Compte rendu de la réunion du Conseil d’administration de l’association Osons le rail du 11 mai 2026

Etaient présent(e)s : Brigitte Baranoff, Christophe Chevalier, Christian Cordier, Thierry Labelle, Régis Larre, Dominique Noguères, Pierre Stoeber, Alain Guerard (retraités CGT cheminots Perpignan), Henri Doutres (UL CGT du Vallespir), Marc Fernandez (CGT cheminots Perpignan), Catherine David (LFI), Liliane Mas (Bien Vivre en Vallespir)

Point 1 – La séance est ouverte par Thierry qui rappelle que nous ne nous sommes pas rencontrés depuis la réunion publique du Boulou qui s’est tenue dans un contexte particulier juste avant les élections municipales. Environ 100 personnes étaient présentes ce soir-là dont le nouveau maire qui sera élu quelque temps plus tard et aujourd’hui premier président de la communauté de communes.

Le 1er juin prochain seront désignés les membres des commissions à la communauté de communes, Thierry a postulé pour celle des mobilités.

Point 2 – Concernant le projet de l’initiative prévue le 20 juin 2026 sur la ligne entre Saint-Jean et Céret de la circulation d’un train Ter reconstitué.

Le projet avance, le matériel a été acheté il reste à faire la construction du TER qui sera sur les voies. Il est proposé, pour réaliser le prototype, le 27 mai (solliciter Olivier Mottet), à 09h30 au local des cheminots de Perpignan. Rendez-vous à 08h45 au parking Guitard pour un éventuel covoiturage. Retour prévu dans l’après-midi. La restauration sera assurée sur place. Christophe, Henri, Christian et Régis sont disponibles.

Si d’autres adhérent(e)s sont intéressé(e)s, se faire connaitre via la boite mail de l’association (osonslerail@laposte.net).

Communication :

  • La campagne de com pour gagner une participation importante pour cette initiative est primordiale. Il y aura une grande campagne d’affichage sur des palettes qui seront entre le heurtoir et Cap d’Ona avec un rendez-vous le 13 à 10h00 pour préparation des affiches. Thierry, Christophe et Henri seront présents.
  • Le vendredi 15 mai (une semaine avant la Fête de la cerise qui verra une circulation importante sur cet axe) elles seront installées : rendez-vous à 9h30 au siège de l’association (2 rue Jean Amade à Céret). D’ores et déjà Thierry, Henri, Christophe, Marc et Régis ont confirmé leur présence.
  • Des affiches seront déposées auprès de l’agence SNCF à Céret.
  • Une conférence de presse sera organisée une semaine avant l’initiative.
  • Les adhérent(e)s seront sollicité(e)s par message électronique.
  • Une expression envers les populations sera à distribuer à Céret, St-Jean-Pla-de-Corts et le Boulou. Régis travaille un projet.
  • Courrier sera envoyé aux élus (maires, communauté de commune, département, région).

Faire les déclarations de demande de manifestation auprès des 2 maires de Céret et de Saint-Jean ainsi qu’à la sous-préfecture, l’initiative ayant lieu de 09h00 à 12h00. Dominique s’en occupe.

Le bureau de l’association fera un point et finalisera la préparation le 2 juin.

Point 3 – Il est fait par Régis un point financier. Le solde bancaire à la date du 11 mai est de 2 285€. Il nous permet donc de faire face aux dépenses de l’initiative, Nous sommes toujours dans l’attente des subventions demandées auprès de la Mairie, du Département et de la Région. Pour mémoire, les 2 premiers nous avaient accordé 500 € chacun en 2025.

Concernant nos forces en 2026 :

  • 8 collectifs (9 en 2025 soit -1)
  • 41 adhérent(e)s individuel(le)s (63 en 2025 soit -22)
  • Total : 49 (72 en 2025 soit -23)

Une 2ème relance concernant le règlement des cotisations 2026 est à faire.

