Cabestany. Grève à Médipôle : la clinique en service minimum tout le week-end (L’Indep)

La clinique Médipôle Saint-Roch, à Cabestany, connait un mouvement de grève depuis ce vendredi au petit matin. Les syndicalistes évoquent un conflit avec la direction dans le cadre des négociations annuelles obligatoires. La clinique tourne depuis au ralenti. Une situation qui devrait durer tout le week-end.

Les salariés de la clinique Médipôle Saint-Roch, dans les Pyrénées-Orientales « sont à bout ». Ce vendredi, à l’initiative de la CGT et de la CFDT, une partie des soignants de cette clinique privée de Cabestany a décidé de se mettre en grève.

Le mouvement a débuté des les premières minutes du service de jour, à 5 heures du matin. Anne-Laure Affani, délégué syndical CGT à la clinique Médipôle Saint-Roch, dresse la situation : « Les conditions de travail se dégradent depuis des années. Mais cela s’est intensifié depuis deux ans. En un an, nous avons changé trois fois de directeur. Le dernier en date fait tout pour optimiser le travail. Nous ne critiquons pas tout, certaines décisions peuvent aller dans le bon sens Mais, globalement, nous devons travailler plus, sans plus de moyens. Et, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, c’est que nous venons d’apprendre que nous n’aurons pas de prime de participation cette année ».

La participation est un dispositif d’épargne salariale qui permet de distribuer une partie des bénéfices de l’entreprise aux salariés. Toujours selon la déléguée syndicale, le contrat d’intéressement devrait être renégocié. « Ils veulent le revoir à la baisse, estime Laure Affani. Pour résumer, on nous demande de travailler plus, avec moins de personnels et on nous revoit les primes à la baisse ».

Un rendez-vous avec la direction ce lundi

Dans la matinée de ce vendredi, « 250 salariés grévistes » se sont retrouvés devant la clinique pour manifester leur mécontentement. À la mi journée, les syndicalistes assuraient que plusieurs services de l’établissement de santé privé seraient impactés par le mouvement.

« Nous devions être reçus par la direction à 15 h ce vendredi mais le rendez-vous a été reporté à lundi midi », indique la syndicaliste. D’ici là, une nouvelle assemblée générale est prévue ce samedi à 10 heures à Médipôle Saint-Roch. Mais les salariés prévoient déjà de reconduire la grève tout le week-end et, plus large-ment, jusqu’à l’entretien avec la direction.

Selon les informations de L’Indépendant, une assemblée générale serait également prévue en début de soirée de ce vendredi à la clinique Saint-Pierre.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 25 avril 2026)

Vernet-les-Bains. « C’est un coup dur mais le problème est mineur » : un centre de cures thermales fermé après la détection de bactéries dans l’eau (France 3 Occitanie)

C’est la douche froide pour les curistes de Vernet-les-Bains dans les Pyrénées-Orientales. Depuis mardi 21 avril 2026, la partie médicinale des thermes est fermée et les soins interrompus. La raison : l’Agence régionale de santé (ARS) a découvert la présence de légionelles dans l’eau.

Une anomalie a été détectée dans les bassins de la station thermale de Vernet-les-Bains le 21 avril 2026 : des légionelles présentes dans l’eau. Par mesure de sécurité les soins ont été immédiatement suspendus pour au moins trois semaines.

Une centaine de curistes sur le carreau

Denis Thorel est un fidèle de la station thermale de Vernet-les-Bains dans les Pyrénées-Orientales. Cela fait une dizaine d’années qu’il vient de Charente-maritime avec son épouse y passer trois semaines de cures. Mais cette année, après quatre jours de soins c’est stop.

« Mardi matin, j’allume mon téléphone et je reçois : cure suspendue. Je pensais que c’était pour un ou deux jours à cause d’un problème technique mais non, on nous a dit que la cure réouvrira au plus tôt le 11 mai. »

Comme Denis, c’est une centaine de curistes qui se retrouvent en quelques jours sur le carreau. Mais pas le choix, des bactéries de légionelles ont été retrouvés dans l’eau des bassins suite à un contrôle de l’ARS, l’Agence régionale de santé.

