Ces salariés licenciés tentent de bloquer le départ de leur production (L’Indep)

Les salariés de l’entreprise Bucher Vaslin concernés par un plan de sauvegarde de l’emploi entraînant la suppression de 32 postes sur les 36 du site catalan ont tenté de s’opposer hier au départ de leur production vers la maison mère à Chalonnes-sur-Loire. Ils militent pour une reprise à Rivesaltes, Un message qu’ils porteront jusqu’au bureau du préfet des P.-O. ce jeudi.

La scène est désolante pour les employés de l’entreprise Bucher Vaslin. Les salariés de la société de matériel viticole, basé à Rivesaltes, ont assisté ce mercredi, impuissants, au départ de leur production sur le site de Chalonnes-sur-Loire.

Symboliquement, ils ont tenté de bloquer les camions à destination de la maison mère située en Maine-et-Loire, « Pourtant, la direction nous avait promis que nous n’aurions pas à assister à cela, qu’elle attendrait que nous soyons partis », confiait un salarié aussi triste qu’amer.

Une situation vécue comme un nouvel uppercut après le coup de massue déjà reçu le 4 mars dernier. Ce jour-là, la direction a présenté un plan de sauvegarde de l’emploi à ses salariés catalans. « Il entraîne la suppression de 32 emplois sur les 36 que compte le site de Rivesaltes » rappelaient les employés. Et entrainant, de facto, « la fermeture du site catalan ».

Selon un salarié, une assemblée générale se serait tenue ce lundi a Rivesaltes en présence d’un membre de la direction de Bucher Vaslin. « On nous a présenté les termes du plan social qui a été signé le mercredi 13 mai par les délégués syndicaux de la société. Or, eux aussi sont basés à Chalonnes-sur-Loire, personne ne représentait les salariés catalans », précisait encore cet employé du site de Rivesaltes, « On nous a soumis un dossier qui ne correspond pas a la réalité de l’emploi dans le Roussillon. On nous parle d’un congé de reclassement de 12 mois, d’une prime de reconversion et d’une prime de formation, d’un bouquet de mesure d’aides pour les déménagements par exemple mais aussi d’une prime supra-légale. Les primes pour la re-conversion, très bien. Mais, dans le bassin d’Angers, on compte 25 000 industries. Combien en avons-nous dans les Pyrénées-Orientales ? Nous, nous ne retrouverons pas de travail dans l’industrie. Nous devrons suivre des reconversions lourdes et longues ».

Une reprise du site tant espérée

Plus largement, ces 32 salariés qui se retrouvent sur le carreau espéreraient surtout voir enclencher une procédure de reprise du site. « Nous n’avons pas beaucoup d’industries dans les Pyrénées-Orientales. Pourquoi ne pas se battre pour sauver celle-ci qui employait 36 personnes ? » Une question qu’ils vont soumettre ce jeudi au préfet des Pyrénées-Orientales. Pierre Regnault de la Mothe ayant été « très réceptif à (leur) demande », comme tenait à le souligner le salarié, doit les recevoir à 16h30, quai Sadi Carnot.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 21 mai 2026)

Contactée, la direction n’a pas répondu à nos sollicitations.

Médipôle. La grève reconduite jusqu’à ce matin au moins, la médiation doit se poursuivre (L’Indep)

Après l’apothéose des crispations qui ont rythmé, mardi, le 26e jour de la grève à la clinique Médipôle de Cabestany, syndicats et direction ont rencontré ce mercredi le « spécialiste reconnu de la médiation ». Serge Deltor, a été nommé la veille en urgence par le préfet des Pyrénées-Orientales Pierre Regnault de la Mothe pour tenter de renouer le dialogue social entre les deux parties, totalement interrompu depuis le matin même dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO). Depuis que la direction avait retiré toutes ses propositions de négociations et annulé le rendez-vous prévu avec les représentants des salaries (photo M.C.).

