Grève à Médipôle : l’Inspection du travail tente de relancer le dialogue (L’Indep)

Hier, une délégation de l’Inspection du travail s’est rendue à la polyclinique Médipôle Saint-Roch de Cabestany afin d’aider représentants du personnel et direction à trouver un compromis à même de mettre fin à la grève débutée le 24 avril dernier.

La médiation promise par le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, semble sur les rails. Ce vendredi matin, une délégation de la Direction de l’emploi, du travail et des solidarités (Deets) s’est rendue à la polyclinique Médipôle Saint-Roch de Cabestany, où la grève débutée le 24 avril s’enracine, pour tenter de relancer le dialogue. La délégation a rencontré les représentants du personnel, puis ceux de la direction.

« L’Inspection du travail nous a surtout écoutés. Ils voulaient entre autres comprendre les points de blocage », explique la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani. « Nous avons reformulé nos propositions par écrit en demandant que si elle prend des engagements, la direction le fasse également par écrit. »

De son côté, le groupe Elsan, propriétaire de la clinique, confirme que la direction de l’établissement a bien rencontré la délégation de l’Inspection du travail ce vendredi et qu’une nouvelle séance de négociation avec les représentants du personnel a été programmée ce lundi 18 mai.

Temps fort revendicatif ce lundi

Sur la page Facebook dédiée au mouvement, les syndicats ont également annoncé la tenue d’une nouvelle assemblée générale ce samedi à 11 heures, ainsi que le passage des élus dans les services au cours du week-end. Le temps fort revendicatif prévu lundi est maintenu.

Pour mémoire, la direction a mis sur la table ce mercredi soir le versement d’une prime de partage de la valeur de 300 euros en juin 2026, la reconduction pour 5 ans de la prime d’intéressement plafonnée à 1 500 euros par an, ainsi qu’une prime annuelle pérenne de 400 euros à partir de 2027. Les syndicats (CGT et CFDT) réclament que la direction s’engage par écrit à porter cette dernière à 1 500 euros à compter de 2031, afin de remplacer la prime d’intéressement qui arrivera alors à échéance.

Arnaud Andrieu (L’Indépendant, le 16 mai 2026)

L’actu de la CGT (n° du 15 mai 2026)

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Inflation, énergie… Le gouvernement doit augmenter le SMIC et indexer les salaires sur les prix
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[Communiqué intersyndical] Travail le 1er mai : une brèche toujours inacceptable
Communiqué de presse de la CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, Solidaires et FSU
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Bourse du travail de Carcassonne : courrier intersyndical adressé au ministre de l’Intérieur et au ministre du Travail
Courrier intersyndical adressé au ministre de l’Intérieur et au ministre du Travail, après la procédure engagée par le nouveau maire RN de Carcassonne visant à expulser les organisations syndicales de leurs locaux.
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[Guide] Salaires : négocier pour gagner dans l’entreprise
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Un 8 mai 45 sous tension à Perpignan

Ce vendredi 8 mai 2026, notre Collectif « Pour une histoire franco algérienne non falsifiée » a organisé la commémoration de l’Autre 8 mai 45 en Algérie sous forme d’un dépôt de gerbe et de prises de parole en hommage aux victimes algériennes de la répression coloniale.

Ce rassemblement pacifique, déclaré et autorisé, ne présentait aucun trouble à l’ordre public.

Or, il a fait l’objet d’une irruption de la police nationale motivée par la présence d’un drapeau palestinien, avec menace de verbalisation en application d’un arrêté que les fonctionnaires de police ont été dans l’incapacité de produire.

Chercher à dicter, par la force, aux organisateurs d’une initiative associative, qui est autorisé (ou pas) à assister à une commémoration et à s’identifier par le biais d’un étendard, interroge le respect de la liberté d’expression dont le droit de manifestation est partie intégrante.

Nous tenons donc à porter à votre connaissance cet incident qui s’inscrit dans une certaine continuité de tentatives d’intimidation, à la veille de la tenue à Perpignan du « Printemps de la liberté d’expression » … de l’extrême droite (29-31 mai 2026).

