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Vernet-les-Bains. Conseil municipal : mêlée, balle au centre (L’Indep)
Ils sont 15, comme au rugby, en deux équipes inégales. Comme au rugby, il y a le public, 16e joueur. Ici, silencieux le temps des débats. Même silencieux, il ne peut s’empêcher de réagir par des soupirs, brouhahas, mouvements et regards. Sa seule présence influence inconsciemment la tenue des équipes.
1re mi-temps, on déroule comme à l’entraînement. Une contestation, le compte rendu est « infidèle et incomplet » pour les uns, « strictement objectif » pour les autres. On s’observe, mais le public, déjà, réagit discrètement. Voté à 12 contre 3. Tableau des effectifs, conventions, reprise du « casot », commission sur les impôts directs, subvention au Téléthon…
2e mi-temps. Modification de l’éclairage public : Une décision doit être prise. « Modifiable à tout moment selon les vœux de la population ». Première tension, 1 abstention. Fonds alloués aux élus pour leurs formations. « C’est la loi ! » annonce Pierre Serra le maire. « On n’en a jamais eu besoin » dénonce l’opposition. Légalité contre pragmatisme, le public bouge. 2 voix contre. Vente d’un véhicule hors norme qui ne roule qu’avec des solutions non pérennes. Pour : « C’est la loi » ; contre : « Mais maintenant il va manquer un véhicule ! » Voté cependant à l’unanimité. Modification des règles de fonctionnement du marché et des coûts des emplacements. Pour : « C’est la loi et ça leur coûtera moins cher » ; contre : « Ils ne payaient déjà pas l’hiver ! »
Dans le public, des commerçants. Ils ont l’arbitrage vidéo et les replays, ça fait réagir le public. Voté avec 3 abstentions. Tarifs du nouvel enfeu au cimetière. Revenant à 1 914 euros les concessions seront vendues 1 700 euros. « On ne peut pas vendre à perte » ; contre « on a vérifié, c’est légal ». 3 votes contre.
3e mi-temps. Sécurité du village, des personnalités perturbatrices sont prises en charge pour un suivi médical. Et le public peut enfin « dire ses mots » passant parfois par-dessus ceux qui n’ont alors plus l’exclusivité de la parole. Voirie, sécurité, éclairage, marché. Tout y passe ou y « re-passe », avec précisions, témoignages, principes mais aussi ressentis, difficultés, envies, espoirs. Il y a de l’écoute et des clarifications, des explications de priorités, de moyens, etc…
Comme au rugby, si le jeu continue sans que la mêlée ne se relève, la présence « active » du public permet de faire comprendre qu’il n’est pas dupe entre demi-vérités qui ne sont pas des mensonges et demi-mensonges qui ne sont pas des vérités. C’est la démocratie qui fonctionne mais au rugby, les joueurs, par respect de ce même public, restent sur le terrain jusqu’au départ de tous.
Daniel Capdet (L’Indépendant, le 18 juin 2026)
L’édito du Travailleur Catalan par Évelyne Bordet « Taisez-vous ! »
Non, Monsieur Macron, nous ne nous tairons pas. Nous refusons de faire silence sur vos renoncements et vos responsabilités.
Lyhanna est morte parce que le système judiciaire a failli. Elle est morte parce que, depuis près de dix ans, votre politique démolit méthodiquement les tribunaux, affaiblit les commissariats, épuise les hôpitaux, abandonne l’école et étouffe les services sociaux. Ce drame n’est pas un accident isolé : il est le produit direct de votre aveuglement. Maélys, Estelle, Fiona, Marina, Typhanie, Enzo, Aliya, Dylan, Jason, Elias, Grégory et tant d’autres révèlent une vérité insupportable : la France que vous gouvernez n’a pas su protéger ses enfants.
Nous ne nous tairons pas, parce que vos choix politiques montrent un cynisme assumé. Les chiffres suffisent à vous accuser : 5 € par habitant pour la justice, 751 € par citoyen pour les dépenses militaires.
