Vernet-les-Bains. Les thermes ont rouvert leurs portes, perspectives et renouveau (L’Indep)

31 mars 2026. C’est un événement important pour le village : la réouverture annuelle des thermes a eu lieu dimanche dernier.

C’est important car cet établissement et tout ce qui gravite autour. Il constitue un des poumons de la commune. C’est tellement vrai que Pierre Serra le maire et une partie de ses adjoints et équipe se sont déplacés pour rencontrer Liis Puig la directrice des thermes.

Cette entreprise du groupe Valvital est un pourvoyeur d’embauche quasi exclusivement locale et un pôle attractif pour le tourisme et la vie de la commune. « Encore faut-il », explique avec force et irritation la directrice, « que la population comprenne bien qu’il n’y a aucun changement dans les remboursements des cures. Si un temps avant l’adoption du budget de la sécurité sociale, des économies sur les remboursements avaient été évoquées avec force couverture médiatique, l’abandon de cette perspective très impopulaire n’a pas eu l’écho mérité. Le mal a été fait, seules les mauvaises nouvelles se vendent bien ! ». Et de continuer « c’est une grande chance pour les Vernetois et Conflentois que de pouvoir bénéficier des bienfaits scientifiquement reconnus de cette eau thermale qui sort, (et c’est rare) à une température entre 50 et 67 degrés. D’ailleurs nous proposons différentes formules, accessibles à tous, depuis la journée jusqu’à la cure complète de 18 jours. Et des thématiques nouvelles et innovantes comme les mini-cures du sportif, bien-être, lâcher prise ou tonicité dos ».

Et toujours les traditionnelles cures pour les voies respiratoires et la rhumatologie. « Le lien était distendu avec la population locale et la municipalité, nous souhaitons le réactiver et non seulement pour le poumon économique que sont les thermes mais aussi pour en faire un centre d’activité et de participation à la vie locale ».

Interrogé sur le sens de sa visite, Pierre Serra, le maire, confirme totalement les propos de Liis Puig et affirme « sa volonté de recréer des liens forts afin de redynamiser les activités économiques qui gravitent autour des thermes ».

Daniel Capdet (L’Indépendant, le 2 avril 2026)

Communiqué des communistes d’Elne après l’élection d’un maire d’extrême droite

Pour la première fois de son histoire depuis la seconde guerre mondiale, Elne a un conseil municipal d’extrême droite, quoiqu’en dise le maire M. Fortel, dont le passé et les relations parlent pour lui.

Les Communistes d’Elne réaffirment leur intention de parer à toute politique antisociale, aux dérives autoritaires et manœuvres que pourrait fomenter la nouvelle municipalité. Pour cela, nous tiendrons informée la population illibérienne des prises de décision allant à l’encontre du bien commun et du vivre ensemble, par le biais de notre élu d’opposition, le communiste Roland Castanier.

Nous ne serons jamais dans le camp de l’exclusion et de la division. Nous appelons toutes les personnes soucieuses de l’avenir de notre commune à rester vigilantes et à nous alerter au siège du 1 rue d’Isly, mail : pcf.illiberien.elne@gmail.com ou page facebook (une plateforme de discussion en cours de réalisation).

L’édito du Travailleur Catalan par Michel Marc. RN. Des symboles et des actes

Pour ce qui est des symboles, les exemples récents et théâtralisés du maire de Carcassonne et de la maire de Canohès nous éclairent sur leurs intentions idéologiques. Réaffirmer un nationalisme de pacotille supposé, qu’ils appellent « patriotisme », et accuser, au fond, l’Europe de tous nos maux sociaux et économiques. La crise du capitalisme n’y est pour rien. C’est l’Europe ! Le maire audois y ajoute, toujours dans le domaine symbolique, un arrêté « Trumpiste » d’interdiction de la mendicité, avec caméras et photographes et une grosse signature. L’intelligence et l’humanité n’ont pas été convoquées à la cérémonie. Du vent et des symboles, en quelques sorte.

Cela pourrait nous faire sourire lorsque l’on sait qu’il a été lui-même un grand bénéficiaire des primes de le PAC, plus de 200 000€ /an, et que son parti a piqué allègrement dans la caisse de l’Europe plus de quatre milliards d’euros.

