Les salariés du groupe Cémoi en grève pour leur pouvoir d’achat (L’Indep)

Ce mardi 7 avril, les salariés de l’usine perpignanaise du chocolatier Cémoi ont entamé un mouvement de grève illimitée à l’appel de Sud Industrie, FO, l’UNSA et la CGT. Alors que l’entreprise a, selon eux, obtenu des résultats « exceptionnels » en 2025, les syndicats réclament une revalorisation des salaires à la hauteur de ces performances.

« L’enveloppe est 3,5 fois plus petite que l’an dernier alors que les résultats sont exceptionnels. » Pour Olivier Roméro, le délégué syndical Unsa des salariés du siège du groupe Cémoi, implanté avenue Panchot à Perpignan, les propositions sur lesquelles campe la direction dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) ne sont pas acceptables. « En 2025, le bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) était de 192 millions d’euros, soit 50 millions de plus qu’en 2024, détaille-t-il. La direction nous dit que la prime d’intéressement et la participation vont augmenter. Mais même en prenant en compte cette hausse, l’enveloppe globale des NAO est intérieure à celle de l’an dernier d’environ 1 500 euros par salarié. »

D’où la colère des employés perpignanais de Cémoi qui ont stoppé le travail ce mardi matin et se sont installes devant l’usine de chocolat de la zone Torremila. Les syndicats assurent que seule une ligne sur huit tournait en matinée.

Concrètement, selon les organisations syndicales, la direction a proposé dans le cadre des NAO une augmentation générale de 1,3 % pour les salariés et un statu quo pour les cadres. « 1,3 % pour un salarié qui touche 2 000 euros brut par mois, ça représente seulement 26 euros brut », constate Olivier Roméro.

Côté revendications, l’intersyndicale réclame une revalorisation des salaires de l’ordre de 1,7 %, ainsi qu’une prime de 1 200 à 1 500 euros nets. « Les salariés en ont besoin », plaide la déléguée syndicale FO de l’usine, Karine Sanchez. « Il faut mettre de l’essence dans la voiture. On n’y arrive plus. »

Le responsable de la section syndicale de Sud Industrie, David Di Fraja, renchérit : « On a su faire des efforts par le passé, mais aujourd’hui, les salariés ne comprennent pas qu’avec des résultats comme ça, on ait moins que l’année dernière. »

Ce mardi, en milieu de journée, les responsables syndicaux était toujours en attente de nouvelles négociations, tout en promettant que le mouvement se poursuivrait jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause. Les salariés ont reconduit la grève pour ce mercredi.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 8 avril 2026)

La direction évoque « des mesures salariales cohérentes au regard de la situation économique »

En réponse au mouvement de grève, la direction du groupe Cémoi déclare « rester ouverte à travailler en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes pour atteindre des accords favorables ». Cependant, elle met l’accent sur « un contexte de fortes incertitudes internationales et économiques, de volatilité des coûts industriels et des matières premières et de pression accrue de la concurrence ».

« En complément de leur intéressement-participation, qui atteint pour 2025 environ trois mois de salaire (plus de 5 000 € pour un salarié gagnant 1 600 € net par mois), les 1 700 collaborateurs se sont vu proposer des mesures salariales cohérentes au regard de la situation économique dans laquelle nous évoluons », estime l’entreprise. Selon cette dernière, en comptant les 1,3 % d’augmentation générale, la revalorisation des paniers-repas et l’harmonisation des budgets du comité social et économique « redistribues majoritairement sous forme de chéques-vacances ou autres aides aux salariés », les propositions formulées dans le cadre des NAO correspondraient à une augmentation de 2 % du salaire net.

« Cette revalorisation de 2 % doit être comparée à l’inflation constatée en France à fin mars qui est de 1,7% », juge le groupe, qui rappelle par ailleurs avoir engagé un plan d’investissement de 40 millions d’euros, dont 15 millions pour le site de Torremila, sur 2025-2027.

