Cabestany. Le tribunal administratif rejette le recours déposé par l’opposition (L’Indep)

Le tribunal administratif de Montpellier a rejeté, jeudi 8 octobre, le recours déposé par Olivier Mas et six colistiers du groupe « Cabestany nouvelle vague », visant à faire annuler les élections municipales des 15 et 22 mars à Cabestany. Selon la maire, Édith Pugnet, aucun des griefs soulevés n’a été retenu par la juridiction. Édith Pugnet, dont la liste a obtenu plus de 56 % des voix, estime que cette décision « confirme le respect des règles démocratiques » et indique vouloir poursuivre son action au service des habitants.

L’Indépendant, le 10 octobre 2026

Les étudiants ont bloqué leur campus (L’Indep)

Pacifiques malgré un contexte étudiant et social tendu en France, les étudiants du centre-ville de Perpignan ont constitué une chaîne humaine tout en partageant leur mécontentement

Hier des 7h, les étudiants du campus Mailly en centre-ville de Perpignan ont appelé à faire blocage devant leur établissement en disposant des poubelles face aux entrées. « Pacifiquement bien entendu, nous ne sommes pas là pour casser, mais pour défendre avec légitimité nos revendications », ont insisté plusieurs porte-parole du mouvement contactés par L’Indépendant.

L’action des élèves perpignanais, équipés pour certains de pancartes revendicatives devant leur université et constitués en chaîne humaine, a duré 30 minutes. Les jeunes gens ont fait entendre leur voix, pointant du doigt « une inégalité de traitement avec le campus principal de la faculté au Moulin-à-Vent : nous n’avons qu’une cafétéria et non pas un restaurant universitaire comme au Moulin-a-Vent, où d(ailleurs il nous est impossible d’aller quand nous n’avons qu’une heure pour manger : Quand nous avons l’occasion d’y aller, avec un repas à 1 euro, forcément, il y a foule » ; « les pannes d’aération dans nos locaux » ; « le manque de sécurité autour du campus malgré une présence policière régulière » ; « l’absence d’un parking pour ceux qui viennent en voiture, et à qui le stationnement en ville revient cher ». Mais aussi « le gel des APL qui en conduisent certains à avoir la tête sous l’eau » et « l’augmentation des tarifs des licences et des masters ».

À midi, les étudiants mobilisés se sont retrouvés en assemblée générale à l’université au Moulin-a-Vent pour organiser la poursuite du mouvement de contestation prévue des lundi 12 octobre. L’Union progressiste, Union syndicale lycéenne, les étudiants et lycéens membres de la société civile étaient présents. À l’issue de leur réunion, ils se sont « mis d’accord sur des moyens d’action qui respectent la sécurité de tous ; dont notamment la continuité des blocus, le dialogue avec les personnels et les étudiants, ou encore des pôles d’organisation pour permettre une action plus efficace et moins éreintante », ont-ils indiqué.

Parmi leurs revendications, ils ont demandé « la banalisation des emplois du temps, c’est-à-dire la possibilité de ne pas être pénalisé en cas d’absence en cours, malgré la présence obligatoire en conditions normales ». Et ce sur les sites du Moulin-à-Vent, le campus Mailly et les lycées Picasso, Lurçat, Arago et Maillol.

Laura Causanillas (L’Indépendant, le 10 octobre 2026)

« Dans notre classe, il y a une vraie peur » : les lycéens prennent la parole (L’Indep)

Au lycée Aristide-Maillol de Perpignan, un temps de « démocratie lycéenne » a eu lieu hier. Les élèves ont exprimé leurs préoccupations et le proviseur et la directrice académique se sont alors engagés à analyser les revendications.

Après plusieurs jours de colère, de blocage et de débordements, un temps d’apaisement semblait nécessaire dans les lycées français. Le ministre de l’Éducation nationale avait demandé la mise en place d’un temps de « démocratie lycéenne », pour permettre aux élèves d’exprimer leurs préoccupations et leurs besoins. Obligatoire pour l’ensemble des établissements français. À Perpignan ce vendredi 9 octobre, le lycée Aristide-Maillol s’est prêté à l’exercice.

