Communiqué de presse de la FCPE Occitanie

La FCPE Occitanie réunie autour de son projet éducatif pour l’année 2025-2026 avec une nouvelle équipe dans la poursuite des actions de terrains et de l’engagement en faveur des parents d’élèves

Une nouvelle équipe pour la FCPE Occitanie

Vanina Blelly et Rémy Landri élus co-président.e.s de la FCPE Occitanie

Lors du Conseil d’administration qui s’est réuni le samedi 18 octobre 2025, les membres du Comité Régional de la FCPE Occitanie ont élu un nouveau bureau :

  • Vanina Blelly, co-présidente,
  • Rémy Landri, co-président,
  • Nadège Houles, secrétaire générale,
  • Gilles Mercadier, trésorier général,
  • Aurélie Guillemat, secrétaire générale adjointe,
  • Chrystine Loupiac, trésorière générale adjointe.

Cette gouvernance partagée s’inscrit dans la poursuite des tâches engagées en faveur des parents d’élèves des écoles publiques en Occitanie et symbolise le partage d’expériences, la parité, et l’unité de notre région autour de l’école. C’est une nouvelle étape pour continuer à renforcer le dialogue territorial en garantissant une représentation équilibrée des départements et une co-construction de projets et d’actions à l’échelle régionale autour de différentes thématiques telles que : l’orientation, la lutte contre les inégalités scolaires et contre la violence et le cyber-harcèlement, la santé mentale…

Une équipe engagée pour l’École publique et les familles en Occitanie autour de son projet éducatif 2025-2028

En cohérence avec les valeurs fondatrices de la FCPE – première fédération de parents d’élèves des écoles publiques en France – et son projet éducatif 2025-2028, le Comité Régional de la FCPE Occitanie et sa nouvelle équipe régionale s’engage à :

  • Promouvoir une école laïque, inclusive, bienveillante et émancipatrice,
  • Soutenir activement les fédérations départementales des parents d’élèves des écoles publiques en Occitanie et tous les conseils locaux de parents dans leurs actions de terrain en faveur de l’éducation pour tous les élèves,
  • Renforcer le lien entre les familles, les établissements scolaires et les institutions,
  • Porter une voix forte et unie auprès du Conseil régional, de l’Éducation nationale et des partenaires.

Un appel à la défense de l’école publique en Occitanie et à la coopération partenariale

La FCPE Occitanie renouvelle son attachement à l’école publique, à la coéducation et à la coopération entre les différents acteurs éducatifs, associatifs et institutionnels.

Nous saluons toutes les structures partenaires qui, avec nous, œuvrent au service de l’intérêt des élèves et des familles, et réaffirmons notre volonté de dialogue et d’actions communes dans les mois à venir.

Pour tout contact presse ou demande d’entretien : contact@fcpe-occitanie.org 09 77 90 51 22

Conférence de presse : mardi 28 octobre 2025 de 11h à 12h15, 2 impasse du Général Baurot – Toulouse

L’actu de ­la CGT (n° du 24 octobre 2025)

Budget Lecornu : un concentré de violence sociale
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Face à la mobilisation massive de la population, le premier ministre a été contraint à renoncer au vol de deux jours fériés, et à « suspendre » en décalant la réforme des retraites. Malgré tout, le budget qu’il présente reste bien pire que celui de son prédécesseur.
—> Lire l’article de décryptage

« Suspension » ou blocage de la retraite à 64 ans, quel impact pour vous ?
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Actualités

Salaires : 9 raisons de contacter la CGT en territoire
Pour gagner des augmentations générales de salaires, souvent pendant les périodes des négociations annuelles, un syndicat peut s’appuyer sur les organisations interprofessionnelles CGT.
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16 associations et syndicats attaquent l’État
­Sanctions contre les allocataires du RSA : 16 associations et syndicats attaquent l’Etat
­Un collectif demande au Conseil d’État l’abrogation du décret sur les sanctions infligées aux allocataires du RSA et aux chômeurs.
­—> Lire la tribune

