Classes menacées. « On réduit les moyens là où il faudrait investir » (L’Indep)

Ce mardi, dans le cadre de la grève des enseignants, entre 150 et 200 personnes se sont rassemblées à Perpignan, devant l’Inspection académique, afin de protester contre les suppressions de postes dans l’éducation et les 27 fermetures de classes envisagées pour la rentrée prochaine dans les écoles du département.

Des conditions de travail et d’apprentissage qui se dégradent aux salaires qui stagnent, les motifs de colère des enseignants sont légion. Cependant, ce mardi matin, lors du rassemblement qui a réuni entre 150 et 200 personnes devant les locaux perpignanais de l’Inspection académique, ce sont bien les 27 fermetures de classes prévues dans les écoles du département à la rentrée prochaine qui focalisaient le mécontentement.

En plus des profs, en grève à l’appel de la FSU, de l’Unsa, de la CGT et de Solidaires, les parents d’élèves de la maternelle Claude-Simon de Perpignan étaient également sur le pont.

« L’administration veut fermer une de nos quatre classes », dénonce une maman mobilisée. « On passerait à 28 élèves par section. C’est triste d’en arriver à réduire les moyens là où il faudrait investir. Les enfants, c’est l’avenir… »

La maternelle Claude-Simon est loin d’être un cas isolé. « Il y a des projets de fermetures partout, y compris dans le rural », déplore l’un des co-secrétaires départementaux du FSU-SNUipp, Jean-François Nogués. « En plus de Perpignan et des villages voisins (Toulouges, Canohès, Saint-Estève), la vallée de l’Agly (Estagel, Latour-de-France, Mauy) et la Cerdagne (Bourg-Madame) sont également concernées. »

Toutefois, pour l’heure, rien n’est acté concernant les écoles. Pour être validé, le projet de l’administration, qui prévoit neuf ouvertures en parallèle des 27 fermetures, doit encore être débattu avec les organisations syndicales, qui comptent bien tenter de faire bouger les lignes. La réunion doit se tenir ce mardi 7 avril.

Des professeurs du secondaire étaient également présents dans le cortège de manifestants qui a traversé le quartier du Moulin à-Vent ce mardi matin. Ce sont d’ailleurs les enseignants du collège du secteur, Saint-Exupéry, qui ouvraient la marche. « On accueille des élèves très défavorisés. Compte tenu des indicateurs sociaux, on devrait au moins être classés en réseau d’éducation prioritaire (Rep) mais on ne l’est pas », résume l’un des profs de maths de l’établissement. « Le ministère a récemment reconnu la situation », poursuit la déléguée syndicale Snes-FSU du collège, Muriel Sabatier. « Cette année, notre dotation a augmenté de 31,5 heures, mais on reste très loin des moyens alloués aux établissements classés en réseau d’éducation prioritaire. On est face à une hémorragie et on nous donne des petits pansements. »

Pour le secrétaire académique de la CGT Educ’action, Nicolas Ribo : « Le fait que la carte de l’éducation prioritaire n’ait plus été revue depuis 2015 pose d’énormes problèmes. L’école Coubertin de Perpignan, située dans le troisième quartier le plus pauvre de France, devrait par exemple elle aussi être classée Rep +. Ce n’est plus possible. On est dans le deuxième département le plus pauvre de France. Le dispositif n’est pas adapté à la situation.»

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 1er avril 2026)

« Certains doivent choisir entre manger et se soigner » : ces retraités appellent à la manifestation (L’Indep)

Une intersyndicale s’organise ce jeudi à Perpignan, à l’initiative des retraités qui dénoncent la baisse de leur pouvoir d’achat.

Inflation, prix de l’énergie qui augmentent, pas de perspective de stabilisation de la vie économique… comme beaucoup de Français, les retraités s’inquiètent de la conjoncture. Car cette partie de la population peut faire partie des plus vulnérables face à l’instabilité de l’économie. Eux aussi souffrent d’une baisse du pouvoir d’achat, comme le dénoncent des syndicalistes catalans. « Certains n’ont plus les moyens de se payer une mutuelle et sont donc obligés de choisir entre manger et se soigner », assurent Ginette Kesraoui (FSU), Eugène Rios (CGT), Heuvé Sazé (CGT), Joseph Naudillon (UNRPA), Jean-Pierre Terradas (LSR) et Chantal Argence (FGRFP).