Nous adressons par ailleurs un courrier de protestation au préfet (voir ci-dessous).

Collectif « Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée » : Association Nationale des Pieds-Noirs Progressistes et leurs Ami.e.s (ANPNPA) ; ASTI ; Fédération franco-algérienne ; LDH66 ; Mouvement de la Paix ; MRAP66 ; NPA66 ; PCF66 ; Pour la mémoire, contre l’oubli ; Survie

Bourse du travail de Carcassonne. Leș leaders syndicaux nationaux écrivent au ministre de l’intérieur (L’Indep)

Les leaders nationaux de la CGT, de la FSU, de l’Unsa, de Solidaires, de la CFE-CGC, de la CFDT et de FO ont adressé un courrier aux ministres de l’Intérieur et du Travail, Laurent Nuñez et Jean-Pierre Farandou. Ils y expriment leurs inquiétudes face à la procédure du maire Christophe Barthès, visant à expulser les organisations syndicales de leurs locaux à Carcassonne, et leur demandent d’intervenir « pour garantir le respect des libertés syndicales ».

Après la manifestation intersyndicale de ce mercredi 13 mai, à Carcassonne, pour protester contre la volonté du maire RN Christophe Barthès d’exproprier la CGT de la Bourse du travail, rue Voltaire, une nouvelle expression de l’indignation suscitée par cette décision est venue d’acteurs majeurs de la démocratie sociale en France.

C’est en effet un courrier signé par sept leaders syndicaux nationaux, Sophie Binet (CGT), Caroline Chevé (FSU), Laurent Escure (Unsa), Julie Ferrua et Murielle Guilbet (Solidaires), François Hommeril (CFE-CGC), Marylise Léon (CFDT), Frédéric Souillot (FO), qui a été adressé au ministre de l’Intérieur et ministre du Travail, Laurent Nunez et Jean-Pierre Farandou. « À Carcassonne, le nouveau maire a engagé une procédure visant à expulser les organisations syndicales de leurs locaux. Cette décision constitue une attaque grave contre la liberté syndicale et contre nos organisations qui participent depuis des décennies à la vie démocratique et sociale de notre pays », commencent-ils.

Avant de rappeler : « Messieurs les ministres, s’attaquer à une Bourse du travail n’est jamais anodin. Ces lieux sont issus de l’histoire du mouvement ouvrier et de la construction des solidarités populaires. Un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales de 2013 sur les Bourses du travail et les maisons des syndicats chiffrait leur fréquentation à plus d’un million de personnes dans le cadre des permanences juridiques et sociales. Les affaiblir ou les faire disparaître revient à porter atteinte à la capacité des salariés à se défendre collectivement et à accéder concrètement à leurs droits. Cette décision est contraire à la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de 1948. »

Et d’afficher leur inquiétude : « Ce qui se joue à Carcassonne dépasse largement le cadre local. Si une municipalité peut, pour des raisons idéologiques, expulser des organisations syndicales d’un lieu qu’elles occupent parfois depuis près d’un siècle, alors c’est un précédent extrêmement dangereux qui est créé pour l’ensemble du pays. Nous vous demandons solennellement d’intervenir afin que soit garanti le respect des libertés syndicales et des principes républicains. Nous appelons également les services de l’État et la préfecture de l’Aude à prendre leurs responsabilités face à une décision qui remet directement en cause l’exercice normal de l’activité syndicale. Il ne s’agit pas seulement de défendre un bâtiment. Il s’agit de défendre un principe fondamental : dans une démocratie, les syndicats ne doivent jamais être réduits au silence par le pouvoir politique. »

Christophe Parra (L’Indépendant, le 15 mai 2026)

L’Université contrainte de réduire sa masse salariale (L’Indep)

Par courrier du 6 mars dernier, le rectorat a indiqué à l’université de Perpignan qu’elle se voyait imposer un processus de « conditions de retour a l’équilibre ». En clair, elle doit réduire sa masse salariale. Des embauches d’enseignants-chercheurs pourraient être remises en cause.

