Bourg-Madame. Encore une fermeture de classe au groupe scolaire ? (L’Indep)

La menace d’une nouvelle fermeture de classe au sein du groupe scolaire ravive les tensions entre élus, parents d’élèves et administration. Devant l’établissement, la mobilisation s’organise, portée notamment par l’Association des parents d’élèves (APE) Bourg-Madame tandis que les élus locaux dénoncent une décision jugée incohérente et profondément injuste.

« Je viens d’apprendre que nous étions considérés, par l’Insee, comme faisant partie de la banlieue de Puigcerdà, ville espagnole ! » lance, non sans ironie, le maire Daniel Armisen, présent, avec 7 conseillers municipaux, aux côtés de nombreux parents mobilisés à la sortie de l’école.

Derrière la formule, l’édile pointe une classification administrative aux conséquences très concrètes. Selon lui, cette lecture territoriale « arbitraire » pénalise directement la commune et l’école, notamment en matière de dotations. « Nous sommes très surpris car il y a deux ans déjà, on nous a supprimé une classe au motif qu’il n’y avait pas suffisamment d enfants. Cette année, il y a des effectifs qui semblent complètement satisfaisants, voire en hausse. » Le maire poursuit, dénonçant « un argument absolument fallacieux », celui des aménités rurales. « Bourg-Madame est la seule commune qui ne touche pas les aménités rurales et est considérée par l’Insee comme faisant partie de l’agglomération de Puigcerdà ! Je rappelle quand même qu’entre les deux, il y a une frontière ! » La situation est d’autant plus mal vécue que des efforts importants avaient été consentis après la précédente fermeture, en 2024.

Inégalité de traitement

« On le ressent tous comme une injustice. Nous avons joué le jeu et là, l’inspecteur de l’Éducation nationale prend une décision de gestion, de comptable sans prendre en compte les spécificités du territoire », insiste l’élu, faisant référence à la Loi Montagne.

Il souligne également une inégalité de traitement avec d’autres écoles de Cerdagne, du Capcir ou du Haut-Confient, parfois moins dotées en effectifs mais protégées car intégrant l’Observatoire des dynamiques rurales dont a été exclue l’école guinguettoise, « parce qu’elle est considérée comme une ville. On se croirait revenus au Traité des Pyrénées ! »

La colère est d’autant plus vive que, selon les acteurs locaux, aucune fermeture n’était envisagée, il y a encore quelques mois. La situation est inchangée : des effectifs stables, voire en progression, et surtout une forte variabilité liée à la situation frontalière.

Une douzaine d’élèves supplémentaires ont ainsi rejoint l’établissement en cours d’année. Au-delà des chiffres, c’est aussi la spécificité pédagogique de l’école qui inquiète. L’établissement accueille plusieurs dispositifs essentiels: classe bilingue, unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) et unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (Upeaa). Autant de structures nécessitant un encadrement renforcé.

Présidente de l’APE, Romy Pujol ne cache pas sa détermination : « La vraie décision se prendra le 6 avril lors du dévoilement de la carte scolaire. Mais d’ici là, nous allons encore nous mobiliser. L’école n’est pas une garderie, si c’est pour avoir 27 enfants dans les classes, ce n’est pas qualitatif » et alertant sur les conséquences concrètes, « Ici, c’est une école qui a des classes spécifiques qui mentent un encadrement plus individualisé, ça veut dire qu’on va encore perdre la-dessus. Il n’y a rien de bon pour nos enfants. »

Une fermeture contraindrait également les enseignants à travailler à cheval sur deux cycles, une organisation jugée « très inconfortable pour eux et les enfants ».

En toile de fond, c’est la conception même du service public d’éducation qui est invoquée. « N’oublions pas que l’école dé fend les principes fondamentaux de la République: la Liberté, l’Égalité, la Fraternité mais aussi la Laïcité. Tout ceci est inacceptable et nous avons une détermination très forte de ne pas rester là », conclut le maire.