Ce 2 avril, ces cinq syndicats ainsi que Solidaires appellent les retraités à descendre dans la rue. Une manifestation qui prendra le départ place de la Victoire, au pied du Castillet, à 10 heures pour se rendre en préfecture, où une délégation devrait être reçue par le représentant de l’État, Pierre Regnault de La Mothe.

Les syndicalistes iront également jusqu’au siège du Medef, situé rue Camille-Pelletan. Une halte symbolique. Car ces protestataires réclament une reprise des négociations entre les partenaires sociaux et le Medef, syndicat des patrons, pour obtenir des avancées notamment sur la revalorisation des pensions Agirc-Arrco, la caisse de retraite des salariés du privé.

Une revalorisation des pensions Agirc-Arrco réclamée

Ils réclament, entre autres, une augmentation des « pensions de base et complémentaires de 10 % », mais aussi « un accès aux soins et un droit à la santé pour toutes et tous, le développement des services publics sur l’ensemble du territoire et un financement de la Sécurité sociale basé sur les cotisations sociales ».

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 31 mars 2026)

André Chassaigne. « Trump veut porter un coup à la révolution cubaine » (La Marseillaise)

La présidence du groupe d’amitié France-Cuba à l’Assemblée nationale organise un colloque pour alerter sur la situation au sein de l’île. André Chassaigne, ancien député PCF de la 5e circonscription du Puy-de-Dôme et ex-président du groupe GDR au Palais Bourbon, fait partie des intervenants. Entretien.

La Marseillaise : Un an jour pour jour après votre départ de l’Assemblée nationale, vous participez, ce mardi soir, à un colloque consacré à la situation cubaine. De quoi s’agit-il ?

André Chassaigne : Ce colloque est à l’initiative du groupe d’amitié France-Cuba de l’Assemblée nationale que j’ai présidé jusqu’à mon départ. Le nouveau président, qui est aussi membre du groupe de la Gauche démocrate et républicaine [GDR, à majorité communiste, Ndlr.] Jean-Victor Castor, député et indépendantiste guyanais, est très engagé aux côtés de Cuba. Il voit une forme de proximité qui est déjà géographique, mais aussi dans ce que lui peut porter comme valeur, avec la question de la souveraineté des peuples. Il est très impliqué là-dessus.

La Marseillaise : Quels seront les thèmes abordés lors de cette conférence ?

André Chassaigne : Le programme est découpé en quatre parties. Otto Vaillant-Frias, l’ambassadeur de Cuba en France interviendra sur la première partie et dressera un tableau de la situation actuelle, qui est absolument catastrophique. Il n’y a plus du tout d’arrivée de pétrole avec les impacts que ça peut avoir sur la vie économique, sur les hôpitaux, les soins, la pénurie de médicaments. On est dans une situation absolument inédite. Depuis la révolution cubaine (1953-1959), c’est la première fois qu’il y a une situation qui est aussi terrible. Cuba est proche de l’asphyxie ! Je qualifie ça de siège moyenâgeux dont l’objectif est aussi d’affamer la population pour qu’elle se révolte.
Le deuxième thème, celui que je porterai est consacré à la structuration de la solidarité internationale, le combat politique à mener et les leviers d’action à activer. J’anime au sein du PCF avec Charlotte Balavoine, une coordination qui rassemble toutes les associations de solidarité avec Cuba, les organisations syndicales, la CGT (les unions départementales et locales), ainsi que les fédérations du Parti communiste. Notre volonté, c’est de rassembler tous ceux qui agissent aux côtés de Cuba et organiser cette solidarité concrète face à l’extrême urgence. De grandes manifestations seront organisées durant le week-end des 11 et 12 avril dans plusieurs villes du pays.
Le troisième thème, animé par Jean-Victor Castor, c’est sur les enseignements pour les petits territoires. Il consistera véritablement à aborder les questions de dépendance énergétique et les fragilités des économies insulaires, comme Cuba ou aux Antilles par exemple, ainsi que les héritages coloniaux et la nécessité d’autonomie énergétique. La question est de savoir comment les petits États peuvent maintenir une souveraineté pour ne pas être sous la coupe de l’impérialisme.
Le quatrième thème sera développé par Éric Coquerel, le président LFI de la commission des finances de l’Assemblée, et portera sur le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la souveraineté, la non-ingérence et plus généralement le droit international, le rôle de l’ONU et la responsabilité de la communauté internationale. On sait qu’il y a une menace aujourd’hui sur le territoire. Ce qu’a dit Trump, c’est que la prochaine excursion sera à Cuba.