11 nouvelles et nouveaux adhérent(e)s nous ont rejoints en 2026.

Les initiatives décidées lors du CA doivent permettre d’améliorer cette situation !

Notre participation au forum des associations du 5 septembre à Céret est souhaitable et permettra de nous faire mieux connaître

Point 4 – La prochaine Assemblée Générale aura lieu le 8 septembre à la salle de l’union à 18h30. Il est nécessaire de réserver la salle dès maintenant (Dominique). Un bureau préparatoire sera organisé le 30 juin. Il y aura notamment le renouvellement du Conseil d’Administration en tenant compte du départ d’Hervé (vice-président) à Perpignan et des nouvelles fonctions municipales et communautaires de Thierry qui ne pourra plus assurer la présidence.

Après les élections, il est nécessaire de demander un 2ème rendez-vous avec la communauté de communes autour de la proposition que notre association a faite sur la possibilité de financements venant des fonds dédiés Européens INTERREG, nommés POCTEFA dont la thématique 1 « développer des services de mobilités et de transports transfrontaliers » est pleinement compatible avec le projet de réouverture de la ligne.

Plus rien n’étant à l’ordre du jour la séance se poursuit par un moment amical.

Alénya. Plantation d’un arbre symbole d’amitié et de solidarité (L’Indep)

Une action a été menée dans le cadre du jumelage avec le Kenya.

Ce mardi 12 mai, les élèves des classes de CM2 et CMl et 2 de l’école élémentaire Françoise Lopes Girona ont planté un arbre dans l’espace du centre de loisirs en compagnie du médecin kenyan Erick Meroka Onsinyo.

Cet acte symbolique est l’aboutissement d’une année de travail, dans le cadre des tandems solidaires, avec le comité de jumelage d’Alénya sur les thèmes de la ressource en eau, du reboisement et des échanges avec les écoles du Kenya. Une exposition des travaux d’élèves a lieu en ce moment à la rotonde des caves Ecoiffier jusqu’au mercredi 20 mai.

L’Indépendant, le 17 mai 2026

« Le travail n’est pas assez rémunéré » (L’Indep)

Ce week-end, les militants du Parti communiste se mobiliseront pour distribuer des tracts sur les marchés du département afin de sensibiliser le public à la cause des salariés de la clinique Médipôle en grève depuis 22 jours.

Pour la fédération départementale du Parti communiste français (PCF), la grève qui a duré 20 jours à la clinique Saint-Pierre de Perpignan et qui se poursuit dans son homologue cabestanyenque de Médipôle revêt une importance capitale. « Ce mouvement, dont le pouvoir d’achat est l’un des principaux motifs, pose la question de la répartition des richesses entre le capital et le travail, qui est à l’origine de la crise que traverse notre pays. Le travail n’est pas assez rémunéré », estime le porte-parole départemental du parti, Michel Coronas.

Selon le PCF, le groupe Elsan, à qui appartiennent Saint-Pierre et Médipôle, aurait largement les moyens de satisfaire les revendications des salariés cabestanyenes toujours en grève, qui réclament notamment une prime pérenne afin de maintenir leur pouvoir d’achat. « Elsan est le premier groupe de santé privé en France », rappelle Michel Coronas. « Dans les Pyrénées-Orientales, il présenterait, avant les prélèvements organises par la holding mère, un chiffre d’affaires cumulé compris entre 170 et 200 millions d’euros et des bénéfices qui atteindraient 7 à 18 millions d’euros par an. »

Par ailleurs, aux yeux du Parti communiste, il est nécessaire que les pouvoirs publics ouvrent une enquête à la suite des inquiétantes déclarations des grévistes concernant leurs conditions de travail (manque de matériel, etc.).

« Nous pensons que l’Agence régionale de santé, qui est compétente pour veiller à la qualité des soins, doit se saisir du dossier et vérifier les informations qui circulent. Il faut qu’il y ait des investigations », martèle Michel Coronas.