Ce mercredi, les réunions avec le médiateur se sont tenues à la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS). « Le médiateur et les deux parties se sont réunies, c’était une première prise de contact, indiquaient du bout des lèvres les services de la préfecture ce mercredi soir. Le médiateur prend ses marques. Il faut lui laisser le temps d’évaluer la situation ».
La discrétion reste de mise ce mercredi.

Les syndicalistes n’en diront pas plus, non plus, sur les évolutions des discussions. « Nous tiendrons ce jeudi une assemblée générale à 10 heures devant la clinique. La médiation reprendra à 11 heures », communiquait ce mercredi soir la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani.

Le combat continue.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 21 mai 2026)

Vernet-les-Bains. Une lueur d’espoir aux thermes

Depuis le 21 avril dernier, l’accès aux soins thermaux du centre de Vernet-les-Bains est fermé « par précaution » après la découverte de légionelles lors d’un contrôle de l’Agence régionale de santé (ARS).

Depuis, l’ARS a procédé à plusieurs évaluations afin d’envisager la réouverture de l’établissement. Selon L’Indépendant, le premier test, effectué le 29 avril dernier, n’a pas été concluant mais celui du 5 mai était négatif et le bout du tunnel semble se rapprocher pour l’établissement, son personnel et les curistes.

Pour rappel, il faut deux contrôles consécutifs négatifs pour rouvrir un établissement. Un nouvel échantillon a ainsi été prélevé ces derniers jours.

Si aucune trace de légionelle n’est détectée, le centre thermal pourra alors rouvrir ses portes aux curistes.

Selon les informations de L’Indépendant, les mesures prises par l’établissement ont montré leur efficacité lors du deuxième contrôle.

Stéphane Sicard (L’Indépendant, le 20 mai 2026)

C’était une promesse du nouveau maire : la taxe foncière va baisser dans cette commune des Pyrénées-Orientales (Actu Perpignan)

La commune de Vernet-les-Bains, dans les Pyrénées-Orientales a décidé de baisser sa taxe foncière en 2026. Une bonne nouvelle pour les habitants propriétaires.

C’est assez rare pour être souligné : le montant d’un impôt va baisser dans une commune des Pyrénées-Orientales cette année. Niché au pied du Canigó, en Conflent, le très apprécié village de Vernet-les-Bains a pris la décision, lors du dernier conseil municipal, de diminuer la taxe foncière des propriétaires. Fraîchement installé, le nouveau maire Pierre Serra concrétise l’une de ses promesses de campagne. Les détails.

Une commune baisse la taxe foncière

« C’était l’un des engagements phares de la nouvelle municipalité : diminuer la pression fiscale. » Dans les Pyrénées-Orientales, Vernet-les-Bains se félicite d’un récent vote adopté en conseil municipal. Le village situé sur les hauteurs de Villefranche-de-Conflent a décidé de soulager un petit peu le portefeuille de ses 1 500 habitants. Ou du moins des propriétaires.

« Malgré un contexte budgétaire qualifié de serré, le conseil a voté une baisse des taux pour l’exercice 2026 », officialise la mairie. Concrètement, le fameux taux du foncier bâti (fixé individuellement par chaque commune, ndlr) va passer de 45,06 % à 44 % à Vernet-les-Bains.

« Le maire, Pierre Serra, a justifié cette mesure par la nécessité de renforcer l’attractivité de la commune et de soulager les ménages, précisant que cette baisse compensera largement la hausse des bases décidée par l’État », détaille la commune, dans un communiqué.

Elle devrait augmenter partout ailleurs

En effet, pour rappel, si les municipalités ne changent pas leur taux de la foncière d’une année à l’autre, le montant de cet impôt local a tout de même tendance à augmenter. La faute à la hausse des bases locatives des biens, fixées à l’échelle nationale pour l’État. Et pour cette année 2026, les bases servant au calcul des impôts locaux comme la taxe foncière seraient revalorisées de + 0,8 %.