Installés dans l’amphithéâtre de l’établissement, quelques dizaines de lycéens se sont préparés, feuille à la main et revendications en tête. Ils ont été choisis comme porte-parole de leurs classes, parmi les Seconde, Première ou Terminale, de différentes filières, générales, technologiques et professionnelles.

C’était aussi le moment pour eux de se faire entendre par leur proviseur Mare Cabale, et par la Directrice académique des services de l’Éducation nationale (Dasen), Anne-Laure Arino, tous les deux présents.

À l’image d’un sentiment collectif, Les mêmes idées sont revenues à plusieurs reprises. La première, les emplois du temps Le représentant de la Terminale pro métiers de la sécurité a été le premier à l’illustrer : « On a des trous énormes dans les emplois du temps, qui nous donnent des journées élargies. Ce qu’on veut, ce n’est pas défendre la fainéantise, mais bien le goût de l’effort. Cependant, cinq heures de trou, c’est inutile. On aimerait avoir du temps personnel pour faire du sport par exemple ». En effet, ce manque de temps libre, beaucoup le déplorent. « On reste assis sur une chaise pendant 9 heures. Comme ça, tous les jours, en plus des devoirs, de la vie familiale et de la vie sociale. On a 27 heures de cours et souvent autant d’attente parce qu’on est obligé de rester dans le lycée. Ce sont des heures de présence que les lycéens n’ont pas choisies », s’est exprimé un autre lycéen.

Comme ailleurs en France, la plateforme Parcoursup a été particulièrement pointée du doigt. « Dans notre classe, il y a une vraie peur. Parce qu’on va devoir choisir pour notre avenir, alors qu’on est encore très jeunes. Et tout ça, c’est fait par un robot qui classe les données statistiques », a déploré l’un d’entre eux, en Seconde générale.

Ensuite, la cantine : trop chère pour certains, trop remplie pour d’autres ou même « pas assez rassasiante » pour les élèves de la section sportive. Selon Malek, de Terminale CAP commerce, « quand on doit manger à 11h30 et qu’on reprend à midi, ce n’est pas possible d’aller à la cantine parce qu’il y a beaucoup trop de monde ». Le prix du repas quant à lui est fixé à 5 euros, mais cela leur semble à tous « assez injustifié ». D’autres revendications concernaient spécifiquement les infrastructures du lycée. « Des salles trop petites », « pas assez de chaises », des toilettes « cassées », « sans papier toilette » ou « sans protection hygiénique » et « des fenêtres qui ne s’ouvrent pas » pendant les périodes de fortes chaleurs.

À l’issue de presque deux heures de prises de parole, les élèves ont pu reprendre les cours, les blocus étant terminés. Le proviseur du lycée Maillol s’est alors engagé à « analyser avec: beaucoup de finesse le document qui va être remis avec l’ensemble des revendications ». Anne-Laure Arino a déclaré repartir « avec de nombreuses obligations » et s’engager « à ce qu’il y ait des temps de réunion très rapidement autour de Parcoursup ».

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 10 octobre 2026)

L’actu de la CGT (n° du 9 octobre)

Ne laissons pas sacrifier une génération
—> Lire la tribune de Sophie Binet

Le gouvernement doit répondre aux revendications des jeunes : le 13 octobre, la CGT sera à leurs côtés !
Depuis plus de dix jours, les lycéen·nes et étudiant·es se mobilisent massivement partout en France pour défendre leur avenir. Après les plus de 500.000 manifestant·es du 6 octobre, la mobilisation du 8 octobre confirme leur haut niveau d’engagement et leur détermination à ce qu’aboutissent leurs revendications !
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Lycéen·nes/étudiant·es, Petite enfance, TotalEnergies : les luttes se multiplient, le rapport de force se construit !
Ce jeudi 8 octobre a vu se poursuivre la mobilisation des lycéen·nes et étudiant·es avec une montée en puissance dans les universités, impactées à 90%, 2000 lycées concernés par la mobilisation et plus de 130 000 manifestant·es recensés à 17h dans plus de 150 manifestations et rassemblements sur l’ensemble du territoire.
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Le projet de budget 2027 est une attaque irresponsable contre les services publics et la Sécurité sociale
Malgré la colère qui s’est largement exprimée le 29 septembre par la mobilisation de la fonction publique et des services publics, et qui s’exprime chaque jour dans les lycées, le gouvernement s’entête à vouloir imposer sa cure d’austérité !
Le projet de budget 2027 est une attaque irresponsable contre les services publics et la Sécurité sociale
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28e régime : comprendre le projet qui veut changer les règles des entreprises
Encore en discussion au parlement européen, ce projet pourrait accentuer la mise en concurrence des législations et, avec elles, des droits des travailleur·ses.
28e régime : le projet qui veut changer les règles des entreprises
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Actualités

