Pacifiques malgré un contexte étudiant et social tendu en France, les étudiants du centre-ville de Perpignan ont constitué une chaîne humaine tout en partageant leur mécontentement
Hier des 7h, les étudiants du campus Mailly en centre-ville de Perpignan ont appelé à faire blocage devant leur établissement en disposant des poubelles face aux entrées. « Pacifiquement bien entendu, nous ne sommes pas là pour casser, mais pour défendre avec légitimité nos revendications », ont insisté plusieurs porte-parole du mouvement contactés par L’Indépendant.
L’action des élèves perpignanais, équipés pour certains de pancartes revendicatives devant leur université et constitués en chaîne humaine, a duré 30 minutes. Les jeunes gens ont fait entendre leur voix, pointant du doigt « une inégalité de traitement avec le campus principal de la faculté au Moulin-à-Vent : nous n’avons qu’une cafétéria et non pas un restaurant universitaire comme au Moulin-a-Vent, où d(ailleurs il nous est impossible d’aller quand nous n’avons qu’une heure pour manger : Quand nous avons l’occasion d’y aller, avec un repas à 1 euro, forcément, il y a foule » ; « les pannes d’aération dans nos locaux » ; « le manque de sécurité autour du campus malgré une présence policière régulière » ; « l’absence d’un parking pour ceux qui viennent en voiture, et à qui le stationnement en ville revient cher ». Mais aussi « le gel des APL qui en conduisent certains à avoir la tête sous l’eau » et « l’augmentation des tarifs des licences et des masters ».
À midi, les étudiants mobilisés se sont retrouvés en assemblée générale à l’université au Moulin-a-Vent pour organiser la poursuite du mouvement de contestation prévue des lundi 12 octobre. L’Union progressiste, Union syndicale lycéenne, les étudiants et lycéens membres de la société civile étaient présents. À l’issue de leur réunion, ils se sont « mis d’accord sur des moyens d’action qui respectent la sécurité de tous ; dont notamment la continuité des blocus, le dialogue avec les personnels et les étudiants, ou encore des pôles d’organisation pour permettre une action plus efficace et moins éreintante », ont-ils indiqué.
Parmi leurs revendications, ils ont demandé « la banalisation des emplois du temps, c’est-à-dire la possibilité de ne pas être pénalisé en cas d’absence en cours, malgré la présence obligatoire en conditions normales ». Et ce sur les sites du Moulin-à-Vent, le campus Mailly et les lycées Picasso, Lurçat, Arago et Maillol.
Laura Causanillas (L’Indépendant, le 10 octobre 2026)