Le delta n’est pas énorme, mais il pèse dans la situation économique de l’Université de Perpignan Via Domitia. Comme une vingtaine d’établissements publics d’enseignement supérieur et de recherche, l’UPVD a reçu une demande du rectorat « imposant un processus de travail sur leur équilibre financier ».

Dans un communiqué, le président de l’université, Yvan Auguet, précise : « La santé financière d’une université est évaluée selon trois critères : sa trésorerie, son fonds de roulement et le rapport entre ses dépenses de masse salariale et ses produits encaissables (ses recettes). L’UPVD répond très positivement aux deux premiers critères. En revanche, pour le troisième, nommé « ratio Dizambourg », celui-ci fixe un seuil maximum à 83 % alors qu’à l’heure actuelle, il s’élève à 85,796 % à l’UPVD ». Un delta de 2,7 % qui inquiète les syndicats et les personnels. Il impose la diminution de la masse salariale de l’établissement qui compte quelque 800 salariés. Pascal Nogues, co-secrétaire du syndicat SNESUP-FSU, dénonce « une décision brutale qui obligera un coup de rabot sur notre recrutement qui n’était pas déraisonnable. Des postes d’enseignants chercheurs sont du coup menacés. On ne nous donne pas les moyens suffisamment à notre mission et, ensuite, on se fait taper sur les doigts ». Il insiste : « L’UPVD est à l’équilibre financier, elle n’est pas déficitaire. Seul ce ratio Dizambourg n’est pas atteint pour seulement 2,7 % Nos finances sont saines. C’est à se demander si l’État ne cherche pas à ne conserver que de grands pôles universitaires régionaux, au détriment des petites universités comme la nôtre, qui jouent pourtant un rôle essentiel sur le territoire ».

Une motion adoptée à l’unanimité

Deux jours avant, le président de l’UPVD avait organisé une assemblée générale des personnels. Elle a rassemblé 400 salariés. Une motion a été adoptée à l’unanimité selon Yvan Auguet. « Elle sera transmise à notre tutelle », ajoute-t-il. « Si la situation est difficile par les mesures à prendre, les missions dévolues à notre université seront assurées avec le sens du devoir et l’engagement de toute notre communauté, dans l’intérêt de nos étudiantes et de nos étudiants, mais aussi de la qualité de notre recherche ». Si l’équilibre financier n’est pas rétabli, l’UPVD pourrait être mise sous tutelle. Yvan Auguet devrait présenter des mesures d’ici quelques semaines.

L’UPVD accueille plus de 10.000 étudiants sur ses campus de Perpignan, Font-Romeu, Narbonne et Carcassonne.

Thierry Bouldoire (L’Indépendant, le 15 mai 2026)

Grève reconduite à Médipôle en attendant la médiation (L’Indep)

Hier, lors de leur assemblée générale, les salariés de la clinique Médipôle de Cabestany, en grève depuis 21 jours, ont une nouvelle fois décidé de reconduire leur mouvement ils ont juge insuffisantes les nouvelles propositions de la direction, formulées ce mercredi soir alors que le préfet venait d’annoncer la mise en place d’une médiation sous l’égide de l’Inspection du travail.

Les salariés de Médipôle n’ont finalement pas emboîté le pas à leurs homologues de la clinique Saint-Pierre de Perpignan, qui ont mis fin ce mercredi à la grève entamée le 24 avril. Ce jeudi matin, lors de leur assemblée générale, qui a réuni une centaine de personnes, les soignants en lutte de Cabestany ont décidé à l’unanimité de reconduire le mouvement et de solliciter le préfet afin qu’il mette en place le plus rapidement possible la médiation entre la direction et les représentants du personnel annoncée ce mercredi.

Le principal point à l’ordre du jour de l’assemblée générale concernait les nouvelles propositions formulées par la direction ce mercredi soir, dans la foulée de l’annonce du préfet.