Le 25 novembre, contre les violences sexistes et sexuelles
Les violences sexistes et sexuelles (VSS) existent dans tous les pans de la vie des femmes, au sein du couple, dans la famille, au travail. La Journée mondiale contre les violences faites aux femmes – le 25 novembre – se tiendra en cette année 2026 dans un cadre particulier.
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Le secteur de la petite enfance mobilisé
À l’appel du collectif « Pas de bébés à la consigne » les professionnelles de la petite enfance se sont mobilisées ce jeudi 8 octobre pour améliorer leurs conditions de travail ; leurs salaires et les conditions d’accueil des enfants.
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Apprenti·es : comment faire grève ?
Les apprenti·es ont le droit de faire grève et de manifester, comme tou·tes les salarié·es. La CGT rappelle ici leurs droits, les règles à respecter et les précautions à prendre pour participer aux mobilisations en cours sans risque.
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En activité ou en retraite : uni·es pour défendre nos retraites complémentaires
Alors que le gouvernement vient d’annoncer des projets de budgets inacceptables, notamment pour les retraité·es, et que le patronat refuse les augmentations des salaires et des pensions, que la répression est violente contre les lycéen·nes, d’autres coups bas se précisent contre les pensions de retraite Agirc-Arrco qui concernent déjà 14 millions de personnes.
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L’État doit enfin lutter réellement contre les violences sexistes et sexuelles
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Communiqués de presse

Deliveroo : la justice condamne une nouvelle fois le modèle d’exploitation des plateformes !
La Cour de cassation, saisie par la CGT et la Fédération CGT-Transports, vient de porter un nouveau coup au modèle économique des plateformes numériques, fondé sur la précarité et le contournement des droits des travailleurs et des travailleuses !
—> Lire le communiqué

Sépur débouté et condamné pour procédure abusive : une victoire pour la CGT et les libertés syndicales !
C’est un véritable camouflet judiciaire pour Sépur ! Le 7 octobre 2026, la justice a prononcé la relaxe de Gérard Ré, secrétaire de la CGT et membre du Bureau confédéral. Plus encore, elle a condamné l’entreprise à verser des dommages et intérêts pour procédure abusive !
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CPF : le gouvernement mise sur le renoncement des salarié·es et des privé·es d’emploi à se former
Le projet de loi de finances 2027 prévoit de nouvelles économies sur le compte personnel de formation (CPF) à hauteur de 350 millions d’euros.
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Élections fonction publique du 3 au 10 décembre
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Les élections fonction publique auront lieu du 3 au 10 décembre 2026.
La CGT a mis en place un site pour accéder à l’ensemble des informations sur la campagne et à vos droits.
Élections fonction publique : accéder au site Je vote CGT
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Bertrand Vidal. « Un malaise générationnel » (L’Indep)

L’analyse du sociologue à l’Université de Montpellier.

Êtes-vous surpris par l’ampleur du mouvement lycéen et par sa violence ?

Ce qui me surprend le plus, c’est moins le mouvement, son ampleur ou sa violence, que le traitement qui peut en être fait. En fait, on ne fait que prolonger le discours désapprobateur sur la jeunesse. Pendant des années, on l’a décrite comme docile et apathique : la « Gen Z », ce sont les jeunes « zombifiés » par les écrans et les médias sociaux, dont on ne tirera jamais rien. Puis aujourd’hui, quand elle se mobilise, que dit-on? A peu près la même chose: ce n’est pas elle qui parle, elle est manipulée de l’extérieur. Le discours est le même: on lui refuse toujours d’être un sujet politique. Passive avant, elle n’est aujourd’hui qu’un instrument.
C’est un discours de disqualification total : quand les jeunes subissent, c’est qu’ils sont indifférents ; quand ils protestent, c’est qu’ils sont immatures. Sur la violence, je ne l’excuse pas, mais je constate que le cadrage se concentre sur elle et laisse peu de place aux raisons de la colère : l’état des locaux, les postes non pourvus, Parcoursup. Il laisse aussi peu de place à la violence structurelle et symbolique subie par ces mineurs.

