Communiqué des communistes d’Elne après l’élection d’un maire d’extrême droite

Pour la première fois de son histoire depuis la seconde guerre mondiale, Elne a un conseil municipal d’extrême droite, quoiqu’en dise le maire M. Fortel, dont le passé et les relations parlent pour lui.

Les Communistes d’Elne réaffirment leur intention de parer à toute politique antisociale, aux dérives autoritaires et manœuvres que pourrait fomenter la nouvelle municipalité. Pour cela, nous tiendrons informée la population illibérienne des prises de décision allant à l’encontre du bien commun et du vivre ensemble, par le biais de notre élu d’opposition, le communiste Roland Castanier.

Nous ne serons jamais dans le camp de l’exclusion et de la division. Nous appelons toutes les personnes soucieuses de l’avenir de notre commune à rester vigilantes et à nous alerter au siège du 1 rue d’Isly, mail : pcf.illiberien.elne@gmail.com ou page facebook (une plateforme de discussion en cours de réalisation).

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4110 – vendredi 3 avril 2026)

L’édito de Michel Marc. Des symboles et des actes
Annonces
Liberté pour Christophe Gleizes

Focus

Hommages. Rosette Blanc, d’Elne, est morte à Auschwitz en 1943

L’événement – Municipales suites et analyses

Municipales suites et analyses
Perpignan. Un exécutif municipal atone
La suite a de l’importance. Les intercommunalités
Extraits de l’intervention de Françoise Fiter sur le rapport égalité hommes femmes

Département

Repas solidaires

Rentrée 2026. Toujours moins d’enseignants
Villeneuve-de-la-Raho. Le Golf ! Le Golf !
Culture de Paix. Un Castillet pour la Paix
Isabelle Olive est une citoyenne inquiète. Comme des tomates sous vide dans les quartiers des villes
TER des Fenouillède
Elne. Compter sur nous
En Català. Les cinc arques Capitol 7 (3)

Sport

Top14. C’est bon pour le moral

Culture

Création artistique. Le regard du metteur en scène
Où sortir ?
Musique sacrée. Premières impressions
Poésie. Un festival aux multiples couleurs
Livre. Plantes d’ici

Monde

Cuba face à l’asphyxie énergétique
Une chasse aux œufs pour aider Cuba

L’humeur de Jean-Marie Philibert

La guerre !

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Six éoliennes en projet à Passa : le Conseil d’Etat donne son feu vert (L’Indep)

Notamment saisi par plusieurs associations, le Conseil d’État vient de juger irrecevable le nouveau recours déposé contre l’autorisation du projet éolien de Passa, mettant ainsi fin à la contestation juridique dans ce dossier. Mais les détracteurs du programme assurent qu’ils n’ont pas dit leur dernier mot.

Entamé en 2020, le bras de fer juridique aura duré près de six ans. En ce mois de mars 2026, le Conseil d’État vient de clore le dossier en jugeant irrecevable le nouveau recours déposé contre l’autorisation du projet éolien de Passa. Recours qui était notamment porté par l’association Collectif « Le Vent Tourne » et la Fédération pour les espaces naturels et l’environnement (Frene).

Pour mémoire, la cour administrative d’appel avait tout d’abord rendu un jugement favorable au projet en 2022, mais le Conseil d’État, saisi une première fois, lui avait demandé de revoir sa copie. La cour administrative avait alors rendu un second jugement, toujours favorable au projet, en juillet 2025. C’est le recours concernant cette dernière décision que le Conseil d’État vient de juger irrecevable en raison de nouvelles dispositions législatives, mettant ainsi fin à la contestation juridique du projet.

Du côté de la société Éléments, à l’initiative de ce programme qui prévoit l’implantation de six éoliennes de 130 à 150 mètres de haut au sud de Passa, dans le secteur de la chapelle Saint-Luc, la satisfaction est, sans surprise, de mise. « Nous nous réjouissons de cette décision qui permet enfin de passer à l’action concrète. Elle confirme la solidité juridique et technique de notre projet », se félicite le directeur général d’Éléments, Loïc Chazalet.

