Lettre publique de Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains, au préfet des Pyrénées-Orientales

Monsieur le Préfet,

Le 12 août 2026 en pleine après-midi, un hélicoptère du SAMU a atterri sur une voie de circulation de notre commune (boulevard du Cady), alors que celle-ci était particulièrement fréquentée, comme cela est le cas pendant la période estivale.

Cet atterrissage a eu lieu sans aucune information auprès des services du sécurité que ce soit la gendarmerie (à notre connaissance) ou les services de la commune, dans un endroit inédit, et sans aucune sécurisation que ce soit pour les usagers de la voie publique ou les pilotes et passagers de l’hélicoptère eux même, pour intervenir dans le cadre d’un appel suite à un AVC.

Nous souhaitons vous faire part de notre profond mécontentement et forte inquiétude sur la façon dont l’intervention a été menée.

Comme vous le savez, les appareils intervenants du SAMU sont opérés pour une période donnée par des opérateurs privés. Ceux-ci ne semblent pas évoluer dans le même cadre que celui défini par l’État pour ses propres services. Effectivement, lorsque les autres services publics interviennent sur notre commune avec des hélicoptères (CRS, service du SDIS), cela se fait dans un cadre clair et sécurisé (atterrissage au stade, information aux services concernées normalisée).

Sans remettre en cause, bien sûr, ni la nécessité ni l’urgence des missions de secours qui doivent pouvoir se faire le plus facilement possible, il semble logique et nécessaire que les modalités d’intervention de ce type d’appareils soient toutes soumises au même cadre clair et rigoureux, notamment lorsqu’elles ont des conséquences directes sur la sécurité et la vie quotidienne des habitants et des intervenants. De l’aveu d’un des membres de l’équipage, le lieu d’atterrissage, choisi d’autorité par le pilote, par la proximité des panneaux de signalisation notamment, a mis en danger l’ensemble des personnes concernées, et cela sans réelle « plus-value » en terme de rapidité d’action.

À défaut d’une gestion totale par les services publics des interventions de secours dont le caractère fondamental en terme de sécurité publique justifierait pourtant à lui seul la mise en place, nous souhaitons donc attirer votre attention sur la nécessité de mieux encadrer les conditions dans lesquelles l’ensemble des hélicoptères peuvent être amenés à se poser sur notre commune. Il nous semblerait notamment souhaitable que soient clairement définis pour la totalité des intervenants les critères permettant de cibler les sites d’atterrissage privilégiés, les mesures de sécurisation à mettre en œuvre, ainsi que les responsabilités respectives des différents intervenants.

Nous demandons également qu’une attention particulière soit portée à la communication et la coordination avec les responsables des collectivités locales et l’ensemble des services concernés, afin que tous puissent, autant que possible, être informés et associés aux dispositifs prévus.

Vous le comprenez notre démarche ne vise nullement à remettre en cause l’action proprement dite indispensable des personnels du SAMU et des services de secours. Elle vise au contraire à ce que leurs interventions puissent se dérouler dans de meilleures conditions, garantissant à la fois la rapidité des secours, la sécurité des patients, des équipages et de la population, et donc dans le respect des règles de circulation et de sécurité publique.

Nous vous demandons par conséquent de bien vouloir examiner cette situation et de nous indiquer quelles mesures pourraient être prises afin d’éviter qu’un tel incident ne se reproduise, particulièrement durant les périodes de forte fréquentation touristique.

Nous vous remercions par avance de l’attention que vous voudrez bien porter à notre démarche et vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de notre considération distinguée.

Pierre Serra
Maire de Vernet-les-Bains

Communiqué de Mathias Blanc et Françoise Fiter, élus de gauche « Perpignan Autrement » au conseil municipal

Nous venons de recevoir du greffe du Tribunal administratif de Montpellier l’avis d’audience dans le cadre du recours déposé par Agnès Langevine et l’ensemble de ses colistiers contre les opérations électorales du 15 mars dernier à Perpignan.

Il sera rappelé qu’aux termes de cette protestation, il est notamment demandé l’annulation de l’intégralité des bulletins de la liste « Perpignan Autrement ».

Évidemment, nous avons d’ores et déjà très largement répondu aux attaques formulées contre notre liste par un mémoire en défense.

