Soutenons le courage du peuple iranien à se libérer et à choisir son avenir

Appel à rassemblement le samedi 17 janvier 2026
à Paris et partout en France

Le 28 décembre, les Iraniennes et les Iraniens sont descendus dans la rue, d’abord pour dénoncer le coût de la vie et rapidement pour se libérer du joug de la dictature criminelle, théocratique, militarisée et patriarcale de Khamenei.

À Téhéran, à Chiraz, à Yazd, dans de grandes villes et de petits villages, des centaines de milliers de personnes manifestent et crient leur aspiration collective à la liberté, la démocratie et la dignité.

Devant l’ampleur de la révolte, la dictature a choisi une fois de plus de répondre par la violence et la terreur.

Depuis le 9 janvier, face à la détermination des manifestants qui résistent malgré les morts, les blessés, les arrestations arbitraires et les disparitions forcées, le régime a imposé la coupure d’internet, du téléphone et des messageries dans tout le pays afin de pouvoir massacrer son peuple à huis clos.

Face au régime sanguinaire au pouvoir, les Iraniennes et Iraniens opposent le courage et la détermination d’un peuple à manifester et à s’exprimer pacifiquement ainsi qu’ils l’avaient fait en 1979 pour renverser la dictature du Shah.

Liberté, démocratie, dignité sont l’avenir que les Iraniennes et Iraniens sont en train d’écrire eux-mêmes, sans sauveur suprême, ni libérateur étranger.

Les Iraniens et les Iraniennes sont seul·es maîtres de leur destin qu’ils choisiront aux termes d’élections libres.

Nous appelons les autorités françaises et les institutions européennes à exiger du régime iranien qu’il respecte le droit de manifester et d’exprimer ses opinions et cesse immédiatement la répression à l’encontre des manifestant-es.

Nous, acteurs de la société civile, exprimons notre entière solidarité avec la lutte des Iraniennes et Iraniens contre l’oppression et la tyrannie.

Nous appelons à une mobilisation massive en soutien au peuple iranien samedi 17 janvier 2026 à Paris (lieu et horaire à définir), et partout en France.

Solidarité avec les Iranien-ne-s en lutte pour la démocratie et la liberté. 

À bas les dictateurs ! 
Femmes, vie, liberté vit et vaincra !

Premiers signataires : Iran Justice, LDDHI (Ligue des droits de l’Homme en Iran), Alliance des femmes pour la démocratie (AFD), Cedetim Ipam, Comité français du réseau européen de solidarité avec l’Ukraine, Confédération générale du travail (CGT), Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), France Kurdistan, Institut Ouïghour d’Europe, LDH (Ligue des droits de l’Homme), Le Mouvement de la paix, Memorial 98, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Russie-Libertés, SOS Racisme, Ukraine CombArt.

Paris, le 13 janvier 2026

Navid Shomali. « La solution en Iran ne peut venir que du peuple »

Navid Shomali est le secrétaire international du Tudeh, le parti communiste iranien, exilé au Royaume-Uni. (La Marseillaise)

La Marseillaise : Pensez-vous comme le chancelier allemand que le pouvoir iranien vit ses « derniers jours » ?

Navid Shomali : Les dirigeants européens ont déjà décidé que le régime devait être changé. Certains parlent d’une transition « en douceur », d’autres rappellent leurs ambassadeurs et essayent de réduire leur représentation diplomatique. Le problème est qu’ils ne connaissent pas nécessairement l’Iran. Ils aimeraient que l’Iran soit pro-Occident et pro-Otan dès demain. C’est loin de la réalité. La révolution iranienne de 1979 a mis deux ans à atteindre son stade final, avec des millions de personnes dans les rues. Ce régime brutal, qui dispose de l’un des appareils militaires et sécuritaires les plus redoutables du Moyen-Orient, est conscient que s’il quitte le pouvoir, il n’aura nulle part où se cacher. Il va donc s’accrocher et résister. C’est pourquoi nous sommes très préoccupés par l’ingérence politique des Israéliens, des Britanniques, des Français, des Allemands, des Portugais et de tous les membres de l’Otan. Cela compromettra les attentes sincères des personnes qui sont descendues dans la rue en 2009, 2017, 2018, 2019 et 2022. À chaque fois, ils ont réussi à forcer le gouvernement à reculer. Le régime peut utiliser ces déclarations pour affirmer que les manifestants sont manipulés par des puissances étrangères. Notre parti exige que ces ingérences cessent immédiatement.