Présence de légionelles dans l’eau

« Un contrôle sanitaire standard, à la réouverture des thermes, comme il est de coutume de faire sur les piscines » indique Franck Nivaud, Directeur de l’ARS des Pyrénées-Orientales. « Les légionelles, on en trouve, c’est irrégulier. Elles se développent entre 25 et 45°C dans des eaux stagnantes. Les thermes venaient de rouvrir, ce n’est pas de chance mais le protocole est clair : on trouve des légionelles, on ferme tout. »

Ce phénomène bien que rare, arrive parfois car, comme l’explique l’ARS, les eaux de soin ne reçoivent aucun traitement, avant d’être vaporisées, « puisque ce sont les vertus de l’eau qui sort de la source qui sont attendues pour les curistes ».

Les légionelles, c’est quoi et est-ce dangereux ?

Les légionelles, « c’est une bactérie qui donne des infections pulmonaires », explique Franck Nivaud « donc des symptômes type grippaux. Il faut aller voir son médecin, un traitement sera donné rapidement car cela peut être dangereux pour des personnes fragiles avec des affections longue durée ou avec des faiblesses respiratoires. Il faut que chaque personne qui a une potentialité d’avoir été exposée se surveille et consulte dès les premiers signes. »

Un principe de précaution que partage pleinement la Direction du petit établissement thermal. À ce jour aucun curiste ne présenterait de symptômes.

« On a détecté un taux très faible », précise Roman Riac, Directeur des thermes de Vernet-les-Bains, « mais nous avons une tolérance zéro et c’est très bien. On effectue aussi des analyses de manière régulière donc là on va faire des analyses plus poussées pour en déterminer la cause et ensuite un plan d’action au niveau sanitaire sera mis en place pour faire en sorte que cela ne se reproduise plus et que les réseaux soient totalement sains. »

Un coup dur pour Vernet-les-Bains

Le Directeur l’assure, tout sera fait pour que le centre puisse rouvrir dans les meilleures conditions. « Maintenant il faut nettoyer, désinfecter puis remettre en eau » ajoute le Directeur Départemental de l’ARS qui compatit à la déconvenue des curistes et des gestionnaires alors que l’établissement venait de rouvrir le 30 mars dernier pour la saison qui s’étendra jusqu’à fin novembre.

Du côté du village, les petits commerçants n’ont pas encore eu le temps d’apprécier les répercussions sur l’activité mais pour le Maire de la commune de 1400 habitants « c’est un coup dur, les activités thermales sont majeures pour notre village, c’est un des poumons économiques de notre village. »

Des éléments encourageants

Mais Pierre Serra, fraîchement élu à la tête de la commune, se veut rassurant. « D’après les éléments qu’on a, il s’agit d’un problème mineur. En tout cas ça montre le parfait fonctionnement des systèmes de vérification du fonctionnement de ce type d’établissement et on a bon espoir que ça puisse rouvrir très prochainement. On est optimiste. »

Un sentiment partagé par Denis Thorel, le curiste de Charente-Maritime qui souligne la gentillesse du personnel de l’établissement.

Plutôt que le remboursement des 14 jours de cure non effectués proposé par le centre thermal, avec sa femme, ils préfèrent opter pour un report à une date ultérieure qu’ils n’espèrent pas trop lointaine.

Une réouverture espérée le 11 mai

Selon la Direction de l’ARS, une réouverture est envisagée dès le 11 mai prochain après une procédure bien spécifique de deux contrôles sur l’ensemble du circuit. « Si les deux contrôles sont négatifs, les thermes pourront rouvrir » assure l’Agence Régionale de Santé.

De bon augure pour la station qui accueille chaque année un peu plus de 3.900 curistes. « Et puis l’activité de la partie ludique reste ouverte » ajoute le Maire, l’eau des SPA recevant, elles, un traitement avant d’être mises en bassin.