Mais au-delà de la réponse juridique, en ce qu’il vise « Perpignan Autrement », nous considérons ce recours, tant dans son dépôt que dans son maintien, comme un énième coup porté à la nécessaire union de la gauche, des progressistes et des citoyens à Perpignan. Nous le déplorons.

En ce qui nous concerne, fidèles à la démarche de « Perpignan Autrement », dans un esprit d’ouverture, en transparence et loyauté, nous continuerons, dans le respect de la démocratie militante, à rassembler la gauche sur le terrain et à nous battre contre les manœuvres mortifères de division qui font le jeu du RN et de l’union des droites.

L’audience publique du Tribunal administratif se tiendra le 17 septembre prochain à 9h, 6, rue Pitot à Montpellier (Salle Languedoc).

Le renouveau de la gauche, comme celui de certaines pratiques politiques, est possible.

Cabestany. Antenne : SFR défend une procédure « faite dans les règles » (L’Indep)

L’opérateur estime que le délai légal de recours des tiers, de trois mois, n’a pas été utilisé.

Le différend entre SFR et les opposants à la nouvelle antenne relais se poursuit. L’opérateur conteste les accusations de la mairie et du collectif concernant l’affichage préalable à l’installation du pylône.

« Tout a été absolument fait dans les règles, affirme Isabelle Simon, déléguée régionale SFR, et nous l’avons réitéré lors de notre réunion avec la mairie lundi 11 août ».

Selon l’opérateur, le projet a été engagé en 2025 après le constat d’un défaut de couverture. La possibilité d’utiliser un pylône existant aurait d’abord été étudiée, mais écartée pour des raisons techniques.

SFR indique avoir déposé une déclaration préalable en décembre 2025, puis assuré l’affichage réglementaire. Des constats réalisés par un commissaire de justice en janvier, février et mars, avec géolocalisation et photographies, attesteraient de la conformité de cet affichage. L’opérateur estime ainsi que le délai légal de recours des tiers, de trois mois, n’a pas été utilisé. « D’ailleurs, jusqu’à juillet, nous n’avons rien entendu ».

Le pylône ayant désormais été construit, SFR exclut son déplacement, qui représenterait selon lui « des coûts énormes qui ne nous reviennent pas ».

Les antennes ne sont toutefois pas encore installées : l’opérateur dit attendre que les échanges avec la maire permettent d’apaiser et de clarifier la situation.

Sur les inquiétudes sanitaires, SFR rappelle « qu’il applique les normes réglementaires européennes et françaises » et souligne « que des mesures indépendantes du champ électromagnétique pourront être réalisées une fois le relais mis en service ».

SFR assure enfin que son objectif reste d’améliorer la couverture du secteur et d’apporter un service, tout en affirmant vouloir poursuivre le dialogue avec la mairie et les habitants.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 15 août 2026)

Des militants communistes aux péages (L’Indep)

Dernièrement, aux trois postes de péage de l’autoroute (Perpignan Nord et Sud, Le Boulou) des Pyrénées-Orientales, des militants communistes ont distribué 6 000 tracts aux usagers sortants ou entrants sur l’A9. L’objectif était de « souhaiter la bienvenue aux vacanciers tout en dénonçant le racket pétrolier et autoroutier. » Les militants souhaitaient aussi « présenter la situation économique et sociale peu enviable du département et dénoncer les profiteurs de guerre qui amassent des fortunes quand l’argent public manque pour lutter contre les incendies, protéger les femmes et les enfants des violences, donner les moyens à la justice, aux hôpitaux aux écoles les moyens de travailler au service des populations ».

L’Indépendant, le 13 août 2026

Ille-sur-Têt. Les jardins familiaux menacés d’être rasés interdits d’accès (L’indep)

Menacés d’être rasés par la mairie car situés dans un couloir de feu, les jardins familiaux d’Ille-sur-Tet sont interdits d’accès aux usagers selon un arrêté municipal publié le mardi 11 août. Une décision prise dans un contexte tendu entre les habitants concernés et la municipalité depuis l’immense incendie de Trévillach, d’Ille-sur-Têt et des environs.

« Tristes. Dégoûtés. » Celles et ceux qui entretenaient depuis des décennies les jardins familiaux d’Ille-sur-Tet, au lieu-dit le Tuire, ne cachaient pas leur amertume, hier, en découvrant à l’entrée un arrêté municipal intitulé « Interdiction d’accès à un espace publie pour raisons de sécurité publique ».

