ». « On veut travailler dans des conditions correctes et que nos patients soient en sécurité ». C’est via un courrier adressé à l’ARS des Pyrénées-Orientales et au directeur de l’établissement de santé, Valéry Folcher, mercredi soir, qu’ils ont fait connaître leur décision. Le directeur départemental adjoint de l’ARS, Rémi Cros, précisait cependant qu’« un service minimum, à savoir les urgences vitales, serait assuré ». « Les médecins ont évoqué notamment des problématiques concernant les préparations pharmaceutiques et la sécurité devant l’établissement. La clinique a renforcé la sécurité et une réquisition de plus a été faite pour un préparateur en pharmacie ».

De son côté, le Dr Frédéric Perrot, chirurgien viscéral et président de la CME, s’explique : « On a décidé de suspendre l’activité. Nous allons tout de même gérer nos patients hospitalisés, mais nous ne rentrerons plus aucun nouveau patient en clinique ». « Nous ne pouvons plus assurer notre travail dans de bonnes conditions. D’un jour à l’autre, nous ne savons pas si les personnels soignants seront présents ou non. Même s’il y a des réquisitions, certains ne viennent pas. Donc c’est compliqué. Il nous a été demandé, dans ce contexte de grève, de procéder aux opérations avec des urgences vitales. Mais à quel moment y a-t-il urgence ? L’ARS ne se positionne pas. C’est à l’appréciation des médecins mais si une personne n’a pas été prise en charge et que son état se dégrade, ce sera de notre faute », poursuit le Dr Perrot.

Le médecin avoue avoir « conscience de la situation », mais déplore « une prise d’otage depuis un mois ». « On essaye d’opérer mais c’est compliqué, confesse-t-il. On subit ».

Laura Morales (L’Indépendant, le 22 mai 2026)

Communiqué de presse de « Bien vivre en Vallespir »

Les projets routiers dévorent les terres. Ils sont le front pionnier de l’urbanisation à marche forcée qui dévaste toutes nos campagnes : zones commerciales et zones d’activités économiques s’étendent partout. Ils enferment chacun de nous dans la dépendance à la voiture. Les usager·es, particulièrement dans les territoires ruraux, sont pénalisé.e.s.

Le transport représente 31 % des émissions de gaz à effet de serre de la France. Le transport routier est de 9 à 14 fois plus polluant que le train. Les dépenses de transport constituent 14 % des dépenses de consommation des particuliers. C’est une question de justice sociale et environnementale.

À Céret comme ailleurs, le projet de route et de viaduc serait catastrophique pour l’environnement et la biodiversité. « Bien vivre en Vallespir » milite pour « l’arrêt définitif » de ce projet destructeur et sans intérêt public. Avec le soutien de la Déroute des routes, nous préconisons la restauration de la ligne ferroviaire voyageur : Perpignan-Céret, avec un emplacement de la gare en amont-rive droite du Tech pour permettre un meilleur accès aux habitants de Céret et du haut Vallespir.

L’alternative ferroviaire présente des avantages très supérieurs à ceux attendus du projet routier. Une expertise a montré la faisabilité et la très grande utilité publique de la ligne ferroviaire Céret-Le Boulou-Elne-Perpignan. L’infrastructure ferrée existe déjà en grande partie et est en grande partie récupérable. La réouverture envisagée ne génère aucune incidence sur le site Natura 2000 et son impact CO2 est extrêmement faible contrairement au projet routier. Enfin, l’évaluation de son coût est probablement inférieur au projet routier.

Avec « La Déroute des routes »(*) nous demandons que les financements des transports en commun et en particulier le train du quotidien, soient une priorité politique.