En attendant, pour les curistes contraints de repousser leur venue le Directeur de Vernet-les-Bains souhaite « qu’ils soient bien rassurés. Quand les thermes réouvriront, toutes les conditions de sécurité seront réunies pour qu’ils puissent suivre leur traitement en toute sécurité. »

Quant aux employés des thermes, ils continueront à être payés pendant l’intégralité de la fermeture temporaire de l’établissement.

Propos recueillis par Jordan Lasserre et Céline Llambrich (France 3 Occitanie, le 23 avril 2026)

Les docteurs juniors remèdes contre les déserts médicaux des Pyrénées-Orientales ? (L’Indep)

À partir du 1er novembre 2026, une vingtaine de docteurs juniors viendront renforcer les effectifs médicaux des Pyrénées-Orientales. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la réforme des études de médecine, avec pour objectif d’améliorer concrètement l’accès aux soins. Les contours de ce dispositif ont été présentés ce jeudi 23 avril au Boulou.

À la Maison de santé pluriprofessionnelle du Boulou, intégrée a l’hôpital de proximité du Vallespir, tout est presque prêt pour accueillir un futur docteur junior. A commencer par sa maître de stage universitaire, la médecin généraliste Valérie Escudero. Si elle ne connait pas encore le profil de celui ou celle qui rejoindra l’équipe, elle entend bien mettre en avant les atouts du lieu : « Ici, il y a avant tout de la convivialité et de l’entraide », souligne-t-elle. Dans cette structure qui réunit 4 médecins, l’objectif est clair: offrir un cadre à la fois rassurant et formateur. « C’est important qu’il se sente bien ici », ajoute t-elle en désignant le cabinet individuel ou il recevra ses patients. Avant de glisser, avec un sourire : « Et puis, qui sait, il aura peut-être envie de s’installer ici ! ».

Créer les conditions d’une installation durable

À l’image du Boulou, dès cet automne, une vingtaine de docteurs juniors – des étudiants en 10e année de médecine formés à Montpellier, rejoindront 20 sites de stage répartis dans 14 communes des Pyrénées-Orientales(*), pour une durée d’un an. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la réforme des études de médecine dans l’idée de renforcer, à cout terme, l’offre de soins dans un territoire confronté à de fortes tensions d’accès aux médecins. Aujourd’hui, 11 % de la population du pays catalan ne dispose pas de médecin traitant, tandis que 11 % des généralistes ont 60 ans ou plus

« Ce nouveau statut favorise une autonomie progressive des jeunes praticiens, tout en les maintenant dans un cadre encadré par des professionnels expérimentés. Il prépare aussi leur future installation », souligne Franck Nivaud, directeur territorial de l’Agence
régionale de santé, venu présenter le dispositif aux côtés de la présidente du Département, Hermeline Malherbe, et du préfet Pierre Regnault de la Mothe. Car c’est bien l’enjeu : transformer cette dernière année de formation en opportunité d’ancrage territorial, au bénéfice des habitants. En créant les conditions d’une installation durable, grâce notamment à un accompagnement logistique (logement, intégration…). Et, en faisant la promotion des atouts du territoire ainsi que des modalités concrètes de l’exercice coordonné. Un pari que les acteurs locaux espèrent voir se concrétiser.

M. Contié Walter (L’Indépendant, le 24 avril 2026)

(*) Dont Perpignan, Cabestany, Saint-Laurent-de-la-Salanque, Le Saler, Fourques, Céret Le Boulou, Argeles-sur-Mer, Banyuls-sur-Mer, Vilelongue-dels-Monts, Prades Millas, Canohes et Toulouges.

Des légionelles détectées à Vernet (L’Indep)

Une partie des thermes de Vernet-les-Bains est à l’arrêt depuis ce mardi 21 avril. Une bactérie a été détectée dans les eaux utilisées pour les soins.

Ce mardi matin, la direction du centre thermal de Vernet-les-Bains a annoncé la fermeture provisoire des soins de l’établissement, «par précaution», et ce pour plusieurs semaines.