À quelques jours d’une décision attendue, la mobilisation locale s’intensifie, entre pétition(*) et manifestation. L’enjeu dépasse largement une simple question d’effectifs: il touche à l’équilibre du territoire et à l’égalité d’accès à l’éducation.

Frédérique Berlic (L’Indépendant, le 30 mars 2026)

(*) Lien de la pétition : http://corg/wGnwxZCHFn

Prades. La ville ouvre une nouvelle page avec Aude Vives, première femme maire (L’Indep)

Ce samedi 28 mars, le nouveau conseil municipal de Prades a été officiellement installé dans une salle bondée, témoignant de l’intérêt des habitants pour ce moment fort de la vie démocratique locale.

À l’issue du vote, Aude Vivès a été élue maire de Prades avec 22 voix contre 7. Lors du scrutin pour son investiture, Julien Audier-Soria et son équipe ont voté blanc, tout comme lors de l’élection des sept adjoints.

Prenant la parole au nom du groupe minoritaire, Julien Audier Soria a tenu à préciser la ligne qu’il entend défendre au sein de l’assemblée. Il a déclaré que « notre responsabilité en tant que groupe minoritaire ne sera ni celle de l’obstruction stérile, ni celle de l’assentiment complaisant, mais celle de la vigilance et de l’exigence constante ».

De son côté, Aude Vivès a affirmé sa volonté d’exercer ses fonctions au service de tous les Pradéens et de toutes les Pradéennes, sans distinction.

Avec cette élection, elle devient la première femme maire de Prades, un fait inédit dans l’histoire de la commune. « C’est un honneur, un symbole et une fierté. Une reconnaissance de nos valeurs républicaines », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « Nous avons déjoué les statistiques et les certitudes ».

Moment hautement symbolique de cette installation, l’ancien maire, Yves Delcor, a remis les clés de la ville à Aude Vivés, marquant officiellement la transmission du pouvoir municipal. Un geste qui vient aussi souligner un changement de cap politique.

La nouvelle maire a d’ores et déjà annoncé plusieurs priorités : rassurer la population, réinvestir le centre-ville et les quartiers, et remettre au cœur des politiques publiques l’amélioration concrète du quotidien des habitants.

Dans une atmosphère à la fois solennelle et attentive, cette séance d’installation a ainsi acté l’ouverture d’un nouveau chapitre pour Prades.

Emy Prieur (L’Indépendant, le 29 mars 2026)

Perpignan. La menace de fermeture d’une classe à l’école Claude-Simon inquiète les parents d’élèves (L’Indep)

Ça ne passe pas. À l’école Claude-Simon de Perpignan, l’idée d’une fermeture de classe à la rentrée prochaine provoque l’inquiétude au sein de la communauté éducative. Parents d’élèves et enseignants entendent se mobiliser face à une décision qui, selon eux, pourrait « dégrader significativement les conditions d’enseignement ».

Pour Sophie, parent d’élève, « la suppression d’une classe entrainerait mécaniquement une housse des effectifs par classe, avec des conséquences directes sur le suivi des élèves et le confort d’apprentissage ». Ses inquiétudes portent également sur les conséquences humaines, « Une enseignante ainsi qu’une Atsem perdraient leur poste », souligne-t-elle.

Au-delà des chiffres, les parents mettent en avant la qualité de l’accompagnement actuel. « C’est une école merveilleuse. Le corps enseignant a été super avec ma fille qui est handicapée. Charger d’avantage les classes impacterait directement les conditions d’encadrement », déplore le parent d’élève.

Face à cette situation, un mouvement de mobilisation est prévu ce mardi devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale de Perpignan.

Les parents, accompagnés d’enseignants et de membres de la communauté éducative, veulent faire entendre leur opposition à cette fermeture. « On va essayer de se faire entendre au maximum », affirme Sophie, espérant que cette mobilisation permettra de peser dans les décisions à venir.

