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Communiqué de presse de l’UD CGT 66. Surchauffe – incendies – sècheresse : l’été commence à peine ! Il est urgent d’agir
Le dérèglement climatique se manifeste déjà et impacte fortement notre département. Les fortes chaleurs mettent à rude épreuve les êtres humains, leurs activités économiques mais aussi l’ensemble du vivant. Depuis des années la CGT réclame d’une part des plans ambitieux et des investissements conséquents pour limiter les impacts des activités humaines sur le climat et d’autre part les mesures et moyens nécessaires pour adapter notre société au dérèglement climatique et à ses conséquences (phénomènes extrêmes : canicules, orages, tempêtes, méga feux …). Ne pas agir c’est en payer un coût économique important : 1€ investi dans l’adaptation, c’est entre 7 et 8 euros économisés demain. Le rapport (9 juillet 2026) du Haut conseil pour le climat développe que le dérèglement climatique avance plus vite que notre capacité à y répondre. L’économie de notre territoire, déjà en difficulté par rapport au niveau national, se trouve d’autant plus fragilisée car les deux moteurs économiques que sont le tourisme et l’agriculture sont lourdement impactés par ce changement climatique. Le système de santé est soumis à rude épreuve.
Le bâti notamment le bâti scolaire n’est pas adapté. Chaque année, les examens se déroulent dans des conditions de plus en plus difficiles dans des lieux surchauffés. La climatisation s’avère indispensable dans certaines situations pour palier à l’absence de solution globale. Elle constitue cependant un pansement sur une jambe de bois si le bâtiment n’est pas entièrement pensé, rénové et isolé. La végétalisation des villes est un enjeu tout aussi essentiel. Un avis du conseil économique sociale et environnemental préconise l’accélération des mesures d’adaptation.
Sur le front des incendies, après le méga feu des Corbières dans l’Aude en 2025, c’est au tour de notre département d’être durement impacté par le feu de Canet puis celui de Trévillach. La crise viticole multiplie les friches agricoles ce qui va favoriser l’expansion des feux de forêt dans les années à venir. La CGT souligne le travail des équipes de luttes contre les incendies (professionnel·les et volontaires) qui ont bataillé jour et nuit pour maîtriser ces feux. L’élan de solidarité qui s’est manifesté dans tout le département pour accueillir les sinistré·es montre les valeurs de solidarité de la population catalane et redonne espoir dans une société de plus ne plus fracturée. L’investissement conséquent du conseil départemental (hausse des effectifs, hélicoptère …) n’a cette fois pas suffi face à l’ampleur de cet incendie. Les conséquences économiques sont importantes et se chiffreront à plusieurs dizaines de millions d’euros. À Canet, des campings en partie détruits au début de la saison touristique, l’entreprise Catana touchée mais la catastrophe économique et écologique évitée grâce à une lutte acharnée. Autour d’Illes sur Têt, les conséquences économiques sur la filière agricole sont importantes, les salarié·es en chômage partiel, la ligne SNCF et la route coupée pendant plusieurs jours ont impacté encore une fois les Hauts Cantons. La biodiversité dans ces paysages dévastés a énormément souffert. L’absence de public pour l’étape du Tour de France impacte aussi fortement l’activité économique des villages du Capcir et de la Cerdagne et prouve qu’en cas de crise, l’Etat et ses services sont dans l’incapacité d’assumer simultanément la gestion de la crise et l’organisation d’un événement sportif majeur. L’image du département, en continu sur les chaînes d’information est écornée.
Face à une situation qui empire, les renforts d’été sont de plus en plus difficiles à obtenir car la saison des feux s’étend sur toute l’année dans les départements et concerne de plus en plus de régions françaises. Le manque de canadairs est criant malgré les nombreuses alertes et demandes de la CGT.
Vous retrouverez toutes les propositions de la CGT pour que la prévention, les moyens de lutte et la protection des populations deviennent une priorité des politiques publiques.
Les travailleuses et travailleurs ne doivent pas payer plusieurs fois.
Les conditions climatiques extrêmes qui touchent notre département mettent en difficulté l’ensemble de la population et touche d’autant plus les personnes les plus fragiles. Celles et ceux qui n’ont pas les moyens de rénover leur logement ou vivent dans la précarité.
