L’édito du webzine. Le monde en feu, la France en crise

Donald Trump et Benjamin Netanyahu méprisent les règles internationales, ils mettent le monde en feu. Pendant ce temps la France s’enfonce dans la crise, quelques lueurs d’espoir perdurent.

La situation internationale est explosive : au Moyen-Orient, la guerre s’étend (Iran, Israël, Liban, Palestine), avec des milliers de morts. Depuis fin février, Donald Trump et Benjamin Netanyahu mènent une offensive « foudroyante » contre l’Iran, sans succès décisif. Le régime iranien résiste, tandis que la répression contre les démocrates s’intensifie. En Israël, une loi instaurant la peine de mort contre les « terroristes » (ciblant en réalité les Palestiniens) est dénoncée comme un pas vers l’apartheid, s’ajoutant au génocide à Gaza et à la colonisation de la Cisjordanie.

Un néofascisme émerge, bafouant le droit international et les droits humains. Le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite 20 % du pétrole et du gaz mondial, provoque une hausse des prix, une inflation galopante et un ralentissement économique, aggravant chômage et pauvreté. Pendant ce temps, les compagnies pétrolières françaises réalisent des bénéfices records (11 millions d’euros supplémentaires par jour), sans réaction du gouvernement.

À la tête de leurs multinationales, les grands patrons enchainent en France des fermetures massives d’entreprises (Alinea, ArcelorMittal, Cap Gemini…), entraînant dans leur sillage moult PME et TPE provoquant des milliers de suppressions d’emplois.

Pendant ce temps, Emmanuel Macron, toujours le premier pour aider les riches, laisse une Éducation en péril provoquant des fermetures de classes, 19,4 millions d’heures de cours non assurées en 2023-2024, et 80 % des parents inquiets pour l’avenir scolaire de leurs enfants.

La Santé est également en souffrance : L’hôpital public est au bord de la rupture. Se soigner devient un luxe. Plutôt que d’améliorer les conditions de travail, le gouvernement préfère fliquer médecins et patients.

Une lueur d’espoir avec les résultats des municipales

Les communiistes reste la troisième force après la droite et le PS en nombre d’élus. Au total, 39 des 100 plus grandes villes du pays sont désormais dirigées par un maire socialiste, communiste, écologiste ou insoumis. La France de gauche, à forte propension unitaire, s’est incarnée dans les nombreuses fusions réalisées durant l’entre-deux-tour.

L’exemple de Nîmes est révélateur : dans ce bastion de la droite depuis 25 ans, la liste « Nîmes en commun », menée par le communiste Vincent Bouget, a battu le RN. Une victoire obtenue par un travail de terrain patient, sans stratégie d’appareil, et soutenue par une coalition populaire (PCF, PS, Place publique). Seul LFI ne s’y est pas associé, récoltant moins de 6 % des voix.

Dans notre département Alènya et Cabestany gardent leur maire communiste et c’est Vernet-les-Bains qui se dote d’un maire communiste. À Prades, l’équipe à Castex est battue, elle fait place à une jeune femme conseillère départementale apparentée socialiste prenant aussi à la droite la ccommunauté de commune Canigó-Conflent.

Cela prouve que rien n’est jamais écrit d’avance. Des coalitions locales émergent, prouvant que des victoires inattendues sont possibles.

Dominique Gerbault

Le billet de Jean-Michel Galano. La triple forfaiture de Michel Onfray

Michel Onfray est trois fois pitoyable. D’abord, et c’est l’essentiel, pour avoir prêté une caution « philosophique » au débordements racistes de la chaîne de Bolloré C News. Ensuite, pour ne pas avoir eu le courage d’assumer ou de retirer son propos, mais d’avoir cherché à le faire cautionner par la science. Enfin, pour avoir dit des âneries à propos de cette « science » : l’éthologie, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, n’a pas été « fondée par Darwin », elle demeure une discipline auxiliaire de l’anthropologie, largement spéculative et mal émancipée d’un matérialisme réducteur et simpliste. Le comportement humain a pour caractéristique essentielle de se différencier par rapport à sa base animale, Cette différenciation s’opère par ce qu’on appelle l’ordre de la loi, ensemble de médiations langagières et institutionnelles que l’individu s’approprie tout au long du processus éducatif. Le matérialisme scientifique, celui de Marx et de Vygotski, place l’essence humaine dans « la totalité des rapports sociaux » (6° thèse sur Feuerbach) et non pas dans la bestialité.