Le nouveau maire veut organiser un référendum

Toutefois, du côté des onze communes voisines de Passa qui apparaissaient également dans les recours, on ne s’avoue pas encore vaincu. « Nous sommes allés au bout de ce qu’on pouvait faire juridiquement et administrativement », concède la maire de Tordères, Maya Lesné. « Mais nous n’abandonnons pas. Nous pensons qu’il y a d’autres façons de bloquer ce projet et continuons à œuvrer pour qu’il ne voie pas le jour. »

Par ailleurs, un changement de taille est intervenu récemment : vaincu lors des récentes élections municipales, l’ancien maire de Passa, Patrick Bellegarde, favorable à l’implantation des six éoliennes, vient de transmettre son écharpe d’édile à Laurent Girbau. Or, ce dernier s’était engagé lors de la campagne à organiser un référendum sur le projet éolien. Et le nouveau maire assure qu’il tiendra parole. « C’est la moindre des choses concernant un tel projet », estime-t-il.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 1er avril 2026)

Bourg-Madame. Fermeture de classe : la mobilisation ne faiblit pas (L’Indep)

Ce mercredi 1er avril, une mobilisation citoyenne est organisée devant la mairie de Bourg-Madame. Les parents regroupés en collectif, les habitants et les élus se mobilisent pour empêcher sur le groupe scolaire, la fermeture d’une classe, la 2e en deux ans. Une fermeture jugée « inacceptable et profondément injuste, basée sur un argument absolument fallacieux » a tempêté le maire Daniel Armisen. Après une première mobilisation vendredi dernier devant l’école, c’est cette fois-ci devant la Maison du Peuple que les pancartes et banderoles seront de sortie. Romy Pujol, présidente de l’APE Bourg-Madame, glisse : « Tous les élus locaux de Cerdagne et d’ailleurs sont invités à nous soutenir ». La carte scolaire donnant décision d’une fermeture ou non d’une classe, sera prise le lundi 6 avril. D’ici là, les personnes mobilisées prévoient d’autres actions.

F. Berlic (L’Indépendant, le 1er avril 2026)

Mercredi 1er avril, de 16 h à 18h, devant la mairie. Un goûter de mobilisation est offert par le collectif.

Cabestany. Édith Pugnet élue maire lors de l’installation du nouveau conseil (L’Indep)

La séance fut marquée par les interventions des différents groupes et l’élection des adjoints.

Le nouveau conseil municipal s’est réuni, en présence d’un nombreux public, pour officialiser l’élection de la maire, Édith Pugnet, et installer l’équipe municipale. Avec joie et émotion, l’édile a remercié les électeurs pour leur mobilisation, rappelant une participation d’environ 62 % et les 2 920 voix obtenues par la liste « La passion de Cabestany », soit 56,43 % des suffrages. Elle a salué « une dynamique citoyenne » portée par une équipe diverse et engagée, tout en rendant hommage aux élus de la précédente mandature, ainsi qu’à l’ancien maire Jean Vila.

Au nom de la majorité, Hervé Blanchard a souligné la fierté d’une victoire de la liste « La passion de Cabestany » qu’il a placée sous le signe des valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité, appelant à poursuivre l’engagement municipal dans cet esprit. « Cabestany restera une commune où ces valeurs fortes seront respectées ».

De son côté, l’opposition, par la voix de Marion Froissier, a évoqué une campagne difficile de la liste « Cabestany nouvelle vague », en affirmant que malgré les attaques et les insultes reçues, « les racistes, antisémites, xénophobes et homophobes ne seront jamais parmi nous ». Elle a annoncé l’exercice d’une « opposition digne et vigilante » au conseil municipal, avec sept conseillers.

À l’issue des votes des membres du conseil municipal, avec 32 voix pour et un bulletin nul, Édith Pugnet a été élue maire.