Comme l’avait révélé L’Indépendant, l’accès aux soins thermaux avait été fermé après un contrôle de l’Agence régionale de santé (ARS) qui aurait détecté « une anomalie sur un poste de soins après un contrôle sanitaire », selon les termes du communiqué de presse transmis par le groupe ValVital. Ce mercredi, l’ARS précisait que des légionelles avaient été détectées dans plusieurs postes de soins lors d’un contrôle effectué quelques jours plus tôt. Ces bactéries peuvent être à l’origine d’une infection respiratoire appelée légionellose.

Les légionelles se développent dans les réseaux d’eau chaude et particulièrement « dans les eaux stagnantes dont la température varie entre 25 °C et 45 °C », rappelait Franck Nivaud, directeur départemental de l’ARS des Pyrénées-Orientales.

La direction espérait une ouverture des soins du centre thermal d’ici la mi-mai. Mais avant cela, c’est au centre de trouver la cause de la présence de légionelles. « Nous reviendrons effectuer plusieurs contrôles », indiquait l’Agence régionale de santé. « Si un premier contrôle est négatif (en présence de légionelles, ndlr), il en faudra un deuxième, cinq ou sept jours plus tard. S’il est également négatif, les thermes pourront rouvrir: Mais si un seul test détecte encore la présence de la bactérie, alors le centre restera fermé ».

Dès mardi, à L’Indépendant, la direction du centre thermal indiquait s’attacher à mener « les investigations pour déterminer la cause de cette anomalie et à mettre en place un plan d’action pour ouvrir dans les meilleures conditions et dans les meilleurs délais ».

Pour rappel, la légionellose est une maladie potentiellement mortelle. Elle entraîne une infection grave des poumons. L’émergence récente de cette maladie s’explique par son affinité pour les systèmes modernes d’alimentation en eau. S’il n’existe pas de vaccin contre la maladie, elle peut néanmoins être prévenue, et certains antibiotiques sont efficaces s’ils sont pris assez tôt, indiquait le centre Pasteur sur son site internet.

Stéphane Sicard (L’Indépendant, le 23 avril 2026)

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4113 – vendredi 24 avril 2026)

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Le nouveau maire d’Elne efface le soutien à la cause LGBT (L’Indep)

Le nouveau maire d’extrême droite d’Elne a décide de retirer les marqueurs de soutien à la communauté LGBT qui avaient été mis en place depuis 2021.

Dans les Pyrénées-Orientales, il y avait eu la nouvelle élue RN qui s’attaquait au drapeau européen. La maire de Canohès, Carla Muti, s’étant mise en scène sur les réseaux sociaux, au lendemain de son élection, en retirant le drapeau de l’Union européenne du fronton de sa mairie. Désormais, il y a aussi celui qui efface les symboles LGBT.

Le nouveau maire d’Elne d’extrême droite, Steve Fortel, a retiré le drapeau LGBT de Hôtel de ville, érigé jusque là en soutien à la communauté gay, lesbienne, bisexuelle, transgenre…. L’édile est allé encore plus loin en repeignant le passage piéton devant la municipalité qui était aux couleurs du drapeau arc-en-ciel, autre symbole de la communauté LGBT.

Ces symboles avaient été installés sur la commune d’Elne en décembre 2021. Un choix pris alors par l’ancien maire communiste, Nicolas Garcia, après une série d’agressions de la communauté LGBT. « C’était, pour moi, le marqueur d’une ville qui se dresse contre toutes les discriminations », maintient aujourd’hui encore Nicolas Garcia. « C’était une manière de dire que notre ville respectait tout le monde, quelle que soit son orientation sexuelle, sa religion, son athéisme ou sa philosophie. Le fronton de la mairie, sous ma mandature, avait toujours été un lieu d’expression. Nous y avions également inscrit notre soutien aux agriculteurs avec le message « Pas de pays sans paysan », ce-lui-là, il ne l’a pas touché… »

Cette décision, prise au lendemain du conseil municipal d’installation, sera donc la première du maire d’extrême droite. Tout un symbole. Contacté, l’édile ne veut pas « faire de commentaire particulier ». Il précise simplement qu’il apportera « une réponse complète et officielle lors du prochain conseil municipal où l’opposition ne manquera pas d’aborder le sujet ». André Trives en est le chef de file. S’il confirme qu’il portera ce sujet en séance plénière, c’est parce qu’il « se désole d’un tel acte. Je suis attristé qu’Elne soit rattachée à cela, qu’on en parle pour cela ».