Ouvertures et fermetures de classes : les détails du projet de l’Inspection (L’Indep)

Hier, lors du comité social d’administration consacré à la carte scolaire, l’Inspection a finalement proposé 23 fermetures de classes pour 9 ouvertures à la rentrée prochaine dans les écoles du département Mais une autre réunion sera nécessaire pour valider le projet car les syndicats ont tous voté contre ce mardi.

Quelques évolutions sont encore possibles. Mais la marge de manœuvre semble restreinte. Selon plusieurs sources concordantes, lors du comité social d’administration (CSA) de ce mardi, l’inspectrice d’académie a accepté, après discussion avec les syndicats d’enseignants, de revenir sur 4 des 27 fermetures de classes initialement envisagées pour la rentrée prochaine dans les écoles du département. Le projet dans sa version amendée prévoit donc 23 fermetures de classes pour 9 ouvertures. Mais cette proposition n’est pas encore officiellement adoptée.

« Tous les syndicats ont voté contre. Une nouvelle réunion devra donc se tenir le 15 avril prochain. Le projet peut encore bouger à la marge », souligne Jean-François Nogues, du FSU-SNUipp. Pour l’heure, rien n’est acté donc. Cependant, à l’issue de la « réunion de repli » de la semaine prochaine, après une ultime concertation, l’administration pourra valider son projet quel que soit le vote des syndicats.

De son côté, Éloïse Chenus, du SE-Unsa, ne cachait pas sa déception hier soir : « Aucune ouverture supplémentaire n’a été concédée et sur les 27 fermetures initialement prévues, seules quatre ont pu être sauvées », déplore-t-elle. « De plus, la maternelle Claude-Simon de Perpignan figure toujours dans la liste alors que c’est celle qui a les effectifs par classe les plus élevés après fermeture. »

Tanguy Lorre, de la fédération FO de l’éducation, se veut pour sa part offensif en prévision de la réunion de repli du 15 avril. « Nous allons inviter les écoles à se mobiliser », promet-il.

Quant à Frédérique Tudela-Lorenzo, la déléguée du Snalc, également représenté lors du CSA, elle estime que « sous couvert de baisse démographique (803 élèves en moins prévus à la rentrée 2026 dans les écoles du département), on préfère supprimer des postes plutôt que d’en profiter pour faire baisser les effectifs par classe. » Tout en reconnaissant que le dialogue social n’en a pas moins été respecté.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 8 avril 2026)

Écoles. 27 fermetures de classes prévues : un appel à la mobilisation ce mardi (L’Indep)

Après la FSU, l’Unsa, Solidaires et la CGT, qui ont mobilisé mardi dernier contre les fermetures de classes, c’est au tour du syndicat d’enseignants du primaire de FO (Snudi-FO) d’appeler ses membres au rassemblement. L’organisation a choisi de réunir ses troupes ce mardi 7 avril, à 13h30, devant l’inspection académique (avenue Giraudoux, à Perpignan), histoire de maintenir la pression autour du Comité social d’administration qui doit avoir lieu dans la foulée.

Lors du comité en question, l’administration doit en effet débattre de son projet de répartition des moyens entre les écoles du département pour la rentrée prochaine avec les syndicats. Selon plusieurs sources concordantes, ce projet prévoit en l’état vingt-sept fermetures de classes pour neuf ouvertures.

Inacceptable aux yeux du Snudi-FO, qui réclame entre autres « un plan d’urgence immédiat pour répondre aux besoins », « l’annulation du projet de fermetures » et « l’ouverture de toutes les classes et de tous les postes nécessaires » (réseaux d’aide, remplaçants…).

Pour mémoire, les craintes de fermetures sont notamment vives dans trois maternelles de Perpignan (Claude-Simon, Lamartine et Pont-Neuf), tout comme à la maternelle d’Arles-sur-Tech, a l’école primaire de Bourg-Madame ou a l’élémentaire Pierre-et-Marie-Curie de Canet-en-Roussillon.

Des fermetures sont également redoutées aux écoles élémentaires d’Alénya, de Prades (Jean-Petit) et de Corbère, ainsi qu’à l’école Arrels du Vernet, à Perpignan. Mais aussi à Toulouges, Canohès, Saint-Estève, Estagel, Latour-de-France et Maury.