La coalition de « La Déroute des routes », coalition qui rassemble plus de 50 collectifs en lutte contre des projets routiers contestés, propose 3 mesures pour transformer en profondeur nos mobilités et répondre à l’urgence climatique et sociale : 1. Nationaliser les profits des concessions routières pour investir dans les alternatives de transport. 2. Instaurer un moratoire pour mettre fin aux investissements dans les nouveaux projets routiers. 3. Investir dans le développement des alternatives de transport

L’étude conduite par Vizea et Bl Evolution avec le Forum Vies Mobiles montre que l’alternative au « tout voiture » n’est pas une utopie. Cette étude vous sera présentée et suivie d’un débat le :

Samedi 30 mai à 19 heures
Cinéma Le Majestic
17, avenue du GL Santraille – Le Boulou

Venez nombreux !!

Signez la pétition pour le retour du train à Céret
https://www.change.org/p/madame-carole-delga-r%C3%A9ouvrez-la-ligne-de-train-c%C3%A9ret-elne-perpignan

(*) Le forum vies mobiles est un laboratoire d’idées français scientifique et citoyen spécialisé dans l’expertise de la mobilité-Tom Dubois est responsable de la valorisation des recherches, de la communication et des relations publiques du Forum Vies Mobiles. Il est diplômé d’un master en urbanisme et aménagement du territoire et également titulaire d’un master spécialisé en communication.

Pour plus d’INFOS : Bien vivre en Vallespir, La Déroute des routes

Les secrétaires de Bien vivre en Vallespir : Hervé Bazia et Amélie Vicente

Ces salariés licenciés tentent de bloquer le départ de leur production (L’Indep)

Les salariés de l’entreprise Bucher Vaslin concernés par un plan de sauvegarde de l’emploi entraînant la suppression de 32 postes sur les 36 du site catalan ont tenté de s’opposer hier au départ de leur production vers la maison mère à Chalonnes-sur-Loire. Ils militent pour une reprise à Rivesaltes, Un message qu’ils porteront jusqu’au bureau du préfet des P.-O. ce jeudi.

La scène est désolante pour les employés de l’entreprise Bucher Vaslin. Les salariés de la société de matériel viticole, basé à Rivesaltes, ont assisté ce mercredi, impuissants, au départ de leur production sur le site de Chalonnes-sur-Loire.

Symboliquement, ils ont tenté de bloquer les camions à destination de la maison mère située en Maine-et-Loire, « Pourtant, la direction nous avait promis que nous n’aurions pas à assister à cela, qu’elle attendrait que nous soyons partis », confiait un salarié aussi triste qu’amer.

Une situation vécue comme un nouvel uppercut après le coup de massue déjà reçu le 4 mars dernier. Ce jour-là, la direction a présenté un plan de sauvegarde de l’emploi à ses salariés catalans. « Il entraîne la suppression de 32 emplois sur les 36 que compte le site de Rivesaltes » rappelaient les employés. Et entrainant, de facto, « la fermeture du site catalan ».

Selon un salarié, une assemblée générale se serait tenue ce lundi a Rivesaltes en présence d’un membre de la direction de Bucher Vaslin. « On nous a présenté les termes du plan social qui a été signé le mercredi 13 mai par les délégués syndicaux de la société. Or, eux aussi sont basés à Chalonnes-sur-Loire, personne ne représentait les salariés catalans », précisait encore cet employé du site de Rivesaltes, « On nous a soumis un dossier qui ne correspond pas a la réalité de l’emploi dans le Roussillon. On nous parle d’un congé de reclassement de 12 mois, d’une prime de reconversion et d’une prime de formation, d’un bouquet de mesure d’aides pour les déménagements par exemple mais aussi d’une prime supra-légale. Les primes pour la re-conversion, très bien. Mais, dans le bassin d’Angers, on compte 25 000 industries. Combien en avons-nous dans les Pyrénées-Orientales ? Nous, nous ne retrouverons pas de travail dans l’industrie. Nous devrons suivre des reconversions lourdes et longues ».

Une reprise du site tant espérée

Plus largement, ces 32 salariés qui se retrouvent sur le carreau espéreraient surtout voir enclencher une procédure de reprise du site. « Nous n’avons pas beaucoup d’industries dans les Pyrénées-Orientales. Pourquoi ne pas se battre pour sauver celle-ci qui employait 36 personnes ? » Une question qu’ils vont soumettre ce jeudi au préfet des Pyrénées-Orientales. Pierre Regnault de la Mothe ayant été « très réceptif à (leur) demande », comme tenait à le souligner le salarié, doit les recevoir à 16h30, quai Sadi Carnot.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 21 mai 2026)

Contactée, la direction n’a pas répondu à nos sollicitations.