La Marseillaise : Il faut prendre au sérieux ces menaces de Donald Trump ? Après le Venezuela et l’Iran, il veut désormais attaquer Cuba ?

André Chassaigne : J’y crois vraiment parce que son objectif est de porter un coup à la révolution cubaine. C’est une ingérence sur le droit des Cubains à disposer d’eux-mêmes avec la volonté d’introduire des capitaux américains. Car si à Cuba, il n’y a pas de pétrole, ni de richesse particulière, c’est un réservoir de consommation de 10 millions d’habitants à 120km de Miami, il faut bien mesurer ça. L’objectif que Trump a derrière le faux prétexte de la démocratie est de mettre main basse sur Cuba. Il veut renverser le régime ou obtenir, dans un premier temps, des concessions pour qu’il n’y ait pas d’intervention militaire. Ce qu’il y a de terrible, c’est que Cuba est une garantie contre le commerce du narcotrafic. Le régime cubain travaillait, jusqu’à présent, main dans la main y compris avec la police des États-Unis. Il est, au contraire, un barrage contre le narcotrafic. Mais, Trump ne tient pas compte de ça.

La Marseillaise : Trump et ses prédécesseurs n’ont-ils pas tous tenté de « tuer » la révolution cubaine ?

André Chassaigne : C’est ce que j’appelle -je l’avais développé dans mon livre(*)- la théorie du fruit mûr. Ils attendent que le fruit soit suffisamment mûr, pourri, pour qu’il tombe dans leur escarcelle. C’est une théorie qui date du début du XIXe siècle et les Américains sont toujours là-dessus, ils veulent faire pourrir la situation. Le blocus, c’est une asphyxie complète, de façon à ce que le peuple cubain se révolte contre le régime cubain pour y installer un gouvernement fantoche qui serait, bien évidemment, la marionnette des États-Unis.

La Marseillaise : Le directeur général de l’OMS a alerté, mercredi, sur une situation « profondément préoccupante » dans les hôpitaux cubains avec des opérations reportées. Tout cela est lié au blocus énergétique américain…

André Chassaigne : C’est scandaleux, c’est une honte et c’est en infraction avec les accords de Genève qui ne sont pas respectés. Le droit international protège normalement la santé et les mesures sanitaires. Or, là, les États-Unis ne tiennent pas compte de ça. En empêchant toute arrivée de pétrole, ils privent l’île d’électricité et donc les Cubains ne peuvent plus faire les opérations chirurgicales, par exemple. C’est une honte !
C’est pour médiatiser cette situation que nous organisons ce colloque et ces manifestations durant le week-end du 11 et 12 avril. Il faut briser le mur du silence.

La Marseillaise : Face à cela, la solidarité internationale s’organise, entre le départ de flottilles et containers à destination de l’île. Que met en place le PCF ?

André Chassaigne : Il y a bien sûr eu la flottille qui est partie du Mexique la semaine dernière et qui a une dimension symbolique. Nous, en France, le Parti communiste a fait un autre choix, celui d’un pont aérien. J’ai négocié avec la direction d’Air France pour envoyer à peu près 20m3 de médicaments et de matériel médical. On a fait ce choix-là pour que ça soit immédiat, tout est déjà arrivé sur place. Il y a aussi des containers qui sont en partance. Tout ce qu’on peut faire au niveau humanitaire, on le fait avec des moyens divers.

La Marseillaise : Que pensez-vous de la réaction de la France et plus globalement de celles de la communauté internationale ?

