Pourquoi les salariés de la clinique Saint-Pierre ont voté la fin de la grève (L’Indep)

Ce mercredi 13 mai, en fin d’après-midi, les salariés de la clinique Saint-Pierre de Perpignan ont voté à une large majorité la fin de la grève entamée il y a 20 jours. Les syndicats ont signé un accord de sortie de conflit qui prévoit notamment le versement d’une prime de partage de la valeur de 700 euros net par salarié.

Après 20 jours de lutte, la grève est finie du côté de la clinique Saint-Pierre. Lors de la nouvelle séance de négociation qui s’est tenue ce mercredi en milieu d’après-midi, après l’annonce du lancement d’une médiation par le préfet, la direction a formulé de nouvelles propositions que les déléguées syndicales CGT et CFTC ont jugées « décentes et acceptables ». Elles les ont donc soumises vers 17 heures aux salariés, qui ont voté à une large majorité la fin de la grève.

« Nous avons signé un accord de fin de conflit », confirme l’une des déléguées syndicales CGT de l’établissement, Charlotte Bailly. Dans le détail, l’accord en question prévoit le versement, dès ce mois de juin, d’une prime de partage de la valeur (ex-prime Macron, NDLR) de 700 euros net par salarié et d’une prime annuelle pérenne de 400 euros net par salarié à partir de 2027. Il acte aussi une révision de l’accord d’intéressement en cours. Avec un avenant qui favorise le seuil de déclenchement de cette autre prime, basée sur l’activité de la clinique, qui n’avait pas été atteint cette année. Enfin, la direction a également concédé l’étalement de la défalcation des jours de grève sur deux mois.

« La situation s’est décantée quand le préfet nous a invités à le rencontrer avec la médiation de la Direction départementale du travail, de l’emploi et des solidarités », souligne Charlotte Bailly. « La direction est revenue vers nous avant qu’on ne soit obligés d’en arriver là. Nous maintenons toute notre solidarité aux salariés de Médipôle Nous espérons qu’ils trouveront eux aussi une issue convenable. »

Reprise du travail ce jeudi matin

Les salariés grévistes de la clinique Saint-Pierre commenceront à reprendre le travail ce jeudi 14 mai au matin. La direction de l’établissement se félicite « d’avoir pu retrouver un cadre de respect et de dialogue ». Et précise que « les services de la clinique se remettront en fonctionnement avec une priorité donnée aux patients dont la prise en charge en chimiothérapie avait dû être reportée ces derniers jours. Les patients concernés seront contactés individuellement afin d’organiser leur reprogrammation dans les meilleurs délais ».

Du côté de la polyclinique Médipôle de Cabestany, également propriété du groupe Elsan et en grève depuis le 24 avril, la direction et les représentants du personnel ont aussi repris les négociations ce mercredi à 17 heures, après l’annonce du préfet.

Mais la réunion n’a pas débouché sur un protocole de fin de conflit. Les syndicats prévoient d’organiser une assemblée générale ce jeudi 14 mai à 10 heures afin de faire le point avec les salariés sur les nouvelles propositions de la direction.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 mai 2026)

L’édito du Travailleur Catalan par Évelyne Bordet. Assez de mépris, assez de profits !

Une grève reconduite depuis trois semaines met en lumière une réalité que les communiqués peinent à masquer : des équipes épuisées, des salaires sous pression et des services désorganisés, pendant que les actionnaires continuent d’être servis. Face à la direction du groupe Elsan, la mobilisation s’amplifie et cherche désormais à élargir le rapport de force.

Loin d’un « coup de colère » isolé, le mouvement réunit soignants, brancardiers, personnels de ménage et de cuisine, administratifs, jusqu’à des médecins salariés. Quand autant de métiers convergent, ce n’est plus un « dysfonctionnement » : c’est un système qui craque.

Les grévistes dénoncent des dividendes en hausse, tandis que les salaires décrochent face à l’inflation et au SMIC. Ils rappellent aussi une participation aux bénéfices ramenée à zéro en 2025. Message limpide : la rentabilité est protégée, la reconnaissance du travail méprisée.