Tous ces projets de fermetures seront-ils confirmés ?

Réponse ce mardi après-midi.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 7 avril 2026)

Vernet-les-Bains. Conseil municipal : la parole rendue à la population (L’Indep)

Les habitants ont participé au conseil municipal.

Vendredi 3 avril. Le conseil municipal s’est réuni en présence d’une quarantaine de Vernetois qui remplissaient la salle contre 3 ou 4 précédemment. Cet intérêt soudain du public, certainement attiré par la nouveauté et le changement l’a peut-être été aussi par la promesse faite par Pierre Serra, le nouveau maire, de rendre la parole lors de ces conseils municipaux a la population. Ainsi, la parole a circulé après l’épuisement des sujets à l’ordre du jour qui n’ont fait l’objet d’aucune opposition ni débat notable. Seules les créations des Délégations de service public (DSP) et Commissions d’appel d’offres (CAO) n’ont pas été votées à l’unanimité, mais à une large majorité.

Les indemnités des élus ont été largement expliquées, adjoints comme conseillers municipaux seront défrayés selon les taux et règles en vigueur. Le maire ne s’attribue pas de frais de représentation.

Culture catalane, eaux chaudes, transports…

Dans le public, lorsqu’il a eu la possibilité de s’exprimer, une intervention sur « la parole citoyenne perdue, mais retrouvée aux conseils municipaux », a souligné la sensibilité du sujet pour les administrés. De même sur « l’impatience de voir démarrer les commissions citoyennes ».

Plusieurs interventions ont été émises sur la défense de la langue catalane et de la culture catalane en demandant notamment s’il serait possible d’associer l’école pour l’apprentissage de la sardane, comme cela se faisait il y a des années.

Demande également de solliciter un peu plus la Région pour le financement des transports scolaires. Ou encore : « Pourrait-on savoir où en est l’avancement du projet ou des études hydrogéologiques et de l’utilisation des eaux chaudes naturelles ? ».

Pierre Serra a répondu que tous ces sujets sont des dossiers déjà en cours de réflexion. Sur la culture catalane par exemple, des contacts ont été pris avec beaucoup d’intervenants, associations…, pour organiser une grande fête catalane sur deux jours. « Nous travaillons sur tous les fronts et collectons le plus d’information possible, également avec les personnels que nous rencontrons individuellement. Nous constatons l’existence parmi les agents de grandes compétences et expériences dans de nombreux domaines qui méritent d’être exploitées au mieux. Nous pensons dans les deux mois organiser une grande réunion publique pour expliquer la nouvelle organisation de la commune, tant en ressources humaines qu’en communication, en outils, en moyens… Bref, tout est à inventer, mais collectivement ».

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 6 avril 2026)

L’édito du webzine. Le monde en feu, la France en crise

Donald Trump et Benjamin Netanyahu méprisent les règles internationales, ils mettent le monde en feu. Pendant ce temps la France s’enfonce dans la crise, quelques lueurs d’espoir perdurent.

La situation internationale est explosive : au Moyen-Orient, la guerre s’étend (Iran, Israël, Liban, Palestine), avec des milliers de morts. Depuis fin février, Donald Trump et Benjamin Netanyahu mènent une offensive « foudroyante » contre l’Iran, sans succès décisif. Le régime iranien résiste, tandis que la répression contre les démocrates s’intensifie. En Israël, une loi instaurant la peine de mort contre les « terroristes » (ciblant en réalité les Palestiniens) est dénoncée comme un pas vers l’apartheid, s’ajoutant au génocide à Gaza et à la colonisation de la Cisjordanie.

Un néofascisme émerge, bafouant le droit international et les droits humains. Le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole et du gaz mondial, provoque une hausse des prix, une inflation galopante et un ralentissement économique, aggravant chômage et pauvreté. Pendant ce temps, les compagnies pétrolières françaises réalisent des bénéfices records (11 millions d’euros supplémentaires par jour), sans réaction du gouvernement.