La séance s’est poursuivie avec l’élection de la liste des neuf adjoints. Celle-ci a été adoptée avec 26 voix pour et 7 votes nuls, l’opposition ayant choisi de ne pas soutenir l’entièreté de cette composition.

Dans son intervention, la maire a insisté sur le message envoyé par les habitants : un attachement fort à la commune, au vivre-ensemble et à la solidarité. Elle a affirmé vouloir être « la maire de tous les Cabestanyenes », en poursuivant une gestion saine et solide, tournée vers l’avenir, avec des projets structurants, la rénovation des voiries et la poursuite des actions en faveur de la vie associative, sportive et culturelle, ainsi qu’une attention particulière aux enjeux sociaux et environnementaux. Elle a affirmé continuer à construire une ville participative « où les habitants seront associés aux décisions importantes lors de réunions, de rencontres, sur des thématiques ou des sujets essentiels ».

La nouvelle équipe municipale est ainsi désormais installée pour ce mandat.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 1er avril 2026)

Les adjoints élus sont Hervé Blanchord, 1er adjoint ; Vanessa Paya, 2e adjointe ; James Gillon, 3e adjoint ; Chantal Casimir, 4e adjointe ; Antoine Figue, 5e adjoint ; Alexandra Raymond, 6e adjointe ; André Gillard, 7e adjoint ; Marie-Pierre Garcia, 8 adjointe ; Sébastien Bracq, 9e adjoint.

Classes menacées. « On réduit les moyens là où il faudrait investir » (L’Indep)

Ce mardi, dans le cadre de la grève des enseignants, entre 150 et 200 personnes se sont rassemblées à Perpignan, devant l’Inspection académique, afin de protester contre les suppressions de postes dans l’éducation et les 27 fermetures de classes envisagées pour la rentrée prochaine dans les écoles du département.

Des conditions de travail et d’apprentissage qui se dégradent aux salaires qui stagnent, les motifs de colère des enseignants sont légion. Cependant, ce mardi matin, lors du rassemblement qui a réuni entre 150 et 200 personnes devant les locaux perpignanais de l’Inspection académique, ce sont bien les 27 fermetures de classes prévues dans les écoles du département à la rentrée prochaine qui focalisaient le mécontentement.

En plus des profs, en grève à l’appel de la FSU, de l’Unsa, de la CGT et de Solidaires, les parents d’élèves de la maternelle Claude-Simon de Perpignan étaient également sur le pont.

« L’administration veut fermer une de nos quatre classes », dénonce une maman mobilisée. « On passerait à 28 élèves par section. C’est triste d’en arriver à réduire les moyens là où il faudrait investir. Les enfants, c’est l’avenir… »

La maternelle Claude-Simon est loin d’être un cas isolé. « Il y a des projets de fermetures partout, y compris dans le rural », déplore l’un des co-secrétaires départementaux du FSU-SNUipp, Jean-François Nogués. « En plus de Perpignan et des villages voisins (Toulouges, Canohès, Saint-Estève), la vallée de l’Agly (Estagel, Latour-de-France, Mauy) et la Cerdagne (Bourg-Madame) sont également concernées. »

Toutefois, pour l’heure, rien n’est acté concernant les écoles. Pour être validé, le projet de l’administration, qui prévoit neuf ouvertures en parallèle des 27 fermetures, doit encore être débattu avec les organisations syndicales, qui comptent bien tenter de faire bouger les lignes. La réunion doit se tenir ce mardi 7 avril.

Des professeurs du secondaire étaient également présents dans le cortège de manifestants qui a traversé le quartier du Moulin à-Vent ce mardi matin. Ce sont d’ailleurs les enseignants du collège du secteur, Saint-Exupéry, qui ouvraient la marche. « On accueille des élèves très défavorisés. Compte tenu des indicateurs sociaux, on devrait au moins être classés en réseau d’éducation prioritaire (Rep) mais on ne l’est pas », résume l’un des profs de maths de l’établissement. « Le ministère a récemment reconnu la situation », poursuit la déléguée syndicale Snes-FSU du collège, Muriel Sabatier. « Cette année, notre dotation a augmenté de 31,5 heures, mais on reste très loin des moyens alloués aux établissements classés en réseau d’éducation prioritaire. On est face à une hémorragie et on nous donne des petits pansements. »