La Marseillaise : Quelles sont les revendications des manifestants ?

Navid Shomali : Les manifestations de ces deux dernières semaines sont directement liées à la propagation rapide de la pauvreté ainsi qu’à la corruption en Iran. L’accumulation de richesses par une petite minorité d’individus extrêmement riches, alors que la majorité de la population lutte pour satisfaire ses besoins les plus élémentaires, est insupportable. Ils constatent également que ce ne sont pas seulement des acteurs extérieurs qui ont conduit le pays à sa situation actuelle, mais aussi le régime et ses partisans, ses alliés et les membres de leur famille, par leur corruption endémique et leur pillage effréné de l’économie. Ce sont eux qui, au cours des trois dernières décennies, ont amassé des sommes d’argent astronomiques. Pendant ce temps, les travailleurs ne sont pas payés, les entreprises et les industries font faillite. Environ 60% de la population iranienne vit en dessous du seuil de pauvreté. C’est pourquoi ils sont dans la rue et prêts à sacrifier leur vie pour changer ce régime et offrir à leurs enfants et aux générations futures une vie digne.

La Marseillaise : Le fils de l’ancien Shah, Reza Pahlavi, se positionne comme un acteur clé. Est-ce vraiment ce que souhaite le peuple ?

Navid Shomali : Pendant 47 ans, les Pahlavi ont vécu dans un luxe absolu grâce aux milliards de dollars qu’ils ont détournés de l’Iran. Lorsque Reza Pahlavi est interviewé, son ignorance de la situation est flagrante. Un document de 200 pages distribué à ses partisans propose clairement une dictature. Bien sûr, pas ecclésiastique, mais une dictature qui conduirait à la création d’un régime despotique dans lequel personne ne serait libre, l’ordre capitaliste serait maintenu et l’Iran serait un allié des États-Unis et d’Israël. Il n’a aucun programme politique, économique, social ou culturel clair pour résoudre les problèmes urgents de plus de 90 millions d’Iraniens. Après 47 ans de régime islamique et 50 ans de pahlavisme avant cela, l’Iran aura vécu sous la tyrannie pendant près de 100 ans. C’est pourquoi les esprits les plus brillants et les plus visionnaires d’Iran doivent s’unir pour trouver un moyen de sauver le pays. Cet homme n’est pas accepté par la population, mais chaque jour, les médias occidentaux invitent dans leurs émissions des politiciens et des personnalités publiques qui font l’éloge de la monarchie, affirmant que Pahlavi bénéficie d’un fort soutien international. Le problème est que l’opposition à l’intérieur du pays a été brutalement et totalement réprimée pendant longtemps, réduisant l’arène de la lutte interne à néant depuis la fin des années 1980.

La Marseillaise : La France, le Royaume-Uni et le Portugal ont rappelé leurs ambassadeurs pour dénoncer la répression des manifestants.

Navid Shomali : Ce sont ces mêmes gouvernements qui ont poussé à l’adoption de sanctions plus sévères contre l’Iran. En octobre, ils ont affirmé que l’Iran avait abrogé ses responsabilités en vertu de l’accord de Vienne sur le programme nucléaire iranien. Cependant, le régime et un certain nombre d’experts en droit international ont affirmé que cet accord avait en fait été abrogé par les États-Unis en 2018, lorsque Trump s’en est retiré. L’accord stipulait que si l’un des six partenaires se retirait, il serait rompu. Ces gouvernements rêvent de revenir à l’ère coloniale et retrouver leurs positions. C’est le contraire de ce que l’on attend de pays qui se décrivent comme démocratiques et prétendent respecter le droit international. Si les gouvernements occidentaux n’interviennent pas, la République islamique pourrait s’effondrer sous la pression populaire interne à l’Iran. La solution en Iran ne peut venir que du peuple. Seuls les Iraniens ont le droit de décider du sort de notre pays et de la voie politique qu’il empruntera.

La Marseillaise : Pensez-vous qu’il y aura une intervention militaire américaine sur le sol iranien ?

