Ce samedi 21 mars, la Marche des Solidarités contre le racisme et le fascisme s’est déroulée à Perpignan. Cette initiative a été impulsée et organisée par le collectif VISA66, dont la CGT 66 est membre. VISA66 a souhaité associer à cette initiative les associations concernées en leur proposant un temps de parole collectif devant la Mairie de Perpignan.
Avant même le jour du rassemblement, des échanges inadmissibles par mail ont visé la CGT, accusée de racisme et de fascisme.
Le jour de la mobilisation, la prise de parole consistait en la lecture d’un texte inspiré de celui du collectif national « Nés ici venus d’ailleurs ». Le Mrap, la Cimade ont commencé l’allocution puis ont invité l’association Urgence Palestine à prendre la parole accédant ainsi à leur demande insistante de pouvoir s’exprimer sur l’islamophobie.
Or l’intervention de la représentante de l’UP 66 a immédiatement dévié vers les insultes, les invectives à l’attention des organisations de Visa, ciblant spécifiquement la CGT traitées de racistes, d’islamophobes, de colonialistes. Aucune critique, ni même un mot contre l’extrême droite qui venait pourtant de remporter la ville de Perpignan, ne fut prononcé.
Notre secrétaire général, Julien, après consultation des autres membres de Visa, a coupé le son du micro pour stopper ces propos intolérables, diffusés qui plus est avec la sono de la CGT, devant la mairie de Perpignan, et qui allaient à l’encontre de l’action collective et de l’unité des organisateurs. Il s’est ensuite dirigé vers l’intervenante pour récupérer notre micro.
Il n’a exercé aucun geste ou comportement agressif à l’encontre de la militante de l’UP66 : son unique objectif était de récupérer le micro, sans aucune intention malveillante.
À l’inverse, se sentant humiliée, elle s’est retournée contre lui et tenté, en vain, de le
frapper.
Deux autres militantes CGT ont violemment été prises à parties et insultées.
Depuis, un extrait vidéo et une capture d’écran accompagnés de propos profondément fallacieux, haineux et violents circulent sur les réseaux sociaux et sont largement relayés par les membres de cette association et leurs sympathisant·es.
Nous ne pouvons tolérer que notre camarade soit accusé d’islamophobie, de racisme ou encore d’agression raciste ou sexiste. La CGT66 ne laissera personne remettre en question les valeurs ni l’engagement militant de son secrétaire général.
Insulter un militant CGT et, pire, son secrétaire général, c’est attaquer la CGT toute entière.
Nos valeurs, nos combats, nos luttes sont le reflet de notre engagement auprès de tous les opprimés, discriminés, quels que soient leur origine, religion, genre, orientation sexuelle. Nous rappelons que notre organisation est internationaliste et engagée auprès des peuples opprimés dans de nombreux pays.
Fière de son histoire et de ses valeurs, la CGT 66 continuera à défendre les travailleurs et travailleuses, les précaires, les privé·es d’emplois, les retraité·es de toutes les origines et confessions et à lutter contre l’extrême droite et le capitalisme qui les oppriment.
La commission exécutive de l’UD 66 apporte son total soutien à son secrétaire général Julien et aux camarades insultées.
Nous affirmons ici toute notre détermination à protéger notre CGT, ses dirigeant·es et ses syndiqué·es contre toute forme d’attaques.
Perpignan, le 24 mars 2026