Les salarié·es sont impacté·es dans leur vie quotidienne mais aussi dans leur travail. Certain·es sont directement exposé·es aux conditions extrêmes ce qui nécessite des mesures adaptées pour protéger leur santé et leur sécurité. Vous trouverez toutes les mesures que la CGT revendique dans le livret environnement. Elles et ils sont doublement exposés quand leur repos est impacté à leur domicile par des nuits trop chaudes pour récupérer correctement. Celles et ceux impacté·es par les incendies ont aussi payé cette crise par du chômage partiel et l’évacuation de leur domicile.
Elles et ils payent encore quand les employeurs avec la bénédiction du préfet dérogent au droit du travail pour « relancer l’économie » des villages sinistrés en autorisant le travail le dimanche. Pour la CGT, c’est NON ! Toutes les occasions sont bonnes pour s’attaquer aux droits des salarié·es déjà fortement impacté·es. Les mêmes employeurs demandaient juste avant l’été la possibilité de déroger au droit du travail pour travailler 70 h au lieu de 35 h par semaine ! Pour la CGT, c’était déjà NON, le préfet engage sa responsabilité en cas d’accident du travail ou de décès comme en Champagne (7 morts à cause de la chaleur en 2023). Travailler sous de fortes chaleurs a des conséquences importantes sur la santé. Alors que des aménagements seraient nécessaires, le préfet préfère que les salarié·es soient davantage exposé·es, quel mépris ! Dans une période où l’adaptation des postes de travail à la canicule est une priorité, ce sont les travailleurs qui vont devoir payer un lourd tribu du développement de l’économie en payant avec leur capital santé dans les métiers les plus précaires et les plus pénibles de notre département.
La CGT fidèle à son engagement apportera toute l’aide nécessaire aux travailleuses et travailleurs pour la défense de leurs droits. Elle continuera à porter un projet de société permettant de répondre à l’urgence sociale et environnementale.
Perpignan, le 13 juillet 2026
40eme Congrès du PCF. Intervention de Nicolas Marchand, président de l’amicale des vétérans et de la mémoire militante
Mes cher.es camarades, le salut que je vous adresse, au nom de l’Amicale des vétérans, se veut empreint de lucidité, de conviction et de confiance.
Lucidité sur les dangers et les obstacles que l’humanité, notre peuple, notre parti ont à affronter, mais aussi sur les contradictions. Car voir les contradictions, c’est voir nos points d’appui pour agir et pour une perspective.
Bien des éléments de la situation attisent des peurs, qui poussent à baisser la tête et se résigner, ou rendent l’obscurantisme des extrême-droites attractif ; mais ils ouvrent aussi des portes à des prises de conscience des méfaits du capital et de son système, des intérêts communs d’une vaste classe et des peuples à s’unir pour le combattre, résister et agir pour le dépasser.
La lucidité, c’est de saisir le besoin des idées communistes, l’enjeu de la bataille des idées pour nourrir les luttes et construire une nouvelle conscience de classe. Avoir attaché à cette question, aux questions de classe une importance essentielle est une avancée importante. Notre parti a besoin de tels repères.
Ce n’est pas inné, la conscience de classe. Cela demande des expériences de lutte et un travail politique. C’est toute l’actualité et l’enjeu du besoin d’un parti communiste, positionné sur des bases de classe, concepteur et porteur des idées révolutionnaires d’aujourd’hui.
Lucidité aussi sur nous-mêmes, sur nos forces et nos faiblesses, sur le chemin accompli, depuis le tournant du 38eme congrès, et tout ce qui reste à faire, avec la conscience qu’il nous faut absolument construire –je ne dis pas reconstruire, je trouve que les mots en « re » ont le défaut de renvoyer vers le passé, alors qu’il s’agit de faire du neuf dans une situation très nouvelle- construire, donc, un parti beaucoup plus fort.
Je crois comprendre que c’est un point majeur de la feuille de route décidée par ce Congrès. Et de fait, si ce n’est pas un préalable dont il faudrait attendre la réalisation, c’est une clé décisive pour l’avenir.
J’ai dit aussi conviction. Pas croyance, conviction, fondée sur la raison, la connaissance, la volonté de comprendre derrière les apparences, avec les idées marxistes vivantes, pour agir et transformer le monde, la société.
Conviction que le capitalisme n’est pas la fin de l’histoire et que la suite de l’histoire, celle du dépassement de ce système inhumain, en crise, celle du socialisme et du communisme, s’écrit au présent, sans frontières, en France, en Europe et dans le monde, dans nos luttes sociales et politiques.