À savoir : le versement d’une prime de partage de la valeur de 300 euros en juin 2026, l’octroi d’une prime annuelle pérenne de 400 euros à partir de janvier 2027 et la reconduction pour cinq ans de la prime d’intéressement déclenchée à partir d’un certain seuil d’activité et plafonnée à 1.500 euros par an.

« Ces propositions ne satisfont pas les salariés, qui ont besoin de sécuriser leurs revenus », explique la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani. « La prime pérenne de 400 euros sur laquelle s’est engagé le directeur devra être renégociée chaque année. L’idée est d’arriver aux 1 500 euros d’intéressement qui n’existeront plus dans cinq ans, de mettre en place un système qui prenne le relais. Mais le directeur a refusé de s’engager par écrit sur ce point. On ne demande pas la lune. Ça fait trois fois qu’on doit se battre pour garder le contrat d’intéressement. Les salariés en ont ras le bol. » Également présent lors de l’assemblée générale, le secrétaire départemental de la CGT, Julien Berthélémy, a indiqué avoir contacté le préfet pour lui demander de mettre en place d’ici ce vendredi la médiation promise entre la direction et les représentants du personnel. Médiation en laquelle les salariés de Médipôle, qui envisagent l’organisation d’une « action coup de poing » ce lundi, semblent désormais placer leurs espoirs.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 15 mai 2026)

Sollicité, le groupe Elsan, propriétaire de la clinique, n’a pas donné suite.

Le préfet annonce que la médiatrice
se rendra sur place dès ce vendredi matin

La réaction du préfet, Pierre Regnault de la Mothe, ne s’est pas fait attendre. Ce jeudi, en début d’après-midi, dans la foulée de la reconduction de la grève, celui-ci a confirmé à L’Indépendant qu’il avait d’ores et déjà désigné comme médiatrice pour ce dossier une responsable de la Direction départementale du travail, de l’emploi et des solidarités (DDETS). Il a également annoncé que celle-ci se rendrait sur place dès ce vendredi matin. « Pour engager les discussions avec les deux parties »

Lettre d’information du groupe CRCE.K au Sénat (n° du 13 mai 2026)

« Le droit à l’aide à mourir est un droit d’exception »
Égal accès de tous à l’accompagnement et aux soins palliatifs et à l’aide à mourir
L’examen de ces deux textes est très loin d’être un long fleuve tranquille. Dernier psychodrame : le report, décidé la veille de la réunion de la commission. Et je ne reviens pas sur le triste spectacle donné par le Sénat qui a totalement réécrit le texte, avant de le rejeter…
Nous appelons (…)
—> Lire l’intervention de Silvana Silvani

Une rentrée scolaire sous le signe de la déstabilisation
Question d’actualité au Gouvernement
Monsieur le ministre de l’Éducation nationale, chaque année, la carte scolaire et les suppressions de postes annoncées provoquent une véritable irruption dans nos départements.
Chez nous, nous avons célébré le 50e anniversaire de la naissance du premier RPI (Regroupement Pédagogique (…)
—> Lire l’intervention de Gérard Lahellec

« Ce texte criminalise la précarité »
Lutte contre les fraudes sociales et fiscales
Nous refusons que la lutte contre la fraude serve à surveiller les pauvres et à traquer les allocataires pendant que les puissants organisent tranquillement leur impunité.
Ce texte criminalise la précarité. Il considère les bénéficiaires de droits comme des individus non à protéger, mais à (…)
—> Lire l’intervention de Silvana Silvani

Les autres interventions

Les questions écrites :
Un mécanisme de compensation digne de ce nom doit être mis en place
Budget et fiscalité – Chute forte et brutale de la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle – par Marianne Margaté – 12 mai 2026

Fin de la grève a la clinique saint-Pierre, « tensions » à Médipôle : le récit d’une journée sous haute pression (L’Indep)

La journée d’hier s’est révélée riche en rebondissements dans les cliniques Saint-Pierre de Perpignan et Médipôle de Cabestany. À la suite de l’intervention du préfet et de nouvelles propositions de la direction, les salariés de Saint-Pierre ont mis fin au mouvement en fin d’après-midi après vingt jours de grève. Du côté de Médipôle aussi, les négociations ont repris, mais elles n’ont pas permis de déboucher sur un accord. Le récit de vingt-quatre heures sous tension.