À l’arrière-plan, les mêmes symptômes : effectifs en baisse malgré la charge, précarité, formation rognée, dotations jugées insuffisantes en matériel et médicaments.

Face à cela, les revendications n’ont rien d’extravagant. Ce sont les conditions mêmes qui rendent possible un soin sûr, digne et humain. Juste la demande de soigner dignement et vivre de son travail.

Ce conflit s’inscrit dans un paysage plus large : un hôpital public affaibli et, en miroir, un privé qui gagne du terrain. Quand la santé est traitée comme un marché, patients et personnels finissent par payer la facture de la rentabilité.

Dans ce mouvement, la solidarité entre cliniques n’est pas un slogan : c’est une stratégie. Empêcher la direction d’amortir la grève, c’est empêcher le conflit d’être vidé de sa substance. C’est aussi refuser que chaque site se batte seul, jusqu’à l’épuisement.

L’ARS et les pouvoirs publics ne peuvent rester spectateurs : les impliquer, c’est exiger qu’ils assument une responsabilité politique, car si l’État organise la pénurie côté public, puis regarde les groupes privés restructurer le paysage à marche forcée, il se rend complice d’un système où la santé se négocie au prix fort et où le soignant devient une variable d’ajustement.

Ce conflit n’est pas qu’une négociation salariale : il pose une question de société. Accepte-t-on des lieux de soin pilotés comme des espaces de profit, ou impose-t-on que la santé reste un droit, organisé autour des besoins ?

Reprendre la main sur les lieux de soin, mettre soignants et patients au centre n’est pas une utopie : c’est la condition essentielle pour que le soin reste un soin.

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4116 – vendredi 15 mai 2026)

L’édito d’Évelyne Bordet. Assez de mépris, assez de profits !
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Vernet-les-Bains. 8-Mai : résistance, espoir et solidarité (L’Indep)

Première sortie en public officielle pour Pierre Serra, le maire, et son équipe municipale. Le public était nombreux pour écouter un discours de circonstances. Il avait même officiellement une délégation britannique sur cette place de l’Entente cordiale au monument aux Morts si particulier. Marseillaise et Chant des partisans, minute de silence, dépôt de gerbe, mais aussi sur discours qui peut être qualifié de résistance, très républicain aux profondes réflexions sur les temps passés, ceux que nous vivons et sur le futur que nous préparons. « L’engagement la transmission et l’espoir » sont les outils de notre immense responsabilité à l’image des actes « de nos héros et résistants anonymes ou connus » qui peu à peu disparaissent. Car « l’histoire bégaye » et la tentation est grande de « laisser les algorithmes et les puissances décider à notre place ». C’est par notre « sens critique que nous ne devons pas nous laisser gouverner par la peur » car ajoute-t-il, « il nous faut continuer, ensemble, à transmettre aux jeunes générations les valeurs qui font de nous une nation unie et solidaire, une nation dont nous sommes fiers ».

Cet exposé sur la foi des échos du public entendus lors de l’apéritif républicain qui a suivi, s’il était à la fois réconciliateur et très critique, n’a laissé personne indifférent. Il a été apprécie par sa clarté et a suscité bien des réflexions. Comme une subite prise de conscience des enjeux et de l’époque Et si c’était bien le but de cette journée du souvenir ?

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 13 mai 2026)

Médipôle et Saint-Pierre reconduisent la grève, Le Floride suspend ses débrayages (L’Indep)

Ce lundi, au 18e jour de grève des cliniques privées du groupe Elsan, la mobilisation se poursuivait dans les établissements Saint-Pierre, Médipôle Saint-Roch et le Floride au Barcarès. La journée a démarré par un barrage filtrant au rond-point des Arcades à Perpignan pour le personnel de la clinique Médipôle Saint-Roch à Cabestany, dès 7 h 30. Les soignants ont distribué des tracts aux automobilistes et échangé avec la population sur les raisons du mouvement de grève. Après leur assemblée générale, les déléguées syndicales, Anne-Laure Attani (CGT) et Hélène Masse (CFDT), étaient reçues à 11 par le directeur Valéry Folcher. Avec des revendications qui restent inchangées : maintien du 13e mois, meilleures conditions de travail et reconnaissance des salariés.