Conviction, fondatrice de notre parti, qui en fait l’utilité et en définit l’originalité, que c’est un combat révolutionnaire. N’ayons pas peur du mot ! Faisons-le vivre avec un contenu attractif, de façon rassembleuse, pour avancer vers des jours heureux, vers une société et un monde heureux.
Cela a à voir avec la bataille dans laquelle nous allons nous engager pour la présidentielle et les idées qu’elle doit nous permettre de porter.
Une bataille difficile, car l’élection présidentielle est depuis l’origine, l’élection la plus difficile pour le parti communiste.
Mais la situation impose de ne pas nous absenter une fois encore, on en a assez cher payé les conséquences, et surtout, il y a besoin de nos idées pour travailler à faire bouger les choses. De les porter avec tout leur réalisme et toute leur radicalité. D’y faire vivre l’originalité de l’apport communiste, indispensable à une perspective de gauche nouvelle, unitaire et transformatrice. Car face à l’extrême-droite, à qui nous allons tout faire pour barrer la route, pour une mobilisation majoritaire et de gauche, il y a besoin bien sur d’une bataille culturelle, mais surtout d’une perspective solide, qui ne mène pas à nouveau à des déceptions qui ont couté cher et frayé la voie à la montée de l’extrême-droite.
J’insiste sur les idées, la bataille pour nos idées. L’action c’est nécessaire, mais pour qu’elle agisse sur les consciences, elle doit être porteuse d’idées. Nos affiches, nos tracts, nos messages sur les réseaux sociaux, nos paroles doivent avoir l’ambition d’imprimer nos idées.
Elle est toujours valable l’idée de Marx selon laquelle une idée dont les masses s’emparent peut devenir une force matérielle. Pensons-y, toujours.
C’est dire le défi de la formation. J’ai envie de vous dire, de dire aux jeunes camarades de ce congrès du parti, à celles et ceux dont l’adhésion est récente, mais ça vaut pour nous toutes et tous : oui il y a à apprendre, oui il y a besoin de se former, bien au-delà des formations scolaires et universitaires, oui il faut être exigeant là-dessus vis-à – vis de soi même et du parti. Apprenez, lisez, apprenons, lisons, et puisque dans le parti il y a aussi, notamment avec les vétérantes et les vétérans, de l’expérience et des connaissances accumulées, profitez-en, utilisez-les, exploitez-les, prenons, avec le parti, avec la JC, des initiatives qui fassent vivre la transmission et l’échange.
Et comme l’amicale des vétérans, qui est très active et utile dans un certain nombre de fédérations, n’est pas structurée partout, je propose, pour terminer, aux dirigeantes et dirigeants des fédérations concernées d’en faire un objectif sur la réalisation duquel avec les camarades de la direction de l’amicale nous sommes disponibles pour vous aider.
Merci de votre attention.
Bonne fin de Congrès.
Vive notre parti.
Alénya. Quatre jours au rythme de l’Amérique latine (L’Indep)
Du jeudi 16 au dimanche 19 juillet, le parc Ecoiffer accueillera la 7′ édition du festival latino Cienfuegos créé par Antoine Navarro. Concerts, danses, cinéma, gastronomie et artisanat seront au rendez-vous pour célébrer les cultures latino-américaines, sans oublier la solidarité qui fait l’ADN de l’événement.
Pendant quatre jours, la ville prendra donc des airs d’Amérique latine. L’événement réunira une nouvelle fois passionnés de musiques latines, curieux et familles autour d’une programmation variée et gratuite. Le Venezuela est mis à l’honneur en raison des événements qui ont touché le pays l’an passé (en 2025, le pays a été secoué par la ré-élection contestée de Nicolas Maduro, une répression accrue de l’opposition et une crise économique a poussé de nombreux habitants à quitter le pays). Au-delà de sa programmation culturelle, le festival conserve sa vocation solidaire. Organisé par l’association « Cuba coopération France », il soutient des actions concrètes de coopération et d’échanges avec Cuba et le Venezuela. L’objectif de cette année: collecter des médicaments pour le Venezuela. Se-Ion Antoine Navarro, président du festival, « les recettes sont destinées à financer des actions humanitaires ».