À la tête de leurs multinationales, les grands patrons enchainent en France des fermetures massives d’entreprises (Alinea, ArcelorMittal, Cap Gemini…), entraînant dans leur sillage moult PME et TPE provoquant des milliers de suppressions d’emplois.

Pendant ce temps, Emmanuel Macron, toujours le premier pour aider les riches, laisse une Éducation en péril provoquant des fermetures de classes, 19,4 millions d’heures de cours non assurées en 2023-2024, et 80 % des parents inquiets pour l’avenir scolaire de leurs enfants.

La Santé est également en souffrance : L’hôpital public est au bord de la rupture. Se soigner devient un luxe. Plutôt que d’améliorer les conditions de travail, le gouvernement préfère fliquer médecins et patients.

Une lueur d’espoir avec les résultats des municipales

Les communiistes reste la troisième force après la droite et le PS en nombre d’élus. Au total, 39 des 100 plus grandes villes du pays sont désormais dirigées par un maire socialiste, communiste, écologiste ou insoumis. La France de gauche, à forte propension unitaire, s’est incarnée dans les nombreuses fusions réalisées durant l’entre-deux-tour.

L’exemple de Nîmes est révélateur : dans ce bastion de la droite depuis 25 ans, la liste « Nîmes en commun », menée par le communiste Vincent Bouget, a battu le RN. Une victoire obtenue par un travail de terrain patient, sans stratégie d’appareil, et soutenue par une coalition populaire (PCF, PS, Place publique). Seul LFI ne s’y est pas associé, récoltant moins de 6 % des voix.

Dans notre département Alènya et Cabestany gardent leur maire communiste et c’est Vernet-les-Bains qui se dote d’un maire communiste. À Prades, l’équipe à Castex est battue, elle fait place à une jeune femme conseillère départementale apparentée socialiste prenant aussi à la droite la ccommunauté de commune Canigó-Conflent.

Cela prouve que rien n’est jamais écrit d’avance. Des coalitions locales émergent, prouvant que des victoires inattendues sont possibles.

Dominique Gerbault

Estagel. Mobilisés contre la fermeture annoncée d’une classe (L’Indep)

Une mobilisation à la fois déterminée et inquiète face à une décision jugée prématurée.

Ce vendredi matin, à Estagel, parents d’élèves, élus et habitants se sont rassemblés devant l’école primaire pour protester contre un projet de fermeture de classe envisagé par les services de l’inspection académique. Selon les premières estimations avancées par l’administration, la baisse attendue des effectifs pour la rentrée prochaine justifierait cette éventuelle suppression. Une analyse contestée localement. Pour de nombreux participants, cette vision strictement comptable ne prend pas en compte les bénéfices pédagogiques de classes moins chargées, ni les dynamiques à venir sur le territoire. Car au cœur des arguments avancés figure aussi l’évolution démographique du village. Deux lotissements actuellement en cours de développement devraient, à moyen terme, entrainer l’arrivée de nouvelles familles et donc d’élèves supplémentaires. Une perspective que les acteurs locaux estiment insuffisamment intégrée dans les projections de l’Éducation nationale.

Présent sur place, Roger Ferrer, maire, accompagné d’élus, a affiché son soutien à la mobilisation, tout comme le maire de Montner, R. Garrigue, et plusieurs conseillers municipaux venus témoigner de leur solidarité. A leurs côtés, parents d’élèves, représentants associatifs et habitants ont formé un front commun pour défendre le maintien de cette classe. Dans un courrier adressé à la Direction académique, la municipalité a également mis en avant les investissements récents réalisés pour améliorer les conditions d’enseignement : équipements numériques, installation de la climatisation, ou encore aménagements pédagogiques. Autant d’efforts qui, selon elle, témoignent d’une volonté forte de soutenir l’école publique rurale. Au-delà des chiffres, c’est bien une vision de l’éducation et de l’équilibre territorial qui est en jeu. Les manifestants ont rappelé leur attachement à une école de proximité, garante d’égalité des chances et essentielle à la vitalité du village.

