UNRPA. « Préserver les droits acquis dans la lutte » (L’Indep)

C’est au domaine de Rombeau que s’est déroulée l’assemblée générale de l’Union nationale des retraités et personnes âgées (UNRPA).

Une minute de silence a été observée pour honorer les adhérents disparus durant l’année écoulée.

Après avoir remercié les personnes qui s’impliquent dans la vie de l’association, et comme les statuts le stipulent, l’ensemble du bureau a démissionné.

Concernant les interventions, la présidente Michèle Léal a rappelé à l’assemblée les activités proposées par l’association, dont les principales sont les sorties, les spectacles, les voyages (cette année la Norvège), les repas et la Semaine bleue. Elle a précisé « que toutes les activités rencontrent un franc succès (…) et que le nombre d’adhérents est en nette hausse ».

Avec l’absence de la trésorière, c’est Michèle Léal qui a fait le compte rendu financier.

S’adressant à l’assemblée, la présidente a demandé à chacun « de s’engager et à étoffer le bureau afin de partager le travail administratif ».

À l’issue de la formation du nouveau bureau, Martine Gendre a été élue secrétaire et Juliette Gauby trésorière. Neuf autres personnes se sont inscrites afin d’être membres du bureau.

Au final de l’assemblée générale, la parole a été donnée à Annie Petit, présidente départementale de l’association. Après avoir fait un bref rappel historique de ce qu’est l’UNRPA, cette dernière a rappelé « toutes les revendications qui visent à préserver les droits acquis dans la lutte ».

La réunion s’est terminée avec le partage d’un repas aussi gourmand que festif.

R. J. (L’Indépendant, le 21 mars 2026)

L’édito du webzine. Des électeurs de gauche responsables

Le premier tour des élections municipales de 2026 a montré une abstention record, une résistance de la gauche et une progression de l’extrême droite.

L’abstention record (40 %) reflète une rupture démocratique profonde, notamment parmi les couches populaires. La gauche a bien résisté en conservant environ 12 000 mairies. La progression de l’extrême droite a été notamment alimentée par un transfert d’électeurs de droite et un ancrage croissant dans les classes populaires.

Ces résultats confirment un rejet des divisions internes à gauche. Là où la gauche était désunie, l’abstention a grimpé. Tout reste jouable pour la gauche dans les ccommunes où elle a su s’unir pour le second tour. Selon une enquête Toluna Harris Interactive, 52 % des électeurs de gauche soutiennent la fusion des listes pour contrer le RN et Reconquête !.

L’expérience du Nouveau Front populaire (NFP) lors des législatives de 2024 avait permis de remporter 178 sièges et de bloquer la majorité absolue du RN. Cela a contribué à renforcer cette aspiration à l’union. 61 % des socialistes et 58 % des écologistes sont désormais favorables à des alliances avec LFI.

Mettre fin aux égos

Pourtant, certains dirigeants persistent dans l’idée de « gauches irréconciliables ». Jean-Luc Mélenchon mise toujours sur un leadership exclusif, tandis que d’autres forces de gauche espèrent un affaiblissement du RN à leur profit. Ces stratégies risquent de détourner un électorat lassé des postures politiciennes et en quête de solutions concrètes à leurs difficultés.

Dépasser les ego et les divisions pour construire un projet commun pour éviter un scénario où l’extrême droite, soutenue par une partie de la droite, l’emporterait en 2027. Élaborer un programme unifié, capable de répondre aux attentes sociales et écologiques des Français. Proposer un pacte clair et assumé, fondé sur le progrès partagé et l’égalité. Tel devrait être l’objectif de toute la gauche.

Sans cette ambition, le risque est grand de voir se reproduire les dérives autoritaires observées ailleurs (Trump, Meloni, Orban, Poutine). L’urgence est à l’unité pour préserver la démocratie et les valeurs républicaines.