À tout prendre, si dans la vie politique et dans les rapports de force de la scène internationale il y a des chefs de tribus, des mâles dominants qui insultent les femmes, tuent les enfants piétinent le droit et les résolutions de l’ONU, s’il y a des régressions à la barbarie, c’est du côté de Trump, de Netanyahu et d’un certain nombre d’autres qu’il faudrait aller les chercher.

Ne comptons pas sur les médias Bolloré ni sur Nathalie Saint-Cricq pour cela.

Jean-Michel Galano

L’actu de la CGT (n° du 3 avril 2026)

Ne les laissons pas nous voler le 1er mai, unique jour férié chômé et payé !
Interpellez vos député·es dès maintenant et avant le 10 avril
Tout le monde peut participer en interpellant les député·es.
Il ne reste plus qu’une petite semaine pour empêcher cette attaque odieuse contre le plus férié des jours fériés !
Ne les laissons pas faire.
—> Interpellez vos député·es

Ils osent tout, même s’attaquer au 1er mai !
Après nous avoir volé deux ans de vie avec la retraite à 64 ans et essayé de nous supprimer deux jours fériés, ils veulent aller encore plus loin !
Partagez l’information sur Instagram, Facebook, Twitter, Tiktok, LinkedIn, Bluesky, Threads et en en transférant ce mail.
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Hausse du carburant : nous refusons de payer pour travailler
La pétition est à l’initiative de Manuela CABOT SALAR, syndiquée à la CGT et aide à domicile qui n’arrive plus à s’en sortir avec la hausse des prix des carburants.
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Actualités

SMIC et salaires : la CGT dénonce un système à bout de souffle
6 millions de salarié·es sont dans une branche dont au moins un minima est en dessous du SMIC.
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Liste noire des 550 PSE sur plus de 400 sites industriels
La CGT rappelle que ce qui se joue aujourd’hui, ce n’est pas seulement l’avenir de quelques sites industriels : c’est la capacité du pays à produire, à décider et à maîtriser son avenir.
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Le 2 avril, les retraité·es se sont fait entendre !
L’UCR-CGT appelle les retraité·es à se mobiliser et à participer aux manifestations et initiatives organisées sur l’ensemble du territoire et dans une démarche unitaire avec la FSU, Solidaire et les associations de LSR, FGR.
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Communiqués de presse

Le procès des dérives de l’acharnement antisyndical
Depuis lundi 30 mars, se tient un procès hors norme à la Cour d’assises de Paris, qui durera trois mois et demi. Celui-ci renvoie à une affaire révélée par le journal Le Parisien en 2021, concernant une tentative d’assassinat d’un syndicaliste CGT, au sein d’une entreprise de la plasturgie dans le département de l’Ain.
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Livreurs et livreuses à vélo : une nouvelle étude de Médecins du Monde confirme l’urgence d’une loi ambitieuse
La CGT salue la récente étude de Médecins du Monde qui décrit les conditions désastreuses de travail des livreur·euses à vélo ubérisé·e·s. Ces constats rejoignent pleinement ceux du rapport de l’ANSES-CGT de 2025, qui pointait déjà des risques graves pour la santé physique et mentale liés à l’usage dévoyé du statut de micro-entrepreneur par les plateformes d’emploi.
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Projet de loi fraude : un gros déséquilibre défavorable aux usagers pendant que la fraude patronale passe au travers
L’Assemblée nationale a repris l’examen du projet de loi de « lutte contre la fraude ». Alors que seulement un tiers des articles ont été examinés en séance plénière, le gouvernement avance à marche forcée sur un texte complètement déséquilibré et qui pourrait manquer sa cible, en visant prioritairement la fraude aux allocations, pourtant infime, et en laissant de côté l’essentiel de la fraude : fraude et optimisation fiscales se montant au minimum à 80 milliards d’euros, fraude aux versements des cotisations sociales dans la partie patronale, fraude massive de certains professionnels de santé, notamment des structures privées prospérant sur le dos de la Sécurité sociale…
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Le handicap est un combat syndical
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Baromètre éco
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Estagel. Mobilisés contre la fermeture annoncée d’une classe (L’Indep)

Une mobilisation à la fois déterminée et inquiète face à une décision jugée prématurée.