[Dossier] L’urgence c’est d’augmenter les salaires
L’inflation est amplifiée par les profits. L’urgence est d’augmenter les salaires, les pensions et les minima sociaux.
—> Voir le dossier

Pétition et simulateur pour un prix juste de l’énergie
Signez la pétition de la CGT de l’énergie pour réduire les factures d’énergie, lutter contre la précarité énergétique et augmenter les salaires.
—> Signer la pétition

Communiqués de presse

Le patronat empêche la revalorisation des retraites complémentaires : inacceptable
Alors même que les réserves de l’organisme sont au plus haut à 88 milliards d’euros, soit le double de ce qui est exigé, le patronat a refusé de voter toute autre proposition que 0.2 % d’augmentation, et a profité des règles de vote en sa faveur pour empêcher tout accord.
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Les députés doivent voter contre le report du vote des élections provinciales en Kanaky
Pour l’USTKE et le FLNKS, ce report constitue une remise en cause de la logique de co-construction issue des Accords de Matignon et de Nouméa.
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ARPÈGE : un fiasco définitif, un scandale d’État
Depuis octobre 2024, le logiciel ARPÈGE, développé par Sopra Steria et imposé par la CNAM, a plongé les CPAM de Loire-Atlantique et de Vendée dans un chaos sans précédent.
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Vie Ouvrière spéciale 80 ans de la Sécu. Prix : 9,50 €
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Pour en savoir plus, lisez le numéro 14 de la Vie Ouvrière : « La sécu : une idée toujours révolutionnaire ».
Plongez dans l’histoire de cette conquête syndicale essentielle et découvrez dans ce numéro comment la lutte collective reste une force pour que ce rêve de justice ne soit jamais détricoté !
­—> Commander le numéro spécial

Philippe Corcuff. « Une extrême-droitisation structurée par un confusionnisme durable » (La Marseillaise)

Alors que la présence de l’extrême droite s’affirme dans l’espace public, Philippe Corcuff, sociologue, philosophe politique et professeur à Sciences Po Lyon, analyse les ressorts profonds de cette banalisation. Philippe Corcuff, auteur de « La Grande Confusion. Comment l’extrême droite gagne la bataille des idées » (Textuel, 2021), prépare un nouvel ouvrage intitulé « Réinventer l’émancipation », consacré à la reconstruction d’un imaginaire de gauche face à la montée des droites radicales. Entretien.

La Marseillaise : Comment qualifiez-vous la période actuelle : simple « banalisation » ou quelque chose de plus profond ?

Philippe Corcuff : Nous sommes dans une phase d’extrême-droitisation amorcée en France dès 1983-1984, marquée par 2002, puis renforcée depuis la dernière Présidentielle et les Législatives. L’extrême droite n’est pas majoritaire, mais elle est devenue la force la plus importante. Cette dynamique est internationale, avec la Hongrie d’Orbán, l’Italie ou les États-Unis par exemple. En France, elle s’adosse à ce que j’ai appelé dans La Grande confusion un « confusionnisme » : des interférences croissantes entre thèmes d’extrême droite, de droite et parfois de gauche.

La Marseillaise : Justement, qu’entendez-vous par « confusionnisme » ?

Philippe Corcuff : Une aimantation des débats par l’extrême droite, facilitée par l’effondrement des gauches. Le pôle communiste et le pôle social-démocrate, dominants au XXe siècle, se sont marginalisés, comme on l’a vu à la Présidentielle. Dans ce vide, l’extrême droite a réinvesti la question sociale avec un lexique nationaliste xénophobe, tandis qu’une droite sarkozyste a importé des thèmes d’identité nationale, d’islam et d’insécurité au cœur de l’agenda. À cela s’ajoute une galaxie ultraconservatrice (Zemmour, Renaud Camus avec le « grand remplacement ») qui a d’abord prospéré dans des cercles intellectuels avant de diffuser à grande échelle (CNews, etc.). C’est d’ailleurs intéressant de voir que ces milieux ont été précurseurs sur internet : Soral, Dieudonné, puis une génération de youtubeurs mêlant virilisme, xénophobie et formats courts. La gauche, longtemps accrochée à l’écrit, a pris du retard.