Interrogé mardi soir en conseil municipal par le conseiller d’opposition Roland Castanier, Steve Fortel s’est justifié brièvement. « Permettez-moi de douter de la sincérité de la pose de ce drapeau. je pense qu’il y a un esprit plutôt communicatif (sic) que sincère. Mais ça n’engage que moi. Ma responsabilité, en tant que maire, est de rassembler. Et les espaces publics de la commune doivent rester neutres. C’est pour cela que j’ai pris cette décision et je ne reviendrai pas dessus et je l’assume entièrement. »

Ce parti pris restera lourd de sens dans ce village catalan historique, symbole de la résistance incarnée par la maternité suisse d’Elne qui avait permis de sauver des femmes enceintes durant la retirada. C’était en 1939. 87 ans plus tard, la bascule de cette commune à l’extrême droite au mois de mars avait d’ailleurs suscité l’émoi en Catalogne sud, plusieurs commentateurs s’inquiétant du « profil » du nouvel édile, proche de l’ultra-droite et ancien membre du Parti nationaliste français.

Si le drapeau LGBT ne flotte plus au-dessus de la mairie d’Elne, celui de l’Union européenne est, pour l’heure, toujours en place.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 22 avril 2026)

Vernet-les-Bains. Les soins de ce centre thermal seront fermés durant plusieurs semaines (L’Indep)

Une « anomalie sur les postes de soins » a provoqué, hier, la fermeture temporaire des cures thermales à Vernet-les-Bains. L’espace balnéo reste ouvert.

Stupeur, ce mardi matin, pour la centaine de curistes des thermes de Vernet-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales, à qui la direction a annoncé la fermeture provisoire des soins thermaux de l’établissement, « par précaution » et ce pour plusieurs semaines.
Selon les informations de L’Indépendant, l’accès aux soins thermaux a été fermé après un contrôle de l’Agence régionale de santé (ARS) qui aurait détecté « une anomalie sur un poste de soins après un contrôle sanitaire ».

Si la direction de l’établissement ne s’avançait pas sur une date de réouverture, elle évoquait « une suspension temporaire », le temps de mener « les investigations pour déterminer la cause de cette anomalie et de mettre en place un plan d’action pour ouvrir dans les meilleures conditions et dans les meilleurs délais ».

Cette fermeture temporaire tombe mal pour l’établissement thermal de Vernet-les-Bains qui venait de rouvrir ses portes pour la saison. À ce moment-là, « les analyses étaient bonnes et on a pu ouvrir l’établissement comme prévu », soulignait la direction des thermes dont le centre est soumis, comme tous les autres, à des contrôles très réguliers.

La fermeture frappe essentiellement les curistes puisque les soins sont impossibles. Toutefois, le spa et la salle de sport restaient ouverts durant cette période.

Lors de l’ouverture, L’indépendant rappelait que « cette entreprise du groupe Valvital est un pourvoyeur d’embauche quasi exclusivement locale et un pôle attractif pour le tourisme et la vie de la commune ». La direction indiquait qu’il n’y aurait pas de mesure de chômage technique mise en place pour le personnel et que les salaires seraient maintenus durant la durée de la fermeture provisoire.

Les soins qui n’auront pas été effectués par les curistes présents cette semaine à Vemet-les-Bains seront remboursés, assurait la direction auprès de L’Indépendant. Elle invitait aussi les curistes qui avaient des réservations pour les prochaines semaines à reporter leur venue à la mi-mai au moins.