En parallèle, des actions pourraient se poursuivre dans les jours suivants, avec des rassemblements devant l’établissement.

Driss Chaït (L’Indépendant, le 29 mars 2026)

Serdinya-Joncet. Réunion du nouveau conseil municipal

Réuni dans la salle du conseil de la mairie, le conseil municipal a installé la prochaine mandature. Avec 56,16 % des suffrages exprimés, la liste conduite par Jean-Marie Maydat remportait l’ensemble des 11 sièges.

Doyen des élus, Jean-Marie Maydat présidait la séance pour l’élection du maire. Seul candidat Jean-Marie Maydat a été élu maire pour un sixième mandat à l’unanimité.

Dans la foulée, deux adjoints ont été élus. Serge Manaut premier adjoint, Huguette Le Jean, deuxième adjointe dans le respect de la parité. Robert Bousquet a été désigné conseiller délégué. Lecture par le maire de la charte de l’élu local, remise d’un exemplaire à chaque conseiller pour accomplir son devoir de manière exemplaire.

Le maire précisait que les investissements en cours d’exécution devraient être terminés dans quelques mois. Le nouveau conseil définira les nouveaux projets pour poursuivre le confort et la sécurité des habitants.

Il remercie chaleureusement les 123 électrices et électeurs qui se sont portés sur sa liste. Il remercie les trois conseillers sortants, Jean Teuliere, Roland Hullo, Christophe Guillaume pour leur implication.

Le maire rappelle que son équipe travaillera dans le respect au service de toute la population.

L’Indépendant, le 28 mars 2026

De gauche à droite sur la photo, Ginette Martinez Mossas, Robert Bouquet, Aline Radondy Fourquet, Huguette Le Jean, Christophe Louchez, Jean-Marie Maydat, Guillaume Husson, Serge Manaut, Nathalie Brassac, Nicolas Crouilles et Monique Crouilles.

Prades. Aude Vives, « montrer aux 48 % que les 52 % ont fait le bon choix » (L’Indep)

Aude Vives a réussi son pari. Celui de devenir la première femme maire de Prades. Avec 52 % des voix. Les élections, le programme à venir {…} L’indépendant est allé à sa rencontre.

Aude Vivés, vous étiez élue dans l’opposition depuis 2020, comment s’est construite la campagne pour les élections municipales ?

L’idée était de former une équipe, de travailler collectivement. Je voulais voir quelles étaient les forces et les énergies en présence. J’ai commencé à consulter certaines personnes et à constituer une équipe, comme un puzzle de Prades. Je souhaitais une équipe complémentaire, avec des origines et des profils différents, avoir une diversité qui ressemble à Prades.

Quelle méthode avez-vous mise en place pour réussir cette campagne ?

L’important était de remettre du lien entre les candidats et la population. Nous avons organisé des rencontres de quartier afin de remonter des besoins, de recouper nos constats avec ceux des habitants. Nous sommes allés au contact des Pradéens, nous avons renoué avec les délégués de quartier ; cela a été instructif. Je pense que c’est ce qui a permis d’enclencher une dynamique.

Ce n’était pas gagné d’avance…

C’est vrai mais c’est un travail de fond qui s’est effectué tout au long des 6 années où j ai été conseillère municipale. On est parti à 75 % contre 25% (NDLR, le score des dernières élections). Puis, petit à petit, les courbes se sont rapprochées pour arriver à 46-43 au soir du premier tour. Au fur et à mesure, les gens se sont dit « c’est possible ». Le report d’une partie de la liste du Printemps de Prades et l’ajout du vote d’abstentionnistes au premier tour ont fait le reste. Mais c’est aussi pour ça que j’y suis allée, il y avait une possibilité.

Maintenant c’est fait, vous êtes élue. Quelle est la première mesure concrète que vous et votre équipe allez mettre en place ?