Ce vendredi matin, à Estagel, parents d’élèves, élus et habitants se sont rassemblés devant l’école primaire pour protester contre un projet de fermeture de classe envisagé par les services de l’inspection académique. Selon les premières estimations avancées par l’administration, la baisse attendue des effectifs pour la rentrée prochaine justifierait cette éventuelle suppression. Une analyse contestée localement. Pour de nombreux participants, cette vision strictement comptable ne prend pas en compte les bénéfices pédagogiques de classes moins chargées, ni les dynamiques à venir sur le territoire. Car au cœur des arguments avancés figure aussi l’évolution démographique du village. Deux lotissements actuellement en cours de développement devraient, à moyen terme, entrainer l’arrivée de nouvelles familles et donc d’élèves supplémentaires. Une perspective que les acteurs locaux estiment insuffisamment intégrée dans les projections de l’Éducation nationale.

Présent sur place, Roger Ferrer, maire, accompagné d’élus, a affiché son soutien à la mobilisation, tout comme le maire de Montner, R. Garrigue, et plusieurs conseillers municipaux venus témoigner de leur solidarité. A leurs côtés, parents d’élèves, représentants associatifs et habitants ont formé un front commun pour défendre le maintien de cette classe. Dans un courrier adressé à la Direction académique, la municipalité a également mis en avant les investissements récents réalisés pour améliorer les conditions d’enseignement : équipements numériques, installation de la climatisation, ou encore aménagements pédagogiques. Autant d’efforts qui, selon elle, témoignent d’une volonté forte de soutenir l’école publique rurale. Au-delà des chiffres, c’est bien une vision de l’éducation et de l’équilibre territorial qui est en jeu. Les manifestants ont rappelé leur attachement à une école de proximité, garante d’égalité des chances et essentielle à la vitalité du village.

L’Indépendant, le 4 avril 2026

Communiqué de presse de l’UCR-CGT. Un 02 avril dynamique et revendicatif !

L’anxiété générée par la multiplication des conflits armés dans le monde et aux portes de l’Europe, la montée du fascisme, des idées d’extrême-droite dans le pays n’ont pas freiné la colère des retraité·es.

Plusieurs dizaines de milliers de retraité·es se sont mobilisé·es dans près de 120 rassemblements ou manifestations sur l’ensemble du territoire. Elles et ils ont été dans beaucoup d’endroits rejoint·es par des salarié·es.

Les retraité·es ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis de la politique menée par le gouvernement qui continue à les stigmatiser en les accusant de creuser le pseudo-déficit de la sécurité sociale et d’être à l’origine de la moitié de la dette publique de la France.

Elles et ils ont, à nouveau, exigé dans un contexte de flambée des prix la revalorisation immédiate de 10% de toutes les pensions de base et complémentaire, des moyens pour améliorer le droit à la santé, l’accès aux soins et le développement des services publics.

L’UCR CGT avait adressé une demande de rencontre au 1er ministre S. Lecornu. Nous serons reçus par le ministère du travail et des solidarités le mardi 14 avril 2026.

C’est, forte de cette mobilisation, que nous défendrons les revendications des retraité·es et porterons les près de 20 000 cartes pétitions exigeant le maintien et le développement de la sécurité sociale dont le financement doit se faire par les cotisations sociales.

Dès maintenant, l’UCR CGT appelle les retraité·es à rejoindre les mobilisations et initiatives organisées dans les départements pour exiger le maintien du 1er mai comme jour chômé et payé pour l’ensemble des salarié·es et notamment celles prévues le 10 avril 2026.

Le 1er mai 2026 doit aussi être une grande journée de mobilisation du monde du travail, des retraité·es, de la jeunesse, de l’ensemble de la population pour porter notre exigence de paix, de solidarité entre les peuples et des droits des travailleuses et travailleurs.

L’UCR CGT met en débat dans les sections de retraité·es la perspective d’une nouvelle grande journée de mobilisation des retraité·es à l’automne pour peser dans la construction du projet de loi de financement de la sécurité sociale 2027.

Plus que jamais, l’heure est à la mobilisation pour la défense et l’amélioration de nos droits sociaux.

Montreuil, le 02 avril 2027.

Emmanuel Tjibaou : « On ne peut pas parler de décolonisation sans le FLNKS » (La Marseillaise)

Dans une atmosphère tendue, par 190 voix pour et 107 contre l’Assemblée nationale a adopté jeudi la motion de rejet préalable du député kanak Emmanuel Tjibaou contre le projet de loi constitutionnelle du gouvernement visant à réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie. Le texte, défendu par la ministre des Outre-Mer Naïma Moutchou, rebascule désormais au Sénat, où il sera à nouveau discuté. En réaction au vote, le Premier ministre Sébastien Lecornu annonce que le gouvernement réunirait « la semaine prochaine » les forces politiques signataires de l’accord dit « Bougival ».
Entretien avec Emmanuel Tjibaou, député de Kanaky-Nouvelle-Calédonie au sein du groupe GDR (communiste et ultramarin). Il préside l’Union calédonienne (UC), composante du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS).