Il y a aussi des actes. Passons vite sur l’ensemble des votes émis à l’Assemblée nationale, tous défavorables au peuple, aux salariés, aux femmes, aux services publics, au « vivre-ensemble ». Aucun de ces votes ne s’attaque aux inégalités et aux milliardaires. Dormez tranquille, messieurs les capitalistes. Évoquons, à propos de l’immigration, le « Nouveau règlement retour », adopté le 26 mars de cette année, au Parlement européen, par une majorité de droite et par l’ensemble de l’extrême droite et qui fera force de loi dès juin 2026. Il fallait les voir se congratuler après cette « énorme
victoire ! »
. Et l’humanité recule encore. Les « Hubs de retour » sont créés, invitant les pays de la communauté européenne à tisser des partenariats d’expulsion avec d’autres pays et pour créer des centres de rétention, sans aucune précision concernant la durée et les conditions de détention. Y compris pour les demandeurs d’asile. La loi s’imposera à tous les pays. Le pouvoir de nuisance du RN est bien là. Le mauvais temps s’installe. À chacun d’agir.

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4110 – vendredi 3 avril 2026)

L’édito de Michel Marc. Des symboles et des actes
Annonces
Liberté pour Christophe Gleizes

Focus

Hommages. Rosette Blanc, d’Elne, est morte à Auschwitz en 1943

L’événement – Municipales suites et analyses

Municipales suites et analyses
Perpignan. Un exécutif municipal atone
La suite a de l’importance. Les intercommunalités
Extraits de l’intervention de Françoise Fiter sur le rapport égalité hommes femmes

Département

Repas solidaires

Rentrée 2026. Toujours moins d’enseignants
Villeneuve-de-la-Raho. Le Golf ! Le Golf !
Culture de Paix. Un Castillet pour la Paix
Isabelle Olive est une citoyenne inquiète. Comme des tomates sous vide dans les quartiers des villes
TER des Fenouillède
Elne. Compter sur nous
En Català. Les cinc arques Capitol 7 (3)

Sport

Top14. C’est bon pour le moral

Culture

Création artistique. Le regard du metteur en scène
Où sortir ?
Musique sacrée. Premières impressions
Poésie. Un festival aux multiples couleurs
Livre. Plantes d’ici

Monde

Cuba face à l’asphyxie énergétique
Une chasse aux œufs pour aider Cuba

L’humeur de Jean-Marie Philibert

La guerre !

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Le nombre de médecins progresse en Occitanie, dans l’Aude et les P.-O. (L’Indep)

Après des années de pénurie, le nombre de médecins en activité en France, en Occitanie, dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales a significativement augmenté. De bonnes nouvelles issues de l’Atlas de la démographie médicale publie ce 31 mars 2026 par le Conseil national de l’ordre des médecins.

« La baisse du nombre de médecins en activité est désormais derrière nous », annonce le Conseil national de l’ordre des médecins. Constat tiré des données du très fourni Atlas de la démographie médicale qui radiographie la profession, et son évolution entre 2010 et 2026.

Ainsi, au 1er janvier 2026, 245 847 médecins inscrits au Tableau de l’Ordre des médecins sont en activité, libéraux et salariés confondus. Le chiffre correspond à une hausse de 1,9 % sur la seule période 2025-2026 et une hausse de 14 % entre 2010 et 2026. Un bond conséquent qui paraitra presque insignifiant si la prédiction livrée par l’Ordre se vérifie : « À l’horizon 2040, une hausse de l’ordre de 40 % fait désormais consensus ».

Près d’un médecin sur dix exerce en Occitanie

Cette progression du nombre de médecins, que beaucoup craignaient ne pas voir de sitôt, et qui n’efface pas pour autant tous les déserts médicaux (11 % des habitants d’Occitanie étaient sans médecin généraliste en 2025, 12 % dans l’Aude et les Pyrénées-Orientales), profite à la région qui, il est vrai, compte de nombreuses personnes âgées et l’infrastructure médicale adaptée.

L’Occitanie compte ainsi désormais 22 364 médecins en activité, soit 9,2 % du nombre total de médecins exerçant en France. Dans le détail, ils sont 1 138 dans l’Aude (5,1 % du total régional), 1 722 dans les Pyrénées-Orientales (7,7 %) ou 2 429 dans le Gard (lire l’infographie).

Des efforts payants en région

Côté structures, l’Aude recense 41 maisons et centres de santé pluridisciplinaires, les Pyrénées-Orientales, 46. Preuves des efforts entrepris par les collectivités pour garder ou attirer les professionnels de santé sur leur territoire. La Région Occitanie étant allée jusqu’à salarier des médecins, quelque 110 aujourd’hui, 200 annoncés d’ici 2028.