Nous voulons rapidement faire baisser les factures des Pradéens en allant sur des achats groupés. Nous allons proposer des achats mutualisés pour les abonnements téléphoniques, l’électricité ou encore le fioul, à tous les habitants. C’est une idée que nous souhaitons également développer au niveau de la communauté de communes. Ensuite, il faut que l’on mette à plat les finances de la commune. Ceci afin de voir quelle est notre marge de manœuvre par rapport aux projets.

Vous évoquez la communauté de communes Conflent-Canigo, allez-vous briguer la présidence de cette assemblée ?

Oui, je pense qu’il y a un nouveau souffle qui va dans le sens de la progression, un alignement des planètes pour mettre en place un projet de territoire. Il est temps d’utiliser l’outil communauté de communes afin de mutualiser les leviers de développement. Les petites communes ne se retrouveront pas seules. Il faut qu’elles comprennent que la communauté de communes est à leur service. Pareil pour les habitants, il faut communiquer pour qu’ils comprennent à quoi ça sert. Il n’y aura pas 15 vice-présidents et les autres qui écoutent la messe. Maires, délégués, conseillers municipaux, il faut additionner les compétences.

Aude Vives, vous êtes aussi élue au Département, comment cela va-t-il se passer et quid des élections départementales dans deux ans ?

Le volet départemental apporte une complémentarité des compétences. Dans tous les cas, je ne suis pas seule, il y a une équipe technique et des élus. Pour ce qui est dans deux ans, on verra. S’il faut faire des choix, je les ferai.

On ne peut pas éluder le fait que vous êtes la première femme maire de la sous-préfecture.

C’est une fierté, un exemple pour tous. Je suis contente de montrer aux petites et jeunes filles qu’une femme peut faire le travail. L’important c’est que la moitié de l’humanité soit représentée.

Un dernier mot ?

Maintenant que la campagne est terminée je voudrais dire que je serai le maire de tous les Pradéens. Que personne n’hésite à nous solliciter, à prendre rendez-vous. Chacun peut trouver sa place. L’objectif est simplement d’améliorer le quotidien des Pradéens. Et comme le disait Antonio Machado, « le chemin se fait en marchant. » Le but est de montrer aux 48 % que les 52 % ont fait le bon choix.

Philippe Comas (L’Indépendant, le 28 mars 2026)

L’installation du conseil municipal se déroulera ce samedi 28 mars à la salle du Foirail (11h)

Communiqué du collectif Visa 66 sur l’incident du 21 mars

Ce samedi 21 mars 2026, à Perpignan la Marche des Solidarités a été organisée à l’initiative du collectif VISA66 (CNT66, CGT66, Confédération Paysanne 66, FSU66, Solidaires66) et élargie à l’ensemble des associations (ASTI, MRAP, RESF, La Cimade, LDH, le MDLP, SOS Racisme…) qui combattent les discriminations raciales et le fascisme à partir de l’appel du collectif national « Né.es ici, venu.es d’ailleurs ».

Lors des 2 réunions (5 février et 12 mars) qui ont réuni le collectif VISA66 et l’ensemble des associations, il a été décidé de l’organisation de la journée : parcours de la manifestation, concert, conférence et prises de parole, une pour VISA et une pour les associations précitées (sur la base du communiqué « Né.es ici, venu.es d’ailleurs »).

Le 14 mars nous avons été destinataires, VISA66 ainsi que toutes les associations participantes, d’une demande de l’AFPS et d’Urgence Palestine à participer à cette journée. Il a été reproché à VISA66 de ne pas avoir invité ces associations lors des réunions de préparation à la Marche des Solidarités.

Après de longs échanges « tendus » par mail et à la demande de certaines associations, il a été proposé à l’AFPS et l’UP de s’intégrer à la prise de parole des associations. Proposition rejetée, car elles réfutent le communiqué « Né.es ici, venu.es d’ailleurs » qui ne leur convient pas considérant que les musulman.es sont les mieux placé.es pour parler de racisme, que nous sommes « hors sol » et souhaitent prendre la parole, sans cadre, indépendamment des autres associations et sans aucune concertation préalable.