Dominique Gerbault

L’actu de la CGT (n° du 20 mars 2026)

Municipales : répondre aux urgences sociales et faire barrage à l’extrême droite
Les résultats du premier tour sont très préoccupants.
L’abstention est élevée. Les urgences sociales ne trouvent aucune réponse et la population souffre de l’affaiblissement des politiques publiques. L’extrême droite progresse et peut l’emporter dans plusieurs villes.
Les municipales concernent notre vie quotidienne, notre voix compte !
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Actualités

Alerte ! Ils osent tout, même s’attaquer au 1er mai !
Après nous avoir volé deux ans de vie avec la retraite à 64 ans et essayé de nous supprimer deux jours fériés, ils veulent aller encore plus loin et s’attaquer au 1er mai !
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Interpeller votre député·e avant le 10 avril pour empêcher l’attaque contre le 1er mai
Interpellez vos député·es dès aujourd’hui et participez aux mobilisations dans toute la France vendredi 10 Avril.
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Carburant : bloquer les prix et augmenter les salaires
Les prix des carburants repartent à la hausse. À la pompe comme sur les factures d’énergie, l’addition va être de plus en plus salée, mais nos salaires, eux, n’augmentent pas.
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Samedi 28 mars : manifestations pour la Palestine
L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) est à l’initiative d’une manifestation unitaire samedi 28 mars.
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Communiqués de presse

Travailleuses et travailleurs frontaliers résidant en France : contre les baisses de droits au chômage
Les organisations syndicales CGT, Unia, USS, SGB-USS, OGBL et FGTB-ABVV s’opposent aux baisses de droits au chômage en France pour avoir travaillé en Suisse, au Grand-Duché de Luxembourg ou en Belgique !
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L’urgence ce n’est pas le déblocage de l’épargne salariale c’est l’augmentation des salaires !
Alors que l’inflation repart, avec notamment une augmentation des prix du carburant, une nouvelle proposition de loi (PPL) sénatoriale viserait à créer une exception supplémentaire de déblocage anticipé de l’épargne salariale.
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Le handicap est un combat syndical
Guide de l’apprenti·e
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Baromètre éco
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Matthijs Gardenier. « La participation croissante d’acteurs non étatiques à la sécurité »

Maître de conférences en sociologie à l’université de Montpellier Paul-Valéry et responsable scientifique de l’Observatoire des discriminations de Montpellier, Matthijs Gardenier est l’auteur de « Vigilantisme et idéologie de la sécurité » (éditions Liber). Entretien sur ce phénomène de plus en plus répandu qui voit des citoyens organiser leur sécurité à la place des forces de l’ordre.

La Marseillaise : Comment définiriez-vous le vigilantisme ?

Matthijs Gardenier : C’est un phénomène où des personnes non rémunérées et volontaires se substituent aux forces de l’ordre. Nous vivons une période historique marquée par l’extension des logiques sécuritaires et par la participation croissante d’acteurs non étatiques à la sécurité. Le vigilantisme est l’une des modalités de cette extension du champ sécuritaire.

La Marseillaise : Où situez-vous la frontière entre participation citoyenne à la sécurité et basculement dans le vigilantisme ?

Matthijs Gardenier : Le basculement se situe très clairement dans l’intervention. C’est le fait d’agir directement, de menacer, d’utiliser la violence ou d’administrer des sanctions, c’est-à-dire de s’ériger en juge.

La Marseillaise : Dans une ville comme Montpellier, quelles formes concrètes de « vigilance » ou de mobilisation sécuritaire observez-vous aujourd’hui ?

Matthijs Gardenier : Je peux citer deux exemples. Le premier est ponctuel. En 2018, lors de l’occupation de la faculté de droit par des étudiants grévistes, le doyen, après le refus du préfet d’intervenir, a constitué un groupe qui a procédé lui-même à l’expulsion des étudiants par la force. Des images ont circulé et des étudiants ont même été blessés. C’est un exemple de citoyens qui se substituent à l’autorité de l’État pour faire œuvre de police. Le second exemple est d’une autre nature. Il s’agit d’un groupement de sécurité inter-bailleurs, une sorte de police des HLM, délégation de service public confiée à une entreprise privée, habilitée à intervenir dans les différents ensembles HLM de Montpellier. Ce n’est pas du vigilantisme à proprement parler, mais cela illustre la privatisation de missions qui relevaient auparavant du travail policier. À cela s’ajoute, bien sûr, la montée en puissance des technologies de surveillance.

La Marseillaise : En quoi l’idéologie de la sécurité transforme-t-elle notre rapport à la police, à la justice et à la punition ?

Matthijs Gardenier : Nous assistons à une bascule profonde. Dans la conception moderne de l’État, héritée notamment de Beccaria, la sécurité et la sanction relevaient de fonctions régaliennes. La police et la justice étaient assurées par l’État, et les peines obéissaient à une logique de proportionnalité et de réintégration de l’auteur dans la société. Ce rapport a changé. Des chercheurs comme Didier Fassin, qui parle de populisme pénal, ou David Garland, qui théorise l’idéologie de la loi et de l’ordre, ont documenté ce glissement. L’État serait désormais perçu comme inefficace, et les sanctions ne seraient jamais assez fortes. On passe d’un modèle de justice réintégrative à un modèle rétributif, où l’auteur ne doit pas se réformer pour revenir parmi nous, mais souffrir et être puni durement.