Pour le secrétaire académique de la CGT Educ’action, Nicolas Ribo : « Le fait que la carte de l’éducation prioritaire n’ait plus été revue depuis 2015 pose d’énormes problèmes. L’école Coubertin de Perpignan, située dans le troisième quartier le plus pauvre de France, devrait par exemple elle aussi être classée Rep +. Ce n’est plus possible. On est dans le deuxième département le plus pauvre de France. Le dispositif n’est pas adapté à la situation.»

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 1er avril 2026)

« Certains doivent choisir entre manger et se soigner » : ces retraités appellent à la manifestation (L’Indep)

Une intersyndicale s’organise ce jeudi à Perpignan, à l’initiative des retraités qui dénoncent la baisse de leur pouvoir d’achat.

Inflation, prix de l’énergie qui augmentent, pas de perspective de stabilisation de la vie économique… comme beaucoup de Français, les retraités s’inquiètent de la conjoncture. Car cette partie de la population peut faire partie des plus vulnérables face à l’instabilité de l’économie. Eux aussi souffrent d’une baisse du pouvoir d’achat, comme le dénoncent des syndicalistes catalans. « Certains n’ont plus les moyens de se payer une mutuelle et sont donc obligés de choisir entre manger et se soigner », assurent Ginette Kesraoui (FSU), Eugène Rios (CGT), Heuvé Sazé (CGT), Joseph Naudillon (UNRPA), Jean-Pierre Terradas (LSR) et Chantal Argence (FGRFP).

Ce 2 avril, ces cinq syndicats ainsi que Solidaires appellent les retraités à descendre dans la rue. Une manifestation qui prendra le départ place de la Victoire, au pied du Castillet, à 10 heures pour se rendre en préfecture, où une délégation devrait être reçue par le représentant de l’État, Pierre Regnault de La Mothe.

Les syndicalistes iront également jusqu’au siège du Medef, situé rue Camille-Pelletan. Une halte symbolique. Car ces protestataires réclament une reprise des négociations entre les partenaires sociaux et le Medef, syndicat des patrons, pour obtenir des avancées notamment sur la revalorisation des pensions Agirc-Arrco, la caisse de retraite des salariés du privé.

Une revalorisation des pensions Agirc-Arrco réclamée

Ils réclament, entre autres, une augmentation des « pensions de base et complémentaires de 10 % », mais aussi « un accès aux soins et un droit à la santé pour toutes et tous, le développement des services publics sur l’ensemble du territoire et un financement de la Sécurité sociale basé sur les cotisations sociales ».

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 31 mars 2026)

Clara-Villerach. Patrick Marcel est reparti pour un nouveau mandat (L’Indep)

Les 11 membres du nouveau conseil municipal élu au premier tour, le 15 mars, se sont réunis, ce vendredi, pour élire leur maire et les adjoints.

Sans surprise, Patrick Marcel a été reconduit à son poste de maire. Celui-ci a alors remercié les élus et les habitants de Clara-Villerach par un discours très touchant, où il a remercié ceux qui ont porté leurs suffrages sur sa liste. Pour lui, « être maire, c’est être au cœur de la vie quotidienne, au plus près des habitants, de leurs attentes, de leurs préoccupations, mais aussi de leurs espoirs. C’est ici que se vivent concrètement les valeurs de la République: la solidarité, l’égalité, la fraternité, mais aussi le respect, l’engagement et la participation de tous. » Saluant l’ensemble des membres du nouveau conseil municipal, il ajoute, à l’adresse de ceux-ci « Chacune et chacun d’entre vous porte une part de cette responsabilité collective. Nous aurons à travailler ensemble, dans le respect de nos sensibilités, mais avec une seule boussole : l’intérêt général et l’avenir de Clara-Villerach. »

Puis vint le moment du vote des adjoints. Ont été élus : Stéphane Salies, Eliane Prats et Pascal Ascola. Les conseillers élus : Nathalie Pélissié, Marie-José Lago, Mélodie Keovongsack, Marie Laurence Parayre, Bruno Bousquet, Johan Schroyen, Olivier Monségur. Suppléante Dominique Pucheu.