Depuis 2 ans nous rencontrons des difficultés de communication et des désaccords politiques profonds avec ces deux collectifs. Désaccords qui se sont principalement enkystés lors des journées internationales contre les violences faites aux femmes le 25 novembre 2025 et les journées du 8 mars 2025 et 2026 entre le Collectif Droits des Femmes (dont nos organisations syndicales font partie depuis plus de 20 ans) et l’AFPS, Urgence Palestine et les étudiantes musulmanes de France.

En effet, ces associations refusent de faire partie du collectif, refusent de signer la charte dont toutes les associations, organisations syndicales et partis politiques sont signataires mais souhaitent malgré ce prendre la parole toujours sans concertation lors des manifestations.

Devant notre refus, nous avons été insultés, traités d’islamophobes, de racistes envers des femmes voilées. Des pancartes lors de la manifestation du 25 novembre 2025 portant les slogans « les femmes blanches maintiennent la domination raciale » ont été brandies, cette année lors du 8 mars, des posts sur les réseaux sociaux ont été publiés traitant nos camarades à la banderole de « grands-mères de Némésis », insultant le collectif Droits des Femmes de « suprémaciste », « islamophobe », « d’être plus Némésis que Féministe ». Le collectif Droits des Femmes a tenté une réunion de remédiation pour initier des actions ensemble, proposant à ces associations d’intégrer le collectif. Fin de non-recevoir des responsables de l’AFPS, Urgence Palestine et les étudiantes musulmanes de France qui refusent d’être signataires de la charte mais souhaitent malgré tout intervenir lors des actions organisées par le CDDF.

C’est dans ce contexte pesant, que le samedi 21 mars lors de la marche et au moment de la prise de parole des associations devant la mairie RN de Perpignan, dans une rue bondée de passant.es, les représentantes de l’AFPS et UP qui n’avaient rien préparé, ont invectivé au micro les organisations syndicales et associations, les accusant de refuser de donner la parole aux femmes voilées alors que pourtant la parole leur était donnée.

Suite à cette prise de parole individuelle, totalement hors sol les organisations syndicales ont décidé de couper le son de la sono pour mettre fin à ce spectacle lamentable qui contrevenait à tous les objectifs de cette action. La porte-parole de l’AFPS et d’UP hurlant qu’on l’empêchait de s’exprimer a refusé de rendre le micro au secrétaire général de l’Union Départementale de la CGT66 qui a été violemment pris à partie.

Depuis samedi un déferlement de haine à l’encontre des organisations syndicales et plus particulièrement du secrétaire général de l’UD CGT a envahi les réseaux sociaux. Des montages vidéos, sous différents angles, des ralentis avec ou sans son ne laissent aucun doute à une opération de communication réfléchie et préparée dans le seul but d’incriminer nos organisations syndicales et de manipuler l’opinion publique. Les commentaires de haine et diffamatoires qui accompagnent ces vidéos sont une véritable campagne antisyndicale dont notre camarade de l’UD CGT en est la première victime collatérale.

Accuser les organisations syndicales de racisme envers les femmes voilées, instrumentaliser le voile et les religions, détruire les collectifs qui rassemblent et nous unissent ici à Perpignan depuis plus de 20 ans, est abject !

Dans notre département, toutes les journées de mobilisations ont toujours été le fruit d’un travail collectif, concerté et respectueux des différences de chacune des organisations, associations et de toutes les sensibilités.

Cette cabale ne peut être tolérée, elle dégrade et abîme notre combat contre les idées d’extrême droite et fait le lit des idées nauséabondes du rassemblement national qui gangrènent notre département.