22 364 médecins d’Occitanie représentent 9,2 % des médecins français, ceux de l’Aude représentent 5 % de

Des professions beaucoup plus féminines

Par ailleurs, s’ils sont plus nombreux à exercer, les médecins d’Occitanie, de l’Aude comme des Pyrénées-Orientales, sont plus âgés aujourd’hui qu’en 2010. À l’image des populations qu’ils soignent.

Si l’âge moyen des médecins s’établit à 49,9 ans au niveau national (une moyenne rajeunie), il grimpe à 54,3 ans pour les praticiens de l’Aude et à 52,7 ans pour ceux des Pyrénées-Orientales.

Autre phénomène souligné dans l’Atlas de la démographie médicale, la féminisation de la profession : + 26% de femmes médecins dans l’Aude depuis 2010, + 29 % dans les Pyrénées-Orientales.

Enfin, le nombre de médecins exerçant en région mais ayant obtenu leur diplôme à l’étranger explose. En France, en Occitanie et dans ses départements. + 210 % de médecins diplômés hors de France dans les cabinets de l’Aude entre 2010 et 2026 et même + 251 % dans les Pyrénées Orientales. Un phénomène qui trouve son explication notamment dans le numerus clausus exercé par la France depuis les années 1990 et supprimé en 2021 Emmanuel Macron.

Ces dernières années, de nombreux verrous ont ainsi disparu, l’attractivité des territoires a été accrue et l’optimisme s’est installé. 40 % de nouveaux médecins devraient ainsi exercer en France d’ici quinze ans.

Frédérique Michalak (L’Indépendant, le 1er avril 2026)

Six éoliennes en projet à Passa : le Conseil d’Etat donne son feu vert (L’Indep)

Notamment saisi par plusieurs associations, le Conseil d’État vient de juger irrecevable le nouveau recours déposé contre l’autorisation du projet éolien de Passa, mettant ainsi fin à la contestation juridique dans ce dossier. Mais les détracteurs du programme assurent qu’ils n’ont pas dit leur dernier mot.

Entamé en 2020, le bras de fer juridique aura duré près de six ans. En ce mois de mars 2026, le Conseil d’État vient de clore le dossier en jugeant irrecevable le nouveau recours déposé contre l’autorisation du projet éolien de Passa. Recours qui était notamment porté par l’association Collectif « Le Vent Tourne » et la Fédération pour les espaces naturels et l’environnement (Frene).

Pour mémoire, la cour administrative d’appel avait tout d’abord rendu un jugement favorable au projet en 2022, mais le Conseil d’État, saisi une première fois, lui avait demandé de revoir sa copie. La cour administrative avait alors rendu un second jugement, toujours favorable au projet, en juillet 2025. C’est le recours concernant cette dernière décision que le Conseil d’État vient de juger irrecevable en raison de nouvelles dispositions législatives, mettant ainsi fin à la contestation juridique du projet.

Du côté de la société Éléments, à l’initiative de ce programme qui prévoit l’implantation de six éoliennes de 130 à 150 mètres de haut au sud de Passa, dans le secteur de la chapelle Saint-Luc, la satisfaction est, sans surprise, de mise. « Nous nous réjouissons de cette décision qui permet enfin de passer à l’action concrète. Elle confirme la solidité juridique et technique de notre projet », se félicite le directeur général d’Éléments, Loïc Chazalet.

Le nouveau maire veut organiser un référendum

Toutefois, du côté des onze communes voisines de Passa qui apparaissaient également dans les recours, on ne s’avoue pas encore vaincu. « Nous sommes allés au bout de ce qu’on pouvait faire juridiquement et administrativement », concède la maire de Tordères, Maya Lesné. « Mais nous n’abandonnons pas. Nous pensons qu’il y a d’autres façons de bloquer ce projet et continuons à œuvrer pour qu’il ne voie pas le jour. »

Par ailleurs, un changement de taille est intervenu récemment : vaincu lors des récentes élections municipales, l’ancien maire de Passa, Patrick Bellegarde, favorable à l’implantation des six éoliennes, vient de transmettre son écharpe d’édile à Laurent Girbau. Or, ce dernier s’était engagé lors de la campagne à organiser un référendum sur le projet éolien. Et le nouveau maire assure qu’il tiendra parole. « C’est la moindre des choses concernant un tel projet », estime-t-il.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 1er avril 2026)