La Marseillaise : Pourquoi avoir choisi d’associer « vigilantisme » et « idéologie de la sécurité » dans le titre de votre ouvrage ? À qui s’adresse-t-il ?

Matthijs Gardenier : Cet ouvrage s’adresse aux chercheurs, mais aussi à toutes les personnes qui s’interrogent sur notre rapport à la sécurité et à la délinquance, à celles et ceux qui, face aux débats et polémiques, cherchent une approche factuelle. L’ambition est d’alimenter un débat public sur la reconfiguration de ce rapport. Nous sortons d’une vision régalienne où l’État assure seul la sécurité, pour entrer dans un modèle où des acteurs privés et citoyens jouent un rôle croissant. Ce sont des évolutions difficiles à mesurer, difficiles à documenter, qui méritent d’être mises en lumière.

La Marseillaise : Comment analysez-vous le rôle du sentiment d’insécurité dans la légitimation de ces politiques ?

Matthijs Gardenier : Le sentiment d’insécurité est toujours très difficile à quantifier, mais ce qui est certain, c’est qu’il existe une demande sociale de sécurité qui se perçoit comme insatisfaite, indépendamment du fait que la délinquance augmente ou non objectivement. Et cette demande s’auto-alimente. Le sociologue britannique Steven Spitzer l’a bien formulé. La sécurité est un bien économique dont la demande ne peut jamais être pleinement satisfaite. Prenons un exemple simple : quelqu’un qui installe une alarme chez lui sécurise objectivement son domicile, mais se fragilise subjectivement car l’alarme lui rappelle quotidiennement l’existence de potentiels cambrioleurs. Dans l’espace urbain, c’est identique, les caméras, les blocs de béton antiterroristes renforcent peut-être la sécurité réelle, mais rappellent en permanence la potentialité de l’agression et alimentent ainsi le sentiment d’insécurité.

La Marseillaise : Si vous deviez résumer en une formule ce que cette actualité dit du rapport contemporain à la liberté ?

Matthijs Gardenier : Je reprendrais une phrase de Robert Castel : une demande absolue de sécurité est rarement compatible avec les libertés publiques garanties par un État de droit. La vraie question, au fond, est, est-il souhaitable d’atteindre une sécurité absolue, si c’est au prix du renoncement à l’essentiel ?

Propos recueillis par Amélia Siapo (La Marserillaise, le 20 mars 2026)

1920-1945 : l’art en exil entre au Mémorial du camp de Rivesaltes (L’Indep)

Baptisée « Les Jours clairs sont rares », la grande expo annuelle du Mémorial de Rivesaltes a été inaugurée hier. Jusqu’au 3 février 2027, elle propose un voyage immobile dans la France et les Pyrénées-Orientales des années 20 à la fin de la guerre, a travers le regard d’une vingtaine d’artistes juifs exilés. Première visite.

« Quand l’art devient un outil de mémoire ». La formule de la directrice du Mémorial du camp de Rivesaltes, l’historienne Céline Sala-Pons, résume la nature et l’objectif de la grande exposition ouverte hier. Mais au-delà, elle rappelle aussi la volonté de la structure de multiplier les canaux de diffusion des mémoires qu’elle conserve depuis maintenant dix ans.

Associé dans sa démarche au musée d’art moderne et à l’espace Machado de Collioure, soutenu par le musée de Céret, le Mémorial de Rivesaltes concentre là les témoignages précieux d’artistes juifs ayant fui l’Europe centrale. Des « artistes en exil, entre Europe en crise et refuge méditerranéen ». Aucun d’entre eux n’a été interné à Rivesaltes, tous ont vécu à une période ou une autre, à Céret, Collioure, Banyuls, Saint-Feliu d’Amont, Saint-Paul-de-Fenouillet, Canet-en-Roussillon. Ou Port-Vendres, comme Alice Hohermann, morte à Auschwitz et dont l’expo dévoile une délicate « Femme cubiste ».

Dans la violence de l’histoire

« L’art ne sauve pas », rappelle crûment la directrice du musée d’art moderne de Collioure, Claire Muchir. Il témoigne. Et pour aider le visiteur dans ses découvertes, la muséographie est riche d’une frise chronologique pour replacer l’artiste dans le contexte de ses créations, et d’une grande carte d’Europe où suivre les itinéraires de chaque artiste. Des périples qui, tous, convergent un jour vers le territoire catalan (jusqu’à Tossa de Mar).