Afin de faire valoir leur point de vue et de témoigner leur soutien aux grévistes, les militants communistes ont notamment édité un tract qu’ils distribueront tout au long du week-end sur les marchés.

Arnaud Andrieu (L’Indépendant, le 16 mai 2026)

Sollicité, le groupe Elsan n’a pas souhaité réagir pour l’instant

Grève à Médipôle : l’Inspection du travail tente de relancer le dialogue (L’Indep)

Hier, une délégation de l’Inspection du travail s’est rendue à la polyclinique Médipôle Saint-Roch de Cabestany afin d’aider représentants du personnel et direction à trouver un compromis à même de mettre fin à la grève débutée le 24 avril dernier.

La médiation promise par le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, semble sur les rails. Ce vendredi matin, une délégation de la Direction de l’emploi, du travail et des solidarités (Deets) s’est rendue à la polyclinique Médipôle Saint-Roch de Cabestany, où la grève débutée le 24 avril s’enracine, pour tenter de relancer le dialogue. La délégation a rencontré les représentants du personnel, puis ceux de la direction.

« L’Inspection du travail nous a surtout écoutés. Ils voulaient entre autres comprendre les points de blocage », explique la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani. « Nous avons reformulé nos propositions par écrit en demandant que si elle prend des engagements, la direction le fasse également par écrit. »

De son côté, le groupe Elsan, propriétaire de la clinique, confirme que la direction de l’établissement a bien rencontré la délégation de l’Inspection du travail ce vendredi et qu’une nouvelle séance de négociation avec les représentants du personnel a été programmée ce lundi 18 mai.

Temps fort revendicatif ce lundi

Sur la page Facebook dédiée au mouvement, les syndicats ont également annoncé la tenue d’une nouvelle assemblée générale ce samedi à 11 heures, ainsi que le passage des élus dans les services au cours du week-end. Le temps fort revendicatif prévu lundi est maintenu.

Pour mémoire, la direction a mis sur la table ce mercredi soir le versement d’une prime de partage de la valeur de 300 euros en juin 2026, la reconduction pour 5 ans de la prime d’intéressement plafonnée à 1 500 euros par an, ainsi qu’une prime annuelle pérenne de 400 euros à partir de 2027. Les syndicats (CGT et CFDT) réclament que la direction s’engage par écrit à porter cette dernière à 1 500 euros à compter de 2031, afin de remplacer la prime d’intéressement qui arrivera alors à échéance.

Arnaud Andrieu (L’Indépendant, le 16 mai 2026)

Un 8 mai 45 sous tension à Perpignan

Ce vendredi 8 mai 2026, notre Collectif « Pour une histoire franco algérienne non falsifiée » a organisé la commémoration de l’Autre 8 mai 45 en Algérie sous forme d’un dépôt de gerbe et de prises de parole en hommage aux victimes algériennes de la répression coloniale.

Ce rassemblement pacifique, déclaré et autorisé, ne présentait aucun trouble à l’ordre public.

Or, il a fait l’objet d’une irruption de la police nationale motivée par la présence d’un drapeau palestinien, avec menace de verbalisation en application d’un arrêté que les fonctionnaires de police ont été dans l’incapacité de produire.

Chercher à dicter, par la force, aux organisateurs d’une initiative associative, qui est autorisé (ou pas) à assister à une commémoration et à s’identifier par le biais d’un étendard, interroge le respect de la liberté d’expression dont le droit de manifestation est partie intégrante.

Nous tenons donc à porter à votre connaissance cet incident qui s’inscrit dans une certaine continuité de tentatives d’intimidation, à la veille de la tenue à Perpignan du « Printemps de la liberté d’expression » … de l’extrême droite (29-31 mai 2026).

Nous adressons par ailleurs un courrier de protestation au préfet (voir ci-dessous).