Une plainte déposée

Signé du mardi 11 août 2026, ce document faisait savoir que les lieux étaient interdits « à toute personne non autorisée, jusqu’à nouvel ordre ». Considérant qu’il y a « un risque pour la sécurité des personnes en raison de son état de dégradation » et que « des personnes étrangères à la propriété concernée pénètrent sur les lieux, s’exposant ainsi à des risques graves portant atteinte à la sécurité publique ». Selon les informations de L’Indépendant, il intervient deux jours après une altercation qui se serait produite entre des personnes entretenant les jardins familiaux et un élu.

Une plainte a été déposée et une enquête a été ouverte, après qu’une personne se serait vue infliger un coup ayant entraîné, à la suite de plusieurs examens médicaux, une ITT (Incapacité Temporaire Totale) de deux jours. En fonction de l’évolution des investigations, la municipalité se réserve le droit d’agir en justice.

Pour rappel, cette décision s’inscrit dans un contexte où il y a quelques semaines après le feu immense qui a parcouru Trévillach, Ille-sur-Tet et les environs, les occupants des jardins familiaux apprenaient que la municipalité allait raser les parcelles, cultivées et peuplées d’animaux de basse cour, car situées « dans un couloir de feu qui longe de Casenoves jusqu’au chemin de Regieille », d’après le maire Alain Fabresse. Il expliquait alors à L’Indépendant vouloir « repenser tout l’aménagement du territoire » tout en réfléchissant à des solutions de repli pour satisfaire les familles qui n’avaient pas encore de nouveau lopin de terre à entretenir.

Un bras-de-fer s’enclenchait alors entre les parties. Au point, pour les usagers des jardins familiaux, d’organiser une manifestation sous les fenêtres de l’hôtel de ville au début du mois d’août. En cause, selon eux, non seulement la privation de leur coin de verdure mais aussi « le manque de communication du maire » disaient-ils alors à L’Indépendant. Ils envisageaient même, « si le maire ne nous répond pas », à se « mobiliser » lors d’une « réunion publique avec la mairie », ou encore en organisant « une grande manifestation paysanne ». À ce jour, « nous attendons toujours un rendez-vous. Et nous n’avons toujours rien », déploraient auprès de L’Indépendant les principaux concernés.

Laura Causanillas (L’Indépendant, le 13 août 2026)

« Il est de ma responsabilité de protéger ces gens-là »

« Ce n’était plus possible d’avoir des parcelles en l’état, la réalité est là. Il est de ma responsabilité de protéger ces gens-là. »

Contacté par L’Indépendant, le maire Alain Fabresse justifiait la publication de son arrêté municipal vu « les parcelles des jardins familiaux du lieu-dit le Tuire pas toujours entretenues, et la présence de ferraille, de bonbonnes de gaz, de bâti, de barbecues… Là ou le feu du mois de juillet est passe. Vous vous rendez compte, pour les habitations de la rue Mouillard à proximité, la situation aurait pu être catastrophique.

Il certifiait, qu’avant parution dudit document, « le 21 juillet et le 11 août, des courriers ont été envoyés aux intéressés pour leur signifier la situation et des élus sont allés à leur rencontre pour les prévenir de nos attentes et notre demande à quitter les lieux dans les meilleurs délais comme le stipule le contrat qui lie la municipalité aux occupants des jardins familiaux. Après, chacun dit qu’il reçoit ou pas… » Et précisait, « que si l’on veut me voir, il n’y a aucun problème, mais il faut être résident d’Ille-sur-Têt ». Il rappelait enfin « que des parcelles sont disponibles aux jardins familiaux Henry Demay (situés à proximité du camping municipal Le Colomer, NDLR) » et « qu’une véritable réflexion va être enclenchée sur notre territoire face au danger des feux ». En effet, sur au moins 3 kilomètres, depuis Casenoves jusqu’au lieudit de Régleille, « tout un axe le long de la rive gauche de la Têt pourrait voir une requalification de ces espaces pour du pastoralisme, de l’agriculture, de la viticulture, des jardins botaniques pour faire tampon ».

La. Ca (L’Indépendant, le 13 août 2026)

Fin du double impôt pour certains salariés de l’hôpital de Cerdagne (L’Indep)

Au terme de plusieurs années de démarches techniques, institutionnelles et diplomatiques menées entre les autorités compétentes espagnoles et françaises, le GECT – Hôpital de Cerdagne a obtenu la suppression de la double imposition qui concernait une partie de ses professionnels transfrontaliers.