André Chassaigne : La réaction de la France n’est pas à la hauteur. Il y a quelques mots, qui, d’ailleurs vont quelquefois dans le sens de Trump, parce qu’ils font allusion aux questions de démocratie à Cuba. Et ce, alors qu’il y a une constitution qui a été discutée par la population, des milliers de réunions ont eu lieu pour l’élaborer collectivement et celle-ci a été votée en grande majorité par le peuple cubain. Malgré cela, il y a toujours une petite allusion à la démocratie cubaine, il n’est pas question de ça ! La France ne fait pas suffisamment. C’est-à-dire qu’il y a des mots, mais il n’y a pas d’actes. On sent bien qu’il y a derrière tout ça, un manque de courage pour affronter Trump. Et cela touche beaucoup de pays, notamment en Amérique latine, Trump fait des menaces et tout le monde met le petit doigt sur la couture du pantalon. Derrière les mots, il n’y a pas d’actes. C’est extrêmement gravissime, parce que derrière tout ça, des vies humaines sont en jeu.

Entretien réalisé par Laureen Piddiu (La Marseillaise, le 31 mars 2026)

(*) Cuba, une étoile dans la nuit aux éditions Le Temps des Cerises

50ème anniversaire de la Journée de la Terre en Palestine. Cette terre même brûlée restera toujours palestinienne !

Dans un contexte marqué par les guerres, la violence et les événements terribles qui se produisent dans notre région, les Palestiniens partout dans le monde, commémorent avec émotion le 50ème anniversaire de la Journée de la terre, de la résistance et de l’attachement indéfectible à leurs racines. Et avec eux, tous ceux qui sont les solidaires de la cause palestinienne, la cause de la justice.

Une commémoration symbolique et particulière aura lieu en ce 30 mars 2026, en raison de l’intensification des attaques sanglantes contre la population civile partout dans l’ensemble des territoires palestiniens, l’assassinat de plus de 73 000 palestiniens de Gaza, et 1200 en Cisjordanie par les soldats et les colons, dont des enfants ,des femmes et des personnes âgées durant les deux dernières années de l’agression horrible, l’accélération de la colonisation en Cisjordanie occupée, des destructions de centaines de maisons palestiniennes et des sévices insoutenables infligés aux prisonniers palestiniens par les autorités israéliennes.

Cette commémoration, qui a commencé le 30 mars 1976 et se poursuit jusqu’à nos jours, montre que les Palestiniens demeurent extrêmement déterminés, malgré les années qui passent et qui se ressemblent tragiquement, malgré la souffrance, le malheur et la mort qui sont leur lot quotidien, et malgré les innombrables obstacles qui se dressent sur leur route pour les empêcher d’obtenir ce à quoi ils aspirent si ardemment et légitimement : la liberté, l’indépendance et la fin de l’occupation.

C’est ici notre Terre ! Nous ne partirons pas, nous resterons attachés à cette terre sacrée de Palestine, nous y poursuivrons notre résistance sans relâche, quelles que soient les mesures atroces de l’occupation aveugle ! Nous continuerons à y vivre, envers et contre tout, jusqu’à la liberté et l’indépendance, jusqu’à l’instauration d’une paix juste et durable dans notre région.

C’est le message de tout un peuple palestinien existant et résistant, le message fort qu’il adresse au monde entier et en particulier, aux forces de l’occupation, chaque année, le 30 mars, à l’occasion de la célébration symbolique de la Journée de la terre et de la résistance en Palestine.

Notre peuple commémore cette Journée partout où il vit, quel que soit l’endroit du monde où il s’est exilé. C’est la journée de l’attachement à ses racines et à son histoire, cette histoire profondément marquée par la résistance face à l’occupant, qui continue de violer ses droits fondamentaux et le droit international, de lui voler ses champs, ses oliviers, ses arbres, ses ressources, ses maisons et sa terre.

Les Palestiniens qui vivent dans les territoires de 1948, ceux des territoires de 1967, sans oublier ceux de l’exil, montrent, par cette commémoration, la force des liens qui les unissent tous.

Le 30 mars 1976, des dizaines de Palestiniens, civils et paysans, ont été tués par les forces de l’occupation alors, qu’ils manifestaient pacifiquement contre la confiscation de leur terre. Et depuis, pour rendre hommage à ces victimes, pour montrer l’attachement des Palestiniens à cette terre, nous commémorons chaque année le triste anniversaire de cette répression sanglante.