Collectif « Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée » : Association Nationale des Pieds-Noirs Progressistes et leurs Ami.e.s (ANPNPA) ; ASTI ; Fédération franco-algérienne ; LDH66 ; Mouvement de la Paix ; MRAP66 ; NPA66 ; PCF66 ; Pour la mémoire, contre l’oubli ; Survie

L’Université contrainte de réduire sa masse salariale (L’Indep)

Par courrier du 6 mars dernier, le rectorat a indiqué à l’université de Perpignan qu’elle se voyait imposer un processus de « conditions de retour a l’équilibre ». En clair, elle doit réduire sa masse salariale. Des embauches d’enseignants-chercheurs pourraient être remises en cause.

Le delta n’est pas énorme, mais il pèse dans la situation économique de l’Université de Perpignan Via Domitia. Comme une vingtaine d’établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche, l’UPVD a reçu une demande du rectorat « imposant un processus de travail sur leur équilibre financier ».

Dans un communiqué, le président de l’université, Yvan Auguet, précise : « La santé financière d’une université est évaluée selon trois critères : sa trésorerie, son fonds de roulement et le rapport entre ses dépenses de masse salariale et ses produits encaissables (ses recettes). L’UPVD répond très positivement aux deux premiers critères. En revanche, pour le troisième, nommé « ratio Dizambourg », celui-ci fixe un seuil maximum à 83 % alors qu’à l’heure actuelle, il s’élève à 85,796 % à l’UPVD ». Un delta de 2,7 % qui inquiète les syndicats et les personnels. Il impose la diminution de la masse salariale de l’établissement qui compte quelque 800 salariés. Pascal Nogues, co-secrétaire du syndicat SNESUP-FSU, dénonce « une décision brutale qui obligera un coup de rabot sur notre recrutement qui n’était pas déraisonnable. Des postes d’enseignants chercheurs sont du coup menacés. On ne nous donne pas les moyens suffisamment à notre mission et, ensuite, on se fait taper sur les doigts ». Il insiste : « L’UPVD est à l’équilibre financier, elle n’est pas déficitaire. Seul ce ratio Dizambourg n’est pas atteint pour seulement 2,7 % Nos finances sont saines. C’est à se demander si l’État ne cherche pas à ne conserver que de grands pôles universitaires régionaux, au détriment des petites universités comme la nôtre, qui jouent pourtant un rôle essentiel sur le territoire ».

Une motion adoptée à l’unanimité

Deux jours avant, le président de l’UPVD avait organisé une assemblée générale des personnels. Elle a rassemblé 400 salariés. Une motion a été adoptée à l’unanimité selon Yvan Auguet. « Elle sera transmise à notre tutelle », ajoute-t-il. « Si la situation est difficile par les mesures à prendre, les missions dévolues à notre université seront assurées avec le sens du devoir et l’engagement de toute notre communauté, dans l’intérêt de nos étudiantes et de nos étudiants, mais aussi de la qualité de notre recherche ». Si l’équilibre financier n’est pas rétabli, l’UPVD pourrait être mise sous tutelle. Yvan Auguet devrait présenter des mesures d’ici quelques semaines.

L’UPVD accueille plus de 10.000 étudiants sur ses campus de Perpignan, Font-Romeu, Narbonne et Carcassonne.

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 15 mai 2026)

Grève reconduite à Médipôle en attendant la médiation (L’Indep)

Hier, lors de leur assemblée générale, les salariés de la clinique Médipôle de Cabestany, en grève depuis 21 jours, ont une nouvelle fois décidé de reconduire leur mouvement ils ont juge insuffisantes les nouvelles propositions de la direction, formulées ce mercredi soir alors que le préfet venait d’annoncer la mise en place d’une médiation sous l’égide de l’Inspection du travail.