Ces écarts ne relèvent pas d’un choix budgétaire : ils constituent un acte d’abandon politique. Votre déni saute aux yeux et vous rend illégitime à exiger quoi que ce soit du Peuple français.
Votre ministre de la Justice passe ses journées à éructer, dans les médias, un discours sécuritaire, répressif et accusateur. À force de saturer l’espace public de postures martiales, sa parole ne convainc plus personne.
À cette indécence s’ajoute la violence infligée aux victimes et à leurs familles. Elle ne répare rien, elle aggrave encore le discrédit d’un pouvoir qui hausse le ton quand il a manifestement renoncé à protéger.
Le vide sidéral du discours ministériel, ajouté à votre injonction présidentielle au silence, ouvre un espace politique aux thèses les plus sordides.
Surenchère punitive, castration voire peine de mort : ces dérives prospèrent là où le pouvoir abdique sa responsabilité, mettant ainsi en danger notre démocratie.
Nous continuerons donc à crier pour exiger que l’État protège ses enfants. Ce pays tient malgré vous, contre vous !
À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4121 – vendredi 19 juin2026)
L’édito d’Évelyne Bordet. « Taisez-vous ! »
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Libérez Christophe Gleizes
Focus
Le Travailleur Catalan dans SA fête
Les Amis du TC
La librairie
« 100 000 oliviers pour la Palestine ». Débat solidaire vendredi 3 février à 20h Solidarité avec les Palestiniens
Événement. Enfance en danger !
Lyhanna. L’échec d’une société qui sacrifie ses enfants
Mobilisation citoyenne pour la protection de l’enfance
Interview. « Le symptôme d’une société malade… »
Département
Perpignan, marche des fiertés. Une ville, des identités, une même fierté
Nostre Mar au Nautilus. La défense des médias indépendants
Conflits récurrents à La Poste. Des représentants syndicaux CGT et Sud menacé de révocation
Elne. L’association D.A.M.E a fêté ses 20 ans
Dossier – Le Front populaire dans les Pyrénées-Orientales
Le Comité départemental du Front populaire
L’Indépendant contre le Front populaire
Les grandes grèves de 1936 dans les Pyrénées-Orientales
Femme engagée et résistante communiste
Des grèves d’un genre nouveau
Département
Collège Albert Camus. Soulagement pour les équipees éducatives
SNCF. Une grève qui va compter
Sport
Dragons Catalans. Une heure de bonheur, vingt minutes d’angoisse
Les cinc arques Capitol 11(1)
USAP. Mai morirem
Culture
Festival. Le temps un sacré Graal !
Amis d’Alain Marinaro. Vertigineux bonheur musical
Où sortir ?
Nostre Mar. Revoir la Guerre d’Espagne sous un ancgle nouveau
Livre. Voyage au bout de la rue… et au cœur de l’histoire locale
Perpignan. Des expositions dans des lieux emblématiques
UPTC. Conférence à quatre voix
L’humeur de Jean-Marie Philibert
Un mondial et ses excès
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Perpignan. Fin de la grève au collège Camus (L’Indep)
Hier en fin de matinée, après avoir été reçus à l’inspection académique, les professeurs du collège Camus, en grève depuis lundi matin, ont annonce qu’ils avaient obtenu le maintien du demi-poste de conseiller principal d’éducation (CPE) dont le rectorat leur avait annoncé la suppression pour la rentrée prochaine. Les enseignants reprennent le travail ce mercredi matin.
« On a ce qu’on voulait ! » Ce mardi ma-tin, peu avant 11 heures, la délégation d’enseignants qui a été reçue à l’inspection académique est sortie des locaux perpignanais de cette dernière sous les applaudissements des grévistes.