L’Indépendant, le 31 mars 2026

27 fermetures de classes prévues, les enseignants en grève ce mardi (L’Indep)

Ce mardi, quatre syndicats (FSU, Unsa, CGT et Solidaires) appellent les personnels des écoles, collèges et lycées à se mettre en grève et à manifester a Perpignan. Entre autres pour dénoncer les fermetures de classes envisagées pour la rentrée prochaine en primaire.

À l’origine de la colère enseignante : le manque de moyens, encore et toujours. Alors que la réunion qui doit valider les fermetures de classes pour la rentrée prochaine dans les écoles des Pyrénées-Orientales doit se tenir le 7 avril, la contestation des dites suppressions s’annonce au cœur du mouvement de grève de ce mardi 31 mars.

Selon nos informations, le projet de l’Inspection pour la rentrée prochaine prévoirait 27 fermetures de classes pour neuf ouvertures dans le premier degré. Du coté de la maternelle perpignanaise Claude-Simon ou de l’école primaire de Bourg-Madame, les parents d’élèves ont déjà manifesté leur opposition aux fermetures envisagées dans leurs établissements, tandis que ceux de l’élémentaire Pierre-et-Marie-Curie de Canet-en-Roussillon ont lancé une pétition contre la perte d’une classe.

Les craintes de fermeture semblent également vives à la maternelle d’Arles-sur-Tech, ou encore dans deux de ses homologues perpignanaises (Lamartine et Pont-Neuf), tout comme dans les écoles élémentaires d’Alénya, de Prades (Jean-Petit) et de Corbère, ainsi qu’à l’école Arrels du Vernet, à Perpignan.

Non contents de dénoncer les fermetures, les syndicats d’enseignants entendent aussi réclamer ce mardi des ouvertures de classes dans un certain nombre d’écoles où les effectifs le justifieraient.

Un autre choix était possible

« À la maternelle de Pollestres, sil n’y a pas d’ouverture, ils seront à 27 par classe à la rentrée prochaine », s’inquiète l’un des responsables départementaux du FSU-SNUipp, Jérôme Guy. « Il y a aussi un gros problème à Pia, où plusieurs écoles (maternelles Curie et Mitterrand, élémentaire Torcatis…) sont surchargées et où on constate en plus des problèmes de violence. »

Selon la secrétaire départementale du SE-Unsa, Héloise Hiroux, qui évoque elle aussi « une hausse des situations d’intimidation en milieu scolaire » : « Cette grève est un appel à un changement de cap. Il s’agit de rappeler qu’un autre choix que celui des fermetures de classes était possible. On aurait pu profiter de la baisse démographique pour donner des moyens à même d’assurer un climat scolaire serein et propice aux apprentissages. »

Autres problématiques mises en avant : celles liées à l’inclusion des enfants en situation de handicap. « Nous accueillons de plus en plus d’élèves à besoins particuliers. C’est une richesse. Mais ça nécessite du temps, de la formation et des moyens adaptés qui ne sont pas au rendez-vous », résume Héloise Hiroux. De plus, « lorsque des gamins explosent, on n’a pas de solution de repli en raison du manque de places dans les structures spécialisées (IME, Itep) », renchérit Jérôme Guy.

Pour ce qui est du second degré, la question des moyens est également au cœur des revendications. Pour mémoire, la semaine dernière, l’Inspection a acté la suppression de 12 postes d’enseignants en équivalents temps plein dans les collèges du département. Au grand dam des organisations syndicales.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 31 mars 2026)

Une manifestation au parcours inédit partira ce mardi vers 10 heures de l’inspection académique, avenue Giraudoux à Perpignan.