10 heures. En ce mercredi matin, la grève s’éternise dans les cliniques Médipôle de Cabestany et Saint-Pierre de Perpignan, toutes deux propriétés du groupe Elsan. Le combat, engagé pour obtenir le maintien du pouvoir d’achat des salariés et une amélioration des conditions de travail, dure depuis 20 jours. Les négociations semblent dans l’impasse. Lors de leur assemblée générale, les grévistes de Médipôle revoient leurs revendications à la baisse. Au lieu du 13e mois, qu’ils réclamaient afin de sanctuariser les sommes qu’ils percevaient jusqu’ici au titre de la prime d’intéressement, ils ont décidé de revendiquer une prime pérenne de 2.000 euros par an qui « coûterait un peu moins cher à la direction ».

La direction dénonce des « occupations illégales »

12 heures. A Saint-Pierre, après une réunion infructueuse en fin de matinée, une partie des salariés organise un sit-in devant les bureaux de la direction Le groupe Elsan évoque une « occupation illégale de l’établissement ». À Médipôle aussi, la tension monte d’un cran. Afin d’obtenir une nouvelle réunion de négociation, un groupe de salariés s’installe devant la porte de la direction pour « faire du bruit ». Le directeur territorial du groupe Elsan, Fabrice Derbias, évoque après coup « un envahissement », avec des « hurlements » et des « coups de poing assénés sur la porte pendant plusieurs minutes », qui ont conduit la direction de l’établissement à faire intervenir les forces de l’ordre pour ramener le calme. L’entreprise indique également avoir fait appel à un huissier pour constater la situation et « mandaté des avocats pour porter plainte ».

Le préfet annonce une concertation

15h30. Le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de la Mothe, annonce sur les réseaux sociaux qu’il a décidé, « en accord avec les deux parties », d’engager une médiation placée sous l’égide de la Direction départementale du travail, de l’emploi et des solidarités (Inspection du travail). « Je souhaite que cette médiation soit de nature à faciliter la reprise d’un dialogue apaisé entre les représentants des directions et les représentants du personnel, souligne le représentant de l’État dans son post. Le niveau de tension atteint aujourd’hui n’est pas acceptable. J’appelle chacun à entrer dans une logique de négociation et d’apaisement. Je reste attentif à la continuité des soins, qui doit être assurée. Comme je l’ai déjà indiqué, je souhaite en particulier que la continuité des chimiothérapies soit assurée de façon systématique. »

Les négociations reprennent

16 heures. Les syndicats de la clinique Saint-Pierre, à qui la direction a proposé une nouvelle réunion après l’annonce du préfet, convoquent une assemblée générale en indiquant que de nouvelles propositions « décentes et acceptables » ont été formulées.

17 heures. Les salariés en lutte de la clinique Saint-Pierre votent à une large majorité la fin de la grève, tandis que du côté de Médipôle, les négociations reprennent entre la direction et les représentants du personnel.

19h30. À Médipôle, la réunion entre syndicats et direction s’achève sans qu’un accord de fin de conflit ait pu être conclu. « Nous avons fait des propositions qui sont remontées au groupe Elsan. La direction a également revu ses propositions. C’est mieux que ce qu’elle avait mis sur la table jusqu’à présent, mais moins que ce que l’on demandait », résume la déléguée syndicale CFDT Hélène Massé. « Pour l’heure, rien n’est signé, rien n’est acté. Nous organiserons une assemblée générale ce jeudi à 10 heures pour faire le point avec les salariés. »

A. A. (L’Indépendant, le 14 mai 2026)

Caisses de grève et concert de soutien

Au niveau salarial, le mouvement constitue un véritable sacrifice pour les grévistes. Et pour cause : à moins d’un accord sur ce point, les jours de grève ne sont pas payés. Le protocole de fin de conflit conclu ce mercredi à la clinique Saint-Pierre prévoit bien un étalement de la défalcation des jours de grève sur deux mois, mais en aucun cas leur paiement.