Depuis l’ouverture de l’hôpital transfrontalier de Puigcerdà (situé en territoire espagnol) en 2014, les travailleurs espagnols habitant en France à moins de 20 km de la frontière étaient considérés comme résidents fiscaux en France, conformément à la Convention du 27 juin 1973 sur les travailleurs transfrontaliers. Mais en novembre 2023, l’Hisenda, Agence fiscale espagnole, a envoyé des notifications réclamant à 33 travailleurs espagnols vivant en France, cinq ans d’arriérés fiscaux. Or, payer deux fois des impôts dans des pays membres de l’Union européenne est contraire au droit européen. « Ces notifications se fondaient sur le fait que le GECT-Hôpital de Cerdagne était une entité publique dépendante de la Generalitat de Catalunya et par conséquent, intégrée dans l’Administration de l’État », expliquait le Dr Xavier Conill, directeur général de l’établissement. « Le point de vue de l’Agence fiscale espagnole a été contesté avec nos avocats puisque l’hôpital est cogéré, cofinancé à la fois par la France et par la Catalogne. Nous catégoriser comme un établissement public espagnol nous semblait erroné », ajoute Grégory Guibert, directeur général adjoint. Certains travailleurs transfrontaliers de l’hôpital avaient dû contracter un emprunt pour faire face à la double imposition, l’Espagne réclamant jusqu’à 100 000 €. D’autres ont traversé une dépression devant cette injustice.

L’équipe de l’hôpital a travaillé à la défense de son personnel avec l’Agence Régionale de la Santé, Cat Salut, le Département économique et financier de la Generalitat de Catalunya, la Direction Générale des Finances Publiques, des élus locaux, les sénateurs Lauriane Josende et Jean Sol, des parlementaires européens, l’ambassade, le comité d’entreprise et les syndicats. « Nous avons constaté que tout le monde se ralliait à notre point de vue, c’est-à-dire que nous ne pouvions pas être considérés comme une administration publique espagnole. Le point de vue de la DGFIP à Bercy, totalement aligné sur la position de l’hôpital a été fondamental. Nous y avons rencontré des interlocuteurs exceptionnels qui ont joué un rôle majeur pour faire aboutir ce dossier » dit encore Grégory Guibert.

Une fois le désaccord établi entre les deux administrations fiscales, ces dernières ont débattu pour trouver une solution dans le cadre de la procédure amiable prévue par la Convention fiscale franco-espagnole du 10 octobre 1995, article 26. « Les autorités fiscales des deux pays ont convenu que compte tenu de la singularité et binationalité du groupement européen de coopération territoriale bénéficiant d’un financement d’une gouvernance partagée, les rémunérations des professionnels transfrontaliers étaient imposables exclusivement en France », a résumé le Dr Xavier Conill. Lors de la dernière réunion de conciliation en octobre 2025, l’État espagnol s’est aligné sur la France et a supprimé la double imposition.

En application de cet accord, les 33 travailleurs ont tous été remboursés, avec des intérêts moratoires, des sommes indûment versées à l’Espagne. Le chapitre douloureux de la double imposition est désormais clos.

Frédérique Berlic (L’Indépendant, le 12 août 2026)

Les rendez-vous de l’été au Mémorial du camp de Rivesaltes (L’indep)

Entre scénographie modernisée centrée sur le destin des internes et deux expositions temporaires sur l’exil et le maquis, l’institution des Pyrénées-Orientales réinvente sa transmission de l’Histoire.

Au Mémorial du camp de Rivesaltes, l’espace permanent vient d’être modernisé. Entre parcours scénographique et expositions inédites, la mémoire se transmet ici au présent. « La refonte de l’espace met en lumière les trajectoires individuelles, les visages et les destins des personnes qui ont été internées dans ce camp des Pyrénées-Orientales », est-il écrit. « Le nouveau parcours permanent intègre des documents d’archives, des témoignages poignants et des œuvres d’art pour retracer au plus près le quotidien et la mémoire des internés ».

Deux expositions en cours

Deux expositions temporaires explorent les déchirures du XX siècle et les chemins de la liberté. L’exposition temporaire « Routes du maquis » est proposée jusqu’au samedi 22 août. Cette exposition temporaire retrace les itinéraires clandestins empruntés par les guérilleros anti-franquistes entre la France et l’Espagne, de 1945 jusqu’aux années 1950.