Les représentants des personnels ont finalement obtenu le maintien à temps plein de leurs deux conseillers principaux d’éducation à la rentrée prochaine. « Le demi-poste de conseiller principal d’éducation dont le rectorat nous avait annoncé la suppression est finalement renouvelé pour un an et un quart de poste d’assistant d’éducation (un surveillant, NDLR) nous est attribué du 1er octobre 2026 au 19 février 2027 », détaille l’une des porte-paroles des professeurs du collège. Ces derniers demandaient également l’augmentation du temps de présence sur l’établissement d’une assistante sociale et d’une psychologue. Sur ce point, ils sont toujours dans l’attente d’une décision. Leur principale revendication ayant été satisfaite, les grévistes n’en ont pas moins décidé de reprendre le travail dès ce mercredi matin. « Cependant, pour l’heure, ce demi-poste de CPE, c’est juste pour un an. L’objectif est qu’il soit pérennisé. Nous resterons vigilants l’an prochain », souligne le collectif des enseignants.
À la sortie de l’audience, les représentants des syndicats Snes-FSU et SE-Unsa qui ont accompagné les personnels lors de l’entretien ont salué une « mobilisation exemplaire », qui a permis « de débloquer en très peu de temps une situation particulièrement inconfortable ». Des responsables du Snalc, de la CGT et de Sud étaient également venus témoigner leur soutien aux personnels mobilisés. Tout comme la vice-présidente du conseil départemental Françoise Fiter, qui siège au conseil d’administration du collège Camus.
Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 17 juin 2026)
Communiqué de presse de la CGT du Conseil départemental 66. Conditions de travail des agents de la Direction Insertion Logement du Département des Pyrénées-Orientales
Le département des Pyrénées-Orientales est l’un des départements les plus touchés par la précarité en France métropolitaine avec un taux de pauvreté de 22,4 % en 2023, selon l’INSEE, cela représente environ 110 000 personnes vivant sous le seuil de pauvreté. [ Environ 14 % des habitants de moins de 65 ans étaient couverts par le RSA en 2020, soit deux fois la moyenne nationale. Le chômage y est également particulièrement élevé]
La situation est particulièrement difficile à Perpignan, où le taux de pauvreté atteint environ 32 %, avec certains quartiers dépassant 50 % de population sous le seuil de pauvreté.
Les usagers de nos services, allocataires du RSA ou non, confrontés à des difficultés sociales, de santé ou de logement doivent pouvoir bénéficier d’un accueil bienveillant et disponible, d’une écoute attentive afin de les aider à lever les freins à l’insertion, notamment les problèmes de logement, d’accès aux droits de santé ou de mobilité.
Mais comment être disponible, bienveillant et attentif lorsque les conditions et l’organisation du travail des agents ne sont pas à la hauteur des enjeux ?
Comment bien travailler quand les moyens sont très insuffisants ?
Comment bien travailler quand le travail fait mal ?
Usagers, Professionnels ou simples citoyens, sont ainsi invités à nous rejoindre pour défendre les valeurs du Service Public qui doit replacer l’usager au cœur d’une politique publique d’action sociale
L’évènement se déroulera le :
Jeudi 18 juin 2026 de 11h à 15h
devant la Direction Insertion Logement
située 25, Rue Petite La Monnaie à Perpignan
Err. Le Pôle sanitaire cerdan fête ses 10 ans et pose la première pierre de son extension (L’Indep)
Ce vendredi, le Groupe de coopération sanitaire (GCS) Pôle sanitaire cerdan célébrait son dixième anniversaire, tout en franchissant une nouvelle étape de son développement, avec la pose symbolique de la première pierre de son extension. Le groupement réunit trois membres fondateurs : l’UGECAM Occitanie, l’association Joseph-Sauvy et le GECT hôpital de Cerdagne.
Depuis sa création, il œuvre au service de l’offre de soins du territoire en développant une prise en charge de proximité. Organisée en présence des représentants de l’État, de la Région, du Département, de l’intercommunalité, des communes, de l’Ugecam, de l’association Joseph-Sauvy, du GECT hôpital de Cerdagne et de Rose de Montella, cette cérémonie a marqué le lancement officiel des travaux d’agrandissement de l’établissement.