Parti de la banlieue parisienne, le mouvement s’est étendu à la majorité des lycées. Qu’est-ce que cela dit ?

Cela prouve que le malaise n’est pas simplement territorial, il est générationnel. L’étincelle est partie des lycées de banlieue parce que c’est là que la dégradation du bâti scolaire, le manque de moyens et la tension avec les institutions sont les plus intensément ressentis. Mais la poudrière est partout. Et si on aime réduire ces événements à un problème de territoire, c’est parce que cela le circonscrit, sans questionner le contrat éducatif français et sa place dans la vision politique. Certes, si les motifs immédiats varient d’un lycée à l’autre et d’un territoire à l’autre, les élèves, quelle que soit leur origine géographique et sociale, partagent aujourd’hui un sentiment commun d’absurdité : le sentiment d’être une variable d’ajustement et non une force pour demain.

Derrière ses revendications, ce mouvement ne cache-t-il pas un mal-être plus général en lien avec la situation économique et climatique ? L’absence de perspectives ?

Le bâti dégradé ou les absences de professeurs sont des déclencheurs. Derrière eux, ces lycéens ont le sentiment très net d’hériter d’un monde abîmé, climatiquement et économiquement, parles générations antérieures, qui leur demandent d’obéir en silence alors que les choix collectifs se sont faits largement sans eux. C’est pourquoi le mouvement ne cache pas ce mal-être, mais il l’incarne. L’angoisse climatique, la peur de la guerre, la précarité qui l’attend l’incertitude quant a la prochaine présidentielle: ce sont des angoisses abstraites, contre lesquelles il est futile de bloquer un lycée et d’embraser des poubelles. En revanche, un plafond qui fuit, un professeur non remplacé, un algorithme d’orientation opaque, pourquoi pas ? C’est que l’école devient l’endroit ou un mal-être diffus trouve des cibles concrètes. Ce serait donc une erreur d’opposer « revendications précises » et « malaise général » : les premières sont la forme visible du second.

Les étudiants embrayent en tentant de récupérer le mouvement. Peut-on craindre un embrasement type Mai-68 ?

Le mot « récupérer » est lui-même un symptôme de ce dont je par-lais: il suppose des lycéens passifs, un matériau que d’autres s’approprieraient, alors que ce sont des actes, des sujets politiques. Je préfère parler de relais, car les revendications sont parfois très différentes. Pour Mai-68, je ne le crois pas, et pour des raisons de fond. Mai-68 est advenu dans une société de plein-emploi, avec des syndicats capables de faire converger étudiants et ouvriers. Aujourd’hui, la précarité fragmente, les relais organisés sont faibles et les enjeux des lycéens et des étudiants ne sont pas les mêmes. Ce qu’il reste de commun, c’est le malaise profond partagé.

Recueilli par Richard Gougis (L’Indépendant, le 9 octobre 2026)

Sous pression, le gouvernement déploie 3 000 enseignants remplaçants (L’Indep)

Le mouvement des lycéens se poursuit.

Le gouvernement fait un pas de plus vers les lycéens. Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a annoncé jeudi soir, sur TF1, la mobilisation de « 3 000 professeurs » qui vont rejoindre les établissements en situation « très problématique » et ce, « dans les prochaines heures », entre vendredi et mardi. « Grâce à un logiciel que j’ai demandé il y a un an, on a pu, en ce début d’année -c’est la première fois qu’on le déploie-, identifier les établissements qui sont dans des situations que je qualifierais de très problématiques Il y a 114 lycées dont je dirais qu’ils sont rouges et 400 qui sont orange », a-t-il expliqué sur le plateau du 20 Heures. Le ministre autorise également « les recteurs à recruter davantage d’enseignants que le nombre actuellement autorisé, soit des « centaines » de professeurs supplémentaires », souligne-t-il. Il propose, par ailleurs, un « pacte enseignant » aux proviseurs qui pourront procéder à des remplacements de courte durée grâce aux heures supplémentaires de professeurs volontaires. Cela représentera des « centaines de milliers d’heures supplémentaires », a assuré M. Geffray.