À travers des photographies, des témoignages poignants et des archives locales, l’exposition rend hommage au courage de celles et ceux qui ont poursuivi la lutte contre la dictature au péril de leur vie.

Avec l’exposition « Les jours clairs sont rares », il s’agit du second volet de la programmation liée à la sensibilité et à la création artistique.

Jusqu’au 3 février 2027, on peut admirer cette exposition temporaire. S’inscrivant dans le cadre du projet transfrontalier L’art en exil, mené conjointement avec les musées d’art moderne de Collioure et de Céret, cette installation rassemble des peintures, des sculptures, ainsi que des mosaïques. Toutes ces œuvres ont été réalisées par des artistes ayant personnellement vécu l’exil entre 1920 et 1945.

R. J. (L’Indépendant, le 10 août 2026)

La visite se déroule en autonomie complète sur le site (parcours extérieur et expositions). Durée approximative: deux heures. Tarif plein: 9,50 €; réduit (demandeurs d’emploi, étudiants, groupes à partir de 10 personnes, pass patrimoine), 6,50 €. Le visio guide « Les voix du Mémorial » est inclus dans le prix du billet d’entrée.

Cabestany. Antenne SFR : des photos contestées relancent la mobilisation (L’Indep)

Le collectif d’habitants opposé à l’implantation de l’antenne-relais SFR-Bouygues, érigée sur le site de l’entreprise Chausson, a organise vendredi matin une manifestation a proximité du pylône.

Une cinquantaine de riverains se sont réunis, sous la surveillance de la gendarmerie, pour distribuer des tracts aux automobilistes et dénoncer un projet qu’ils jugent trop proche des habitations. Une pétition en ligne avait déjà recueilli 266 signatures.

Mais au-delà de cette mobilisation, c’est un courrier adressé le 6 août par la maire de Cabestany, Édith Pugnet, aux opérateurs SFR et Bouygues Telecom qui pourrait relancer le dossier. L’élue y demande l’arrêt immédiat des travaux, estimant que plusieurs éléments remettent en cause la régularité de la procédure d’affichage préalable.

Au cœur de ses observations figurent les photographies produites pour attester de la présence du panneau réglementaire entre janvier et mars 2026. Selon la maire, plusieurs indices laissent penser que deux clichés, pourtant datés de deux mois d’écart, auraient en réalité été pris le même jour. Elle relève notamment la présence de la même voiture passant sur la route, d’un sol humide alors que les relevés météorologiques font état d’un temps sec, d’un même conteneur, d’un arbre toujours dépourvu de feuilles et d’éléments de décor identiques. Des constatations qu’elle indique avoir croisées avec des images de Google Street View, où l’environnement apparait pourtant différent à cette période.

« Outre ces éléments, il est attesté que l’affiche informant du projet n’a pas été apposée sur la parcelle où l’antenne a été érigée », écrit la maire.

Selon elle, le panneau aurait été installé sur une parcelle voisine correspondant au bâtiment de l’entreprise Chausson, et non sur celle accueillant le pylône. « Cette localisation erronée prête à confusion et n’a pas été de nature à informer clairement les riverains. C’est un manque de sérieux, d’information et de clarté ». Elle ajoute que les services municipaux n’ont constaté aucun panneau réglementaire depuis le début du chantier, contrairement aux dispositions du Code de l’urbanisme.

Pour Cyrille Bernardin, chef de cabinet de la mairie, « il y a plusieurs vices de procédure. Les opérateurs doivent suspendre le chantier et ouvrir des discussions avec la mairie et les habitants. Il existe des solutions alternatives, notamment la mutualisation avec des antennes déjà en service ».

« Aller jusqu’au bout »

« Nous irons jusqu’au bout, assure une riveraine. Il y avait d’autres emplacements possibles. Nous demandons simplement que ce projet soit revu ».

Présent à la manifestation, le conseiller départemental Rémi Lacapère estime lui aussi qu’« il aurait été logique de privilégier la mutualisation plutôt que d’implanter un nouveau pylône à proximité immédiate des habitations. La question principale, c’est le fait accompli de cette installation ».

En attendant une réponse des opérateurs sollicités mais qui se laissent du temps pour répondre, le collectif entend poursuivre sa mobilisation, tandis que la municipalité espère que les irrégularités qu’elle estime avoir relevées permettront de rouvrir le dialogue sur une implantation alternative.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 8 août 2026)

Valmanya. « Notre commune nous enseigne la vigilance et la solidarité » (L’Indep)

La commémoration de l’incendie de la commune en août 1944 par les Nazis, a réuni la population et de nombreuses personnalités.