Musique, danse et rencontres feront voyager les visiteurs au cœur des cultures latino-américaines dans un esprit de fête et de partage. Lors de la première édition, cet événement avait pour objectif de célébrer la fête nationale cubaine, avant de prendre une autre orientation: rassembler le public afin de découvrir une culture latino-américaine variée.
Lola Gilbert (L’Indépendant, le 13 juillet 2026)
Au programme
Jeudi 16 juillet, à 18h30 : vernissage de l’exposition « Musica y baile » de l’artiste Libélula de Cuba ; à 19h30 : soirée latine et brochettes avec DJ Carlos ; à 20h30 : projection du film cubain Broccacerlas Habaneras (salle Oms).
Vendredi 17 juillet, à 18h : apéro latino avec DJ D’Primera ; à 20h : démonstration de danses latines avec Angel’s dancers academie ; à 21h15 : concert de l’orchestre La Noche blanca (dress code tous en blanc) ; à 23h : soirée dansante avec DJ D’Primera.
Samedi 18 juillet, à 18h : apéro latino avec DJ Pat Caribe ; à 18h30 : atelier de percussions latines avec Fanny del sol (salle Oms) ; à 19h45 : show de l’école de danse salsa By Laetie ; à 20h : flashmob de rumba intercontinentale ; à 21h : concert du groupe World harmonie ; à 21h15 : concert de l’orchestre Septo Nabori ; à 22h : show de peinture corporelle en direct ; à 23h : soirée dansante avec DJ Pat Caribe.
Dimanche 19 juillet, apéro latino avec DJ Lilimba ; à 19h30 : récital du groupe de musique venezuelienne Orinoco ; à 20h45 : show de danses latines avec Émilie ; à 21h15 : concert de Reina Saba ; à 23h : soirée dansante avec DJ Lilimba.
Tel. Antoine Navarro : 06 09 01 70 63
cubacoop66@orange.fr
Page Facebook du festival latino cubain Cienfuegos
L’édito du webzine. Marine Le Pen, la candidate délinquante
La cheffe de file du Rassemblement national vient d’être condamnée par la cour d’appel de Paris à trois ans de prison dont deux avec sursis et un an ferme sous bracelet électronique. Elle a annoncé se pourvoir en cassation, et donc, mener campagne pour l’élection présidentielle de 2027.
« Mains propres et tête haute » : tel était l’un des slogans phares du Front national lors des législatives de 1993, celui du père fondateur du parti d’extrême droite français, Jean-Marie Le Pen. Trente-six ans plus tard, sa fille, Marine Le Pen, malgré sa condamnation dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national, entend se présenter devant les français. La députée a été condamnée à trois ans de prison dont deux avec sursis et un an ferme sous bracelet électronique. Sa peine d’inéligibilité de 45 mois dont 30 avec sursis, a déjà été exécutée.
Elle va se pourvoir en cassation pour « suspendre les effets » de cette décision et ainsi « faire campagne sans bracelet électronique ». C’était la condition qu’elle s’était elle-même fixée pour mener cette quatrième campagne pour l’Élysée.
Mais le parti, fondé par des Waffen SS et des néonazis, n’est pas à une contradiction près. Le 5 avril 2013, interviewée sur le plateau de Public Sénat, sa championne réclamait « l’inéligibilité à vie » pour les élus condamnés pour « détournement de fonds publics ».
La cour de cassation devrait statuer début 2027. Si la haute juridiction confirme l’arrêt de la cour d’appel, celui-ci s’appliquerait immédiatement. Quelques semaines seulement avant le premier tour.
Une délinquante en col blanc
Pour la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Le Pen est une « privilégiée » qui a « bénéficié d’une grande mansuétude » de la part de la justice, tempête Marine Tondelier. « Elle est une délinquante, voilà la seule conclusion qu’on peut tirer de cette décision de justice », tacle le chef des députés socialistes Boris Vallaud. « Après, c’est à elle de poser la question de savoir si quand on est une délinquante, on se présente aux électeurs ». « Une telle condamnation, quel que soit l’aménagement de la peine, ne peut permettre de se présenter devant les Français. Il n’y a rien d’autre à dire », tranche le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel.
La présidente de la cour d’appel de Paris répète que « les faits sont graves ». L’avocat du Parlement européen confirme : « ils ont volé l’argent du contribuable et ça a été confirmé pour la deuxième fois ». Le préjudice est estimé à quelque 2,9 millions d’euros.
