Municipales 2026. Communiqué de presse de la section PCF de Perpignan

À un mois du premier tour des élections municipales, le paysage politique se clarifie. Il y a désormais deux listes de gauche à Perpignan. Celle de Perpignan Autrement conduite par Mathias Blanc et celle conduite par la France Insoumise obéissant à une stratégie d’implantation décidée nationalement. Avec Perpignan Autrement, les communistes ont fait le choix d’une gauche ouverte et rassembleuse en vue de mobiliser largement pour chasser du pouvoir municipal un parti d’extrême droite, qui plus est, inculpé d’escroquerie, et ouvrir une perspective nouvelle pour notre ville. C’est après un appel fervent à l’union lancé fin 2024 à toutes les forces politiques de gauche, écologistes et démocrates, aux forces sociales et citoyennes, que s’est constitué ce collectif qui rassemble désormais une dizaine de formations politiques, pour certaines issues du Nouveau Front Populaire, aux côtes d’un grand nombre de Perpignanaises et de Perpignanais attachés aux valeurs de progrès. De la construction du programme jusqu’à la désignation de la tête de liste, qui a départagé quatre candidats, tout s’est fait de manière ouverte et démocratique. Loin des combinaisons locales ou nationales, loin des ambitions personnelles et des conflits d’ego, une autre façon de faire de la politique s’est mise en œuvre, portée par une authentique volonté de rassembler largement face à l’extrême droite.

Bien sûr la division à gauche est extrêmement regrettable. Mais l’assemblage hétéroclite réalisé dans la liste qui serait conduite par Annabelle Brunet ou Agnès Langevine, ne peut en aucun cas être qualifié de gauche. Qu’on en juge ! Figurent dans ce regroupement de nombreux représentants des anciennes majorités de droite alduyste et pujoliste. Le récent ralliement isolé d’un membre du personnel politique du Département n’y change rien et ne peut que jeter le trouble dans ce combat contre le RN, dont l’enjeu dépasse largement Perpignan.

Avec Mathias Blanc, Perpignan Autrement assume pleinement cet enjeu national et porte une vraie alternative pour notre ville, répondant à ses besoins urgents en matière sociale, démocratique et écologique. Les communistes vous invitent à rejoindre sa démarche ouverte et collective, sa campagne digne et respectueuse et à prendre part à cette grande mobilisation citoyenne.

Lamanère. Gisèle Juanole candidate pour un deuxième mandat (L’Indep)

À 77 ans, Gisèle Juanole, maire sortante et retraitée de l’Éducation nationale, annonce sa candidature pour un deuxième mandat à la tête de la liste « Ensemble pour Lamanère ». Forte d’un premier bilan qu’elle juge solide et animée par une ambition tournée vers l’avenir, elle souhaite poursuivre le travail engagé depuis 2020.

Qu’est-ce qui motive votre candidature ?

Depuis 2020, j’ai servi notre commune avec cœur, passion, énergie et détermination. Je suis fière de l’évolution de notre village. Le grand chantier de la Casa del plaçot, engagé avant le changement de mandature et encore inachevé, a été un élément décisif dans ma volonté de poursuivre l’action municipale, afin de le mener à son aboutissement. Puis de relever l’immense défi de son exploitation. C’est pourquoi j’ai décidé de solliciter à nouveau votre confiance.

Quel bilan tirez-vous de ce premier mandat ?

Avec mon équipe, nous avons connu des réussites collectives, surmonté des difficultés et mené à bien de belles réalisations. J’ai la conviction qu’être maire, c’est être à l’écoute, rassembler et agir pour le bien commun. Forte de l’expérience acquise au fil des années et des liens tissés avec les communes voisines, la Communauté de communes du haut Vallespir, le Département, la Région et les syndicats intercommunaux, je reste animée du désir de me battre avec conviction pour Lamanère, afin de poursuivre, enrichir et développer les projets en cours.

Avec quelle équipe ?

Je serai accompagnée d’une nouvelle équipe de femmes et d’hommes d’horizons divers, incarnant à la fois la continuité de l’action municipale et une ouverture renouvelée pour relever ensemble les défis de demain. Nous présenterons un programme sérieux et réaliste, au service de notre commune et de ses habitants.

L’Indépendant, le 6 février 2026

Banyuls-sur-Mer. Marie-Françoise Sanchez à la tête de « La gauche rassemblée » (L’Indep)

Marie-Françoise Sanchez conduit la liste « La gauche rassemblée ». Conseillère municipale d’opposition, militante de longue date des luttes locales, Marie-Françoise Sanchez a constitué une liste soutenue par le Parti socialiste et le Parti communiste français, ouverte aux sensibilités écologistes, syndicales et citoyennes.

« J’ai choisi de vivre à Banyuls-sur-Mer, il y a 25 ans et je ne l’ai jamais regretté. Ce village m’a accueillie et je m’y suis engagée naturellement ». Élue d’opposition, Marie-Françoise Sanchez a été de toutes les grandes mobilisations : défense de La Poste, de la ligne ferroviaire, soutien aux saisonniers et aux vendangeurs, maintien des services publics, « Ces luttes font partie de notre histoire collective. Elles ne doivent pas être effacées ».

Elle a choisi de constituer une liste de gauche « parce que beaucoup de Banyulencs ne se reconnaissent ni dans la gestion actuelle ni dans les méthodes d’une autre liste. La gauche, avec ses valeurs de solidarité, d’humanisme, de justice sociale et de paix doit être présente au Ier tour. C’est une question démocratique ». La candidate revendique une gauche claire, assumée, fidèle à ses engagements, loin des ambiguïtés politiques et des discours opportunistes.