11 h : les drapeaux des associations patriotiques et d’Anciens combattants se sont alignés. Le cortège s’avançait solennellement, le maire de Valmanya Serge Boyer et le préfet des Pyrénées-Orientales Pierre Regnault de la Mothe ouvraient la marche, suivis des autorités civiles et militaires, les officiels, élus de la Région, du Département, des communes, des représentants des associations suivis de la population nombreuse et recueillie. L’assemblée s’est réunie alors face à la crypte du souvenir; résonnaient alors La sonnerie aux morts, Le chant des partisans puis le dépôt des gerbes lors d’un hommage aux victimes de la barbarie perpétuée par l’armée allemande nazie des 1° et 2 août 1944. Tous se dirigeaient ensuite vers le monument aux Morts avec une Marseillaise patriotique et le salut aux drapeaux.

Sur la place du village, le premier magistrat Serge Boyer, J. Castillo, représentant de l’Anacr (Association nationale des Anciens combattants de la résistance) et Pierre Regnault de la Mothe sont montés à leur tour au pupitre pour trois allocutions mais un même élan. Pour le maire de Valmanya, « face aux conflits armés qui menacent de destruction planétaire, notre commune nous enseigne la vigilance et la solidarité ».

Le représentant de l’Anacr, quant à lui, évoquant le passage du pacifisme convaincu à la nécessité du combat contre le fascisme, le nazisme et leur totalitarisme, exhorte à « perpétuer les vraies valeurs humanistes de la résistance ». En conclusion, le préfet invitait la population à « ne pas laisser se reproduire un autre Valmanya |…). Notre démocratie est précieuse et fragile, c’est un engagement et un combat permanent. C’est pour elle qu’est tombé, tout près de nous, le capitaine Panchot, les armes à la main, il y a 82 ans, et c’est pour elle que nous devons prolonger ce combat aujourd’hui et demain pour que jamais plus ne se reproduisent les horreurs du passé ».

À l’issue des discours, le public a été invité à contempler les œuvres des enfants et des jeunes de la Ligue de l’enseignement venus en séjour à Valmanya comprendre l’histoire et les valeurs de la Résistance « leurs poésies et leurs travaux enrichissent chaque année notre décor » et notre espoir.

B. L. (L’Indépendant, le 7 août 2026)

Des oliviers pour la paix en Palestine (L’Indep)

À Perpignan, les militants communistes espèrent collecter 20 000 € (10 € par arbre), soit 2 000 oliviers replantés en terre cisjordanienne.

En avril 2025, la campagne nationale du Parti communiste français « Un million d’oliviers collectés pour la paix en Palestine » avait déjà permis de collecter 52 000 euros et d’aider 366 familles d’agriculteurs de Ramallah, Hébron, Jérusalem… En ce début août 2026, l’opération vient d’être relancée. Pour leur part les militants communistes catalans réaffirment aux côtés de leurs camarades leur soutien au peuple palestinien et aux habitants de la Cisjordanie occupée, « où une véritable guerre génocidaire s’est durablement mise en place », assènent-ils.

« Nous nous adressons à la population des Pyrénées-Orientales pour un geste de solidarité concrète à destination d’une aide matérielle aux agriculteurs palestiniens dont les oliveraies sont systématiquement et régulièrement détruites, mettant de ce fait à l’arrêt toute leur production d’huile d’olive », témoigne Marie-Christine Jimenez, membre du PCF 66, rentrée le 23 juillet dernier d’un « éprouvant et bouleversant » séjour de 10 jours dans les territoires occupés.

« Via cette nouvelle campagne solidaire nous espérons récolter dans les Pyrénées-Orientales a minima 20 000 euros » enchaîne Patrick Maugirard, un autre militant perpignanais. « À raison de 10 euros par arbre, c’est la garantie d’avoir 2 000 oliviers de plus enracinés en terre de Palestine ».

Le mot de la fin revient à Marie-Christine Jimenez : « Chaque olivier replanté est un acte de résistance. Mais c’est aussi un moyen de protéger la terre contre sa confiscation et sa destruction ».

Valérie Pons (L’Indépendant, le 7 août 2026)