Concrètement donc, si les communes ne touchent pas à leur taux communal, la taxe foncière sera en légèrement augmentation cette année. C’est le cas notamment à Perpignan et dans de nombreuses villes des Pyrénées-Orientales, qui jouent la stabilité de leur imposition, mais qui subissent une inflation « classique ».

Du côté de Vernet-les-Bains en revanche, le maire a décidé de faire le chemin inverse, au profit des habitants. La baisse décidée à l’échelle communale étant plus importante que la hausse des bases locatives prévue, le montant final de la taxe foncière devrait bel et bien être inférieur par rapport à 2025.

Selon la taille du bien, et donc selon le montant de l’imposition des propriétaires vernetois, on parle de quelques dizaines voire une centaine d’euros d’économies sur l’année.

Émilien Vicens (Actu Perpignan, le 20 mai 2026)

L’édito du Travailleur Catalan par Nicole Gaspon. La pieuvre

Le risque de la venue au pouvoir de l’extrême droite en 2027 est une préoccupation majeure des progressistes et démocrates de France. Le sujet est également au cœur des débats au sein du Parti communiste dans le cadre de la préparation de son 40e congrès. Il ne s’agit malheureusement pas d’une question théorique, des signes avant-coureurs ont tendance à se multiplier dans la dernière période.

Ainsi, une enquête de la fondation Jean Jaurès montre que 45% des électeurs déclarent une probabilité de 50 % à voter pour le RN lors des prochaines échéances électorales. Avec, parfois, cette remarque affligeante : « on ne les a pas essayés » !

Une remarque qui mérite réflexion, car dans les années 40, on les a essayés, de même beaucoup plus récemment dans nombre pays de par le monde dont en Europe. On les a essayés et on a vu.

Restons dans la France d’aujourd’hui où Bolloré, milliardaire d’extrême droite est en train de faire main basse sur tout ce qui fait la vie culturelle dans notre pays. Édition, audiovisuel, presse… rien ne peut échapper à la prédation bolloreienne. Qui dit possession dit droit de regard, l’épisode de la tribune « Zappez Bolloré » signée par 600 professionnels du cinéma fait froid dans le dos. Ces derniers sont désormais black listés, interdits de travail. On peut imaginer le même sort pour les auteurs en partance de chez Grasset, pour les journalistes indépendants… Dans le pays des droits de l’homme la liberté d’expression n’a plus cours. On se croirait revenu aux jours sombres du maccartysme.

Pour parachever cette inquiétante entreprise, certains s’ingénient à brouiller le message, la porosité droite extrême droite est une pièce dans le dispositif, comme le flirt RN MEDEF, comme ces chroniqueurs (dont récemment Luc Ferry ancien ministre de l’Éducation nationale) pour qui le RN n’arien à voir avec ses origines… Un parti fréquentable, en somme.

Autant d’éléments qui nécessitent qu’on s’y intéresse pour les démonter et mettre en place des pare feu. Particulièrement en cette année 2026, année anniversaire du Front populaire riche d’enseignements pour aujourd’hui.

À lire dans Le Travailleur Catalan (n° 4117 – vendredi 22 mai 2026)

L’édito de Nicole Gaspon. La pieuvre
Annonces

Focus

Cannes, le cinéma en résistance

Département

Elsan. Les communistes catalans aux côtés des salariés en grève
Dernière minute
La fête de la solidarité
Université. Sous les fourches caudines de l’État
Lycée Arago. L’USL Arago à l’avant garde !