En 50 ans, la confiscation des terrains appartenant aux Palestiniens par l’armée d’occupation et par les colons agresseurs, n’a jamais connu de trêve. La résistance populaire non-violente de la part des paysans palestiniens non plus.

50 ans après, la conjoncture difficile et instable dans notre région en général et dans les territoires palestiniens en particulier, est marquée par la poursuite de la lutte populaire contre les forces de l’occupation malgré les morts et les blessés. Elle est aussi marquée par la poursuite de la souffrance des Palestiniens en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, et partout en Palestine.

En ce 50ème anniversaire de la Journée de la Terre, nous rendons un vibrant hommage à toutes les victimes, qui sont mortes pour une Palestine libre, à nos blessés, à nos prisonniers qui n’en finissent pas de croupir derrière les barreaux de geôles infâmes, à nos paysans qui continuent de labourer leurs champs, malgré la présence des soldats et des colons sur leur terre.

À cette occasion et plus que jamais, nous confirmons notre attachement à nos racines, et à notre terre. Elle est ici, notre patrie. Nous ne partirons pas, en dépit de l’horreur de ce que nous subissons et du silence d’une communauté internationale officielle complice. Nous comptons sur le soutien des citoyens du monde, solidaires de notre cause juste. Nous allons continuer notre mobilisation pour notre terre de Palestine.

Ici, notre terre, Ici, nos racines, Ici, notre histoire, Ici, notre vie, Ici, notre avenir, Et ici, notre Palestine !

Clara-Villerach. Patrick Marcel est reparti pour un nouveau mandat (L’Indep)

Les 11 membres du nouveau conseil municipal élu au premier tour, le 15 mars, se sont réunis, ce vendredi, pour élire leur maire et les adjoints.

Sans surprise, Patrick Marcel a été reconduit à son poste de maire. Celui-ci a alors remercié les élus et les habitants de Clara-Villerach par un discours très touchant, où il a remercié ceux qui ont porté leurs suffrages sur sa liste. Pour lui, « être maire, c’est être au cœur de la vie quotidienne, au plus près des habitants, de leurs attentes, de leurs préoccupations, mais aussi de leurs espoirs. C’est ici que se vivent concrètement les valeurs de la République: la solidarité, l’égalité, la fraternité, mais aussi le respect, l’engagement et la participation de tous. » Saluant l’ensemble des membres du nouveau conseil municipal, il ajoute, à l’adresse de ceux-ci « Chacune et chacun d’entre vous porte une part de cette responsabilité collective. Nous aurons à travailler ensemble, dans le respect de nos sensibilités, mais avec une seule boussole : l’intérêt général et l’avenir de Clara-Villerach. »

Puis vint le moment du vote des adjoints. Ont été élus : Stéphane Salies, Eliane Prats et Pascal Ascola. Les conseillers élus : Nathalie Pélissié, Marie-José Lago, Mélodie Keovongsack, Marie Laurence Parayre, Bruno Bousquet, Johan Schroyen, Olivier Monségur. Suppléante Dominique Pucheu.

L’Indépendant, le 31 mars 2026

27 fermetures de classes prévues, les enseignants en grève ce mardi (L’Indep)

Ce mardi, quatre syndicats (FSU, Unsa, CGT et Solidaires) appellent les personnels des écoles, collèges et lycées à se mettre en grève et à manifester a Perpignan. Entre autres pour dénoncer les fermetures de classes envisagées pour la rentrée prochaine en primaire.

À l’origine de la colère enseignante : le manque de moyens, encore et toujours. Alors que la réunion qui doit valider les fermetures de classes pour la rentrée prochaine dans les écoles des Pyrénées-Orientales doit se tenir le 7 avril, la contestation des dites suppressions s’annonce au cœur du mouvement de grève de ce mardi 31 mars.