Navid Shomali : Personne ne peut prédire ce que Donald Trump va faire. Un jour, il dit une chose, et le lendemain, il fait le contraire. Les Américains et l’Occident ont clairement échoué à évaluer correctement la situation en Irak en 2003. Il a fallu de nombreuses années pour pacifier ce pays, sans parler de lui apporter un semblant de stabilité pendant de nombreuses années après cela. Et en termes de superficie, l’Iran est près de quatre fois plus grand que l’Irak. Il n’est donc pas impossible que le régime iranien et les États-Unis reviennent à la table des négociations pour parvenir à un accord. Les Américains auront bien sûr le dessus et finiront par l’emporter, car le régime théocratique est prêt à tout pour rester au pouvoir. Le grand perdant sera le peuple iranien. C’est pourquoi nous espérons que les forces progressistes, démocratiques et nationalistes, ainsi que la classe moyenne, les enseignants, les infirmières et les femmes, s’uniront pour former un front uni qui aspire à la paix, à la démocratie et à un avenir dans lequel les vastes ressources de l’Iran seront utilisées pour construire un pays prospère. En renforçant la solidarité et l’unité d’action entre toutes les forces sociales progressistes engagées dans cette lutte, nous nous efforcerons de faire face simultanément à la dictature au pouvoir et aux menaces de l’impérialisme américain.

Entretien réalisé par Laureen Piddiu (La Marseillaise, le 15 janvier 2026)

Des manifestations d’ampleur secouent l’Iran depuis plus de deux semaines. Un mouvement qui, à l’origine, était lié au coût de la vie, mais s’est rapidement étendu et réclame désormais la chute du régime, qui est prêt à tout pour sa survie. Quelque 3 428 personnes auraient ainsi été tuées depuis le début du mouvement de contestation, a annoncé, mercredi, l’ONG Iran Human Rights (IHR), qui a également fait état de plus de 10 000 arrestations. Un véritable massacre mené par les Gardiens de la Révolution de la République islamique. Des rapports font état « de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays », affirme l’ONG Human Rights Watch.

Cerdagne-Capcir-Conflent. Les agents de La Poste annoncent une grève illimitée (L’Indep)

La grève déclenchée ce mercredi a l’initiative de la CGT-FAPT 66 (Confédération générale de travail-Fédération des salariés du secteur des activités postales et de télécommunication) concerne La Banque postale, La Poste mobile et les guichets de Cerdagne, Capcir et Conflent.

Elle touche tous les bureaux de poste du secteur. Que revendique la quinzaine d’agents concernés ? « Il n’y a pas assez de personnel, un agent au lieu de deux. Pour cette raison, des services annexes comme la Maison France services de Saillagouse sont fermés depuis un mois et demi », explique Stéphane Villepontoux de la CGT-FAPT 66. « De même, La Poste est habilitée à faire passer le Code de la route. Ça a été annulé toute la semaine. »

Une embauche a été actée à Font-Romeu, « alors qu’il en faudrait cinq sur le secteur. Une personne supplémentaire est prévue depuis cette semaine, certainement suite au préavis de grève. Trois personnes partent à la retraite et ne seront pas remplacées ». Stéphane Villepontoux ajoute : « On voit bien que par manque d’effectif, cela ne fonctionne pas. Et depuis la réorganisation mise en place lundi par la direction, ça ne peut qu’empirer ».

La clientèle ne pourra pas avoir accès à La Banque postale ni aux cours de Code la route, envoyer ou retirer des colis. Les diverses démarches sont toujours suspendues à la Maison France services de Saillagouse. La grève est illimitée. « Nous avons envoyé un courrier à la direction pour savoir si elle était prête à négocier, mais nous n’avons pas eu de réponse à l’heure actuelle. »

Les postiers réclament, outre des embauches urgentes, le maintien des horaires d’ouverture des guichets, des grades, des conditions de travail dignes à travers le maintien de positions de travail et un vrai service public. Une quinzaine d’agents est concernée par cette grève illimitée.

Frédérique Berlic (L’Indépendant, le 15 janvier 2026)

Canet-en-Roussillon. Nadine Pons candidate à gauche (L’Indep)

Avec sa liste « La gauche écologiste et solidaire pour Canet », Nadine Pons se lance dans la campagne.

Nadine Pons est candidate aux prochaines élections municipales. Née dans la commune, où elle vit depuis toujours, cette enseignante retraitée, mère de deux enfants, est engagée de longue date dans la vie politique et associative locale. Élue de gauche depuis 2001, elle a mené des actions féministes, humanitaires et contre les discriminations au sein de plusieurs associations du département.