À Vemet-les-Bains, les curistes bénéficient des bienfaits « scientifiquement reconnus de cette eau thermale qui sort à une température située entre 50 et 67 degrés », évoquait fin mars Liis Puig, la directrice de l’établissement. Une eau appréciée pour ses bénéfices pour les voies respiratoires et la rhumatologie.

Stéphane Sicard et Daniel Capdet (L’Indépendant, le 22 avril 2026)

« Ici, on enterre les géants »: un journal de résistance (L’Indep)

Les éditions Trabucayres viennent de publier « Non à la THT, ici on enterre les géants », un ouvrage rédigé par Lluís Dagues qui retrace le combat des habitants des Pyrénées-Orientales contre la mise en place d’une ligne très haute tension aérienne de 400 000 volts entre Baixas et Bescano, en Catalogne du Sud. Commencée en 2001, la lutte a finalement abouti à l’enfouissement de la ligne.

THT, pour très haute tension. Le sigle a défrayé la chronique pendant une quinzaine d’années dans les Pyrénées-Orientales. Tout a commencé en 2001, avec la naissance du projet de ligne à très haute tension (400 000 volts) visant à connecter les réseaux électriques français et espagnols. La mise en place de l’infrastructure selon le plan initial aurait nécessité l’implantation de pylônes de 60 mètres de haut sur une distance de 30 km, entre Baixas et Bescanó, à côté de Gérone.

« Rédiger ce livre n’a pas été une mince affaire »

Cependant, un mouvement de résistance inédit n’a pas tardé à éclore en pays catalan. Fédéré autour du collectif Non à la THT, celui-ci misera notamment sur la participation aux débats publics, l’organisation de manifestations et la communication. Une stratégie qui permettra d’obtenir l’enfouissement de la ligne, finalement inaugurée en 2015, et son passage en courant continu.

C’est ce combat que relate l’ouvrage Non à la THT, sous-titré « Ici, on enterre les géants, journal de résistance en terres catalanes », rédigé par Lluis Dagues et publié aux éditions Trabucayres.

« Ce livre retrace l’histoire de cette bataille qui n’est pas anodine : elle a duré plus de 15 ans et fait travailler des centaines de personnes », rappelle l’actuel président du collectif Non à la THT, Laurent Belmas. « Nous arrivons au bout de notre histoire. On voulait laisser une trace pour les générations futures. Le collectif va bientôt être dissous. Ses statuts prévoyaient qu’il aborderait uniquement le sujet de la THT. »

« Rédiger ce livre n’a pas été une mince affaire », confie pour sa part Lluis Dagues. « Il y avait énormément de matière. Il a fallu tout regrouper pour que ce soit clair. » Le format de ce livre bilingue (français-catalan) est particulier.

Il s’agit d’une chronique, d’un journal de lutte, « qui se lit au jour le jour ».

« L’important, c’est de faire vivre cette mémoire pour qu’elle puisse alimenter le présent et le futur, qu’elle puisse éveiller les consciences de ceux qui n’ont pas vécu ce combat », poursuit Lluis Dagues. « On aurait pu vivre avec des pylônes de 60 mètres de haut au pied du Canigou ! Est-ce qu’on a gagné cette lutte ? La question reste en suspens. Pour moi, on l’a gagnée : c’était la première fois qu’une telle ligne était enterrée sur autant de kilomètres, une première mondiale ! »

Vice-président et membre fondateur du collectif, Gérard Amiel semble du même avis. « Cette histoire démontre que dans ce département, quand on le veut, quand il y a une volonté populaire, on peut faire des choses », conclut-il.

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 19 avril 2026)

L’ouvrage « Non à la THT, ici on enterre les géants » est disponible « dans toutes les bonnes librairies du département ». Des présentations du livre se tiendront notamment le vendredi 24 avril à 18h30 au Casal de Perpignan (avenue du Lycée) et le samedi 25 avril, pour la Sant Jordi, avenue Torcatis.
Site internet (avec photos et différents compléments à l’ouvrage) : collectif-nonalatht.fr.