Nos organisations dénoncent toutes formes de violences, la cascade d’invectives et les injures incessantes orchestrées depuis des mois envers l’ensemble des collectifs, associations desquels nous sommes membres ou que nous soutenons (Cultures de Paix, Collectif Droits des Femmes, VISA66).

Nous appelons à l’apaisement et au rassemblement. Notre histoire antifasciste et antiraciste n’est plus à prouver.

Suite aux incidents qui se sont produits lors de la manifestation contre le racisme. Motion de la commission exécutive de l’UD CGT 66

Ce samedi 21 mars, la Marche des Solidarités contre le racisme et le fascisme s’est déroulée à Perpignan. Cette initiative a été impulsée et organisée par le collectif VISA66, dont la CGT 66 est membre. VISA66 a souhaité associer à cette initiative les associations concernées en leur proposant un temps de parole collectif devant la Mairie de Perpignan.

Avant même le jour du rassemblement, des échanges inadmissibles par mail ont visé la CGT, accusée de racisme et de fascisme.

Le jour de la mobilisation, la prise de parole consistait en la lecture d’un texte inspiré de celui du collectif national « Nés ici venus d’ailleurs ». Le Mrap, la Cimade ont commencé l’allocution puis ont invité l’association Urgence Palestine à prendre la parole accédant ainsi à leur demande insistante de pouvoir s’exprimer sur l’islamophobie.

Or l’intervention de la représentante de l’UP 66 a immédiatement dévié vers les insultes, les invectives à l’attention des organisations de Visa, ciblant spécifiquement la CGT traitées de racistes, d’islamophobes, de colonialistes. Aucune critique, ni même un mot contre l’extrême droite qui venait pourtant de remporter la ville de Perpignan, ne fut prononcé.

Notre secrétaire général, Julien, après consultation des autres membres de Visa, a coupé le son du micro pour stopper ces propos intolérables, diffusés qui plus est avec la sono de la CGT, devant la mairie de Perpignan, et qui allaient à l’encontre de l’action collective et de l’unité des organisateurs. Il s’est ensuite dirigé vers l’intervenante pour récupérer notre micro.

Il n’a exercé aucun geste ou comportement agressif à l’encontre de la militante de l’UP66 : son unique objectif était de récupérer le micro, sans aucune intention malveillante.

À l’inverse, se sentant humiliée, elle s’est retournée contre lui et tenté, en vain, de le
frapper.

Deux autres militantes CGT ont violemment été prises à parties et insultées.

Depuis, un extrait vidéo et une capture d’écran accompagnés de propos profondément fallacieux, haineux et violents circulent sur les réseaux sociaux et sont largement relayés par les membres de cette association et leurs sympathisant·es.

Nous ne pouvons tolérer que notre camarade soit accusé d’islamophobie, de racisme ou encore d’agression raciste ou sexiste. La CGT66 ne laissera personne remettre en question les valeurs ni l’engagement militant de son secrétaire général.

Insulter un militant CGT et, pire, son secrétaire général, c’est attaquer la CGT toute entière.

Nos valeurs, nos combats, nos luttes sont le reflet de notre engagement auprès de tous les opprimés, discriminés, quels que soient leur origine, religion, genre, orientation sexuelle. Nous rappelons que notre organisation est internationaliste et engagée auprès des peuples opprimés dans de nombreux pays.

Fière de son histoire et de ses valeurs, la CGT 66 continuera à défendre les travailleurs et travailleuses, les précaires, les privé·es d’emplois, les retraité·es de toutes les origines et confessions et à lutter contre l’extrême droite et le capitalisme qui les oppriment.

La commission exécutive de l’UD 66 apporte son total soutien à son secrétaire général Julien et aux camarades insultées.

Nous affirmons ici toute notre détermination à protéger notre CGT, ses dirigeant·es et ses syndiqué·es contre toute forme d’attaques.

