Marquixanes/ Retour : sur l’hommage solennel à Roger Roquefort, héros de la Résistance (Ouillade)

Une cinquantaine de personnes se sont réunies samedi 25 juillet à Marquixanes pour rendre hommage à Roger Roquefort. Élus, porte-drapeaux, représentants du monde combattant, familles et habitants ont perpétué le devoir de mémoire en souvenir de ce résistant qui donna sa vie pour la liberté et la démocratie

Comme chaque dernier samedi de juillet, la commune de Marquixanes a rendu hommage à Roger Roquefort lors d’une cérémonie organisée devant la stèle de la RD 116, avant de se poursuivre dans le jardin de l’ancienne gare, lieu emblématique de cette page d’histoire locale.

Autour des élus s’étaient rassemblés les porte-drapeaux, les représentants du monde combattant, des familles ainsi qu’une nombreuse assistance venue témoigner de son attachement au devoir de mémoire. Les gerbes ont été déposées par Valérie Pauco, maire de Marquixanes, Joseph Olive, maire de Millas, Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains et représentant de la Communauté de communes Conflent Canigó, ainsi que Jean-Pierre Castillo, président de l’ANACR Conflent-Cerdagne . Une minute de silence a ensuite été observée dans un profond recueillement.

Les allocutions officielles se sont déroulées sur la terrasse de l’ancienne gare. Au nom des élus, Joseph Olive est revenu sur les événements tragiques du 27 juillet 1944, rappelant les circonstances qui conduisirent à l’arrestation puis à l’exécution de Roger Roquefort. Il a salué le courage et l’engagement d’un homme qui choisit de résister jusqu’au sacrifice suprême pour défendre les valeurs de liberté.

Dans un discours particulièrement documenté, Jean-Pierre Castillo a retracé le parcours de Roger Roquefort et rappelé les valeurs fondamentales qui guidaient son combat : la liberté, la solidarité, la justice et la démocratie. Il a insisté sur la nécessité de préserver cet héritage, rappelant que ces principes demeurent aujourd’hui d’une grande fragilité et doivent continuer à être défendus.

En clôture de la cérémonie, Valérie Pauco a remercié l’ensemble des personnalités présentes, les porte-drapeaux, les participants et le public pour leur fidèle présence à ce rendez-vous du souvenir.

Elle a également présenté un projet porté par l’association Les Chemins oubliés du Conflent, visant à installer sur le site de l’ancienne gare un panneau d’information équipé d’un QR code. Ce dispositif permettra aux visiteurs d’accéder à un contenu historique retraçant le parcours de Roger Roquefort et les événements du 27 juillet 1944, afin de transmettre cette mémoire aux jeunes générations.

La commémoration s’est poursuivie de 18 heures à 19 heures par un défilé depuis la mairie de Millas jusqu’au cimetière communal, où un dernier hommage a été rendu à Roger Roquefort, dont le sacrifice demeure un symbole fort de l’engagement des résistants pour la liberté, la paix et la démocratie.

À travers cette cérémonie annuelle, Marquixanes et Millas réaffirment leur attachement au devoir de mémoire. Plus de huit décennies après les faits, le souvenir de Roger Roquefort demeure intact et rappelle que la liberté et la démocratie restent des valeurs précieuses qu’il appartient à chacun de préserver.

Serge Fabre (Ouillade, le 29 juillet 2026)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4127 – vendredi 31 juillet 2026)

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Train jaune ou Train rouge ? (L’Indép)

Le duel du jour de la rubrique de l’été de L’Indépendant oppose deux locomotives emblématiques du territoire. Plutôt choisir le Train rouge du Pays cathare, ou le mythique Train jaune aussi surnommé le Canari ? Entre vignobles et sommets pyrénéens, ces deux lignes racontent chacune à leur manière l’histoire d’un territoire.

Dès le quai, le débat et les passagers prennent place. D’un côté, le Train rouge traverse le Fenouillèdes entre Rivesaltes et Axat, à cheval entre les Pyrénées Orientales et l’Aude. De l’autre, le Train jaune revendique fièrement son ancrage montagnard en reliant Villefranche-de-Conflent à Latour-de Carol, au cœur du Parc naturel régional des Pyrénées catalanes.

Le Train rouge, une excursion vers nos voisins

Les partisans du Train rouge mettent en avant son gout pour la surprise. Le voyage offre un condensé de paysages: vignobles réputés du Roussillon, falaises des Corbières ou encore la silhouette du château de Quéribus. Aux alentours d’Axat, tunnels, viaducs et jeux de cache-cache avec les eaux vives de l’Aude complètent le décor.

Train uniquement touristique, le Train rouge cultive aussi un certain sens de la fête. Train théâtre, train d’Halloween, train du Père Noël: difficile de lui reprocher un manque d’imagination. Roulant aujourd’hui au biocarburant, il mise également sur des innovations plus respectueuses de l’environnement.