Madame Le Pen a volé l’argent public. Elle n’a pas honte de se présenter pour le gérer. C’est cela la moralité de l’extrême droite.
Dominique Gerbault
Perpignan. Grogne au lycée Picasso contre la suppression d’une spécialité (L’Indep)
« Énergie et environnement », une spécialité qui parle au présent mais pas au futur pour la direction du lycée Picasso à Perpignan. Des membres du conseil d’administration et les parents d’élèves ont manifesté contre la suppression d’une spécialité.
Chaque année, au lycée Picasso, les élèves de terminale en STI2D doivent choisir une spécialité. Parmi les quatre proposées, il y a celle intitulée « Énergie et environnement ». Mais à la rentrée des classes 2026-2027, elle n’existera plus. Une suppression « en interne », selon les professeurs de l’établissement, qui a également suscité la colère des parents d’élèves du lycée perpignanais. Tous se sont retrouvés à la sortie des classes ce jeudi 2 juillet pour manifester contre l’initiative.
Tanguy Lorre, responsable syndical de Force ouvrière et membre du conseil d’administration du lycée Picasso, dénonce un « net manque de considération ». Selon lui, les raisons sont « évidemment économiques ». Il explique : « Il n’y a aucun cout pour maintenir la spécialité mais la fermer leur rapportera ». Dès qu’il a appris la nouvelle par les parents d’élèves, le conseil d’administration a demandé à être reçu par l’établissement. Une réponse qui aurait été balayée d’un revers de main par le proviseur du lycée : « Deux heures avant la rencontre, nous avons reçu un message d’annulation nous indiquant que nos priorités n’étaient pas les leurs ».
Une décision qui aurait été prise « en interne »
« C’est une décision qui a été prise en interne, sans avertir personne. Elle ne respecte ni les élèves ni le conseil d’administration. Ce n’est pas du tout réglementaire », affirme Tanguy Lome, professeur à Picasso depuis 22 ans. Désireux de changer le cours des événements, le quinquagénaire s’est joint à plusieurs autres professeurs pour proposer des « solutions à la situation ». « Nous avions trouvé un professeur pour enseigner la spécialité. Ils ont préféré l’utiliser pour d’autres formations », évoque le professeur en filière technologique.
Mais les parents d’élèves et les professeurs craignent aussi, à terme, pour le reste de la filière. « Il y a des BTS spécialisés environnement, et ce sera un prétexte pour les fermer aussi », anticipe le syndicaliste de Force ouvrière.
Contacté, le rectorat indiquait, auprès de L’Indépendant, que « la directrice académique des services de l’Éducation nationale des Pyrénées-Orientales et les services académiques ont pleinement conscience de l’importance de la spécialité Énergie et environnement pour le territoire et réaffirment leur souhait de maintenir cette formation au sein du lycée Picasso de Perpignan dont la carte des formations offertes vise à son identification forte en qualité de lycée formateur dans ce domaine sur le territoire ».
Tina Penaranda (L’Indépendant, le 12 juillet 2026)
Contactée, la direction du lycée n’a pas répondu à nos sollicitations.
« Lycée Picasso Perpignan : Fermeture de l’option EE en STI2D. Le Rectorat sacrifie l’égalité des chances et les métiers de demain pour 15 élèves ! »
Communiqué de presse l’intersyndical CGT Éduc’Action 66, FCPE 66, FSU 66, FO 66,Sud 66
Le lycée Pablo Picasso de Perpignan va perdre à la rentrée 2027 son option Énergies et Environnement (EE) de la filière STI2D. Le motif officiel : un départ à la retraite non remplacé !
Une décision incompréhensible
Alors que 15 élèves ont formulé une demande pour cette option, le Rectorat ne propose aucun enseignant ni aucune solution concrète. Pourtant 3 solutions sont envisageables : une affectation d’un enseignant en interne à Picasso, un enseignant de la zone de remplacement ou une affectation directement du rectorat.
Le Conseil d’Administration avait voté le maintien de la STI2D en terminale dans la Dotation Globale Horaire. Depuis, aucun échange, aucune concertation alors que le Conseil d’Administration aurait dû être consulté au préalable de cette décision, et ce, en contradiction des dispositions de l’article R421-23 du Code de l’Éducation.