Médipôle. La grève reconduite jusqu’à ce matin au moins, la médiation doit se poursuivre (L’Indep)

Après l’apothéose des crispations qui ont rythmé, mardi, le 26e jour de la grève à la clinique Médipôle de Cabestany, syndicats et direction ont rencontré ce mercredi le « spécialiste reconnu de la médiation ». Serge Deltor, a été nommé la veille en urgence par le préfet des Pyrénées-Orientales Pierre Regnault de la Mothe pour tenter de renouer le dialogue social entre les deux parties, totalement interrompu depuis le matin même dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO). Depuis que la direction avait retiré toutes ses propositions de négociations et annulé le rendez-vous prévu avec les représentants des salaries (photo M.C.).

Ce mercredi, les réunions avec le médiateur se sont tenues à la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS). « Le médiateur et les deux parties se sont réunies, c’était une première prise de contact, indiquaient du bout des lèvres les services de la préfecture ce mercredi soir. Le médiateur prend ses marques. Il faut lui laisser le temps d’évaluer la situation ».
La discrétion reste de mise ce mercredi.

Les syndicalistes n’en diront pas plus, non plus, sur les évolutions des discussions. « Nous tiendrons ce jeudi une assemblée générale à 10 heures devant la clinique. La médiation reprendra à 11 heures », communiquait ce mercredi soir la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani.

Le combat continue.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 21 mai 2026)

Vernet-les-Bains. Une lueur d’espoir aux thermes

Depuis le 21 avril dernier, l’accès aux soins thermaux du centre de Vernet-les-Bains est fermé « par précaution » après la découverte de légionelles lors d’un contrôle de l’Agence régionale de santé (ARS).

Depuis, l’ARS a procédé à plusieurs évaluations afin d’envisager la réouverture de l’établissement. Selon L’Indépendant, le premier test, effectué le 29 avril dernier, n’a pas été concluant mais celui du 5 mai était négatif et le bout du tunnel semble se rapprocher pour l’établissement, son personnel et les curistes.

Pour rappel, il faut deux contrôles consécutifs négatifs pour rouvrir un établissement. Un nouvel échantillon a ainsi été prélevé ces derniers jours.

Si aucune trace de légionelle n’est détectée, le centre thermal pourra alors rouvrir ses portes aux curistes.

Selon les informations de L’Indépendant, les mesures prises par l’établissement ont montré leur efficacité lors du deuxième contrôle.

Stéphane Sicard (L’Indépendant, le 20 mai 2026)

C’était une promesse du nouveau maire : la taxe foncière va baisser dans cette commune des Pyrénées-Orientales (Actu Perpignan)

La commune de Vernet-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales a décidé de baisser sa taxe foncière en 2026. Une bonne nouvelle pour les habitants propriétaires.

C’est assez rare pour être souligné : le montant d’un impôt va baisser dans une commune des Pyrénées-Orientales cette année. Niché au pied du Canigó, en Conflent, le très apprécié village de Vernet-les-Bains a pris la décision, lors du dernier conseil municipal, de diminuer la taxe foncière des propriétaires. Fraîchement installé, le nouveau maire Pierre Serra concrétise l’une de ses promesses de campagne. Les détails.

Une commune baisse la taxe foncière

« C’était l’un des engagements phares de la nouvelle municipalité : diminuer la pression fiscale. » Dans les Pyrénées-Orientales, Vernet-les-Bains se félicite d’un récent vote adopté en conseil municipal. Le village situé sur les hauteurs de Villefranche-de-Conflent a décidé de soulager un petit peu le portefeuille de ses 1 500 habitants. Ou du moins des propriétaires.