La Marseillaise : Pourquoi rejetez-vous ce projet de loi constitutionnel ?

Emmanuel Tjibaou : En tant qu’indépendantistes, les propositions qui ont été formulées dans le texte ne nous conviennent pas. Il est question d’un État de Nouvelle-Calédonie, d’une nationalité propre et qui pourrait être reconnu par la communauté internationale. En droit international, ça n’existe pas un État souverain qui existe à l’intérieur d’un autre. C’est une autonomie, tout au moins. D’autant plus que la nationalité qui est formulée dans la proposition n’existe que si elle est rattachée à la nationalité française. Donc clairement, c’est une souveraineté de papier. Sur l’exercice du droit à l’autodétermination, il est prévu dans la Constitution de 1946 que la France accompagne les territoires au sortir de la Seconde Guerre mondiale sur une trajectoire d’indépendance. L’exercice du droit à l’autodétermination tel qu’il est décliné dans l’accord de Bougival, nécessiterait de décrocher une majorité qualifiée de 64 % au Congrès de Nouvelle-Calédonie. C’est davantage que la majorité qualifiée du Congrès de Versailles pour changer la Constitution française. Même si on obtient cette majorité qualifiée, seul l’État peut convoquer un référendum pour faire voter les Calédoniens sur l’obtention de compétences régaliennes. Enfin, si par miracle, on les obtient, les partenaires doivent se réunir pour déterminer les modalités du nouveau lien avec la France. Donc, même après ce chemin de croix, on n’a pas la certitude qu’on chemine vers une décolonisation pleine et entière…

La Marseillaise : Le gouvernement a tenté le passage en force ?

Emmanuel Tjibaou : C’est un accord non consensuel qui a été négocié au forceps. Certains ont dit après la séquence d’Élysée-Oudinot du 19 janvier qu’il y avait eu un chantage au plan de relance. Si on ne souscrivait pas à cet accord, les subsides de l’État et les subventions n’arriveraient pas. Les parlementaires avaient déjà statué à l’automne dernier, lors du report des élections provinciales, en demandant de manière explicite qu’il puisse permettre au gouvernement de reprendre la main pour rejeter Bougival et aller vers un accord consensuel. Il ne l’a pas fait. On a statué sans loi organique accompagnant ce texte, ce qui est quand même assez incroyable.

La Marseillaise : Vous demandez la réouverture des négociations ?

Emmanuel Tjibaou : Maintenant qu’on a rejeté le texte et que le calendrier du congrès de Versailles pour la réforme constitutionnelle ne tient plus, il faut tenir les élections provinciales. Notre objectif était aussi rattaché à l’exercice du pouvoir démocratique car ce texte aurait provoqué un quatrième report de ce scrutin, ce qui ne s’est jamais produit sur aucun territoire ni département de la République sous la Ve. On demande aux parlementaires de trouver des équilibres que le gouvernement n’a pas pu trouver, c’est assez gonflé. On s’est inscrits par deux fois en 1988 et en 1998 dans des accords qui ont été validés et constitutionnalisés avec deux présidents successifs, Mitterrand et Chirac, sur une démarche de décolonisation. Ce qui signifie qu’aujourd’hui, je siège à l’Assemblée, mais l’ensemble des compétences, elles ont déjà été dévolues à la Nouvelle-Calédonie, il ne reste que les régaliennes. Pour nous, la perspective est de définir un calendrier dans lequel la question de l’indépendance ou en tout cas d’une souveraineté partagée, peuvent être définies comme cadre de négociation. On ne peut pas parler de décolonisation sans le mouvement de libération, le FLNKS, au nom duquel je parle aujourd’hui.

La Marseillaise : L’exécutif se soumet à ses élus loyalistes ?