Dossier – Front populaire

Double anniversaire. Il y a 90 ans
Le prélude. 6 février 1934 : le jour où tout a basculé
L’affaire Stavisky : le déclencheur
La journée du 6 février
Les ligues fascistes
Vers l’union des gauches
La France en 1936. Un pays aux fortes inégalités sociales
Une société traditionnelle patriarcale
La France un empire colonial
Les P.-O. en 1936. Le poids de la terre

Sport

Le P.O.T Rando’Club vous propose. Dimanche 24 mai 2026 – Sant Llorenç de la Muga
TOP14. Fier d’être Usapiste

Culture

Où sortir ?
Exposition. Les beaux jours
Théâtre. Les molières privés de la voix de la CGT
Le flamenco au top
Le Soler. Les fastes du tango

France

Politique anti-LGTB+. Des conséquences désastreuses

L’humeur de Jean-Marie Philibert

Il faudra voter

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Médipôle. Comment les négociations ont plongé dans un coma artificiel (L’indep)

Cette 26e journée de grève a la clinique Médipôle aura marqué un tournant dans le mouvement ce mardi. Les négociations ont été totalement arrêtées, la direction retirant ses propositions et menaçant même de fermer la clinique privée de Cabestany si le conflit s’enlisait encore plus. Explications.

Les tensions auront atteint leur paroxysme ce mardi. Au 26e jour du conflit opposant syndicats et direction dans le cadre des « négociations annuelles obligatoires » (NAO), le dialogue s’est soudainement rompu. Ce mardi matin, lors d’une assemblée générale devant l’entrée de la clinique de Cabestany, la déléguée syndicale CGT Anne-Laure Affani révélait aux grévistes que la direction avait retiré, quelques heures plus tôt, « toutes ses propositions mises sur la table, avant de raccrocher ». Et avait annulé le rendez-vous de négociations prévu initialement à midi. Une information confirmée par la direction de la clinique.

Revirement impensable pour certains grévistes puisque des salariées du service HAD, pour hospitalisation à domicile, imaginaient le scénario inverse en se rendant à la clinique ce matin. « Honnêtement, on pensait que nous allions accepter les dernières propositions de la direction. Nous pensions même finir la journée de travail normalement. Jamais nous aurions envisagé que la direction retire ses propositions ce matin. » Pour mémoire, les dernières « offres » de la direction se résumaient à : 500 € de prime pouvoir d’achat (contre 700 € demandés par les syndicalistes), un intéressement aux bénéfices de 1 500 € (avec la demande des syndicats d’un seuil calculé non plus sur l’activité mais sur les séjours, soit le nombre de patients) et une prime annuelle pérenne de 400 €, que la direction avait proposé de mensualiser.

La clinique privée bientôt fermée?

Mais qu’est-ce qui a donc mis le feu aux poudres ? Pour comprendre, il faut se retourner sur la décision du tribunal administratif de Montpellier rendue la veille tardivement. Car ce lundi, la justice a donné raison aux syndicats. Ils l’avaient saisie après la décision du préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Regnault de La Mothe, de réquisitionner, malgré la grève, certains salariés afin de garantir le maintien d’un service minimum à la clinique. Les syndicats ont attaqué certaines réquisitions, selon eux « abusives ». Elles ont été annulées par le tribunal administratif. Selon Anne-Laure Affani, toutes les réquisitions des prochains jours pourraient encore donner lieu à une procédure.

Une situation incompréhensible pour la direction qui dénonce « un niveau de blocage inédit ». Et elle va plus loin en accusant les salariés grévistes de créer une situation qui mettrait « directement en péril la sécurité et la continuité des soins des patients, ce qui est totalement inacceptable ». Allant même jusqu’à lâcher : « ce qui revient à prendre les patients en otage ». La direction se défendait d’avoir voulu rompre le dialogue social mais elle reprochait le recours au tribunal administratif qui montrerait, selon elle, « une défiance des organisations syndicales vis-à-vis de l’obligation de continuité des soins et même de l’autorité préfectorale ».

Face à cette conjoncture inextricable, la direction demandait ce mardi « l’intervention d’un médiateur externe ». Une requête entendue en début de soirée par le préfet des Pyrénées-Orientales qui nommait en urgence un « spécialiste reconnu de la médiation » (voir encadré ci-dessous). Un peu plus tôt dans la journée, la direction avait brandi la menace de fermer la clinique si la situation continuait à s’enliser. « La direction de l’établissement envisage également de transférer certains patients vers d’autres établissements hospitaliers de la région et de fermer temporairement l’établissement si cela s’avérait nécessaire. »

À Médipôle, le dialogue social semble mis sous respirateur artificiel.

