Grève des cliniques : mobilisation en masse et appel au préfet (L’Indep)

Ce jeudi, plus de 200 soignants et personnels en grève des cliniques privées Elsan manifestaient dans les rues du centre-ville de Perpignan. Une délégation a été reçue en préfecture.

Au 14e jour du mouvement de grève qui touche les cliniques privées du groupe Elsan des Pyrénées-Orientales, plus de 200 soignants étaient dans les rues de Perpignan hier. Le rassemblement, sur la place Catalogne, s’est ensuite transformé en cortège jusqu’à la préfecture, où les délégués syndicaux ont été reçus par le préfet Pierre Regnault de la Mothe et le directeur territorial de l’ARS, Franck Nivaud.

86 salariés sur 120 en grève au Floride

Si la clinique Saint-Pierre et Médipôle Saint-Roch sont au centre de la mobilisation depuis le vendredi 24 avril, ils ont été ensuite soutenus par la polyclinique Méditerranée où les salariés ont débrayé à plusieurs reprises, mais aussi par la clinique Le Floride au Barcarès.

« Nous ne savons pas ce qu’est une prime. Nous n’avons ni 13e mois, ni prime de participation, ni d’intéressement, ni prime de présence », pointaient des soignants de l’établissement au départ du cortège, représenté par Théo de la Cfdt. Au Floride, 86 salariés sur 120, cadres compris, sont en « grève illimitée » depuis le weekend dernier. Quelques salariés de la clinique Saint-Michel de Prades, du même groupe, devaient aussi se joindre au mouvement.

Après avoir scandé leur slogan dans les rues de Perpignan, « Elsan t’es foutu, tes soignants sont dans la rue », le mouvement a siégé devant la préfecture. Des prises de parole de soignants et même de patients en soutien au personnel sont venues renforcer les revendications, tandis que les délégués syndicaux étaient reçus par le préfet.

« Ma priorité est de garantir la continuité des soins »

Une heure plus tard, la fin de l’attente, et des réponses ? « Nous avons formulé nos requêtes sur les réquisitions que nous trouvons abusives. Le préfet s’engage à regarder le quota des réquisitions par rapport au nombre de patients et nous demande en échange de bien aller à nos réquisitions », ont résumé les déléguées syndicales après le rendez-vous. Sur ses réseaux, le préfet relate : « J’invite les deux parties, directions des cliniques et représentants du personnel, à poursuivre et approfondir le dialogue afin qu’une issue soit trouvée rapidement. Il est important qu’une véritable négociation se tienne et aboutisse ».

Avant de justifier : « Ma priorité est de garantir la continuité des soins. C’est pour cette raison que j’ai décidé de procéder à la réquisition de certains agents, afin de garantir la bonne prise en charge des soins qui ne peuvent pas être reportés. Je suis préoccupé par la situation des chimiothérapies je demande que leur continuité soit assurée de manière systématique ».

Dans l’attente d’avancées majeures dans les négociations avec les directions respectives, pas prévues avant ce lundi 11 mai, le mouvement se poursuit.

Laura Morales (L’Indépendant, le 8 mai 2026)

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