Perpignan, le 24 mars 2026

Nyer. André Argilès reconduit au poste de maire (L’Indep)

Sans surprise, André Argilès a été reconduit dans ses fonctions de maire à l’issue de la séance d’installation du nouveau conseil municipal. Réunis en mairie, les élus ont procédé a l’élection du maire. Seule liste en présence lors du scrutin du 15 mars, « Naturellement Nyer » a été élue, traduisant une volonté de continuité pour la commune. Plébiscité par ses pairs, le maire sortant entame ainsi un nouveau mandat à la tête du village, entouré d’un conseil municipal en grande partie renouvelé.

Dans la foulée, les adjoints ont été élus : Myriam Nègre, Didier Broch et Jonathan Galindo, constituant une équipe municipale prête à s’investir pleinement au service des habitants.

Dans une brève allocution, André Argilès a remercié les électeurs pour leur confiance : « C’est avec beaucoup d’engagement et de responsabilité que nous poursuivrons le travail engagé pour Nyer », a-t-il déclaré. Attachée à la qualité de vie et au dynamisme du village, la nouvelle équipe municipale entend poursuivre les projets en cours tout en restant à l’écoute des habitants. Cette nouvelle mandature s’ouvre ainsi sous le signe de la continuité et de l’engagement pour l’avenir de Nyer.

L’Indépendant, le 27 mars 2026

Alénya. Jean-André Magdalou dans le fauteuil de maire (L’Indep)

Le conseil municipal a été installé le samedi 21 mars dans la salle Teresa-Rebull plus adaptée pour accueillir un public venu en nombre. La séance a été présidée par le doyen Alain Girbal. Jean-André Magdalou candidat à sa réélection a recueilli 24 voix sur 27 (3 bulletins blancs) et a été installé dans ses fonctions. Il a ensuite fait procéder à l’élection des adjoints fixés au nombre de 8. La liste proposée a été élue à l’unanimité : 1″ adjointe, Sylvie Torres; 2° Alain Girbal; 3° Colette Roig; 4 Marcel Clavaguera ; 5° Sarita Resseguier ; 6° Sébastien Tresson; 7° Hélène Valuenzuela; 8* Bouarfa El Gouy.

Après un moment de recueillement avec dépôt de gerbe devant le monument aux Morts tout proche, les participants ont été conviés à partager le verre de l’amitié.

L’Indépendant, le 26 mars 2026

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4109 – vendredi 27 mars 2026)

L’édito de Jacques Pumaréda. Du local au mondial
Annonces
Décès de Jacqueline Amiel-Donat
Mobilisons-nous pour la paix

L’événement – Municipales 2026

Quelques enseignements du second tour
Alénya une confiance renouvelée
Un nouveau maire pour Vernet-les-Bains
Perpignan. L’opposition de gauche se fait entendre
Cabestany. Une victoire affirmée
Prades. Bascule de droite à gauche
Elne tombe dans l’escarcelle de l’extrême-droite
Julie Sanz, maire d’Argelès !
Rivesaltes. Le RN l’emporte

Département

Le Golf au tribunal administratif de Montpellier
En Català. Les cinc arques Capitol 7 (2)
Le 21 Mars. Un cortège combatif pour faire reculer l’obscurantisme
Des tensions et des agressions
Grogne au Lycée Picasso. Sept postes de professeurs disparaissent
La semaine pour les alternatives aux pesticides, c’est par là
Ciné débat. La maison des femmes

Sport

Top14. L’USAP est à sa place
Le P.O.T. Rando’ Club vous propose. Dimanche 29 mars 2026, Sur les traces de Manel (L’Albère)

Culture

Mémorial. Artistes traqués
Où sortir ?
Fiilm. Un peuple spolié et humilié
Cinéma. Image in Cabestany, c’est parti !

Monde

Palestine. Le massacre continue
Tourisme. Voyage à Cuba, un acte de solidarité

L’humeur de Jean-Marie Philibert

La confusion et la démocratie

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