La Marseillaise : Sarkozy a brouillé les repères. Macron a-t-il donné, selon vous, le « coup de grâce » ?

Philippe Corcuff : Le premier à vraiment porter ce confusionnisme au pouvoir est effectivement Sarkozy, à l’Intérieur puis en tant que président, avec le « Karcher », le thème de l’identité nationale ou la menace musulmane. Ce sont des thématiques traditionnellement d’extrême-droite, mais insufflées au cœur du débat public de manière soft par un homme de droite. Il fait cela de manière particulièrement perverse puisqu’il fait venir des ministres socialistes, et il nomme un ancien dirigeant socialiste pour diriger le ministère de l’identité nationale. Et puis, il met du Jaurès et du Antonio Gramsci dans ses discours, il fait lire dans les écoles la lettre du résistant communiste Guy Môquet. Il brouille vraiment les frontières. Actuellement, les deux locuteurs les plus confusionnistes, dans mon analyse, sont Macron et Mélenchon, mais pas au même niveau. Chez Macron, le basculement intervient fin 2018, avec les Gilets jaunes : émergence d’un triptyque immigration-laïcité-identité, loi sur le « séparatisme », et sarkozysation durable du discours. Paradoxe : il est élu deux fois contre l’extrême droite au second tour, tout en légitimant plusieurs de ses thèmes. Mélenchon, lui, fait parfois appel, lorsqu’il est en difficulté, à des schémas conspirationnistes qui sont habituellement une méthode d’extrême-droite.

La Marseillaise : L’intimidation est-elle devenue un levier de la banalisation de l’extrême droite ?

Philippe Corcuff : Concernant les procédures bâillon, l’extrême droite a su développer une capacité accrue à instrumentaliser le droit. Ces actions n’aboutissent pas toujours, Marine Le Pen a déjà perdu plusieurs procès. Mais elles intimident des rédactions précaires : même gagnée, une procédure coûte cher. Ce sont des pressions douces qui visent à marginaliser les voix critiques et à présenter l’extrême droite comme une force politique « normale ». Dans la rue aussi, les signaux se multiplient. Ces actions visibles relèvent surtout d’une logique d’intimidation. Le RN joue un double jeu : il profite de la pression symbolique des groupes identitaires plus violents tout en s’en distanciant au nom de la légalité, ce qui peut lui servir électoralement. On observe également une porosité croissante avec la droite classique, de Dupont-Aignan à Ciotti, jusqu’aux calculs de Bolloré. L’objectif est clair : briser le vieux cordon sanitaire.

La Marseillaise : Cette extrême-droitisation est-elle réversible ?

Philippe Corcuff : Rien n’est écrit, mais je suis pessimiste à court terme. L’extrême droite a appris de ses échecs et sait se stabiliser : regardez l’Italie ou la Hongrie, avec un Orbán qui est en place depuis près de 15 ans. En face, il manque un imaginaire commun de gauche : un bain culturel fait de valeurs, d’images, d’émotions partagées, autrefois porté par de vastes partis militants et des réseaux d’éducation populaire. Aujourd’hui, les organisations sont faibles, obsédées par la Présidentielle, et l’espace culturel est saturé par les questions identitaires. Sans laboratoires intellectuels et sociaux hors partis, difficiles à discerner en France, l’alternative restera fragmentée. Réversible ? Oui, théoriquement, mais cela suppose de réinventer l’émancipation et de reconstruire un imaginaire à la hauteur.

Propos recueillis par Axel Jolidon (La Marseillaise, le 24 octobre 2025)

Daniel Durand : « Le risque de guerre mondiale est réel, mais il faut garder son sang-froid » (La Marseillaise)

Daniel Durand, secrétaire national du Mouvement de la paix de 1987 à 2002, est l’auteur de « Onu – droit international : Notre maison commune, notre avenir… »(*). Entretien.