L’Indépendant, le 4 avril 2026

Les retraités dans la rue. « En trois ans, j’ai perdu trois mois de pension » (L’Indep)

Une intersyndicale appelait les retraités à manifester hier pour dénoncer entre autres leurs conditions de vie.

Bravant le vent et la pluie fine perpignanaise, plusieurs dizaines de retraités ont battu le pavé ce jeudi.

Au départ de la place de la Victoire de Perpignan, ces salariés retraités ont déambulé dans le centre-ville de la préfecture catalane pour faire entendre leurs revendications.
Elles sont aussi nombreuses qu’intimement liées. Baisse du pouvoir d’achat, absence de reconnaissance dans la société et conflits internationaux entretiennent les inquiétudes de cette partie de la population.

Michel Chabasse, responsable national de la CGT retraité, explique : « On dit aux retraités que nous coûtons cher à la société, pourtant notre pouvoir d’achat ne cesse de se réduire. J’ai fait mes calculs, avec l’augmentation des prix et la non-revalorisation de ce que nous percevons, en trois ans j’ai perdu l’équivalent de trois mois de pensions ». Une réalité difficile à avaler pour celui qui rappelle avoir « cotisé toute ma vie » et qui nourrit le sentiment de ne pas être reconnu dans la société.

« Nous n’avons pas de ministère, ni de délégué à la question des retraités. Quelle place avons-nous réellement ? On nous dit que l’on fait mourir la France, mais nous ne sommes pas inutiles. Les retraites consomment mais font aussi tourner le monde associatif auquel nous consacrons 9 millions d’heures chaque année ».

Dans la rue ce jeudi, ces retraités revendiquent aussi la paix qui, selon eux, est « indissociable du progrès social ».

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 3 avril 2026)

Manifestation du 2 avril des retraité à Perpignan

Malgré le mauvais temps, une nouvelle fois les « retraités » ont répondus présents dans les rues de Perpignan pour stopper l’érosion de leur pouvoir d’achat et l’augmenter l
Une mobilisation de 200 personnes, et une envie de recommencer très forte.

Vernet-les-Bains. Les thermes ont rouvert leurs portes, perspectives et renouveau (L’Indep)

31 mars 2026. C’est un événement important pour le village : la réouverture annuelle des thermes a eu lieu dimanche dernier.

C’est important car cet établissement et tout ce qui gravite autour. Il constitue un des poumons de la commune. C’est tellement vrai que Pierre Serra le maire et une partie de ses adjoints et équipe se sont déplacés pour rencontrer Liis Puig la directrice des thermes.

Cette entreprise du groupe Valvital est un pourvoyeur d’embauche quasi exclusivement locale et un pôle attractif pour le tourisme et la vie de la commune. « Encore faut-il », explique avec force et irritation la directrice, « que la population comprenne bien qu’il n’y a aucun changement dans les remboursements des cures. Si un temps avant l’adoption du budget de la sécurité sociale, des économies sur les remboursements avaient été évoquées avec force couverture médiatique, l’abandon de cette perspective très impopulaire n’a pas eu l’écho mérité. Le mal a été fait, seules les mauvaises nouvelles se vendent bien ! ». Et de continuer « c’est une grande chance pour les Vernetois et Conflentois que de pouvoir bénéficier des bienfaits scientifiquement reconnus de cette eau thermale qui sort, (et c’est rare) à une température entre 50 et 67 degrés. D’ailleurs nous proposons différentes formules, accessibles à tous, depuis la journée jusqu’à la cure complète de 18 jours. Et des thématiques nouvelles et innovantes comme les mini-cures du sportif, bien-être, lâcher prise ou tonicité dos ».

Et toujours les traditionnelles cures pour les voies respiratoires et la rhumatologie. « Le lien était distendu avec la population locale et la municipalité, nous souhaitons le réactiver et non seulement pour le poumon économique que sont les thermes mais aussi pour en faire un centre d’activité et de participation à la vie locale ».

Interrogé sur le sens de sa visite, Pierre Serra, le maire, confirme totalement les propos de Liis Puig et affirme « sa volonté de recréer des liens forts afin de redynamiser les activités économiques qui gravitent autour des thermes ».

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 2 avril 2026)