« Malgré un contexte budgétaire qualifié de serré, le conseil a voté une baisse des taux pour l’exercice 2026 », officialise la mairie. Concrètement, le fameux taux du foncier bâti (fixé individuellement par chaque commune, ndlr) va passer de 45,06 % à 44 % à Vernet-les-Bains.

« Le maire, Pierre Serra, a justifié cette mesure par la nécessité de renforcer l’attractivité de la commune et de soulager les ménages, précisant que cette baisse compensera largement la hausse des bases décidée par l’État », détaille la commune, dans un communiqué.

Elle devrait augmenter partout ailleurs

En effet, pour rappel, si les municipalités ne changent pas leur taux de la foncière d’une année à l’autre, le montant de cet impôt local a tout de même tendance à augmenter. La faute à la hausse des bases locatives des biens, fixées à l’échelle nationale pour l’État. Et pour cette année 2026, les bases servant au calcul des impôts locaux comme la taxe foncière seraient revalorisées de + 0,8 %.

Concrètement donc, si les communes ne touchent pas à leur taux communal, la taxe foncière sera en légèrement augmentation cette année. C’est le cas notamment à Perpignan et dans de nombreuses villes des Pyrénées-Orientales, qui jouent la stabilité de leur imposition, mais qui subissent une inflation « classique ».

Du côté de Vernet-les-Bains en revanche, le maire a décidé de faire le chemin inverse, au profit des habitants. La baisse décidée à l’échelle communale étant plus importante que la hausse des bases locatives prévue, le montant final de la taxe foncière devrait bel et bien être inférieur par rapport à 2025.

Selon la taille du bien, et donc selon le montant de l’imposition des propriétaires vernetois, on parle de quelques dizaines voire une centaine d’euros d’économies sur l’année.

Émilien Vicens (Actu Perpignan, le 20 mai 2026)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4117 – vendredi 22 mai 2026)

L’édito de Nicole Gaspon. La pieuvre
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Focus

Cannes, le cinéma en résistance

Département

Elsan. Les communistes catalans aux côtés des salariés en grève
Dernière minute
La fête de la solidarité
Université. Sous les fourches caudines de l’État
Lycée Arago. L’USL Arago à l’avant garde !

Dossier – Front populaire

Double anniversaire. Il y a 90 ans
Le prélude. 6 février 1934 : le jour où tout a basculé
L’affaire Stavisky : le déclencheur
La journée du 6 février
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Vers l’union des gauches
La France en 1936. Un pays aux fortes inégalités sociales
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Médipôle. Comment les négociations ont plongé dans un coma artificiel (L’indep)

Cette 26e journée de grève a la clinique Médipôle aura marqué un tournant dans le mouvement ce mardi. Les négociations ont été totalement arrêtées, la direction retirant ses propositions et menaçant même de fermer la clinique privée de Cabestany si le conflit s’enlisait encore plus. Explications.

Les tensions auront atteint leur paroxysme ce mardi. Au 26e jour du conflit opposant syndicats et direction dans le cadre des « négociations annuelles obligatoires » (NAO), le dialogue s’est soudainement rompu. Ce mardi matin, lors d’une assemblée générale devant l’entrée de la clinique de Cabestany, la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani révélait aux grévistes que la direction avait retiré, quelques heures plus tôt, « toutes ses propositions mises sur la table, avant de raccrocher ». Et avait annulé le rendez-vous de négociations prévu initialement à midi. Une information confirmée par la direction de la clinique.

Revirement impensable pour certains grévistes puisque des salariées du service HAD, pour hospitalisation à domicile, imaginaient le scénario inverse en se rendant à la clinique ce matin. « Honnêtement, on pensait que nous allions accepter les dernières propositions de la direction. Nous pensions même finir la journée de travail normalement. Jamais nous aurions envisagé que la direction retire ses propositions ce matin. » Pour mémoire, les dernières « offres » de la direction se résumaient à : 500 € de prime pouvoir d’achat (contre 700 € demandés par les syndicalistes), un intéressement aux bénéfices de 1 500 € (avec la demande des syndicats d’un seuil calculé non plus sur l’activité mais sur les séjours, soit le nombre de patients) et une prime annuelle pérenne de 400 €, que la direction avait proposé de mensualiser.

