Ce vendredi 28 août, la CGT des Pyrénées-Orientales a développé ses positions et ses revendications sur « le sujet majeur de l’Éducation nationale ». Avant de se rallier a la grande manifestation nationale de la fonction publique le 29 septembre.
Parmi les nombreux sujets concernant l’Éducation nationale et la rentrée scolaire pointés par la CGT Éduc’action 66 ce vendredi 28 août, figuraient l’absence de moyens pour rénover les établissements scolaires, le déficit de professeurs, l’impact de la baisse de la natalité sur les effectifs, l’interdiction des portables dans les salles de classe… Une rentrée qui, assène-t-elle, « s’accompagne d’incertitudes et d’inquiétudes ».
« Nous nous opposons à la suppression programmée de 13 postes d’enseignants dans le premier degré public des Pyrénées Orientales, actée par le rectorat à la suite des baisses démographiques constatées », a martelé Nicolas Ribot, membre du bureau de l’Union départementale CGT. « Nous demandons que la baisse du nombre d’élèves en cette rentrée serve au contraire à alléger les effectifs par classe ».
Se basant sur les dernières épreuves d’examen et notamment du Bac, la CGT 66 évoque « des salles de classe en surchauffe, sans fenêtres ouvertes, sans ventilateurs, évidemment sans climatisation ». Et dans certains établissements perpignanais, l’obligation pour les élèves « d’amener leur propre bouteille d’eau ou leur gourde pour se désaltérer ». Pour le syndicat, « il y a urgence à établir un plan global de rénovation thermique à l’échelle du pays ». Une enveloppe qui, selon lui, se situe « entre 4 et 5 milliards d’euros ». « Il faudra trouver des moyens adaptés à notre département », fait savoir Christophe Moya, secrétaire départemental au sein de la CGT Educ’action 66.
Sont ensuite abordés le « réel » remplacement, dans le second degré, des professeurs titulaires absents, « Il y aura des ajustements à faire ». Comme la santé mentale des élèves -fatigue, manque de concentration, décrochage-, tout comme ceux en situation de handicap : « Le nombre d’accompagnants reste insuffisant face aux besoins, plongeant de nombreuses familles dans l’incertitude quant à l’aide attribuée à leur enfant ».
Puis, revenant sur l’interdiction de l’usage du portable au sein des lycées, Nicolas Ribot interroge : « C’est irréalisable pour trois raisons majeures: le manque flagrant de moyens, une surcharge pour les personnels et un contre sens pédagogique, le lycée étant censé être le lieu de l’apprentissage de l’autonomie et d’un numérique raisonné ».
En conclusion de sa conférence, la CGT 66 a annoncé participer à « la grande journée de mobilisation de la fonction publique » le 29 septembre prochain.
Valérie Pons (L’Indépendant, le 29 août 2026)
