L’hélicoptère du Samu aurait atterri sur un boulevard de Vernet-les-Bains « sans service de sécurité » au sol : le maire interpelle le préfet (L’Indep)

Le maire de Vernet-les-Bains, Pierre Serra, a écrit au préfet pour lui demander de mieux encadrer les atterrissages des opérateurs privés mandatés pour transporter les équipes du Samu en hélicoptère. Selon lui, le 12 août dernier, l’appareil du Samu66 se serait posé sur l’un des principaux axes de circulation du village sans que la commune en ait été avertie et « sans service de sécurité » au sol.

L’événement qui a mis le feu aux poudres s’est déroulé le mercredi 12 aout 2026. Ce jour-là, l’hélicoptère H66 affrété par une société privée pour transporter les équipes du Samu est posé en plein après-midi sur l’un des principaux axes de circulation de la commune de Vernet-les-Bains, le boulevard du Cady. Problème : selon le maire communiste du village, Pierre Serra, la manœuvre se serait déroulée en l’absence de dispositif de sécurité. Et ce en pleine période d’affluence touristique.

« Je me suis rendu sur place immédiatement et j’ai pu constater qu’il n’y avait aucun service de sécurité, précise le maire. Ils ont atterri au milieu des véhicules. Les pompiers ne sont arrivés qu’après-coup et les services de la commune n’avaient pas été prévenus. »

L’édile, qui a écrit une lettre ouverte au préfet pour l’alerter à la suite des faits, souligne qu’il ne remet en cause « ni la nécessité ni l’urgence des missions de secours qui doivent pouvoir se faire le plus facilement possible ». Ce que Pierre Serra pointe du doigt, ce sont bien les conditions de sécurité dans lesquelles s’est déroulé l’atterrissage de l’hélicoptère.

« Ce que je mets en cause, c’est la sous-traitance du transport par hélicoptère du Samu à des organismes privés », résume le premier magistrat. « Lorsque les autres services publics interviennent sur notre commune avec des hélicoptères (CRS, pompiers…), cela se fait dans un cadre clair et sécurisé (atterrissage au stade, information aux services concernés). L’idéal serait que l’État gère directement tout ce qui concerne la sécurité nationale. Et, à défaut, que soient clairement définis pour la totalité des intervenants les critères permettant de cibler les sites d’atterrissage privilégiés, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre, ainsi que les responsabilités respectives des différents intervenants. »

Afin que les interventions du Samu « puissent se dérouler dans de meilleures conditions, garantissant à la fois la rapidité des secours, la sécurité des patients, des équipages et de la population ».

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 21 août 2026)

Sollicitée, la préfecture confirme avoir reçu le courrier du maire ce jeudi matin et indique qu’elle est en train d’étudier le dossier.

« Un pompier avait sécurisé la zone et si nous avions atterri plus loin, il y aurait eu une perte de chance pour le patient »

Du côté du Samu, on livre une version des faits différente de celle du maire sur plusieurs points. « Lors de cette intervention, un pompier présent au sol avait sécurisé la zone en amont, assure une source au sein du service hospitalier. De plus, si nous nous étions posés plus loin, il y aurait eu une perte de chance pour le patient, qui était dans le coma et qu’il fallait intuber, mettre sous respiration artificielle, puis en réanimation. Cette intervention a permis de sauver une vie. » L’enquête que les services de l’État ont lancée après réception du courrier du maire de Vernet devrait permettre de trancher entre les deux versions.

Autre précision : si le transport des équipes médicales par l’hélicoptère H66, disponible 24 heures sur 24, est effectivement délégué à une société privée dans le cadre d’une convention, « comme dans les autres Samu de France », le service hospitalier reste bel et bien le donneur d’ordre.

L’Indépendant, le 21 août 2026

Le maire de Vernet-les-Bains, Pierre Serra, a écrit au préfet pour lui demander de mieux encadrer les atterrissages des opérateurs privés mandatés pour transporter les équipes du Samu en hélicoptère. Selon lui, le 12 août dernier, l’appareil du Samu66 se serait posé sur l’un des principaux axes de circulation du village sans que la commune en ait été avertie et « sans service de sécurité » au sol.

L’événement qui a mis le feu aux poudres s’est déroulé le mercredi 12 août 2026. Ce jour-là, l’hélicoptère affrété par une société privée pour transporter les équipes du Samu s’est posé en plein après-midi sur l’un des principaux axes de circulation de la commune de Vernet-les-Bains, le boulevard du Cady. Problème : selon le maire communiste du village, Pierre Serra, la manœuvre se serait déroulée en l’absence de personnels au sol chargés de sécuriser l’atterrissage. Et ce en pleine période d’affluence touristique.

« Je me suis rendu sur place immédiatement et j’ai pu constater qu’il n’y avait aucun service de sécurité, précise le maire. Ils ont atterri au milieu des véhicules. Les pompiers ne sont arrivés qu’après-coup et les services de la commune n’avaient pas été prévenus. »

L’édile, qui a écrit une lettre ouverte au préfet pour l’alerter à la suite des faits, souligne qu’il ne remet en cause « ni la nécessité ni l’urgence des missions de secours qui doivent pouvoir se faire le plus facilement possible ». L’intervention du 12 août visait à prendre en charge une personne victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Son bien-fondé était donc indiscutable et le premier magistrat en convient. Ce que Pierre Serra pointe du doigt, ce sont bien les conditions de sécurité dans lesquelles s’est déroulé l’atterrissage de l’hélicoptère.

« Ce que je mets en cause, c’est la sous-traitance du transport par hélicoptère du Samu à des organismes privés », résume le premier magistrat. « Lorsque les autres services publics interviennent sur notre commune avec des hélicoptères (CRS, pompiers…), cela se fait dans un cadre clair et sécurisé (atterrissage au stade, information aux services concernés). L’idéal serait que l’État gère directement tout ce qui concerne la sécurité nationale. Et, à défaut, que soient clairement définis pour la totalité des intervenants les critères permettant de cibler les sites d’atterrissage privilégiés, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre, ainsi que les responsabilités respectives des différents intervenants. »

Afin que les interventions du Samu « puissent se dérouler dans de meilleures conditions, garantissant à la fois la rapidité des secours, la sécurité des patients, des équipages et de la population ».

Sollicitée, la direction de l’hôpital de Perpignan n’a pas donné suite. De son côté, la préfecture confirme avoir reçu le courrier du maire ce jeudi matin et indique qu’elle est en train d’étudier le dossier.

L’Indépendant, le 21 août 2026

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