La clinique privée bientôt fermée?

Mais qu’est-ce qui a donc mis le feu aux poudres ? Pour comprendre, il faut se retourner sur la décision du tribunal administratif de Montpellier rendue la veille tardivement. Car ce lundi, la justice a donné raison aux syndicats. Ils l’avaient saisie après la décision du préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de La Mothe, de réquisitionner, malgré la grève, certains salariés afin de garantir le maintien d’un service minimum à la clinique. Les syndicats ont attaqué certaines réquisitions, selon eux « abusives ». Elles ont été annulées par le tribunal administratif. Selon Anne-Laure Affani, toutes les réquisitions des prochains jours pourraient encore donner lieu à une procédure.

Une situation incompréhensible pour la direction qui dénonce « un niveau de blocage inédit ». Et elle va plus loin en accusant les salariés grévistes de créer une situation qui mettrait « directement en péril la sécurité et la continuité des soins des patients, ce qui est totalement inacceptable ». Allant même jusqu’à lâcher : « ce qui revient à prendre les patients en otage ». La direction se défendait d’avoir voulu rompre le dialogue social mais elle reprochait le recours au tribunal administratif qui montrerait, selon elle, « une défiance des organisations syndicales vis-à-vis de l’obligation de continuité des soins et même de l’autorité préfectorale ».

Face à cette conjoncture inextricable, la direction demandait ce mardi « l’intervention d’un médiateur externe ». Une requête entendue en début de soirée par le préfet des Pyrénées-Orientales qui nommait en urgence un « spécialiste reconnu de la médiation » (voir encadré ci-dessous). Un peu plus tôt dans la journée, la direction avait brandi la menace de fermer la clinique si la situation continuait à s’enliser. « La direction de l’établissement envisage également de transférer certains patients vers d’autres établissements hospitaliers de la région et de fermer temporairement l’établissement si cela s’avérait nécessaire. »

À Médipôle, le dialogue social semble mis sous respirateur artificiel.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 20 mai 2026)

Le préfet nomme en urgence un
« spécialiste reconnu de la médiation »

Face au nouveau palier de crispation franchi ce mardi dans le mouvement de grève à la clinique Médipôle, le préfet des Pyrénées-Orientales Pierre Regnault de la Mothe a annoncé en début de soirée sur ses réseaux sociaux désigner un médiateur spécialiste. Le représentant de l’État précisait : « En accord avec les deux parties, je désigne Serge Deltor pour poursuivre le travail de médiation bien engagé par la DDETS (Direction départementale emploi, travail, solidarité des Pyrénées-Orientales). Monsieur Deltor est un spécialiste reconnu de la médiation et de la question des conditions de travail. Il sera à pied d’œuvre dès le 20 mai ».

Le préfet assurait ainsi vouloir poursuivre son action « de médiation impartiale pour une sortie de crise ». La semaine dernière déjà, une médiation menée par l’inspection du travail avait été mise en place.

Le représentant de l’État est aussi revenu sur les arrêtés de réquisitions qu’il avait pris afin de « garantir la continuité des soins » malgré la grève. « Ces réquisitions ont donné lieu à deux recours devant le tribunal administratif de Montpellier: Le 18 mai, le tribunal a suspendu certains arrêtes de réquisition.
Le 19 mai, il a validé de nouveaux arrêtes en confirmant leur légalité »
, écrivait Pierre Regnault de la Mothe. Et il assurait : « les services de l’ARS et de la préfecture tiennent compte, bien sûr, des remarques du juge administratif. Notre objectif est simple : assurer une juste conciliation entre l’impératif de continuité des soins et le droit de grève. »

25 jours de grève et toujours pas d’accord à la polyclinique Médipôle (L’Indep)

Ce lundi 18 mai 2026, les négociations entre la direction et les représentants du personnel ont repris en présence de l’Inspection du travail à la clinique Médipôle de Cabestany. Les salariés doivent se réunir ce mardi matin à 10 heures pour débattre des nouvelles propositions de la direction et décider de la suite du mouvement.