Sa candidature vise à offrir une « alternative politique dans la deuxième ville du département ». Elle met en avant des valeurs de justice sociale, de tolérance, de droit au logement et d’accès à la culture et au sport. Pour Nadine Pons, « la commune reste un échelon essentiel pour répondre aux besoins quotidiens des habitants et porter des politiques publiques de proximité ».

Présente au conseil municipal depuis de nombreuses années, son équipe revendique une expérience locale. Selon la candidate, « plusieurs propositions portées par son groupe ont été reprises par la majorité municipale, notamment le centre municipal de santé », inscrit dans son programme dès 2014.

Une épicerie solidaire

Pour le prochain mandat, elle défend « la création d’une médiathèque, d’un centre de loisirs et d’un complexe sportif pour les associations ». La sécurité serait abordée de manière globale, en lien avec la précarité, avec notamment la création d’une épicerie solidaire.

Le programme comprend également un service public du numérique, le dispositif Territoire zéro chômeur et une ferme municipale. La transition écologique occupe une place centrale, avec « la création d’une ceinture verte, la végétalisation de l’espace public, la préservation de l’étang et le développement des mobilités douces », avance-t-elle. Le projet prévoit aussi le soutien à l’Arboretum et à son espace agricole.

Parmi les priorités figurent « le logement, le vieillissement de la population et la solidarité ». Nadine Pons plaide pour « une augmentation du logement social et souhaite renforcer le CCAS, dont la subvention municipale est, selon elle, inchangée depuis 2014, afin d’améliorer l’accompagnement des publics fragiles ». L’emploi serait soutenu par l’économie sociale et solidaire, notamment autour des métiers de la mer, de l’étang et de l’agriculture locale.

Nadine Pons annoncera officiellement sa candidature ce jeudi 15 janvier à 11h aux voiles rouges.

Soraya Gayraud-Mehentel (L’Indépendant, le 15 janvier 2026)

Los Masos. L’émotion des derniers vœux de Guy Cassoly (L’Indep)

C’est avec une grande émotion que la commune a accueilli, ce samedi 10 janvier, les derniers voeux de Guy Cassoly, qui s’apprête à prendre sa retraite de maire après 43 ans de service et sept mandats à la tête du village. Durant ces nombreuses années, Guy Cassoly a grandement contribué au développement et au vivre ensemble de la commune. La cérémonie empreinte de gratitude et de reconnaissance, a rassemblé de nombreux habitants, venus partager un moment de convivialité autour de la traditionnelle galette des Rois et d’un verre de cidre. Les vœux du maire, riches en émotion et en souvenirs, ont été chaleureusement applaudis, témoignant de l’attachement des habitants à son travail et à sa personne. Ce moment de partage restera gravé dans les mémoires, et l’empreinte humaine et engagée de Guy Cassoly continuera d’inspirer Los Masos pour les années à venir.

R. Z. (L’Indépendant, le 14 janvier 2026)

Vernet-les-Bains. Municipales : Pierre Serra est candidat à la mairie (L’Indep)

Agé de 50 ans, enseignant scientifique dans le secondaire et en université, Pierre Serra, élu de l’opposition, se présente pour les élections municipales. Il est à la tête de la liste « Vernet-les-Bains nous rassemble ». Défenseur actif de la citoyenneté, des services publics, de la santé, du monde agricole, cofondateur de l’Université populaire de Perpignan, animateur sportif, il milite activement dans des collectifs et le monde associatif et politique.

« Ce sont les échanges avec les Vernétois et l’état de la ville qui m’ont décidé. Les ressentis de la population et les constats, ainsi que l’attachement des candidats de ma liste au collectif et à l’ouverture ont forgé notre résolution de rassembler les qualités et volontés de chacun, sans discrimination. Nos axes prioritaires sont la maîtrise de la fiscalité locale qui bat tous les records, la santé et les services publics qui nécessitent des actions fortes pour une population particulièrement en besoin. L’état général du village mérite un plan clair. Enfin bien sûr, nous avons une véritable ambition pour la culture au sens large, divertissante et formatrice ».