Diane Sabouraud (L’Indépendant, le 20 mai 2026)

Le préfet nomme en urgence un
« spécialiste reconnu de la médiation »

Face au nouveau palier de crispation franchi ce mardi dans le mouvement de grève à la clinique Médipôle, le préfet des Pyrénées-Orientales Pierre Regnault de la Mothe a annoncé en début de soirée sur ses réseaux sociaux désigner un médiateur spécialiste. Le représentant de l’État précisait : « En accord avec les deux parties, je désigne Serge Deltor pour poursuivre le travail de médiation bien engagé par la DDETS (Direction départementale emploi, travail, solidarité des Pyrénées-Orientales). Monsieur Deltor est un spécialiste reconnu de la médiation et de la question des conditions de travail. Il sera à pied d’œuvre dès le 20 mai ».

Le préfet assurait ainsi vouloir poursuivre son action « de médiation impartiale pour une sortie de crise ». La semaine dernière déjà, une médiation menée par l’inspection du travail avait été mise en place.

Le représentant de l’État est aussi revenu sur les arrêtés de réquisitions qu’il avait pris afin de « garantir la continuité des soins » malgré la grève. « Ces réquisitions ont donné lieu à deux recours devant le tribunal administratif de Montpellier: Le 18 mai, le tribunal a suspendu certains arrêtes de réquisition.
Le 19 mai, il a validé de nouveaux arrêtes en confirmant leur légalité »
, écrivait Pierre Regnault de la Mothe. Et il assurait : « les services de l’ARS et de la préfecture tiennent compte, bien sûr, des remarques du juge administratif. Notre objectif est simple : assurer une juste conciliation entre l’impératif de continuité des soins et le droit de grève. »

Yannick Monnet. « Une triple peine pour les femmes victimes d’un cancer du sein » (La Marseillaise)

Un an après son adoption à l’unanimité, la loi sur la prise en charge des soins liés au cancer du sein reste lettre morte, faute de décrets d’application. Yannick Monnet, député PCF de l’Allier, est l’un des rapporteurs de cette loi. Il interpelle le gouvernement avec une pétition pour exiger l’application immédiate de la loi.

La Marseillaise : Qu’est-ce qui vous a motivé à porter cette proposition de loi sur le remboursement des soins de support pour les patientes atteintes d’un cancer du sein ?

Yannick Monnet : Une femme victime de cette maladie avait sollicité Fabien Roussel [secrétaire national du PCF, Ndlr] et moi-même, à deux moments différents. Elle nous avait expliqué qu’en plus de ses traitements contre le cancer, elle devait acheter des pommades et du vernis à ongles spécifiques. Ces dépenses, considérées comme soins de support, s’élèvent en moyenne 2 000 euros et ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale. Tout comme les dépassements d’honoraires, les prothèses capillaires et les implants mammaires. Pourtant, ces soins ont été reconnus comme essentiels à la guérison physique, mais aussi psychologique des patientes. Nous avons rencontré des acteurs qui suivent ces femmes, comme chez moi l’association Accanthe, qui financent des espaces d’accompagnements thérapeutiques pour les victimes de cancer du sein. Elles peuvent y consulter des kinésithérapeutes, des diététiciennes, des sophrologues… Notre objectif était donc d’obtenir la prise en charge intégrale des soins liés au cancer du sein, avant la chimiothérapie, pendant et après la rémission. Malheureusement, on n’a pas obtenu tout ce qu’on voulait. Nous avons dû retirer en commission la question du dépassement d’honoraires. On a eu, en contrepartie, l’engagement de l’ancien Premier ministre, François Bayrou, qu’un rapport sera fait sur le dépassement d’honoraires. Mais il y a, tout de même, un certain nombre de progrès qui sont permis par la loi. Faut-il encore que les décrets soient écrits et appliqués.