Ces mesures d’urgence sont loin de répondre, cependant, aux revendications. Les élèves et étudiants qui bloquent leurs établissements dénoncent aussi des emplois du temps surchargés et demandent, entre autres, 250 000 places en plus à l’université, une rénovation du bâti et la suppression de la sélection par Parcoursup. « On n’arrêtera pas tant qu’il n’y aura pas 10 milliards sur la table », a affirmé, mardi, Sabrine Kharbach, porte parole de l’Union étudiante.

Cette annonce intervient, de plus, à peine 24 heures après une prise de parole du Premier ministre, signe que l’exécutif est aux abois, alors que l’intersyndicale étudiante et professionnelle appelle à une nouvelle journée de mobilisation unitaire mardi prochain. Lors d’une courte allocution, mercredi soir, le chef du gouvernement s’est dit à l’écoute des « angoisses » des jeunes, mais a remis à fin octobre ses principales décisions.

De nouvelles violences

En attendant, lycéens et étudiants maintiennent la pression sur l’exécutif à Paris, Marseille, Montpellier, Nantes ou encore Strasbourg 71500 personnes ont manifesté jeudi à travers la France, dont 24 500 clans la capitale, selon le ministère de l’intérieur, qui en a recensé également 55 000 devant les établissements scolaires 375 d’entre eux étaient partiellement ou totalement fermés, d’après le ministère de l’Éducation. Place de la Bastille, à Paris, des incidents ont éclaté en fin de rassemblement, avec des jets de pavés et de mortier sur les policiers. Une vingtaine de black blocs auraient également jeté du mobilier urbain sur les forces de l’ordre. Dans ce climat de tensions, 504 interpellations ont été réalisées dans la journée et 48 policiers et gendarmes ont été blessés, annonce le ministère de Intérieur qui note « une augmentation des violences urbaines ».

L’Indépendant, le 9 octobre 2026

Les professionnels de la petite enfance ont eux aussi fait entendre leur colère, jeudi, pointant une dégradattion des conditions d’accueil.

Les lycéens à nouveau mobilisés (L’Indep)

À Perpignan ce jeudi 8 octobre, des centaines de lycéens et étudiants ont commencé à manifester, partant des lycées de la ville jusqu’à la place de la Victoire. Il s’agit désormais de l’acte IV d’un mouvement lancé il y a près de deux semaines pour exiger de meilleures conditions d’enseignement.

Alors qu’une nouvelle journée de mobilisation des lycéens et étudiants se planifiait en France, à Perpignan ce jeudi matin, des centaines de jeunes ont commencé à arpenter les rues.
Les élèves de différents établissements se sont réunis devant le lycée François-Arago, pour se diriger jusqu’à la place de la Victoire.

En tête du cortège se trouvait Lucien, étudiant à l’université de Perpignan. Ce jeune de 21 ans a rapidement pris un rôle de « meneur » aux côtés des élèves plus jeunes. « On a réussi à bloquer l’université et maintenant on soutient les lycéens pour leur donner un cadre et plus de renfort », s’est-il ex-primé, déambulant avec un abattant de WC autour du cou. Espérant « alerter les services publics », il a participé à tous les blocus depuis le début, « en évitant au maximum les casses ».

Une assemblée générale ce vendredi

Le reste du cortège était composé de jeunes d’âges différents, en lycée ou études supérieures, de nombreuses pancartes à la main. « Le monde est à nous », « Fière de ma génération Z», pouvait-on lire. Selon Lucien, une assemblée générale est prévue ce vendredi 9 octobre pour anticiper les mobilisations de la semaine prochaine.

En attendant, certains élèves ne souhaitant pas faire de blocage ont pu participer aux cours. Avec des classes peu remplies.

Un peu avant midi jeudi, la mobilisation s’est terminée au pied du Castillet. Aucun débordement n’a été relevé.

Emma Lemaire (L’Indépendant, le 9 octobre 2026)