Selon nos informations, le projet de l’Inspection pour la rentrée prochaine prévoirait 27 fermetures de classes pour neuf ouvertures dans le premier degré. Du coté de la maternelle perpignanaise Claude-Simon ou de l’école primaire de Bourg-Madame, les parents d’élèves ont déjà manifesté leur opposition aux fermetures envisagées dans leurs établissements, tandis que ceux de l’élémentaire Pierre-et-Marie-Curie de Canet-en-Roussillon ont lancé une pétition contre la perte d’une classe.

Les craintes de fermeture semblent également vives à la maternelle d’Arles-sur-Tech, ou encore dans deux de ses homologues perpignanaises (Lamartine et Pont-Neuf), tout comme dans les écoles élémentaires d’Alénya, de Prades (Jean-Petit) et de Corbère, ainsi qu’à l’école Arrels du Vernet, à Perpignan.

Non contents de dénoncer les fermetures, les syndicats d’enseignants entendent aussi réclamer ce mardi des ouvertures de classes dans un certain nombre d’écoles où les effectifs le justifieraient.

Un autre choix était possible

« À la maternelle de Pollestres, sil n’y a pas d’ouverture, ils seront à 27 par classe à la rentrée prochaine », s’inquiète l’un des responsables départementaux du FSU-SNUipp, Jérôme Guy. « Il y a aussi un gros problème à Pia, où plusieurs écoles (maternelles Curie et Mitterrand, élémentaire Torcatis…) sont surchargées et où on constate en plus des problèmes de violence. »

Selon la secrétaire départementale du SE-Unsa, Héloise Hiroux, qui évoque elle aussi « une hausse des situations d’intimidation en milieu scolaire » : « Cette grève est un appel à un changement de cap. Il s’agit de rappeler qu’un autre choix que celui des fermetures de classes était possible. On aurait pu profiter de la baisse démographique pour donner des moyens à même d’assurer un climat scolaire serein et propice aux apprentissages. »

Autres problématiques mises en avant : celles liées à l’inclusion des enfants en situation de handicap. « Nous accueillons de plus en plus d’élèves à besoins particuliers. C’est une richesse. Mais ça nécessite du temps, de la formation et des moyens adaptés qui ne sont pas au rendez-vous », résume Héloise Hiroux. De plus, « lorsque des gamins explosent, on n’a pas de solution de repli en raison du manque de places dans les structures spécialisées (IME, Itep) », renchérit Jérôme Guy.

Pour ce qui est du second degré, la question des moyens est également au cœur des revendications. Pour mémoire, la semaine dernière, l’Inspection a acté la suppression de 12 postes d’enseignants en équivalents temps plein dans les collèges du département. Au grand dam des organisations syndicales.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 31 mars 2026)

Une manifestation au parcours inédit partira ce mardi vers 10 heures de l’inspection académique, avenue Giraudoux à Perpignan.

Un Castillet pour la Paix

Le 28 Mars est une journée nationale de solidarité avec le peuple Palestinien portée par 13 organisations Françaises qui demandent justice pour le peuple Palestinien fondé sur le droit international afin que le peuple Palestinien puisse enfin exercer son droit à l’autodétermination, et que cesse l’agression systématique et meurtrière dont il est victime de la part du Gouvernement Israélien..

Ce même jour, en fin de soirée l’Association Cultures de Paix à organisé une action symbolique à Perpignan consistant à revêtir les Murs du Castillet d’images numériques porteuses de messages en faveur de la Paix dans le monde, du refus de l’escalade guerrière et de faire payer par les salariés et la population la facture de la guerre que présentent gouvernants et profiteurs de ces conflits.

Bravant le froid et la pluie une cinquantaine de personnes ont participé à cette action symbolique.

Une action et des messages destinées à être partagés avec les habitants du Département, dans les jours et les semaines à venir afin de faire grandir ces exigences et d’appeler également à la solidarité avec tous les peuples victimes de ces agressions qui les enfoncent dans la terreur et la misère.

Cette initiative portée par « Cultures de Paix » est également soutenue par CGT, FSU, Mouvement de la Paix, AFMD66, MRAP, LSR, PCF, MJCF.