Emmanuel Tjibaou : L’impartialité de l’État est clairement questionnée pour nous. On n’a pas demandé à être français, on nous l’a imposé en 1853 avec des fusils à baïonnettes. Aujourd’hui, on négocie avec le représentant de l’État français et son exécutif. Le FLNKS a fait un pas de côté avec l’UNI (Union nationale pour l’indépendance), Calédonie Ensemble et l’Éveil Océanien, parce qu’on avait souscrit au projet de souveraineté partagée emmené par le ministre d’État Manuel Valls. En revanche, en aucun cas le pas de côté a été fait par les loyalistes et les partenaires lorsque le FLNKS s’est mis en retrait de la séquence de Bougival. Or, notre principe dans la négociation, puisque c’est l’application de la méthode Rocard, c’est aussi de faire valoir les éléments de consensus. C’est comme ça qu’on travaille, nous, dans le Pacifique. Je veux bien croire qu’en Occident, c’est la force qui prévaut mais ce n’est pas comme ça qu’on entrevoit la discussion. Et encore moins quand on est dans une situation décoloniale.

Entretien réalisé par Laureen Piddiu (La Marseillaise, le 3 avril 2026)

Les retraités dans la rue. « En trois ans, j’ai perdu trois mois de pension » (L’Indep)

Une intersyndicale appelait les retraités à manifester hier pour dénoncer entre autres leurs conditions de vie.

Bravant le vent et la pluie fine perpignanaise, plusieurs dizaines de retraités ont battu le pavé ce jeudi.

Au départ de la place de la Victoire de Perpignan, ces salariés retraités ont déambulé dans le centre-ville de la préfecture catalane pour faire entendre leurs revendications.
Elles sont aussi nombreuses qu’intimement liées. Baisse du pouvoir d’achat, absence de reconnaissance dans la société et conflits internationaux entretiennent les inquiétudes de cette partie de la population.

Michel Chabasse, responsable national de la CGT retraité, explique : « On dit aux retraités que nous coûtons cher à la société, pourtant notre pouvoir d’achat ne cesse de se réduire. J’ai fait mes calculs, avec l’augmentation des prix et la non-revalorisation de ce que nous percevons, en trois ans j’ai perdu l’équivalent de trois mois de pensions ». Une réalité difficile à avaler pour celui qui rappelle avoir « cotisé toute ma vie » et qui nourrit le sentiment de ne pas être reconnu dans la société.

« Nous n’avons pas de ministère, ni de délégué à la question des retraités. Quelle place avons-nous réellement ? On nous dit que l’on fait mourir la France, mais nous ne sommes pas inutiles. Les retraites consomment mais font aussi tourner le monde associatif auquel nous consacrons 9 millions d’heures chaque année ».

Dans la rue ce jeudi, ces retraités revendiquent aussi la paix qui, selon eux, est « indissociable du progrès social ».

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 3 avril 2026)

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 3 avril 2026)

« Entre le peuple et les actionnaires, choisissez, pour une fois, l’intérêt général ! »
Question d’actualité au Gouvernement sur le prix de l’énergie
Face à l’explosion des prix du carburant, allez-vous faire le choix des intérêts du peuple en plafonnant les marges des profiteurs de guerre ou céder aux chantages des actionnaires de TotalEnergies ?
Mme Maud Bregeon, ministre déléguée, porte-parole du Gouvernement, et chargée de l’énergie . (…)
—> Lire l’intervention de Fabien Gay

Réguler les GAFAM, pas les enfants
Protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux
Les réseaux sociaux et l’addiction aux écrans ont des effets délétères sur la santé mentale, nous en convenons tous.
Hélas, nous sommes en présence d’un texte d’affichage, qui donne le sentiment de répondre à une inquiétude légitime sans s’attaquer aux causes réelles des problèmes. Car (…)
—> Lire l’intervention d’Évelyne Corbière Naminzo

« Planifier, produire, souverainiser : la voie industrielle française »
Débat : « Face à la désindustrialisation, quelle nouvelle politique industrielle pour la France ? »
La théorie du PDG d’Alcatel, Serge Tchuruk, d’une France sans usine est un échec. Les néolibéraux y ont cru. Résultat, deux millions d’emplois industriels ont disparu en quarante ans et la part de l’industrie est passée sous la barre des 10 % du PIB.
Plutôt que de quémander des (…)
—> Lire l’intervention de Fabien Gay

« Construisons une politique industrielle qui préserve les savoir-faire, sécurise les emplois et prépare l’avenir »
Débat : « Face à la désindustrialisation, quelle nouvelle politique industrielle pour la France ? »
Dans le bassin minier et le Pas-de-Calais, la désindustrialisation n’est pas une abstraction : elle fait partie de l’histoire de milliers de familles, qui se sentent abandonnées et doutent de l’État comme des élus locaux.
Qu’une usine vacille, et des centaines d’emplois, des sous-traitants, (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