La Marseillaise : Ce 80e anniversaire est célébré dans un contexte inquiétant, de « menace existentielle pour l’Onu ». Faut-il craindre le pire ?

Daniel Durand : Nous sommes dans une période difficile, inquiétante à de nombreux égards où le risque de guerre mondiale est réel. Mais il faut garder son sang-froid. Il y a déjà eu, ces quatre-vingts dernières années, des périodes extrêmes : les années 1960, avec les missiles russes à Cuba, les années 1980, avec les euromissiles et les risques d’affrontements en Europe, pour ne citer qu’eux. Il y a 80 ans on crée les Nations Unies, on établit une charte qui est censée régir les rapports des nations. Dès le départ, il y a deux conceptions qui vont s’affronter. Il y a l’espoir de la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’idée qu’on peut essayer de construire une humanité débarrassée de la violence, qui se traduit dans le texte fondateur par ce magnifique préambule « Nous, peuple des Nations Unies ». Et puis, il y a une autre conception qui traverse la charte de manière souterraine, c’est l’accord entre les deux vainqueurs de la guerre, l’Union Soviétique et les États-Unis, qui, pour régler leurs relations, privilégient le plan des rapports de force, et donc négocient entre eux le règlement au Conseil de Sécurité. Ce qu’on appelle le droit veto et la création de membres permanents. D’un côté, on a « nous, les peuples », et de l’autre, on a « nous, les États ». Cette opposition traverse l’histoire des 80 ans qui viennent de s’écouler.

La Marseillaise : Dans votre livre vous saluez la place que tient désormais le droit international grâce à l’Onu. Comment cela a été rendu possible ?

Daniel Durand : Dans les dernières années, il y a eu des évolutions profondes notamment concernant le droit international qui est devenu une question politique de premier plan. En 2024, à deux reprises, la Cour internationale de justice (CIJ) s’est prononcée sur le risque de génocide à Gaza et sur la légalité ou non de l’occupation israélienne. Ça n’avait jamais été tranché de manière claire depuis 1967. La CIJ a statué que « non », il n’y a pas de doute, l’occupation israélienne des territoires occupés est illégale et Israël doit s’en retirer. Ces décisions ou ces avis sont rejetés, contestés par les États-Unis, par Israël, mais elles posent un problème politique et c’est un appui pour tous ceux qui veulent construire un monde où il y ait des véritables normes. Donc, on est vraiment dans un débat.
C’est par ailleurs la pression des ONG qui a permis la création de la Cour pénale internationale (CPI). Celle-ci peut lancer des mandats d’arrêt contre quelqu’un comme Vladimir Poutine, le dirigeant d’une puissance membre permanent du conseil de sécurité.
Depuis trois ans [et l’invasion russe en Ukraine, Ndlr], Poutine ne peut plus se déplacer comme il le veut. Cela concerne aussi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu qui a été contraint de modifier son itinéraire de vol en se rendant à Washington pour ne pas survoler des pays comme l’Espagne ou autres, où il risquait d’être arrêté.

La Marseillaise : Vous appelez à une réduction drastique des dépenses d’armement dans le monde. C’est bien le contraire qui se déroule actuellement…

Daniel Durand : Il faut être extrêmement inquiet et mobilisé sur ce qui est en train de se passer, notamment sur l’augmentation considérable des dépenses d’armement. On va sans doute approcher à la fin de cette année des 3 000 milliards de dollars de dépenses d’armement. À la fin de la Guerre froide, en 1989, on était à 900 milliards de dollars. On sait que des armes, un jour ou l’autre, sont faites pour servir. On assiste à deux phénomènes inquiétants : l’accumulation d’armes dans de nouvelles parties du globe, par exemple au Moyen-Orient, dans les pays du pétrole et en Europe avec la volonté des différents pays européens maintenant de dépasser les 3 % du PIB et d’aller à 5 %.
La semaine dernière, le secrétaire général de l’Otan, a lui-même dit que l’augmentation des dépenses militaires se fait aux dépens des dépenses de développement, des dépenses sociales, etc. C’est le danger principal et immédiat auquel il faut faire face. Il ne faut pas lâcher sur le renforcement et l’élargissement des traités.