Bourg-Madame. Encore une fermeture de classe au groupe scolaire ? (L’Indep)

La menace d’une nouvelle fermeture de classe au sein du groupe scolaire ravive les tensions entre élus, parents d’élèves et administration. Devant l’établissement, la mobilisation s’organise, portée notamment par l’Association des parents d’élèves (APE) Bourg-Madame tandis que les élus locaux dénoncent une décision jugée incohérente et profondément injuste.

« Je viens d’apprendre que nous étions considérés, par l’Insee, comme faisant partie de la banlieue de Puigcerdà, ville espagnole ! » lance, non sans ironie, le maire Daniel Armisen, présent, avec 7 conseillers municipaux, aux côtés de nombreux parents mobilisés à la sortie de l’école.

Derrière la formule, l’édile pointe une classification administrative aux conséquences très concrètes. Selon lui, cette lecture territoriale « arbitraire » pénalise directement la commune et l’école, notamment en matière de dotations. « Nous sommes très surpris car il y a deux ans déjà, on nous a supprimé une classe au motif qu’il n’y avait pas suffisamment d enfants. Cette année, il y a des effectifs qui semblent complètement satisfaisants, voire en hausse. » Le maire poursuit, dénonçant « un argument absolument fallacieux », celui des aménités rurales. « Bourg-Madame est la seule commune qui ne touche pas les aménités rurales et est considérée par l’Insee comme faisant partie de l’agglomération de Puigcerdà ! Je rappelle quand même qu’entre les deux, il y a une frontière ! » La situation est d’autant plus mal vécue que des efforts importants avaient été consentis après la précédente fermeture, en 2024.

Inégalité de traitement

« On le ressent tous comme une injustice. Nous avons joué le jeu et là, l’inspecteur de l’Éducation nationale prend une décision de gestion, de comptable sans prendre en compte les spécificités du territoire », insiste l’élu, faisant référence à la Loi Montagne.

Il souligne également une inégalité de traitement avec d’autres écoles de Cerdagne, du Capcir ou du Haut-Confient, parfois moins dotées en effectifs mais protégées car intégrant l’Observatoire des dynamiques rurales dont a été exclue l’école guinguettoise, « parce qu’elle est considérée comme une ville. On se croirait revenus au Traité des Pyrénées ! »

La colère est d’autant plus vive que, selon les acteurs locaux, aucune fermeture n’était envisagée, il y a encore quelques mois. La situation est inchangée : des effectifs stables, voire en progression, et surtout une forte variabilité liée à la situation frontalière.

Une douzaine d’élèves supplémentaires ont ainsi rejoint l’établissement en cours d’année. Au-delà des chiffres, c’est aussi la spécificité pédagogique de l’école qui inquiète. L’établissement accueille plusieurs dispositifs essentiels: classe bilingue, unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) et unité pédagogique pour élèves allophones arrivants (Upeaa). Autant de structures nécessitant un encadrement renforcé.

Présidente de l’APE, Romy Pujol ne cache pas sa détermination : « La vraie décision se prendra le 6 avril lors du dévoilement de la carte scolaire. Mais d’ici là, nous allons encore nous mobiliser. L’école n’est pas une garderie, si c’est pour avoir 27 enfants dans les classes, ce n’est pas qualitatif » et alertant sur les conséquences concrètes, « Ici, c’est une école qui a des classes spécifiques qui mentent un encadrement plus individualisé, ça veut dire qu’on va encore perdre la-dessus. Il n’y a rien de bon pour nos enfants. »

Une fermeture contraindrait également les enseignants à travailler à cheval sur deux cycles, une organisation jugée « très inconfortable pour eux et les enfants ».

En toile de fond, c’est la conception même du service public d’éducation qui est invoquée. « N’oublions pas que l’école dé fend les principes fondamentaux de la République: la Liberté, l’Égalité, la Fraternité mais aussi la Laïcité. Tout ceci est inacceptable et nous avons une détermination très forte de ne pas rester là », conclut le maire.

À quelques jours d’une décision attendue, la mobilisation locale s’intensifie, entre pétition(*) et manifestation. L’enjeu dépasse largement une simple question d’effectifs: il touche à l’équilibre du territoire et à l’égalité d’accès à l’éducation.

Frédérique Berlic (L’Indépendant, le 30 mars 2026)

(*) Lien de la pétition : http://corg/wGnwxZCHFn