Bourg-Madame. Fermeture de classe : la mobilisation ne faiblit pas (L’Indep)

Ce mercredi 1er avril, une mobilisation citoyenne est organisée devant la mairie de Bourg-Madame. Les parents regroupés en collectif, les habitants et les élus se mobilisent pour empêcher sur le groupe scolaire, la fermeture d’une classe, la 2e en deux ans. Une fermeture jugée « inacceptable et profondément injuste, basée sur un argument absolument fallacieux » a tempêté le maire Daniel Armisen. Après une première mobilisation vendredi dernier devant l’école, c’est cette fois-ci devant la Maison du Peuple que les pancartes et banderoles seront de sortie. Romy Pujol, présidente de l’APE Bourg-Madame, glisse : « Tous les élus locaux de Cerdagne et d’ailleurs sont invités à nous soutenir ». La carte scolaire donnant décision d’une fermeture ou non d’une classe, sera prise le lundi 6 avril. D’ici là, les personnes mobilisées prévoient d’autres actions.

F. Berlic (L’Indépendant, le 1er avril 2026)

Mercredi 1er avril, de 16 h à 18h, devant la mairie. Un goûter de mobilisation est offert par le collectif.

Cabestany. Édith Pugnet élue maire lors de l’installation du nouveau conseil (L’Indep)

La séance fut marquée par les interventions des différents groupes et l’élection des adjoints.

Le nouveau conseil municipal s’est réuni, en présence d’un nombreux public, pour officialiser l’élection de la maire, Édith Pugnet, et installer l’équipe municipale. Avec joie et émotion, l’édile a remercié les électeurs pour leur mobilisation, rappelant une participation d’environ 62 % et les 2 920 voix obtenues par la liste « La passion de Cabestany », soit 56,43 % des suffrages. Elle a salué « une dynamique citoyenne » portée par une équipe diverse et engagée, tout en rendant hommage aux élus de la précédente mandature, ainsi qu’à l’ancien maire Jean Vila.

Au nom de la majorité, Hervé Blanchard a souligné la fierté d’une victoire de la liste « La passion de Cabestany » qu’il a placée sous le signe des valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité, appelant à poursuivre l’engagement municipal dans cet esprit. « Cabestany restera une commune où ces valeurs fortes seront respectées ».

De son côté, l’opposition, par la voix de Marion Froissier, a évoqué une campagne difficile de la liste « Cabestany nouvelle vague », en affirmant que malgré les attaques et les insultes reçues, « les racistes, antisémites, xénophobes et homophobes ne seront jamais parmi nous ». Elle a annoncé l’exercice d’une « opposition digne et vigilante » au conseil municipal, avec sept conseillers.

À l’issue des votes des membres du conseil municipal, avec 32 voix pour et un bulletin nul, Édith Pugnet a été élue maire.

La séance s’est poursuivie avec l’élection de la liste des neuf adjoints. Celle-ci a été adoptée avec 26 voix pour et 7 votes nuls, l’opposition ayant choisi de ne pas soutenir l’entièreté de cette composition.

Dans son intervention, la maire a insisté sur le message envoyé par les habitants : un attachement fort à la commune, au vivre-ensemble et à la solidarité. Elle a affirmé vouloir être « la maire de tous les Cabestanyenes », en poursuivant une gestion saine et solide, tournée vers l’avenir, avec des projets structurants, la rénovation des voiries et la poursuite des actions en faveur de la vie associative, sportive et culturelle, ainsi qu’une attention particulière aux enjeux sociaux et environnementaux. Elle a affirmé continuer à construire une ville participative « où les habitants seront associés aux décisions importantes lors de réunions, de rencontres, sur des thématiques ou des sujets essentiels ».

La nouvelle équipe municipale est ainsi désormais installée pour ce mandat.

Patricia Vedrenne (L’Indépendant, le 1er avril 2026)

Les adjoints élus sont Hervé Blanchord, 1er adjoint ; Vanessa Paya, 2e adjointe ; James Gillon, 3e adjoint ; Chantal Casimir, 4e adjointe ; Antoine Figue, 5e adjoint ; Alexandra Raymond, 6e adjointe ; André Gillard, 7e adjoint ; Marie-Pierre Garcia, 8 adjointe ; Sébastien Bracq, 9e adjoint.