En supprimant l’option EE, on supprime l’essence même de la voie technologique : projet concret, groupes réduits, manipulation d’outils professionnels, mixité sociale. On condamne des résultats en hausse de la filière professionnelle, et on désarme une filière qui forme aux métiers d’avenir qui recrutent.
Une rupture d’égalité des chances et des droits pour 15 élèves
Cette fermeture crée une inégalité d’accès à la formation pour les lycéens de l’option EE de la filière STI2D du lucée Picasso. Dans un département engagé dans la transition énergétique – solaire, éolien, rénovation – priver les jeunes d’une formation Energie & Environnement est incohérent avec les besoins des entreprises locales.
Fermer l’option EE à Picasso alors qu’elle existe ailleurs, c’est créer une inégalité territoriale. L’égalité des chances et des droits des élèves à choisir leur orientation n’est pas respectée.
Les signataires exigent le maintien immédiat
La FCPE 66 et les syndicats enseignants CGT Éducation 66, FO 66, FSU 66, SUD Éducation 66, demandent au Rectorat de Montpellier d’affecter un enseignant et de garantir l’ouverture de l’option EE à la rentrée au lycée Picasso.
Culture : grave menace sur les institutions culturelles du territoire
Des maires et adjoints à la Culture de toute la France interpellent le président de la République
Alors que notre pays est confronté à un mur budgétaire historique, chacun mesure la nécessité de contribuer à l’effort collectif de redressement des finances publiques.
Les collectivités territoriales comme les institutions culturelles qu’elles soutiennent en partenariat avec l’État n’ont jamais ignoré cette exigence. Depuis de nombreuses années, elles ont fait preuve d’esprit de grande responsabilité en assumant leur part des ajustements budgétaires tout en maintenant des services publics essentiels au quotidien de nos concitoyens, comme celui de la culture, et en poursuivant sans relâche leur mission de démocratisation culturelle au service de tous les publics.
C’est dans ce contexte que nous avons appris avec effroi l’annonce d’une réduction sans précédent des subventions de l’État destinées à 28 institutions culturelles majeures engagées sur nos territoires. Un tel arbitrage, brutal et sans concertation préalable, s’ajouterait à une première coupe effectuée sur les budgets culturels de l’État dans les Régions en avril. S’il était confirmé dans les semaines qui viennent, ses conséquences seraient immédiates et désastreuses.
Celle et ceux qui prennent ces décisions à un stade aussi tardif de l’année ont-ils vraiment mesuré leurs conséquences sur la pérennité de ces institutions, alors même que les programmations artistiques sont actées, les contrats signés et les dépenses largement engagées et incompressibles ?
De telles coupes massives conduiraient à constater de très graves déficits à la fin de l’année 2026 et à compromettre dès 2027 l’avenir de ces institutions. En effet, déjà fragilisées par plusieurs années de tensions inflationnistes et budgétaires, elles seraient confrontées à des arbitrages impossibles : annulation de spectacles, abandon de projets, réduction de l’offre culturelle, suppressions d’emplois ou, dans les situations les plus critiques, remise en cause de leur activité même.
Celles et ceux qui prennent ces décisions radicales ont-ils mesuré que les contributions demandées constituent une entreprise de démolition alors qu’elles n’auront en réalité aucun effet sensible sur la réduction du déficit de l’État ?
C’est un prix totalement disproportionné que l’on ferait payer à la culture en raison de la dérive des finances de l’État. La conduite des finances publiques ne peut reposer sur des décisions imposées, sans prévisibilité pour les établissements, et au mépris des engagements déjà contractés et de la confiance qui doit présider aux relations entre l’État et ses partenaires.
Monsieur le Président de la République, ne laissez pas s’accomplir cette atteinte aux fondations de la décentralisation culturelle engagée par André Malraux. N’hypothéquez pas l’avenir des équipes artistiques et techniques qui œuvrent sur les territoires. Ne donnez pas quitus à ce qui constituerait un reniement du pacte culturel républicain avec les territoires et avec tous ses publics.
Monsieur le Président de la République, sachez que nous sommes prêts, comme nous l’avons toujours fait, à participer à la réflexion collective sur les moyens de concilier responsabilité budgétaire et ambition culturelle. Mais un tel projet suppose de la visibilité pluriannuelle et le respect des engagements pris. Il ne peut se faire brutalement dans le mépris de la parole donnée.