Les salariés de Médipôle n’ont finalement pas emboîté le pas à leurs homologues de la clinique Saint-Pierre de Perpignan, qui ont mis fin ce mercredi à la grève entamée le 24 avril. Ce jeudi matin, lors de leur assemblée générale, qui a réuni une centaine de personnes, les soignants en lutte de Cabestany ont décidé à l’unanimité de reconduire le mouvement et de solliciter le préfet afin qu’il mette en place le plus rapidement possible la médiation entre la direction et les représentants du personnel annoncée ce mercredi.

Le principal point à l’ordre du jour de l’assemblée générale concernait les nouvelles propositions formulées par la direction ce mercredi soir, dans la foulée de l’annonce du préfet.

À savoir : le versement d’une prime de partage de la valeur de 300 euros en juin 2026, l’octroi d’une prime annuelle pérenne de 400 euros à partir de janvier 2027 et la reconduction pour cinq ans de la prime d’intéressement déclenchée à partir d’un certain seuil d’activité et plafonnée à 1.500 euros par an.

« Ces propositions ne satisfont pas les salariés, qui ont besoin de sécuriser leurs revenus », explique la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani. « La prime pérenne de 400 euros sur laquelle s’est engagé le directeur devra être renégociée chaque année. L’idée est d’arriver aux 1 500 euros d’intéressement qui n’existeront plus dans cinq ans, de mettre en place un système qui prenne le relais. Mais le directeur a refusé de s’engager par écrit sur ce point. On ne demande pas la lune. Ça fait trois fois qu’on doit se battre pour garder le contrat d’intéressement. Les salariés en ont ras le bol. » Également présent lors de l’assemblée générale, le secrétaire départemental de la CGT, Julien Berthélémy, a indiqué avoir contacté le préfet pour lui demander de mettre en place d’ici ce vendredi la médiation promise entre la direction et les représentants du personnel. Médiation en laquelle les salariés de Médipôle, qui envisagent l’organisation d’une « action coup de poing » ce lundi, semblent désormais placer leurs espoirs.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 15 mai 2026)

Sollicité, le groupe Elsan, propriétaire de la clinique, n’a pas donné suite.

Le préfet annonce que la médiatrice
se rendra sur place dès ce vendredi matin

La réaction du préfet, Pierre Regnault de la Mothe, ne s’est pas fait attendre. Ce jeudi, en début d’après-midi, dans la foulée de la reconduction de la grève, celui-ci a confirmé à L’Indépendant qu’il avait d’ores et déjà désigné comme médiatrice pour ce dossier une responsable de la Direction départementale du travail, de l’emploi et des solidarités (DDETS). Il a également annoncé que celle-ci se rendrait sur place dès ce vendredi matin. « Pour engager les discussions avec les deux parties »

Fin de la grève a la clinique saint-Pierre, « tensions » à Médipôle : le récit d’une journée sous haute pression (L’Indep)

La journée d’hier s’est révélée riche en rebondissements dans les cliniques Saint-Pierre de Perpignan et Médipôle de Cabestany. À la suite de l’intervention du préfet et de nouvelles propositions de la direction, les salariés de Saint-Pierre ont mis fin au mouvement en fin d’après-midi après vingt jours de grève. Du côté de Médipôle aussi, les négociations ont repris, mais elles n’ont pas permis de déboucher sur un accord. Le récit de vingt-quatre heures sous tension.

10 heures. En ce mercredi matin, la grève s’éternise dans les cliniques Médipôle de Cabestany et Saint-Pierre de Perpignan, toutes deux propriétés du groupe Elsan. Le combat, engagé pour obtenir le maintien du pouvoir d’achat des salariés et une amélioration des conditions de travail, dure depuis 20 jours. Les négociations semblent dans l’impasse. Lors de leur assemblée générale, les grévistes de Médipôle revoient leurs revendications à la baisse. Au lieu du 13e mois, qu’ils réclamaient afin de sanctuariser les sommes qu’ils percevaient jusqu’ici au titre de la prime d’intéressement, ils ont décidé de revendiquer une prime pérenne de 2.000 euros par an qui « coûterait un peu moins cher à la direction ».