Le contraste est saisissant. Grévistes assis dans l’herbe ou attablés, chants… lors du repas et du début d’après-midi, l’ambiance était conviviale devant la clinique Médipôle de Cabestany. Cependant, en fin d’après-midi, à l’issue de la nouvelle séance de négociation avec la direction, tous faisaient grise mine.

Après avoir rencontré les deux parties vendredi dernier, l’Inspection du travail, mandatée par le préfet pour tenter de débloquer les discussions, était représentée lors de la séance. Lors de celle-ci, la direction a fait évoluer ses propositions. Mais visiblement pas assez aux yeux de nombreux salariés présents lors du débriefing que les élus du personnel ont organisé sur les coups de 17 heures, ce lundi.

« La prime de partage de la valeur (qui serait versée en juin 2026, NDLR) passerait de 300 à 500 euros », a dans un premier temps annoncé la déléguée syndicale CFDT Helene Masse. « La prime cotisée pérenne resterait à 400 euros (par an, à partir de janvier 2027), mais le seuil de déclenchement de l’intéressement a changé. On serait quasiment sûrs d’avoir 1 500 euros par an jusqu’en 2031. »

Précision utile : concernant la prime cotisée pérenne, elle pourrait, selon les syndicats, augmenter peu à peu à partir de 2028, au gré des négociations annuelles obligatoires (NAO). « Dernière chose : au niveau des conditions de travail, un organisme qui fait partie de l’Inspection du travail va venir dans chaque service, puis émettra des préconisations et vérifiera ensuite qu’elles sont bien appliquées », a ajouté Hélène Massé.

À l’annonce de ces nouvelles propositions, les grévistes, dont l’une des principales revendications était l’obtention d’une prime cotisée pérenne de 1 500 euros afin de sécuriser leurs revenus, n’ont pas paru particulièrement enthousiastes. « Ça met le moral dans les chaussettes, mais il faut être solidaires », a souligné la déléguée syndicale CGT Kate Level. « Demain à 10 heures, il faut que tout le monde soit là pour qu’on prenne une décision tous ensemble. »

La cinquantaine de grévistes qui étaient présents lorsque les déléguées syndicales sont sorties des négociations n’ont donc pas pris de décision pour le moment. Et pour cause : lors de leur assemblée générale de ce lundi matin, les salariés avaient d’ores et déjà prévu de se réunir pour décider de la suite du mouvement ce mardi matin. Histoire de se laisser le temps de la réflexion ?

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 19 mai 2026)

Sollicité par L’Indépendant, ce lundi, le groupe Elsan n’a pas donné suite.

Les syndicats attaquent certaines réquisitions au tribunal

Il s’agit de l’un des autres points de crispation du conflit.
Dans le secteur de la santé, le préfet peut, lors des grèves, réquisitionner certains salariés afin de garantir le maintien d’un service minimum.
Ce qu’il a fait dans le cadre du mouvement qui touche actuellement la polyclinique Saint-Roch.
Cependant, dans ce cas précis, les syndicats estiment que certaines de ces réquisitions seraient « abusives ».
C’est pourquoi ils ont attaqué plusieurs d’entre elles au tribunal administratif, qui a audiencé l’affaire ce lundi. Le tribunal ayant été saisi via une procédure en urgence (référé), la décision devrait être rendue rapidement.
Ce lundi, en fin de journée, les organisations syndicales n’en connaissaient cependant pas encore la teneur.
Pour mémoire, la question des réquisitions avait également été évoquée à la clinique Saint-Pierre de Perpignan, où la grève débutée en même temps qu’a Medipole s’est terminée mercredi dernier à la suite de la signature d’un accord.
Là-bas, c’est la direction qui avait mis l’accent sur ce point. En assurant que certains personnels «refusaient» d’être réquisitionnés.

A. A. (L’Indépendant, le 19 mai 2026)