Monsieur le Président de la République, la France a toujours puisé une part de sa force dans sa création, dans ses artistes et dans ses institutions culturelles. En faisant de l’opéra, du théâtre, de la danse, de la musique des variables d’ajustement du déficit public, vous oubliez que l’art et la culture sont un levier majeur de démocratisation culturelle, qu’ils réduisent les fractures sociales et territoriales, élèvent le niveau de connaissance et d’émancipation de nos concitoyens, créent de l’emploi et renforcent l’attractivité et l’influence de nos territoires.
Préserver cet héritage et réfléchir à son avenir est une responsabilité que nous nous devons de partager collectivement.
- Raphaël Adam – Maire de la Ville de Nanterre
- Rozenn Andro – Adjointe à la culture Ville de Rennes, Présidente du conseil de surveillance du Théâtre National de Bretagne
- Nathalie Appéré – Maire de la Ville de Rennes, Présidente de Rennes Métropole
- Bally Bagayoko – Maire de la Ville de Saint-Denis Pierrefitte
- Xavier Bertrand – Président de la région Hauts-de-France
- Nathalie Bois-Huyghe – Adjointe au Maire de la Ville de Bordeaux chargée de la culture et des mémoires
- Sofia Boutrih – Adjointe au Maire de la Ville de Saint-Denis Pierrefitte en charge de la culture, de l’événementiel et des grands rendez-vous populaires
- Laurent Cathala – Maire de la Ville de Créteil et Président de Grand Paris Sud Est Avenir
- Claire Chazal – Vice-présidente de l’Opéra de Lyon
- Thomas Cazenave – Maire de la Ville de Bordeaux
- Mickael Delafosse – Maire de la Ville de Montpellier, Président de Montpellier Méditerranée Métropole
- Arnaud Deslandes – Maire de la Ville de Lille
- Pauline Diaz – Adjointe au Maire de la Ville de Villeurbanne déléguée à la culture et aux droits culturels
- Agnès Dolhem – Adjointe à la culture de la Ville d’Hérouville-Saint-Clair
- Grégory Doucet – Maire de la Ville de Lyon
- Anne Fahmy – Présidente de l’Opéra National de Bordeaux, Adjointe au maire de la Ville de Bordeaux chargée de l’éducation, de l’enfance et des politiques alimentaires
- Emmanuel Grégoire – Maire de la Ville de Paris
- Sylvie Hubac – Présidente de l’Opéra de Lyon
- Sylvie Jacq – Vice-Présidente du conseil départemental du Calvados en charge de la culture
- Pierre Jakubowicz – Adjoint à la culture, au patrimoine et aux arts de la Ville de Strasbourg, Président de l’Opéra national du Rhin, Président de l’Orchestre philharmonique de Strasbourg
- Régis Juanico – Maire de la Ville de Saint-Étienne, Président de Saint-Étienne Métropole
- Sofienne Karroumi – Maire de la Ville d’Aubervilliers, Vice-Président de Plaine Commune
- Guillaume Lissy – Président de Grenoble Alpes Métropole
- Bertrand Masson – Président de l’Opéra national de Nancy – Lorraine et adjoint à la culture de la Ville de Nancy
- Alexis Monge – Adjoint à la vie culturelle et aux arts Ville de Grenoble
- Hervé Morin – Président de l’Opéra Orchestre Normandie Rouen et de la Région Normandie
- Jean-Luc Moudenc – Maire de la Ville de Toulouse et Président de Toulouse Métropole
- Patrick Nicolle – Adjoint à la culture de la Ville de Caen
- Aristide Olivier – Maire de la Ville de Caen
- Benoît Payan – Maire de la Ville de Marseille
- Florence Portelli – Présidente de l’Orchestre national d’Île-de-France, Présidente déléguée de la Région Île-de-France en charge de la culture, du patrimoine, de la création et de la francophonie
- Philomène Récamier – Adjointe à la Culture de la Ville de Lyon
- Cécile Renault – Présidente de la MC93 Maison de la culture de Seine-Saint-Denis
- Agnès Robin – Adjointe à la Culture de la Ville de Montpellier, administratrice de l’OONMO
- Arnaud Robinet – Maire de la Ville de Reims
- Sylvie Robert – Sénatrice d’Ille-et-Vilaine, Membre du Conseil de surveillance du Théâtre National de Bretagne
- Johanna Rolland – Maire de la Ville de Nantes, Présidente de Nantes Métropole
- Laurence Ruffin – Maire de la Ville de Grenoble
- Florian Sitbon – Adjoint au Maire de la Ville de Paris chargé de la culture
- Catherine Trautmann – Maire de la Ville de Strasbourg, Présidente de l’Eurométropole de Strasbourg, ancienne ministre de la Culture
- Rodolphe Thomas – Maire de la Ville d’Hérouville-Saint-Clair, Vice-président de la Région Normandie
- Stéphane Troussel – Président du Département de la Seine-Saint-Denis
- Laetitia Valentin – Adjointe chargée des arts et cultures, Ville de Saint-Étienne
- Cédric Van Styvendael – Maire de la Ville de Villeurbanne
- Nicole Yardeni – Adjointe à la Culture, Ville de Toulouse, Présidente de l’Établissement public du Capitole – Opéra national et Orchestre national
L’actu de la CGT (n° du 10 juillet 2026)
Êtes-vous suffisamment protégé·e au travail lors des fortes chaleurs ?