« Cet anniversaire est aussi l’occasion de remercier l’ensemble du personnel », soulignait Gérard Majoral, président de l’association Joseph-Sauvy. « Force est de constater que le Pôle Sanitaire Cerdan se positionne comme un atout majeur du secteur médico-social du territoire », rappelait Didier Carponcin, sous-préfet de Prades.
Une extension de 1 350 m’
Cette extension de 1 350 m?, répartie sur trois niveaux de 450 m° chacun, représente un investissement de 3 millions d’euros hors taxes. Conçu par l’architecte Frédéric Bombardo, le projet permettra, notamment, la création d’un espace de balnéothérapie, d’un second plateau technique de rééducation et de réadaptation, ainsi que le développement du virage ambulatoire, avec le renforcement de l’hôpital de jour et des consultations externes.
« L’appel d’offres a privilégié des entreprises engagées dans la réduction de leur empreinte environnementale », précise Karine Guémon, codirectrice du GCS. Elle souligne également l’implication des équipes dans la conception des futurs espaces : « Il y a aura un véritable travail de coconstruction, avec nos professionnels, pour aménager les locaux. Cette démarche se poursuivra, avec la création d’espaces dédiés au bien-être, pensés à la fois pour les patients, les habitants du territoire et les professionnels. »
Cette extension, dont l’achèvement est prévu avant l’été 2027, doit permettre de renforcer l’offre de soins et de répondre aux besoins croissants du territoire.
L. H. (L’Indépendant, le 16 juin 2026)
Prades. 130 personnes à la marche des fiertés (L’Indep)
LGBT+ 66, L’atelier de l’entonnoir, La Libambulle, Les jeunesses populaires du Conflent, la CNT (confédération nationale du travail) et Bienvenu aux migrants 66, organisaient une Marche des fiertés, dimanche 14 juin. Une deuxième édition qui a regroupé environ 130 Conflentois. Des participants bien décidés à défendre les droits de toutes les personnes LGBTQI+ (Lesbienne, Gay, Bisexuel & middot, Trans, Queer, Intersexe et Asexuel & middot ou Aromantique) « même à la campagne ».
Un cortège qui, à l’instar de celui de Perpignan (samedi 13 juin), a regroupé un peu moins de partisans mais s’est déroulé dans une très bonne ambiance.
Ph. C. (L’Indépendant, le 16 juin 2026)
Festi-Conflent: « Junts sem més forts » (L’Indep)
Ce dimanche, le Conflent était célébré dans la station thermale.

Peu de discours lyriques aux grandes paroles pour ouvrir ce Festi-Conflent 2026 car Pierre Serra, maire de Vernet-les-Bains et Aude Vivès, présidente de la communauté de communes Confient-Canigó, entourés des élus du Conflent et des forces vives de cette structure, se sont contentés d’introduire dans la simplicité les festivités par un constat et une déclaration : « Le Conflent-Canigó est une terre d’accueil, de traditions, d’histoire, d’échange et de partage. Touristes, curistes, Confientois, jeunes et moins jeunes, ce territoire est le vôtre ». Que cela soit la flama del Canigó, le Parc naturel régional, le syndicat mixte Canigó grand site, le Train jaune, les producteurs locaux et autres exposants du jour, tous n’ont eu que ce credo : « Ensemble on est bien ». Le fait est qu’une fois de plus, la magie de ce parc historique très Belle Epoque a opéré. « Junts sem mes forts ! » étaient les mots d’Aude Vivès, repris tout au long de la journée et même mis en pratique lors des miracles d’équilibre des castells des Pallagos del Conflent (c’est d’ailleurs leur devise) en arrière-plan des costumes roussillonnais au son du tambour et de la gralla.

Et comme d’habitude, le soleil, les cloches, le concours intersidéral d’aïoli, les maquillages et les jeux en bois…. Pourquoi n’y a-t-il qu’un Festi-Confient par an et pourquoi seulement sur une journée ? Un grand bravo aux organisateurs, office du tourisme en tête.
Daniel Capdet (L’Indépendant, le 15 juin 2026)