Désindustrialisation, rattraper le temps perdu
Débat : « Face à la désindustrialisation, quelle nouvelle politique industrielle pour la France ? »
À l’issue de ce débat sur la désindustrialisation demandé par notre groupe, un premier élément de satisfaction : nous nous rejoignons pour constater qu’en raison de la désindustrialisation, l’orientation d’une France sans usine doit être abandonnée ; que de temps perdu…
Monsieur le (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

Contre la fin de la trêve des expulsions locatives, défendons le droit au logement de toutes et tous !
Le 31 mars, comme chaque année, la trêve hivernale des expulsions locatives prendra fin. A une différence près : l’arsenal administratif et judiciaire s’est renforcé au détriment des locataires, aujourd’hui toujours plus nombreux à être menacés d’une mise à la rue.
En un an, les expulsions (…)
—> Lire l’intervention

12 milliards pris à l’Unédic, et la facture pour les chômeurs
Protocole d’accord relatif à l’assurance chômage
L’avenant n°3 réduit la durée maximale d’indemnisation dans le cadre d’une rupture conventionnelle individuelle à 15 mois pour les moins de 55 ans et à 20,5 mois et 30 mois pour les plus de 55 ans et les résidents outre-mer. Selon l’étude d’impact, cela générera entre 600 et 800 millions d’euros (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

Peut-on condamner la junte tout en commerçant avec elle ?
Accord France-Birmanie
Cinq ans après le coup d’État, la situation au Myanmar demeure dramatique. Six mille morts, vingt mille détenus, trois millions de déplacés, crimes de guerre, crimes contre l’humanité : tous ces faits ont conduit la CPI à demander un mandat d’arrêt contre le général auteur du putsch.
La junte (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Former plus, reconnaître mieux, soigner partout
faciliter l’exercice en France des médecins diplômés au Royaume-Uni avant le Brexit
Ce texte corrige une incohérence. Depuis le 1er janvier 2021, en raison du Brexit, les étudiants à diplôme britannique ne bénéficient plus de la reconnaissance automatique de leur diplôme, comme c’était le cas depuis 1975.
Les 117 médecins concernés pourront donc exercer en France et pallier (…)
—> Lire l’intervention de Céline Brulin

« Nos concitoyens de Martinique n’ont pas besoin de symboles, mais de solutions concrètes et durables »
Règles applicables en Martinique en matière d’énergie, d’eau et d’assainissement
Ce projet de loi, attendu, touche au quotidien de nos concitoyens martiniquais. Le territoire fait l’objet de contraintes spécifiques, qui rendent l’application des normes conçues pour l’Hexagone inopérante.
Continuer à légiférer de manière indifférenciée conduit à l’inefficacité.
Sur le (…)
—> Lire l’intervention de Cathy Apourceau-Poly

Baux précaires : quand l’État fragilise ses propres agents
Améliorer l’accès au logement des travailleurs des services publics ?
Qui pourrait s’opposer à l’accès au logement des travailleurs des services publics ? Comme les 12 millions de personnes fragilisées par la crise du logement, ils rencontrent des difficultés pour que leur droit au logement soit respecté.
Le logement privé répond de moins en moins à cette (…)
—> Lire l’intervention de Marianne Margaté

Les autres interventions

Les questions écrites : Une réflexion globale sur une refonte du système actuel est nécessaire
Institutions, élus et collectivités – Licences IV et lieux de sociabilité – par Marianne Margaté – 1er avr. 2026

Les questions orales : Éducation prioritaire : le Pas-de-Calais oublié des arbitrages nationaux ?
Éducation et recherche – Moyens d’enseignement dans le Pas-de-Calais – par Jean-Pierre Corbisez – 31 mars 2026

Les questions écrites : Un véritable pillage sur les ressources de la formation professionnelle des agents des collectivités locales
Institutions, élus et collectivités – Plafonnement des recettes du centre national de la fonction publique territoriale à 397 millions d’euros – par Marianne Margaté – 30 mars 2026

Manifestation du 2 avril des retraité à Perpignan

Malgré le mauvais temps, une nouvelle fois les « retraités » ont répondus présents dans les rues de Perpignan pour stopper l’érosion de leur pouvoir d’achat et l’augmenter l
Une mobilisation de 200 personnes, et une envie de recommencer très forte.