La Marseillaise : Justement, avez-vous connaissance d’un calendrier gouvernemental pour la publication de ces décrets ?

Yannick Monnet : Aucun. Aujourd’hui, on n’a toujours pas de calendrier. On est encore dans des logiques financières, ce qui n’a aucun sens. Pour les femmes qui sont victimes d’un cancer du sein, c’est la double, voire la triple peine : l’angoisse de la maladie, une vie personnelle complètement bouleversée et, parfois, une vie professionnelle mise entre parenthèses. Beaucoup de femmes divorcent ou quittent leur emploi. Et, en plus, elles doivent assumer des dépenses pour se soigner correctement. Je pense que c’est un problème de volonté politique pour ne pas dépenser trop d’argent. C’est pourquoi nous lançons une pétition. Mais c’est terrible qu’on soit obligés d’en arriver à un rapport de force. Aujourd’hui, le législatif a fait son boulot, de façon assez rapide, puisqu’on a mis peu de temps pour aboutir à cette loi, moins de deux ans. Maintenant, c’est à l’exécutif de faire le sien. Et il ne le fait pas, pour l’instant… Les réponses administratives et technocratiques que je reçois ne m’intéressent pas. C’est du prétexte. Et ça crée de faux espoirs pour ces femmes. J’ai vu des procédures accélérées. On est capable de voter des budgets pour des dispositions militaires. On n’a pas mis trois ans.

La Marseillaise : Pensez-vous qu’il existe un déséquilibre dans la volonté d’agir en fonction des sujets ?

Yannick Monnet : Clairement, aujourd’hui, on cherche à faire des économies en matière de dépenses de santé. On passe son temps à vouloir réduire les dépenses. Donc il y a une volonté politique. En tout cas, il y a un risque de voir la Sécurité sociale disparaître si l’on continue à en assécher les financements. Dans le cas de cette proposition de loi, il est invraisemblable que les décrets n’aient toujours pas été publiés. Ils finiront bien par l’être, mais cela traîne des pieds. Le problème, c’est que les ministres ont une durée de vie qui était assez courte, donc, « après moi, le déluge ». Pourtant, ce n’est pas compliqué de rembourser des produits qui bénéficient aux femmes victimes d’un cancer du sein. Je me dis qu’avec cette pétition, le gouvernement ne pourra plus ignorer la nécessité de publier ces décrets.

Entretien réalisé par Carmen Vollenweider (La Marseillaise, le 20 mai 2026)

25 jours de grève et toujours pas d’accord à la polyclinique Médipôle (L’Indep)

Ce lundi 18 mai 2026, les négociations entre la direction et les représentants du personnel ont repris en présence de l’Inspection du travail à la clinique Médipôle de Cabestany. Les salariés doivent se réunir ce mardi matin à 10 heures pour débattre des nouvelles propositions de la direction et décider de la suite du mouvement.

Le contraste est saisissant. Grévistes assis dans l’herbe ou attablés, chants… lors du repas et du début d’après-midi, l’ambiance était conviviale devant la clinique Médipôle de Cabestany. Cependant, en fin d’après-midi, à l’issue de la nouvelle séance de négociation avec la direction, tous faisaient grise mine.

Après avoir rencontré les deux parties vendredi dernier, l’Inspection du travail, mandatée par le préfet pour tenter de débloquer les discussions, était représentée lors de la séance. Lors de celle-ci, la direction a fait évoluer ses propositions. Mais visiblement pas assez aux yeux de nombreux salariés présents lors du débriefing que les élus du personnel ont organisé sur les coups de 17 heures, ce lundi.