Le Train jaune, ou l’indétrônable Canari

Face à lui, le Train jaune joue la carte du monument régional. Né au début du XXe siècle, ce projet porté par Emmanuel Brousse, d’ailleurs journaliste à L’Indépendant et élu local, devait sortir la Cerdagne de son isolement. Aujourd’hui encore, le « Tren Groc » (en catalan) serpente à 30km/h entre Villefranche-de-Content et La-tour-de-Carol. Une allure qui pourrait faire sourire les plus pressés, mais qui laisse tout le loisir d’admirer les superbes paysages pyrénéens.

Plus haut chemin de fer de France, il fonctionne grâce à un système électrique et est inscrit depuis 2002 au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le Train jaune assure d’ailleurs plusieurs rotations quotidiennes tout au long de l’année, quelles que soient les conditions climatiques. Il a même son comité de défense vigilant sur la poursuite de cette mission de services publics et refusant qu’il ne devienne qu’un train touristique.

Alors qu’importe la couleur du train, les rails invitent à découvrir deux voyages atypiques à travers le département, et un peu plus, et rappellent simplement la variété du territoire.

Lou-Ann Algay (L’Indépendant, le 26 juillet 2026)

Section Aspres-Têt du PCF. Solidarité envers les jeunes communistes

Comme chaque année, la section Aspres-Têt du PCF mène une action de solidarité envers les jeunes camarades du Mouvement de la Jeunesse Communiste des Pyrénées-Orientales (MJCF66), dans le cadre de la fête de l’Humanité.

5 vignettes leur ont été remises cette semaine, de la part de l’ensemble des Camarades de la Section.

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4126 – vendredi 24 juillet 2026)

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Le syndicat USD CGT 66 dénonce « le licenciement injustifié » d’un aide-soignant (L’Indép)

Le syndicat USD CGT 66 de la Clinique mutualiste catalane de Perpignan dénonce le licenciement « injustifié » d’un aide-soignant de nuit. La direction répond.

Selon les faits relatés hier par le syndicat USD CGT 66, un aide-soignant de nuit de la Clinique mutualiste catalane, Kamel, a été licencié au début du mois de juin pour des faits de « maltraitance verbale » et des faits qui se sont déroulés au mois de septembre 2025, janvier 2026 et mai 2026.

En début d’année 2026, un entretien informel avait eu lieu avec la direction au cours duquel l’agent « n’a pas reconnu les propos qui lui sont reprochés ». À la fin de cet échange, l’aide-soignant a pris le parti de travailler en binôme « pour éviter d’autres accusations ».

Mais à la fin du mois de mai 2026, il est convoqué pour un entretien préalable pouvant aller jusqu’au licenciement. « À cette période, la direction a reçu une lettre d’une patiente de 90 ans qui se plaignait d’avoir eu mal pendant la prise en charge réalisée par Kamel, alors qu’elle avait le col du fémur cassé. Sauf qu’on s’est aperçu que la lettre avait été écrite par sa nièce, médecin à la clinique », raconte Frédéric Saison, délégué syndical central CGT. Kamel, sera mis à pied puis licencié pour faute grave au début du mois de juin 2026 après plus de 7 ans de travail au sein de l’établissement de santé.

« Nous contestons toute présomption de faits »

Si le syndicat partage que « la direction ne croyait pas à ces accusations dès le début », il s’étonne aussi de « l’absence d’enquête s’ils considèrent qu’il y a eu maltraitance ».

« Ce soir-là, pour les faits du mois de mai, l’aide-soignant travaillait donc en binôme. Sa collègue a reconnu son travail et sa bonne prise en charge. Et pourtant il se retrouve licencié, seul », poursuit le représentant syndical qui dénonce « une absence de preuves » et « un licenciement injustifié ».

« Cette situation est délirante. Nous sommes dans un secteur déjà sous tension. Il aurait mieux valu régler le vrai problème de fond plutôt que de licencier le salarié. Mais aussi renouer avec de vraies conditions de travail », poursuit-il. « Nous ne demandons qu’une chose c’est que la direction produise ses preuves », poursuit Frédéric Saison qui accompagne Kamel. Ce dernier témoigne : « Ils ont détruit ma vie. Si j’en parle aujourd’hui, c’est pour pas que ça arrive à d’autres personnes ». Le salarié se réserve le droit de mener une action en justice.

Contacté, le directeur de la Clinique mutualiste catalane, Guillaume Guibert, réagit : « Nous contestons toute présomption de faits. Mais nous sommes tenus à la confidentialité de nos collaborateurs Nous sommes toujours dans le respect des procédures et les droits de la défense ».

Laura Morales(L’Indépendant, le 17 juillet 2026)

La CGT 66 réclame un plan d’urgence face au risque climatique (L’Indép)

Quelques jours après la fin du mégafeu de Trévillach, la CGT des Pyrénées-Orientales tire la sonnette d’alarme et appelle à des investissements massifs.

À peine le mégafeu de Trévillach fixé, la CGT 66 monte au créneau. Hier, lors d’une conférence de presse, le syndicat a dressé un constat alarmant de la situation en Pays catalan. Une situation marquée par la canicule, la sécheresse et les incendies à répétition.