Mais face à la situation, les personnels déclaraient en amont « quelle que soit l’issue de cette réunion, la grève est reconduite pour demain ». Les soignants de la clinique Médipôle Saint-Roch communiquaient aussi sur les finances de l’établissement après un point avec un expert-comptable : « La clinique avait largement les moyens de payer le 13e mois, cette année encore, des bénéfices ont été réalisés puis reversés au siège. Il n’y a donc aucune excuse économique valable ».

Mais, à l’issue du rendez-vous, « aucune avancée concernant notre demande du 13e mois » n’a été faite. Les représentants ont transmis à la direction les revendications des salariés concernant les conditions de travail: changements de services abusifs, manque de remplacement, pression quotidienne, organisation des équipes… « Le dialogue social reste bloqué. La direction refuse toujours de communiquer le chiffrage réel de nos demandes malgré nos sollicitations », communiquaient les syndicats, « La grève est reconduite ».

Saint-Pierre poursuit, Le Floride suspend ses débrayages

Du côté de la clinique Saint-Pierre, le mouvement courait toujours aussi hier. Tout comme les négociations avec le directeur, Julien Coulomb. « Nous lui avons dit que si nous avions 500 € de prime pérenne et 200 € de prime de partage de la valeur (PPV), nous reprendrions le travail. Mais sa contre-proposition était de 400 € et 110 €. Les salariés sont très en colère. La grève va continuer », confiaient les déléguées syndicales.

À la clinique Le Floride au Barcarès, les personnels étaient reçus par la direction, Marc Flury, hier matin à 10h. « Il nous propose l’ouverture immédiate des négociations annuelles avec à l’ordre du jour nos revendications. Nous avons fait une assemblée et voté à l’unanimité la suspension des débrayages dans l’attente d’action concrète », expliquait Théo Bassi, délégué syndical Cfdt. Pour rappel, les personnels de ce centre de rééducation du groupe Elsan contestaient l’absence de 13e mois, de prime de participation, de prime d’intéressement ou encore de prime de présence.

Laura Morales (L’Indépendant, le 12 mai 2026)

« Un tiers des aidants décèdent avant leur proche aidé » (L’Indep)

Les aidants familiaux sont au cœur d’un enjeu social majeur. Dans les Pyrénées-Orientales, près de 80 000 personnes soutiennent un proche dépendant. Une nouvelle plateforme leur offre des ressources et un accompagnement adapté.

C’est parfois un enfant, un conjoint, un parent ou un grand-parent… En France, une personne sur cinq accompagne un proche en perte d’autonomie, en situation de handicap ou de maladie chronique. Ces personnes, de tous âges, deviennent ainsi des « aidants », même sans le savoir.

Dans les Pyrénées-Orientales, ils sont « environ 80 000, avec une part de mineurs et une surreprésentation des femmes », selon les données du Département. Ainsi, Françoise Fiter, vice-présidente en charge des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, a insisté sur la nécessité de « mener une politique départementale prioritaire à destination de ces aidants ». « Ils ne prennent pas la mesure du rôle qu’ils occupent. Ils peuvent être impactés sur le plan familial, santé ou professionnel », ajoute-t-elle. En effet, un aidant sur deux est en activité professionnelle à côté de l’accompagnement de son proche.

Ce lundi 11 mai, la plateforme nationale « Ma boussole aidants » a été introduite, un projet visant à mieux les soutenir, en partenariat avec l’institution de retraite complémentaire Klesia Agirc-Arrco.

« Elle permet de faire passer l’information, de mieux prendre en compte les besoins des aidants et de centraliser les aides ». Disponible via le site du Département, il est possible d’accéder aux aides et services adaptés à sa situation : accompagnement, soutien à domicile, démarches administratives ou conseils pratiques. Mais aussi de retrouver des rendez-vous dédiés aux aidants : ateliers, conférences, groupes d’échange ou temps d’information. Chaque donnée est adaptable selon le lieu, le profil et la situation de son proche.