« La prime de partage de la valeur (qui serait versée en juin 2026, NDLR) passerait de 300 à 500 euros », a dans un premier temps annoncé la déléguée syndicale CFDT Helene Masse. « La prime cotisée pérenne resterait à 400 euros (par an, à partir de janvier 2027), mais le seuil de déclenchement de l’intéressement a changé. On serait quasiment sûrs d’avoir 1 500 euros par an jusqu’en 2031. »

Précision utile : concernant la prime cotisée pérenne, elle pourrait, selon les syndicats, augmenter peu à peu à partir de 2028, au gré des négociations annuelles obligatoires (NAO). « Dernière chose : au niveau des conditions de travail, un organisme qui fait partie de l’Inspection du travail va venir dans chaque service, puis émettra des préconisations et vérifiera ensuite qu’elles sont bien appliquées », a ajouté Hélène Massé.

À l’annonce de ces nouvelles propositions, les grévistes, dont l’une des principales revendications était l’obtention d’une prime cotisée pérenne de 1 500 euros afin de sécuriser leurs revenus, n’ont pas paru particulièrement enthousiastes. « Ça met le moral dans les chaussettes, mais il faut être solidaires », a souligné la déléguée syndicale CGT Kate Level. « Demain à 10 heures, il faut que tout le monde soit là pour qu’on prenne une décision tous ensemble. »

La cinquantaine de grévistes qui étaient présents lorsque les déléguées syndicales sont sorties des négociations n’ont donc pas pris de décision pour le moment. Et pour cause : lors de leur assemblée générale de ce lundi matin, les salariés avaient d’ores et déjà prévu de se réunir pour décider de la suite du mouvement ce mardi matin. Histoire de se laisser le temps de la réflexion ?

Arnaud Andreu (L’Indépendant, le 19 mai 2026)

Sollicité par L’Indépendant, ce lundi, le groupe Elsan n’a pas donné suite.

Les syndicats attaquent certaines réquisitions au tribunal

Il s’agit de l’un des autres points de crispation du conflit.
Dans le secteur de la santé, le préfet peut, lors des grèves, réquisitionner certains salariés afin de garantir le maintien d’un service minimum.
Ce qu’il a fait dans le cadre du mouvement qui touche actuellement la polyclinique Saint-Roch.
Cependant, dans ce cas précis, les syndicats estiment que certaines de ces réquisitions seraient « abusives ».
C’est pourquoi ils ont attaqué plusieurs d’entre elles au tribunal administratif, qui a audiencé l’affaire ce lundi. Le tribunal ayant été saisi via une procédure en urgence (référé), la décision devrait être rendue rapidement.
Ce lundi, en fin de journée, les organisations syndicales n’en connaissaient cependant pas encore la teneur.
Pour mémoire, la question des réquisitions avait également été évoquée à la clinique Saint-Pierre de Perpignan, où la grève débutée en même temps qu’a Medipole s’est terminée mercredi dernier à la suite de la signature d’un accord.
Là-bas, c’est la direction qui avait mis l’accent sur ce point. En assurant que certains personnels «refusaient» d’être réquisitionnés.

A. A. (L’Indépendant, le 19 mai 2026)

Compte rendu de la réunion du Conseil d’administration de l’association Osons le rail du 11 mai 2026

Etaient présent(e)s : Brigitte Baranoff, Christophe Chevalier, Christian Cordier, Thierry Labelle, Régis Larre, Dominique Noguères, Pierre Stoeber, Alain Guerard (retraités CGT cheminots Perpignan), Henri Doutres (UL CGT du Vallespir), Marc Fernandez (CGT cheminots Perpignan), Catherine David (LFI), Liliane Mas (Bien Vivre en Vallespir)

Point 1 – La séance est ouverte par Thierry qui rappelle que nous ne nous sommes pas rencontrés depuis la réunion publique du Boulou qui s’est tenue dans un contexte particulier juste avant les élections municipales. Environ 100 personnes étaient présentes ce soir-là dont le nouveau maire qui sera élu quelque temps plus tard et aujourd’hui premier président de la communauté de communes.

Le 1er juin prochain seront désignés les membres des commissions à la communauté de communes, Thierry a postulé pour celle des mobilités.