Toutefois, les salariés se sont organisés en amont pour amortir la perte de salaire, notamment en mettant en place des caisses de grève. Celle gérée par l’union départementale de la CGT contenait par exemple ce mercredi matin « près de 11.000 euros » et une autre cagnotte lancée en ligne « environ 2.000 euros » de plus.

« Nous allons recenser les grévistes et partager cet argent au prorata du nombre d’heures de gréve effectuées par chacun », explique une syndicaliste.

Un concert de soutien avec Nima (Nico des Raskai) et L’Agram est également prévu ce mardi 19 mai, de 18 heures à 22 heures, au parc Guilhem, à Cabestany, pour récolter des fonds.

Pourquoi les salariés de la clinique Saint-Pierre ont voté la fin de la grève (L’Indep)

Ce mercredi 13 mai, en fin d’après-midi, les salariés de la clinique Saint-Pierre de Perpignan ont voté à une large majorité la fin de la grève entamée il y a 20 jours. Les syndicats ont signé un accord de sortie de conflit qui prévoit notamment le versement d’une prime de partage de la valeur de 700 euros net par salarié.

Après 20 jours de lutte, la grève est finie du côté de la clinique Saint-Pierre. Lors de la nouvelle séance de négociation qui s’est tenue ce mercredi en milieu d’après-midi, après l’annonce du lancement d’une médiation par le préfet, la direction a formulé de nouvelles propositions que les déléguées syndicales CGT et CFTC ont jugées « décentes et acceptables ». Elles les ont donc soumises vers 17 heures aux salariés, qui ont voté à une large majorité la fin de la grève.

« Nous avons signé un accord de fin de conflit », confirme l’une des déléguées syndicales CGT de l’établissement, Charlotte Bailly. Dans le détail, l’accord en question prévoit le versement, dès ce mois de juin, d’une prime de partage de la valeur (ex-prime Macron, NDLR) de 700 euros net par salarié et d’une prime annuelle pérenne de 400 euros net par salarié à partir de 2027. Il acte aussi une révision de l’accord d’intéressement en cours. Avec un avenant qui favorise le seuil de déclenchement de cette autre prime, basée sur l’activité de la clinique, qui n’avait pas été atteint cette année. Enfin, la direction a également concédé l’étalement de la défalcation des jours de grève sur deux mois.

« La situation s’est décantée quand le préfet nous a invités à le rencontrer avec la médiation de la Direction départementale du travail, de l’emploi et des solidarités », souligne Charlotte Bailly. « La direction est revenue vers nous avant qu’on ne soit obligés d’en arriver là. Nous maintenons toute notre solidarité aux salariés de Médipôle Nous espérons qu’ils trouveront eux aussi une issue convenable. »

Reprise du travail ce jeudi matin

Les salariés grévistes de la clinique Saint-Pierre commenceront à reprendre le travail ce jeudi 14 mai au matin. La direction de l’établissement se félicite « d’avoir pu retrouver un cadre de respect et de dialogue ». Et précise que « les services de la clinique se remettront en fonctionnement avec une priorité donnée aux patients dont la prise en charge en chimiothérapie avait dû être reportée ces derniers jours. Les patients concernés seront contactés individuellement afin d’organiser leur reprogrammation dans les meilleurs délais ».

Du côté de la polyclinique Médipôle de Cabestany, également propriété du groupe Elsan et en grève depuis le 24 avril, la direction et les représentants du personnel ont aussi repris les négociations ce mercredi à 17 heures, après l’annonce du préfet.

Mais la réunion n’a pas débouché sur un protocole de fin de conflit. Les syndicats prévoient d’organiser une assemblée générale ce jeudi 14 mai à 10 heures afin de faire le point avec les salariés sur les nouvelles propositions de la direction.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 14 mai 2026)