Beaucoup ont peint Collioure. En 1936 pour Max Birrer. En 1921 pour Mela Muter qui y créera la section communiste. D’autres ont peint Céret. Pinchus Krémègne bien sûr, qui s’y est installé sur les conseils de Soutine. Mais aussi Arbit Blatas.

Artistes ressuscités

Autant d’artistes peu connus du grand public, voire de nombreux amateurs, ressuscités par des œuvres qui éclairent leur époque, et donc la nôtre. Car l’exil est une tragédie qui dévale les siècles, et avale les artistes aussi. Mais si « l’art ne sauve pas », les œuvres peuvent parler encore longtemps après la disparition de leurs auteurs. Pour peu qu’on les conserve. Otto Freundlich, réfugié dans les Pyrénées-Orientales dès 1940 avec son épouse Jeanne Kosnick-Kloss, a ainsi passé toute sa (courte) vie à lutter « contre la destruction de ses œuvres par les nazis et l’effacement de son art », apprend-on dans l’expo. Co-fondateur du constructivisme et de l’abstraction avec Kandinsky, il a été assassiné à Sobibor en 1943. Trois de ses œuvres dont un magnifique triptyque de mosaïques, sont visibles à Rivesaltes en attendant la grande expo consacrée au travail de ce « couple en exil », au musée d’art moderne de Collioure cet été 2026.

Frédérique Michalak (L’Indépendant, le 20 mars 2026)

Les peintres exposés

Marc Chagall (1887-1985), Pinchus Krémègne, Otto Freundlich (assassiné à Lublin-Maidenek à l’age de 64 ans), Max Birrer (mort à Collioure en 1937), Arbit Blatas (1908-1999), Victor Brauner (1903-1966), Joseph Hecht (1891-1951), Alice Hohermann (assassinée à Sobibor à l’âge de 41 ans), Georges Kars (1882-1945), Emmanuel Katz (1894-1962), Michel Kikoïne (1892-1968), Jeanne Kosnick-Kloss (1892-1966), Mela Muter (1876-1967).

2ème tour des municipales 2026. « Elne endavant » appelle au rassemblement (L’Indep)

Avec 36,6 % des suffrages au premier tour des élections municipales, à deux points du candidat d’extrême droite, la liste Elna Endavant – En Avant Elne remercie les électrices et électeurs pour leur confiance. « 36 % d’entre vous se sont abstenus, le message a été entendu et nous en tiendrons compte pour améliorer encore le cadre de vie, l’offre de santé, la tranquillité publique, le soutien aux associations et à la population ». André Trives de poursuivre : « 64 % des votants ont choisi de ne pas voter S. Fortel. Pour le second tour, le risque de voir la commune basculer vers une extrême droite radicale, aux idées clivantes et contraires au vivre-ensemble, est réel ». Dans cette configuration, la liste conduite par André Trives « apparait comme la seule en mesure de l’emporter: La liste Izquierdo, créditée de 19 %, ne peut plus prétendre à la victoire, et toute dispersion des voix pourrait favoriser l’élection du candidat d’ultra-droite. Sans exiger une adhésion totale à son projet, Elna Endavant appelle au rassemblement. Elne mérite un avenir fondé sur la stabilité, le respect et l’expérience. Dimanche, les électeurs auront à choisir entre division et union ».

L’Indépendant, le 20 mars 2026

1er tour des municipales. Communiqué de la section de Perpignan du Parti communiste français

Le premier tour des élections municipales est marqué par une poussée de l’extrême droite en France. Perpignan ne fait pas exception à cette situation alarmante. L’élection au premier tour de Louis Aliot est une mauvaise chose pour la ville et sa population qui souffre de la pauvreté, de la dégradation des services publics, de discriminations, et du manque de démocratie. Admirateur de Trump et menacé d’inéligibilité par la justice, ce dirigeant d’extrême droite a été reconduit dans un contexte d’abstention supérieure de dix points à la moyenne nationale. En recevant le soutien de Jean-Marc Pujol, son adversaire de 2020, il siphonne l’électorat d’une droite qui a tourné le dos aux valeurs de la République.