Parmi les services recensés, on retrouve notamment la rubrique « vacances/séjours de répit » ou « S’absenter », qui permet aux aidants de confier leur proche à un organisme adapté. Une assistance importante pour qu’ils puissent se reposer, quand on sait qu’un tiers des aidants décèdent avant leur proche aidé.

Cette plateforme est utile également pour les structures professionnelles. Agly côté aidants par exemple, intervient sur le territoire des Fenouillèdes et propose des actions individuelles et collectives avec des permanences d’informations, de soutien ou de bien-être.

Pour la directrice, cette idée va être utile en termes de communication. « Sur un territoire comme le nôtre, c’est très compliqué, on va souvent démarcher mais ça prend beaucoup de temps. C’est intéressant aussi de savoir ce que font les différents professionnels ».

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 12 mai 2026)

La plateforme « Ma boussole aidants » est disponible sur le site Ledépartement66.fr, rubrique « A mon service », section « Seniors ».

Grève dans les cliniques : le combat continue (L’Indep)

Statu quo ce week-end dans les deux cliniques perpignanaises du groupe Elsan dont une partie des salariés sont en grève depuis le 24 avril.

Selon le syndicat CGT de la clinique Saint-Pierre, lors des négociations qui se sont tenues ce vendredi avec la direction, cette dernière a un peu fait évoluer ses propositions. Mais pas suffisamment pour convaincre les salariés de mettre fin au mouvement. Ce samedi matin, ces derniers ont décidé de reconduire la grève jusqu’à lundi matin. Tandis que du côté de la polyclinique Médipôle Saint-Roch de Cabestany, une nouvelle assemblée générale est programmée le même jour à 10 heures pour décider des suites de la mobilisation.

Pour mémoire, les salariés des deux cliniques réclament une amélioration de leurs conditions de travail, ainsi que des mesures destinées à maintenir leur pouvoir d’achat.

A. A. (L’Indépendant, le 10 mai 2026)

Discours de Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains, lors de la cérémonie du 8 mai

Mesdames et messieurs les représentants des associations d’anciens combattants et du souvenir,
Mesdames et messieurs les porte-drapeaux,
Mesdames et messieurs les agents du SDIS, de la gendarmerie et de la PR,
Mesdames et messiers les agents des services municipaux,
Mesdames et messieurs les enseignants, les représentants de nos associations locales,
Mesdames et messieurs les élus du conseil municipal,
Mesdames, messieurs,
Chers amis, Chers enfants,

Nous commémorons aujourd’hui le 81ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 contre le nazisme, qui marque la fin de la seconde guerre mondiale. C’est une date gravée dans notre mémoire collective. C’est la victoire de celles et ceux qui depuis des années ont combattu pied à pied le nazisme mais aussi le fascisme en Italie, le franquisme en Espagne, et les régimes de collaboration et de soumission comme celui de Vichy.

Ce jour est un jour de souvenir. Mais il est aussi celui de l’engagement, de la transmission, et de l’espoir que nous portons ensemble pour les générations futures.

Transmettre aux jeunes générations est, pour nous, un devoir. Un devoir qui prend corps tout au long de l’année dans notre commune. À ce titre, je tiens à saluer les enseignants et les associations engagées qui s’efforcent à faire vivre la mémoire de l’histoire de notre Pays et de ceux qui la font, comme ceux qui s’engagèrent, tout près d’ici dans le maquis Henri Barbusse, pour défendre notre liberté.

Il y a 81 ans, l’Europe sortait de l’enfer. 60 millions de morts, des familles déchirées, des villes réduites en cendres. Derrière ces chiffres, il y a des noms, des visages, des destins. Des soldats tombés au combat, des civils massacrés, des déportés disparus dans la nuit des camps.