Afin de mener à bien ce projet, Pierre Serra et son équipe souhaitent « travailler avec tous pour améliorer fortement le fonctionnement démocratique ». Ce qui passe par la création de commissions extra-communales. « Ce seront réellement des lieux de décision identifiés, tout au long du mandat où chacun pourra s’impliquer. Des lieux de pouvoir citoyen. Nous avons déjà des volontaires avec des projets », poursuit le candidat.

La liste désire par ailleurs « redéfinir un véritable projet intercommunautaire au service équitable de toutes les communes du territoire ».

Pour l’ensemble de ces projets, Pierre Serra affirme qu’il faut « être réalistes et rigoureux. Pour un premier mandat, nous nous concentrerons sur la voirie. En partenariat avec les acteurs concernés, nous aurons une réflexion pour la mise à disposition d’un accès libre à des eaux chaudes pour tous ».

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 14 janvier 2026)

Cerdagne-Capcir. La CGT annonce une grève massive des agents des guichets de poste à partir d’aujourd’hui (L’Indep)

« Une grève pour l’emploi » C’est ainsi que le secrétaire départemental de la fédération CGT des activités postales et de télécommunications, Jérôme Argouze, résume le mouvement des agents des guichets de poste de Cerdagne, Conflent et Capcir prévu à partir de ce mercredi 14 janvier 2026.

« Les agents du secteur ont déposé un préavis de grève illimité à la suite de la réorganisation mise en place le 5 janvier dernier », précise Jérôme Argouze. « Trois emplois ont été supprimés dans ce cadre et les horaires des bureaux de poste ont été modifiés, entre autres à Font-Romeu, Saillagouse et Vernet-les-Bains. »

Selon le syndicaliste, le mouvement s’annonce notamment très suivi en Cerdagne et Capcir, où il prédit un taux de grévistes de « 90% » et « beaucoup de bureaux de poste fermés ».

Concernant les revendications, les agents engagés dans la contestation dénoncent une situation de sous-effectif et réclament des embauches (« deux positions de travail supplémentaires »), des promotions et le retour aux anciens horaires des bureaux de poste. « Les collègues sont a bout lis n’arrivent plus a terminer leurs taches quotidiennes », plaide Jérôme Argouze, selon qui les négociations entamées avec la direction en amont de la grève se sont révélées infructueuses.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 janvier 2026)

L’édito du Travailleur Catalan par Jacques Pumaréda. Les voix de l’Empire

Le coup de force ahurissant contre le Venezuela a donné lieu à des commentaires divers et variés dans les médias français. Attachons-nous à regarder de plus près les chaines d’info en continu. On sait combien certaines, propriété de milliardaires de droite ou d’extrême droite, diffusent l’idéologie de leur « patron » en bons serviteurs zélés. Mais ce qui est nouveau c’est l’angle d’approche des faits. Pendant des heures et des jours on nous a abreuvés de détails techniques sur les hélicoptères, les plans virtuels du lieu du kidnapping, les différents scénarios envisagés avec le chef suprême suivant en direct les évènements. Une vraie série Netflix, du spectacle hollywoodien, mais où est le fond ? Où sont passés les journalistes ? Où est l’analyse du rôle des États-Unis dans l’asphyxie économique du Venezuela ? Où est le rappel des sanctions, du sabotage financier, de l’étranglement méthodique d’un pays entier ? Où est la mise en perspective historique du chavisme, de ses contradictions, de ses dérives, certes réelles, mais aussi de ses origines sociales et populaires ? Les journalistes sont-ils réduits à commenter l’écume des choses, incapables de produire une synthèse, incapables de relier les faits, incapables de nommer les rapports de domination ? Sont-ils incultes à ce point ? Circulez, il n’y a rien à penser !

Certes me direz-vous, ne mettons pas tout le monde dans le même sac, d’accord, mais quand même n’assistons-nous pas au naufrage intellectuel d’un certain journalisme français ? Ce phénomène est moins visible dans la presse écrite dont la fonction première est de produire des analyses et des réflexions documentées. Les médias et la presse jouent un rôle essentiel dans une démocratie, celui d’informer les citoyens et de produire des analyses dans la diversité des approches idéologiques. La réflexion et le débat public permettant de se faire une opinion comme on dit. Mais si on évite au citoyen de penser, il ne faut pas s’étonner de voir les idées d’extrême droite progresser.

N’écoutons pas les voix de l’Empire.

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4099 – vendredi 16 janvier 2026)

L’édito de Jacques Pumaréda. Les voix de l’Empire
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