La Marseillaise : Comment rester optimiste ?

Daniel Durand : Il faut avoir un regard intériorisé par rapport à ce que représentent les Nations Unies. Les problèmes qui sont en face de nous que ce soit le climat, l’eau, les migrations, sont globaux et on ne les réglera que si on les ressent comme des problèmes touchant l’ensemble de notre communauté.

Entretien réalisé par Laureen Piddiu (La Marseillaise, le 24 octobre 2025)

(*) « ONU – droit international : Notre maison commune, notre avenir… », Books on demand éditions, 116 pages,, 15 euros.

Municipales 2026. Les bastions de gauche militent pour sécurité sociale de l’alimentation (L’Indep)

Les partis Debout ! Génération. s et l’Après se font le porte-voix, dans les Pyrénées-Orientales, pour l’expérimentation d’une sorte de carte vitale de l’alimentation. Une idée qu’ils souhaitent porter dans le débat des municipales.

Une carte vitale de l’alimentation. L’idée fait son chemin aux quatre coins de la France. Le 15 octobre dernier une proposition de loi déposée par Charles Fournier, député d’Indre-et-Loire membre du groupe Écologiste et social, voulait instaurer l’expérimentation d’une sécurité sociale de l’alimentation. Le principe ? Il s’agirait de « mettre en place et financer des caisses alimentaires. L’objectif est d’expérimenter un accès universel à une alimentation choisie par les citoyen.nes. L’idée est de rémunérer les paysan.nes qui produisent mais aussi l’ensemble des travailleurs des filières alimentaires, via un système de conventionnement », est-il détaillé dans le texte. Bien qu’elle n’ait pas été adoptée par les députés, cette proposition est expérimentée localement. A Montpellier, ou en Gironde par exemple, des modèles similaires sont testés depuis des années. L’Agence de la transition écologique (Ademe) en recense une soixantaine sur tout le territoire.

À Perpignan, les partis de gauche Debout ! Génération. s, et l’Après militent pour déployer cette initiative localement en appelant « les syndicats, la Confédération paysanne, les associations environnementales et sociales, les partis politiques et citoyens », a se joindre à eux. Leur volonté étant de créer un collectif uni en faveur de cette sécurité sociale de l’alimentation. Ils veulent par ailleurs porter cette idée sur la table du débat des prochaines élections municipales.

Seulement voilà, pour le scrutin de Perpignan, difficile de marteler l’union quand ils peinent eux-mêmes à se fédérer. Génération. s s’est en effet engagé avec la liste Changez d’air de La France insoumise et des Écologistes. Quand l’Après est membre de Perpignan Autrement, la liste de Mathias Blanc. « Mais face à l’extrême droite, l’union n’est pas un devoir politique, c’est un devoir moral. Et, ce, dès le premier tour », tranche Edmond Harlé, de Debout !, inscrit pour l’instant sur une aucune liste. L’assemblée des bastions de gauche acquiesce. Ils y croient encore.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 24 octobre 2025)

L’édito du TC par de René Granmont. Ensemble !

On change de Premier ministre presque chaque matin, mais le projet de budget reste absolument le même entre austérité et militarisme. C’est que, pour maintenir au plus haut les profits, le grand capital a besoin de détruire tous les conquis sociaux et démocratiques, de laminer le droit, de mettre le feu à l’État social. Et tous les moyens sont bons pour y parvenir, y compris de laisser pousser les graines du fascisme sur le terrain d’un régime institutionnel en décomposition.