« Plus de quarante jours sans pluie, des températures extrêmes et des incendies de plus en plus violents… Le département connait désormais des conditions qui correspondaient autrefois à une fin de mois d’août. Nous sommes déjà dans le monde de demain. Les moyens, eux, sont restés dans le monde d’hier », lance Nicolas Ribo, de l’Union départementale CGT 66.

Si le syndicat a salué le travail des pompiers, professionnels comme volontaires, il estime que les moyens de lutte ne sont plus adaptés. Et réclame davantage « de bombardiers d’eau, un renforcement des effectifs et une politique ambitieuse de prévention, alors que les friches agricoles liées à la crise viticole favorisent la propagation des flammes ».

Le syndicat a également abordé les conséquences économiques des incendies, entre campings endommages, entreprises à l’arrêt, pertes pour l’agriculture et le tourisme. « Un euro investi dans l’adaptation, c’est entre sept et huit euros économisés demain », fait valoir Nicolas Ribo.

Enfin, la CGT critique les dérogations accordées pour le travail dominical dans le secteur de Trévillach. « Pour la CGT, c’est non. Toutes les occasions sont bonnes pour s attaquer aux droits des salariés. Nous réclamons un véritable plan d’adaptation au changement climatique. »

Driss Chait (L’Indépendant, le 16 juillet 2026)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4125 – vendredi 17 juillet 2026)

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Vernet-les-Bains. Discours de Pierre Serra lors de la cérémonie du 14 juillet 2026

Mesdames et messieurs les anciens combattants,
Mesdames et messieurs les élus,
Mesdames, messieurs les Président(e)s des associations,
Monsieur le Porte-Drapeau,
Mesdames, messieurs,
Cher(e)s Ami(e)s,

Merci à toutes et à tous d’être présents ici en cette date importante, symbole s’il en est un de la République Française.

Le 14 juillet 1789, le peuple de Paris prenait la prison de la Bastille, symbole des oppressions, des arbitraires et des injustices. Cet événement annonçait la fin du régime monarchique, et l’avènement d’un autre régime, républicain. Il est l’héritage de la Révolution française, où les citoyens et les citoyennes se sont victorieusement soulevés contre le gouvernement du roi pour protester contre le prix des grains et du pain. Ce soulèvement populaire marque la formidable envie de démocratie de tout un peuple.

Cette journée est une journée de fête joyeuse qui nous permet chaque année de se retrouver et de défiler ensemble dans le respect de nos différences pour célébrer notre communauté de destin. Et c’est une grande joie de perpétuer ici à Vernet-les-Bains cette tradition du défilé qui a débuté à Paris en 1936 à l’initiative d’organisations politiques et syndicales et n’a connu qu’une interruption de 1954 à 1968.

C’est un moment de fierté collective, mais c’est aussi un moment de gravité. Car ce jour de fête nationale, le14 Juillet, est en effet une nouvelle occasion pour nous de rendre hommage à celles et ceux qui sont morts pour la paix et la liberté. Célébrer la fête nationale, c’est se souvenir des sacrifices, des drames de notre histoire, pour les transmettre aux plus jeunes, afin que ne s’effacent jamais de notre mémoire collective ces étapes fondamentales qui ont forgé notre Pays, la France d’aujourd’hui. Comme écrivait Victor Hugo « La Patrie se compose des morts qui l’ont fondée aussi bien que des vivants qui la continuent ».

Cette fête nationale appartient à tous les Français et représente avant tout un message d’émancipation et d’espérance. Car comme vous le savez elle célèbre le grand souffle de la liberté, le nécessaire besoin d’égalité, et la grande ambition de fraternité. Liberté, Égalité, Fraternité notre devise, officialisée en 1848, gravée sur les frontons de nos Mairies de nos écoles et autres édifices publics nous engage et nous oblige. Elle nous oblige car l’expérience nous montre la nécessaire vigilance que nous devons avoir collectivement et individuellement vis-à-vis des tendances au replis sur soi et au rejet de l’autre, tendances que nous voyons malheureusement apparaitre parfois, notamment lorsque les temps sont difficiles.

Nous sommes là pour combattre ces réflexes de déshumanisation. Car ces trois mots Liberté Égalité Fraternité autour desquels la République s’est édifiée dans notre pays sont porteurs d’un message universel de la France libre et révolutionnaire. Et ce message – il est important de le rappeler – a traversé les décennies, et parcouru les continents du monde entier. Pour beaucoup de Pays et de peuples la Révolution Française a été et est encore aujourd’hui un phare d’émancipation humaine et un symbole de liberté. Nous sommes les héritiers directs et les porteurs de ces valeurs.

Alors continuons à célébrer chaque année le 14 Juillet, un moment fort de notre histoire, l’honneur de la République, de notre République, le jour ou enfin le peuple « sujet » est devenu un peuple « acteur ».

Vive Vernet-les-Bains ! Vive la République ! Et vive la France !

Nous vous invitons maintenant à un vin d’honneur. A bientôt à tous !