Avec les fortes chaleurs, les risques pour la santé au travail augmentent.
La CGT met à disposition un calculateur permettant d’évaluer votre exposition au risque en cas de fortes chaleurs et de mieux connaître vos droits en matière de prévention et de protection en période de canicule.
—> Faites le test
Canicule : comment travaillez-vous pendant les fortes chaleurs ?
Comment les fortes chaleurs impactent-elles vos conditions de travail ? La CGT lance une enquête pour recueillir les témoignages des salarié·es et porter leurs revendications en matière de santé et de sécurité au travail.
—> Répondre à l’enquête
Actualités
Canicule et travail : toutes les ressources de la CGT
Les épisodes de fortes chaleurs ne sont plus exceptionnels. Ils transforment durablement les conditions de travail et font émerger de nouveaux risques pour la santé des salarié·es. Pour y faire face, la CGT met à votre disposition un dossier complet : droits, analyses, témoignages, outils syndicaux, FAQ et propositions pour agir dans les entreprises et construire des réponses durables.
—> Accéder au dossier
Feux de forêt : agir avant qu’il ne soit trop tard
Les feux de forêt ne sont plus des événements exceptionnels ni limités à quelques territoires. Avec le dérèglement climatique, les incendies sont plus précoces, plus fréquents et plus intenses. Face à cette nouvelle réalité, la prévention, les moyens de lutte et la protection des populations doivent devenir une priorité des politiques publiques.
—> Lire la suite
Les propositions de la CGT pour protéger les salarié·es
La CGT présente un plan d’ensemble avec des mesures concrètes pour mieux protéger les salarié·es : nouvelles obligations pour les employeurs, renforcement des droits des travailleurs, adaptation des lieux de travail et action contre le dérèglement climatique.
—> Voir les propositions
Des flyers et des affichettes pour faire connaitre l’enquête canicule
Pour faire connaître l’enquête nationale de la CGT sur les conditions de travail pendant les fortes chaleurs, retrouvez une série de flyers et d’affichettes à télécharger, imprimer et partager largement dans les entreprises et les services.
—> Télécharger les visuels
Travailleuses et travailleurs des métiers saisonniers
Toute l’année, la CGT se tient à disposition des travailleuses et travailleurs à travers son réseau d’unions départementales et locales. L’intérêt d’une telle implantation c’est de pouvoir par la proximité être efficaces et présent·es pour répondre aux besoins et sollicitations du monde du travail (accueil, syndicalisation, informations juridiques, réseaux de défenseur·ses syndicaux·les et conseiller·es du ou de la salarié·e).
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Communiqué de presse
Nomination de François-Noël Buffet au poste de Défenseur des droits : un très mauvais signal pour les droits et les libertés
La CGT exprime sa plus vive inquiétude après l’annonce de la proposition de nomination de François-Noël Buffet à la tête du Défenseur des droits.
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Comité d’alerte des comptes publics : en pleine crise caniculaire, le gouvernement sabre de nouveaux dans les dépenses sociales
Le comité d’alerte des comptes publics a été convoqué pour la deuxième fois cette année par le gouvernement, à l’occasion d’une grande messe budgétaire de trois heures.
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Liberté syndicale : les procédures-bâillon doivent cesser
Le 6 juillet 2026 s’est tenue l’audience opposant Gérard Ré, membre du Bureau confédéral de la CGT, à l’entreprise SEPUR.
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