La direction dénonce des « occupations illégales »

12 heures. A Saint-Pierre, après une réunion infructueuse en fin de matinée, une partie des salariés organise un sit-in devant les bureaux de la direction Le groupe Elsan évoque une « occupation illégale de l’établissement ». À Médipôle aussi, la tension monte d’un cran. Afin d’obtenir une nouvelle réunion de négociation, un groupe de salariés s’installe devant la porte de la direction pour « faire du bruit ». Le directeur territorial du groupe Elsan, Fabrice Derbias, évoque après coup « un envahissement », avec des « hurlements » et des « coups de poing assénés sur la porte pendant plusieurs minutes », qui ont conduit la direction de l’établissement à faire intervenir les forces de l’ordre pour ramener le calme. L’entreprise indique également avoir fait appel à un huissier pour constater la situation et « mandaté des avocats pour porter plainte ».

Le préfet annonce une concertation

15h30. Le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, annonce sur les réseaux sociaux qu’il a décidé, « en accord avec les deux parties », d’engager une médiation placée sous l’égide de la Direction départementale du travail, de l’emploi et des solidarités (Inspection du travail). « Je souhaite que cette médiation soit de nature à faciliter la reprise d’un dialogue apaisé entre les représentants des directions et les représentants du personnel, souligne le représentant de l’État dans son post. Le niveau de tension atteint aujourd’hui n’est pas acceptable. J’appelle chacun à entrer dans une logique de négociation et d’apaisement. Je reste attentif à la continuité des soins, qui doit être assurée. Comme je l’ai déjà indiqué, je souhaite en particulier que la continuité des chimiothérapies soit assurée de façon systématique. »

Les négociations reprennent

16 heures. Les syndicats de la clinique Saint-Pierre, à qui la direction a proposé une nouvelle réunion après l’annonce du préfet, convoquent une assemblée générale en indiquant que de nouvelles propositions « décentes et acceptables » ont été formulées.

17 heures. Les salariés en lutte de la clinique Saint-Pierre votent à une large majorité la fin de la grève, tandis que du côté de Médipôle, les négociations reprennent entre la direction et les représentants du personnel.

19h30. À Médipôle, la réunion entre syndicats et direction s’achève sans qu’un accord de fin de conflit ait pu être conclu. « Nous avons fait des propositions qui sont remontées au groupe Elsan. La direction a également revu ses propositions. C’est mieux que ce qu’elle avait mis sur la table jusqu’à présent, mais moins que ce que l’on demandait », résume la déléguée syndicale CFDT Hélène Massé. « Pour l’heure, rien n’est signé, rien n’est acté. Nous organiserons une assemblée générale ce jeudi à 10 heures pour faire le point avec les salariés. »

A. A. (L’Indépendant, le 14 mai 2026)

Caisses de grève et concert de soutien

Au niveau salarial, le mouvement constitue un véritable sacrifice pour les grévistes. Et pour cause : à moins d’un accord sur ce point, les jours de grève ne sont pas payés. Le protocole de fin de conflit conclu ce mercredi à la clinique Saint-Pierre prévoit bien un étalement de la défalcation des jours de grève sur deux mois, mais en aucun cas leur paiement.

Toutefois, les salariés se sont organisés en amont pour amortir la perte de salaire, notamment en mettant en place des caisses de grève. Celle gérée par l’union départementale de la CGT contenait par exemple ce mercredi matin « près de 11.000 euros » et une autre cagnotte lancée en ligne « environ 2.000 euros » de plus.

« Nous allons recenser les grévistes et partager cet argent au prorata du nombre d’heures de gréve effectuées par chacun », explique une syndicaliste.

Un concert de soutien avec Nima (Nico des Raskai) et L’Agram est également prévu ce mardi 19 mai, de 18 heures à 22 heures, au parc Guilhem, à Cabestany, pour récolter des fonds.