La liste rassemble des habitants d’origines diverses, des actifs et des retraités, des jeunes et des plus expérimentés, des syndicalistes, des écologistes, des citoyens engagés. « Nous voulons conjuguer renouvellement et expérience, avec une même volonté: agir pour Banyuls et ses habitants, pas pour des intérêts particuliers ».

Face aux crises climatiques, sociale et démocratique, la liste propose une autre manière de gouverner : logement accessible, revitalisation du centre-ville, ferme communale, jardins partagés, défense de l’emploi local, adaptation au changement climatique.

La méthode est centrale : démocratie participative réelle, budgets participatifs par quartier, conseils consultatifs, implication des habitants dans la définition des priorités municipales et intercommunales « Alors que l’État prépare une nouvelle ponction sur les collectivités, nous refusons la résignation. II faudra informer, mobiliser, lutter avec la population ».

Yves Andrieu (L’Indépendant, le 6 février 2026)

Réunion publique le jeudi 12 février à 18h15, salle Novelty.

Immigration : « un système qui fabrique des sans-papiers » (L’Indep)

Contrôles aux frontières, arrestations de sans-papiers… à la suite de la conférence de presse que le préfet des Pyrénées-Orientales a organisée sur ces sujets le 15 janvier dernier au poste frontière du Perthus, seize associations et syndicats ont décidé de prendre la parole en commun pour lui répondre.

Pour les associations, certains des propos que le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Régnault de la Mothe, a tenus le 15 janvier dernier ne passent pas. Mais alors pas du tout. Premier point de désaccord: les contrôles aux frontières, auxquels le représentant de l’État a souligné dédier des moyens conséquents.

« Nous déplorons la remise en place de frontières dans l’espace Schengen sous divers prétextes depuis dix ans. Nous considérons que cette situation est contraire au droit européen », martèle Dominique Ségard, de la Cimade, une des principales associations d’aide aux migrants. « Par ailleurs, nous constatons des abus lors des contrôles, des mineurs non pris en charge ou des refus d’accès qui rendent impossible les demandes d’asile. »

Par ailleurs, en réponse au préfet qui a annoncé que plus de 8.000 étrangers en situation irrégulière avaient été arrêtés dans le département en 2025, les associations pointent du doigt « un système qui fabrique des sans-papiers ». Elles dénoncent plus précisément des « dysfonctionnements » du portail numérique qui permet de déposer des demandes de titre de séjour ou de naturalisation, ainsi qu’un accueil « désastreux » dans le service de la préfecture en charge de ces demandes (files d’attente « des deux heures du matin »…).

« On a des gens qui travaillent, qui veulent juste faire renouveler leur titre de séjour et qui perdent leurs droits car ils n’arrivent pas à avoir de rendez-vous », s’insurge Josie Boucher, de l’Association de solidarité avec tous les immigrés (Asti). « Nous demandons seulement que les gens puissent effectuer leurs démarches et que celles-ci soient examinées en temps voulu dans les conditions prévues par la loi. »

Et les associations de s’interroger : « Combien de personnes « éloignées du territoire » sont-elles devenues ce que certains appellent « des illégaux » simplement parce que l’État, par ses carences, les a empêchées de renouveler ou de demander le titre de séjour auquel elles auraient eu droit ? »

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 5 février 2026)

L’édito du TC par Evelyne Bordet. À bas bruit… sournoisement !

À l’approche des municipales, dans notre département, impossible d’ignorer Perpignan qui rafle toute l’attention médiatique. La ville est le trophée du Rassemblement national, bien décidé à y replanter son drapeau !

Mais, au-delà de Perpignan, les villages ne sont pas oubliés ! Là, le RN troque son costume officiel pour une pelisse d’invisibilité. Finie l’affiche « extrême droite », bienvenue aux « sans étiquettes » et autres « apolitiques » … Parfait pour rassurer les électeurs en leur faisant croire à des candidatures neutres, alors que dès que l’on regarde les listes de plus près, on y retrouve des proches du RN. La stratégie est claire : on avance masqué, on repeint son logo en gris pâle. Les listes « apolitiques » poussent comme des champignons. L’objectif ? Séduire les méfiants, contourner la défiance et s’ancrer tranquillement dans le paysage local. L’histoire nous l’a appris : les basculements politiques ne s’annoncent pas toujours par des fracas spectaculaires. Ils passent souvent par des glissements progressifs. L’extrême droite s’installe, construisant patiemment des réseaux d’élus et de cadres, à bas bruit, sournoisement. « Nous entendons peser comme jamais dans notre histoire sur le scrutin local », a annoncé Jordan Bardella le 12 janvier lors de ses vœux à la presse. Son parti compte remporter « des dizaines de villes ». Alors, dans les communes rurales, chaque mairie conquise, chaque implantation locale renforcera la capacité du RN à se projeter vers les échéances nationales. La lutte entre démocratie et fascisme ne se joue pas dans un futur hypothétique : elle se joue aujourd’hui, partout, jusque dans nos villages ! La porte est grande ouverte, quand l’État fait sauter une à une les digues préservant l’État de droit. Une odeur putride s’installe dans le débat public, portée par des discours politiques et médiatiques qui font du racisme une opinion comme une autre, banalisant ainsi des positions qui rejettent la diversité et usent du refus de la différence comme un véritable levier politique. Ce glissement insidieux façonne un climat où l’exclusion devient non seulement tolérée, mais aussi valorisée, participant à une dangereuse transformation du paysage politique.

Les dynamiques de progrès, d’égalité et de liberté peuvent disparaître, ici, maintenant, si elles ne sont pas défendues avec conviction. C’est l’enjeu de ces municipales, partout, dans chaque village !

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4102 – vendredi 6 février 2026)

L’édito d’Évelyne Bordet. À bas bruit… sournoisement !
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