Cette élection et cette faible participation sont de mauvais augure pour notre démocratie. Elles s’expliquent notamment par un déficit de débat politique, laissant la place à toutes les impostures, et par l’absence d’une alternative réelle à gauche. Cette dernière a été divisée en raison de stratégies nationales désastreuses, conduisant, par exemple, à désavouer le choix démocratique de militants locaux, ou à faire se succéder dans la ville les présidentiables Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann. Dans ce contexte le résultat de la liste Perpignan Autrement conduite par Mathias Blanc témoigne d’une résistance notable. Elle a été porteuse d’une originalité, d’une créativité et d’une ouverture à toutes et tous de la décision et de l’action publiques. Bannissant l’entre-soi, elle a permis le rassemblement d’une large diversité de sensibilités sur les valeurs de la gauche, de l’écologie et de la cause animale, toutes intimement imbriquées, et elle a fait vivre une volonté de faire de la politique autrement, de façon démocratique et collective.

Face au Rassemblement national qui, malgré son score du premier tour, n’accroit que d’un seul le nombre de ses élus, Mathias Blanc et Françoise Fiter, seront, au conseil municipal, des opposants résolus, des points d’appui pour les luttes sociales, des relais de tous les combats citoyens et des atouts pour obtenir des succès. Nous invitons toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans sa démarche à prendre leur place dans Perpignan Autrement pour poursuivre et amplifier la mobilisation et le combat.

Perpignan, le 17 mars 2026

2ème tour des municipales 2026. Des soutiens inattendus à Rivesaltes (L’Indep)

Alliance, soutien et réunions, le point sur la campagne a Rivesaltes à quatre jours du second tour des élections municipale.

Dans quelques jours, les Rivesaltais connaîtront leur nouveau maire. Et tout se joue désormais entre Julien Potel (RN), Amélie Parraud (sans étiquette) et Laurianne Raweliffe (PS, PCF et Collectif citoyen).

Premier coup de théâtre. Alors que le ballottage est favorable à Julien Potel, arrivé en tête lors du premier tour des élections avec un score de 30,85 %, le candidat annonce une conférence de presse ce jeudi 19 mars, entouré du maire de Perpignan Louis Aliot, Anaïs Sabatini, députée de la 2e circonscription, et Julien Léonardelli, député européen. Autre surprise du jour. André Bascou, le maire de droite sortant, devrait aussi être de la partie, apportant ainsi, à cette occasion, son soutien au candidat. Mais ce n’est pas tout. « Nous pensons pouvoir récupérer aussi l’électorat de Bernard Cuadras puisque quelques-uns de ses colistiers nous ont apporté leur soutien. Concernant celui de Joël Diago, c’est un enfant du village qui a capté des voix de tout le monde, ce qui pourrait nous être favorable. En tout cas, dans cette configuration, la dynamique est en ma faveur pour l’élection », espère-t-il.

Si les voyants semblent plutôt au vert pour Julien Potel, Amélie Parraud (27,36 %), arrivée en 2e position à l’issue du 1er tour des élections ce dimanche 15 mars, considère, elle, que « tout est encore jouable » car « nous n’étions qu’à 152 voix du candidat RN ». Celle qui dit n’avoir jamais envisagé de fusion repart donc avec la même équipe. Elle regrette, en revanche, le maintien de Laurianne Raweliffe (16,90 %) : « La 3e candidate a récolté 11 points de moins et décide de se maintenir alors qu’elle n’est pas en capacité de remporter le scrutin ». « Nous sommes les seuls à n’avoir aucune étiquette politique, nous avons fait le choix de parler à tout le monde », poursuit-elle, insistant : « le seul vote utile pour le 2nd tour, c’est le nôtre ».

Laurianne Raweliffe se réjouit, quant à elle, « d’avoir créé une belle surprise ». Elle assure n’avoir jamais hésité à se maintenir, malgré certaines pressions. « Je trouve regrettable que la liste d’Amélie Parraud n’ait pas su se rassembler pour faire barrage naturel contre le RN », partage-t-elle. « Quand on a vu le score de Julien Potel et le sien, nous nous sommes rapprochés de Joël Diago et Bernard Cuadras. Mais ils ont décidé de se retirer », poursuit la candidate qui tiendra une réunion publique ce 20 mars à la salle Jo-Cazach. La proximité de son programme avec celui de Joël Diago lui laisse espérer un « coude à coude » avec Amélie Parraud. « Si on s’était retiré, il ne serait resté que deux listes et les 42 % qui n’ont voté ni pour Potel ni Parraud n’auraient plus eu personne pour qui voter. Donc là, dimanche, je pense qu’une surprise est encore possible. »

Laura Morales (L’Indépendant, le 19 mars 2026)