Point 2 – Concernant le projet de l’initiative prévue le 20 juin 2026 sur la ligne entre Saint-Jean et Céret de la circulation d’un train Ter reconstitué.

Le projet avance, le matériel a été acheté il reste à faire la construction du TER qui sera sur les voies. Il est proposé, pour réaliser le prototype, le 27 mai (solliciter Olivier Mottet), à 09h30 au local des cheminots de Perpignan. Rendez-vous à 08h45 au parking Guitard pour un éventuel covoiturage. Retour prévu dans l’après-midi. La restauration sera assurée sur place. Christophe, Henri, Christian et Régis sont disponibles.

Si d’autres adhérent(e)s sont intéressé(e)s, se faire connaitre via la boite mail de l’association (osonslerail@laposte.net).

Communication :

  • La campagne de com pour gagner une participation importante pour cette initiative est primordiale. Il y aura une grande campagne d’affichage sur des palettes qui seront entre le heurtoir et Cap d’Ona avec un rendez-vous le 13 à 10h00 pour préparation des affiches. Thierry, Christophe et Henri seront présents.
  • Le vendredi 15 mai (une semaine avant la Fête de la cerise qui verra une circulation importante sur cet axe) elles seront installées : rendez-vous à 9h30 au siège de l’association (2 rue Jean Amade à Céret). D’ores et déjà Thierry, Henri, Christophe, Marc et Régis ont confirmé leur présence.
  • Des affiches seront déposées auprès de l’agence SNCF à Céret.
  • Une conférence de presse sera organisée une semaine avant l’initiative.
  • Les adhérent(e)s seront sollicité(e)s par message électronique.
  • Une expression envers les populations sera à distribuer à Céret, St-Jean-Pla-de-Corts et le Boulou. Régis travaille un projet.
  • Courrier sera envoyé aux élus (maires, communauté de commune, département, région).

Faire les déclarations de demande de manifestation auprès des 2 maires de Céret et de Saint-Jean ainsi qu’à la sous-préfecture, l’initiative ayant lieu de 09h00 à 12h00. Dominique s’en occupe.

Le bureau de l’association fera un point et finalisera la préparation le 2 juin.

Point 3 – Il est fait par Régis un point financier. Le solde bancaire à la date du 11 mai est de 2 285€. Il nous permet donc de faire face aux dépenses de l’initiative, Nous sommes toujours dans l’attente des subventions demandées auprès de la Mairie, du Département et de la Région. Pour mémoire, les 2 premiers nous avaient accordé 500 € chacun en 2025.

Concernant nos forces en 2026 :

  • 8 collectifs (9 en 2025 soit -1)
  • 41 adhérent(e)s individuel(le)s (63 en 2025 soit -22)
  • Total : 49 (72 en 2025 soit -23)

Une 2ème relance concernant le règlement des cotisations 2026 est à faire.

11 nouvelles et nouveaux adhérent(e)s nous ont rejoints en 2026.

Les initiatives décidées lors du CA doivent permettre d’améliorer cette situation !

Notre participation au forum des associations du 5 septembre à Céret est souhaitable et permettra de nous faire mieux connaître

Point 4 – La prochaine Assemblée Générale aura lieu le 8 septembre à la salle de l’union à 18h30. Il est nécessaire de réserver la salle dès maintenant (Dominique). Un bureau préparatoire sera organisé le 30 juin. Il y aura notamment le renouvellement du Conseil d’Administration en tenant compte du départ d’Hervé (vice-président) à Perpignan et des nouvelles fonctions municipales et communautaires de Thierry qui ne pourra plus assurer la présidence.

Après les élections, il est nécessaire de demander un 2ème rendez-vous avec la communauté de communes autour de la proposition que notre association a faite sur la possibilité de financements venant des fonds dédiés Européens INTERREG, nommés POCTEFA dont la thématique 1 « développer des services de mobilités et de transports transfrontaliers » est pleinement compatible avec le projet de réouverture de la ligne.

Plus rien n’étant à l’ordre du jour la séance se poursuit par un moment amical.