Face à la barbarie, des femmes et des hommes ont choisi de refuser la résignation et se sont soulevés. Ils étaient instituteurs, ouvriers, paysans, intellectuels. Parmi eux, Marc Bloch historien juif qui doit faire son entrée au Panthéon le mois prochain, mais aussi Lucie Aubrac femme engagée, ou Julien Panchot résistant communiste exécuté par les allemands nazis au site dit de la1 Pinouse à Valmanya, et tant d’autres, connus ou anonymes. Tous ont formé la Résistance, unis par un même idéal : celui d’une France libre, solidaire et fidèle à ses principes.

Le Conseil National de la Résistance, sous l’impulsion de Jean Moulin, a incarné cette espérance.

Leur programme, Les Jours heureux, était bien plus qu’un manifeste. C’était la promesse d’une société où la dignité humaine primerait sur les égoïsmes et les haines. Une société où la Sécurité sociale, l’école pour tous et le droit au travail ne seraient pas des privilèges, mais des droits.

Aujourd’hui, alors que les derniers témoins de cette époque nous quittent, notre responsabilité est immense. La mémoire est une flamme fragile que nous devons entretenir. Oui ! nous devons l’entretenir, puisque cette flamme est menacée : menacée par ceux qui, délibérément ou par ignorance, propagent la haine, la division et les fausses nouvelles.

Car souvenons nous : la guerre de 1939-1945 n’a pas surgi par hasard.

Elle a été rendue possible par l’effritement des démocraties, la montée des replis nationalistes, mais aussi par des complicités plus discrètes. Dans les années 30, alors que la République vacillait sous la pression des groupes factieux, certains cercles de la finance et de l’industrie ont regardé avec indulgence l’essor des régimes autoritaires en Europe. À leurs yeux, les conquêtes sociales portées par les mouvements populaires représentaient une menace plus importante et immédiate que ces régimes eux-mêmes. En se rendant complices de ceux qui se réclamaient de l’ordre, ils ont permis la mise en place d’un modèle de société excluant et injuste, en pensant servir prioritairement leur propre intérêt, et qui a conduit à une des catastrophes humaines majeure du XXème siècle.

De ces accointances et de ces calculs cyniques, nous devons nous souvenir ; car ce sont les signes d’une histoire qui bégaye.

À l’heure où les discours de haine, les replis identitaires et les positionnements simplistes prospèrent sur les réseaux sociaux comme sur certaines chaînes d’information en continu, il est essentiel de rappeler que l’ouverture aux autres et au monde n’est pas un renoncement à ce que nous sommes. Elle constitue au contraire une force, une richesse et l’une des conditions du vivre-ensemble.

Alors soyons vigilants et critiques. Ne laissons ni les algorithmes ni les puissances d’influence décider à notre place de notre destin. Ne laissons pas la peur dicter nos choix.

En ce 8 mai 2026, rendons hommage à celles et ceux qui ont défendu les valeurs affichées au frontons de nos mairies : liberté égalité et fraternité :

  • Aux soldats de le France et des nations alliées, venus de loin pour libérer les territoires occupés.
  • Aux résistants dont beaucoup ont payé de leur vie leur amour de la liberté.
  • Aux déportés, dont le martyre demeure un avertissement.
  • Aux civils, victimes innocentes d’une folie collective.

Leur sacrifice nous oblige à être dignes de leur héritage.

Clamons haut et fort notre ambition de paix pour tous les peuples. Et rappelons-nous que la paix n’est jamais un cadeau du ciel. Elle est un héritage à défendre, une promesse à tenir et un combat à mener contre l’ignorance et l’obscurantisme sous toutes leurs formes.

Œuvrons ensemble pour que notre commune, notre pays, notre continent demeurent des phares de paix, de tolérance et de fraternité.

Ne détournons jamais les yeux devant l’injustice ou la désinformation. Ne laissons jamais la haine l’emporter sur la raison.

Continuons, ensemble, à transmettre aux jeunes générations les valeurs qui font de nous une nation unie et solidaire, une nation dont nous sommes fiers.

Le 8 mai 1945 marquait la fin d’une guerre. Mais ce n’était pas la fin de l’Histoire.

L’Histoire, aujourd’hui encore, c’est nous qui l’écrivons par nos actes et par nos engagements.

Je vous remercie.