De plateau en plateau, la cohorte des éditorialistes et des économistes vient débiter les mêmes mots, dette, ordre, submersion migratoire, réduction des dépenses, rejet de l’assistanat, lourdeur des charges et des normes, économie de guerre… pour que l’ouvrier, le petit paysan, l’artisan, le retraité acceptent sans broncher d’être encore plus sacrifiés au profit des grandes fortunes et des milieux d’affaires. Tout est fait pour brouiller les pistes, empêcher de comprendre, décourager, détourner les regards du fait essentiel : il n’y a pas de majorité dans le pays pour des politiques de soutien au capitalisme. Alors la même cohorte vient clamer que le pays est trop fragmenté pour être gérable…

Pourtant, il n’y a pas trente-six blocs politiques, il n’y en a que deux ! L’un est la gauche, les progressistes et les écologistes dans leur diversité qui, non sans difficultés certes, se sont mis d’accord sur un programme minimal : celui du Nouveau Front populaire. L’autre est la droite qui, de plus en plus, fait mouvement vers l’extrême droite qui, elle-même, fait mouvement vers la droite. Ensemble elles combattent de toutes leurs forces tout ce qui, de près ou de loin, remet en cause les intérêts du capital et des grosses fortunes. Ensemble elles prônent un « ordre nouveau » contre les acquis sociaux et démocratiques. Ensemble, elles sont prêtes à tout, même au pire, pour maintenir la domination sans partage de la haute bourgeoisie.

Or, on voit combien les seuls cadres institutionnels ne suffisent pas à ouvrir une issue pour les intérêts des salariés et de l’ensemble des travailleurs. Il y a donc nécessité que toutes les forces qui agissent pour la transformation sociale et écologique s’attellent à la construction d’une solide unité populaire. Tâche difficile certes. Mais la situation est devenue si dangereuse qu’aucun effort ne doit être négligé pour une union de qualité nouvelle comme avaient commencé à le faire les parties prenantes du Nouveau Front populaire.

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4088 – vendredi 24 octobre 2025)

L’édito de René Granmont. Ensemble !
Souscription exceptionnelle

Focus. Mémoire

Dix ans pour se souvenir et agir

L’événement. Retraite/budget

Mensonge par omission
Un signe tangible !
Lecornu pire que Bayrou
Coup de gueule. Pourquoi avoir sauvé le soldat Lecornu ?

Département

Secours populaire. L’immense pauvreté dans le département
UPTC. L’Europe en crise existentielle
En Català. Les cinc arques. Capitol 2 (2)
Souvenir du massacre du 17 octobre 1961
Municipales 2026. La gauche peut se renforcer à Canet-en-Roussillon
Le P.O.T Rando’ Club. Dimanche 26 octobre 2025 Montbolo

Sport

TOP 14. Le mal est profond

Culture

Elne. Beau concert du grand orchestre d’harmonie de Rivesaltes en la cathédrale d’Elne
Baixas. Diwali, 14e édition
Archipel. Quatre filles en colère
Où sortir ?
Cinéma. Berlinguer. La grande ambition
La petite dernière de Hafsia Herzi (2025)
Paroles révoltées. « Ah ! Ça ira, ça ira ! »
Du théâtre à la médiathèque. Liberté chérie !

Monde

Madagascar. L’armée prend le pouvoir après la chute d’Andry Rajoelina
Vénézuela. Trump agite le gros bâton

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Des moments « épatants »

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Prades. 150 manifestants solidaires du peuple palestinien (L’Indep)

« Il doit finir le temps des colonies », « Visca, visca Palestina », « Nous sommes tous des enfants de Gaza ». Les slogans ne laissaient aucun doute quant au but de ce rassemblement. « Cette manifestation avait d’abord pour objectif d’exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien qui vient d’être soumis à un génocide selon la Commission d’enquête internationale indépendante de l’ONU », expliquent les organisateurs que sont les Jeunesses populaires du Conflent et alentours, l’Atelier de l’entonnoir et le Collectif solidarité Palestine Conflent.

Danses et poèmes

Après cette manifestation, les participants ont pu occuper la place de la République en dansant sur des chansons traditionnelles palestiniennes. Enfin, une centaine de personnes a pu se rendre dans l’Atelier de l’entonnoir pour une écoute collective de poèmes palestiniens lus par le collectif La clé et pour un repas collectif à prix solidaire (5 euros) et aux saveurs palestiniennes. Les bénéfices de la soirée iront à l’association éducation 4 Gaza.

L’Indépendant, le 22 octobre 2025